XCIII _bis_.

Un de mes grands regrets, c'est de n'avoir pu voir Venise de 1760[233];

une suite de hasards heureux avait réuni apparemment, dans ce petit

espace, et les institutions politiques et les opinions les plus

favorables au bonheur de l'homme. Une douce volupté donnait à tous un

bonheur facile. Il n'y avait point de combat intérieur et point de

crimes. La sérénité était sur tous les visages, personne ne songeait à

paraître plus riche, l'hypocrisie ne menait à rien. Je me figure que ce

devait être le contraire de Londres en 1822.

[233] Voyage du président de Brosses en Italie, voyage d'Eustace, de

Sharp, de Smolett.

De l'Amour Édition revue et corrigée et précédée d'une étude sur les oeuvres de Stendhal par Sainte-Beuve · 第 185 / 341 题