AVERTISSEMENT
DU TRADUCTEUR.
Ces trois discours sont certainement dignes d'attirer l'attention. On
verra avec plaisir Lord Byron plaider en faveur de la classe ouvrière,
réclamer l'émancipation des catholiques, la réforme parlementaire, etc.,
etc. C'est ainsi que, dès son entrée dans la carrière politique, Byron
se sépara de l'orgueilleuse et égoïste aristocratie, à laquelle il
appartenait par sa naissance. Que l'on songe que l'émancipation
catholique n'a été obtenue qu'en 1828, que la réforme parlementaire
trouve encore mille préjugés et mille intérêts à combattre, et l'on ne
s'étonnera pas que la _haute société_ anglaise ait prononcé l'anathème
contre un _noble_ si infecté d'opinions démocratiques, et l'ait abreuvé
de dégoûts, au point de l'obliger à maudire et fuir son pays.
DISCOURS
SUR LE BILL RELATIF AUX MÉCANIQUES
(Frame-work bill),
PRONONCÉ, DANS LA CHAMBRE DES LORDS, LE 27 FÉVRIER 1812.
L'ordre du jour étant la seconde lecture de ce bill, Lord Byron se leva,
et (pour la première fois) s'adressa à leurs Seigneuries dans les termes
suivans: