June 27, 1885

«This is to certify, that I have this day examined ---- D----

aged 16 years and have found her a virgin."

----, M. D.

June 29, 1885.

«This is to certify, that I have examined ---- W---- aged

17 years, and ---- K----aged 17 years, and have found them

both virgins."

----, M. D.

Het oog valt dan vooral op jonge en dus minderjarige meisjes; doch daar

de bordeelhouders in deze gevallen onder het bereik der strafwet zouden

vallen, worden de middelen wel gevonden om dit kwaad te ontkomen,

hetzij men zich van valsche stukken voorziet, hetzij zooals de feiten

uit andere landen genoegzaam aangetoond hebben, de politie met de

inschrijving belast, oogluikend een en ander door de vingers ziet. [3]

Overigens wordt in deze gevallen meermalen gehandeld als op eene

markt, waar het stuk vee van alle kanten betast wordt, voordat tot

den koop overgegaan wordt. Goron, ancien chef de Sûreté, liet einde

1899 het licht zien aan een nieuw deeltje van zijn werk "L'amour

à Paris" getiteld "Le marché aux Femmes." Het eerste hoofdstuk

"La confession d'une pierreuse" is in dit opzicht de lezing wel

waard. Zij wordt gegrepen, toen zij haren "Rouquin", een souteneur,

bij diens arrestatie te hulp snelde. Voor den chef de Sûreté gebracht

verhaalt zij hem haar levensgeschiedenis. Zooals zoovelen viel zij

in handen van een placeuse, die tegenover haar in de coupé zat van

den trein naar Parijs. Deze koppelaarster bracht haar bij een bureau

de placement. En het hoofd van dit bureau bood haar te koop aan een

bordeelhoudster, Mme Angélique, die hem bezocht.

"Madame Angélique promena sur toute ma personne le même regard

connaisseur, que mon maître le marquillier. Je me souviens, que

mentalement je fis ce rapprochement, mais sans y mettre d'autre

importance....

"Mme Angélique en vint même à me toucher la poitrine..... ce qui me

fit rougir malgré moi.

"Pas mal, dit-elle, je te prends. Allons, fiche tes frusques dans mon

sapin, je t'emmène. Tu n'as à t'occuper de rien; c'est moi, qui paie

le bureau."

Dat zij na dezen koop in het koetsje naar het bordeel vervoerd werd,

behoeft haast niet vermeld te worden.

De prijs der blanke slavin varieert, zooals ik reeds zeide; hij is

natuurlijk afhankelijk van de oeconomische wet van vraag en aanbod

en van de hoedanigheden, die ik zooeven opnoemde. Zij is een bron

van inkomsten zoowel voor den placeur, als voor den bordeelhouder;

deze laatste berekent, wat hij voor haar zal betalen, naar hetgeen

hij veronderstelt dat zij hem in zijne affaire op zal brengen.

De heer de Meuron zegt karakteristiek in zijn rapport op 't Congres

te Londen (1899) om het lucratieve van den handel in vrouwen en

meisjes aan te toonen: «We hope to give here the result of work,

undertaken by the society of Public Morality in the Canton of Zürich,

which has labouriously collected biografical information of some

of our most notorious traffickers in white slaves. Nothing is more

instructive than to follow the career of one of these business men,

commencing with the conduct of a house, then spreading his business,

entering into relationships abroad, creating channels for international

commerce, then little by little abandonning the catering for his «den»

in order to give himself to larger transactions in the far East, and

finally securing for his old age a peaceful retreat in some costly

villa on the shores of the lake of Zürich or of Geneva!»

De handel in blanke slavinnen is dus de uitoefening van een beroep,

bestaande daarin, dat men uit winstbejag door misleiding vrouwen en

meisjes aan een ontuchtig leven overlevert door ze in een bordeel

te lokken. Deze tak van koophandel is voor sommige individuen

evenzeer een levensberoep als het in andere takken voor anderen

is; een dergelijke daad, bedreven door een niet-koopman, dus een

op zich zelf staande handeling komt betrekkelijk zelden voor. Een

recent geval (midden 1899), dat ik vernam van de directie van een

der toevluchtsoorden in Amsterdam, wil ik in 't kort mededeelen:

Een Zeeuwsch meisje kwam bij haar zwager in de hoofdstad logeeren;

haar voorkomen was van dien aard, dat de gastheer meende eens zaken

te kunnen doen. Hij wendde zich dan ook tot een besteedster, die

zich wel meer met dergelijke aangelegenheden bemoeide en verkocht

haar aan deze vrouw voor de luttele som van f 15, waaruit wel bleek

zijne onbekendheid met de waarde, die dergelijke levende koopwaar

onder geroutineerde handelslieden vertegenwoordigt. Het meisje werd

diets gemaakt, dat een voordeelige betrekking in Rotterdam open was,

welke zij zou kunnen innemen. Zij accepteerde. Bij hare aankomst

aldaar kwam zij in een bordeel te land.

Doch meestal zijn het geroutineerde kooplieden, die, zooals uit de

gevallen, die ik hier zal aanhalen, blijken zal, van alle mogelijke

omstandigheden partij trekken om slachtoffers te maken.

Het Bulletin Continental van April 1896 meldt:

"On annonce l'arrestation, à Vienne (Autriche) d'un Juif Maschoulim

Langer et de sa fille Rose. Ces deux personnages se livraient en grand

à la traite des blanches. Leur agence, qui avait des commis-voyageurs

très habiles et des succursales dans toute l'Europe, alimentait les

maisons de tolérance et autres lieux mal famés de la Roumanie, de la

Serbie, de la Turquie, voire même de l'Amérique, où l'une de filles

de Langer était propriétaire d'un mauvais lieu et où son fils était

associé à ses opérations.

Les agents de la maison Langer parcouraient les campagnes, les petites

villes surtout, de la Galicie et de la Russie. Découvraient-ils de

jolies filles pauvres ou cherchant une place, ils s'abouchaient avec

elles, ils leur promettaient monts et merveilles et les expédiaient à

Vienne à la maison principale. Là, Langer et sa fille les recevaient,

les gardaient quelques jours en les accablant de soins et de

distractions, puis leur proposaient une place dans telle ou telle

ville. Arrivées a destination, les malheureuses se trouvaient dans

une maison de tolérance ou chez une entremetteuse. Langer touchait

jusqu'à 500 florins suivant la beauté du sujet. Au moment où on est

venu l'arrêter ce trafiquant de chair humaine avait en dépôt chez

lui sept jeunes filles, presque toutes étrangères, et sa fille Rosa

venait de recevoir du correspondant de Varsovie une dépêche ainsi

conçue: "Marchandises à Varsovie saisies. Attention! Demande appui,

Baumwolle". Deux agents de Langer, Isidore Dickfaden et Jacof Friedberg

(de son vrai nom Rozenkrantz) ont été également arrêtés."

In de Chronique (Brussel) van 5 Nov. 1898 lezen wij: "Il y a quelques

jours une fille de 18 ans apprit par une annonce, qu'on demandait à

Saint-Josse des jeunes filles pour un service facile.

"La jeune fille se rendit a l'adresse indiquée: c'était un café,

dont la propriétaire la reçut et la présenta à une dame d'origine

anglaise. Cette dame demanda à la jeune fille de l'accompagner à

Londres, où elle lui procurerait une belle place; la jeune fille

accepta et partit le même jour pour l'Angleterre.

"Deux autres jeunes filles faisaient partie de l'expédition; on les

conduisit dans un hôtel de Londres et quelques jours après elles

devaient partir à destination de l'Amérique du Sud. On inscrivit

les deux jeunes filles a l'hôtel sous un nom d'emprunt et on les

éblouit par des promesses mirifiques devant se réaliser, lorsqu'elles

arriveraient à destination; on obtint ainsi leur consentement au

départ. La jeune fille, partie avec les deux autres compatriotes,

alarmée par des agissements louches, parvint à tromper la surveillance,

dont on l'entourait et avertit son père. Ce dernier s'empresse de

se rendre à Londres et y arriva avant le départ de son enfant. Les

deux autres jeunes filles font actuellement voile pour l'Amérique du

Sud. Une de ces jeunes filles était employée dans un magasin de la

rue du Marais; elle avait été embauchée par un individu, qui par des

offres brillantes, l'avait décidée à partir pour Londres avec la femme

anglaise; l'autre jeune fille avait été accostée à la gare du Nord et

était tombée dans la même piège. La police a reçu depuis quelques mois

le signalement de nombreuses jeunes filles disparues mystérieusement;

il est très probable, qu'elles sont tombées entre les mêmes mains."

Volgens het Bulletin Continental van Dec. 1896 bevatte de Etoile

Belge nog eenige bijzonderheden over het verloop van de ontdekking

van bovengenoemde door de Chronique gememoreerde feiten.

Wij lezen: "D'après l'Etoile Belge du 28 Nov. la proxénète qui

avait emmené a Londres les jeunes Bruxelloises dans les conditions,

que la Chronique de Bruxelles a relatées, a été arrêtée à Londres en

vertu d'un mandat de Mr. le juge d'instruction. Mais d'après la loi

anglaise, pour que l'extradition puisse être obtenue, il faut que le

juge anglais rende une sentence, pour laquelle la présence d'une des

jeunes filles enlevées est nécessaire. Pour obéir a cette formalité,

la police métropolitaine s'était mise en rapport avec l'une des

victimes rentrée à Bruxelles, Melle Marguérite K., qui consentit a

faire le voyage à condition, que les frais lui fussent remboursés.

"Conduite à la gare et mise dans un train en partance pour Anvers,

la jeune fille a subitement et mystérieusement disparu. On est sans

nouvelles d'elle aussi bien à Londres qu' à Bruxelles et on se demande,

si elle n'a pas éte enlevée à son arrivée à Anvers.

De Matin van 23 Juli 1896 vermeldt: [ERROR: unhandled comment start]

facsimile op internet -->

"M. Garnot, commissaire de police du quartier des Grandes-Carrières a

arrêté hier et envoyé au dépôt un nommé Eugène Jousse, âgé de 32 ans,

demeurant 16 passage de Clichy, qui surveillait les abords de la gare

Saint-Lazare, abordait les bonnes sans emploi et les expédiait dans

des maisons mal famées de la France ou de l'étranger.

"Une perquisition opéreé chez cet individu a amené de tristes

découvertes. C'est une des victimes de cet ignoble trafiquant,

qui est venue se plaindre au commissariat de la rue Cauchois et a

provoqué l'arrestation du misérable".

In het Maandblad "Getuigen en Redden" van April 1896 is onder het

opschrift "Handel in meisjes" het volgende te lezen:

"In Indië neemt de handel in meisjes onrustbarende verhoudingen

aan. Volgens een Indisch blad worden de meisjes van Java naar Singapore

(Engelsch-Indië) vervoerd, eene stad, die bekend is door de talrijkheid

harer bordeelen, waarin vrouwen van allerlei naties vertoeven.

"Een soort koppelaarsters, die zich als geestelijke zusters voordoen

en in Turksche kleederdracht gansch Java rondreizen, houden zich

vooral met dien handel bezig.

"Immers zij genieten een blind vertrouwen van de zijde der

dessabewoners en met beide handen grijpen deze het aanbod aan als een

dier "barmhartige zusters" hun voorstelt, hun dochters in de geheimen

van den Koran in te wijden en ze als Cicerone naar de Heilige stad

te vergezellen.

"En juist die matrones maken nog al wat reisjes naar Mekka, terwijl het

vermoeden, als zouden zij betrokken zijn in dien slavenhandel--welke,

niettegenstaande pertinente tegenspraak wel degelijk bestaat--niet

licht opkomen zal, want en landaard en het vrome kleed pleiten

voor hen.

Maar hoevelen van deze jonge dochters keeren niet weerom, en bereiken

nimmer het heilige land, doch verdwalen op Singapore in bordeelen.

(Controleur).

De "Javabode" van 18 Sept. 1897 vermeldt het volgende geval:

"Omtrent den handel in Japansche meisjes in het Oosten deelt de

"Kobe Herald" het volgende mede:

"Het is bekend, dat door de havenautoriteiten in Japan strenge

maatregelen genomen worden om de wegvoering naar het buitenland van

jonge meisjes voor onzedelijke doeleinden te beletten, maar meermalen

worden de bepalingen ontdoken. De lotgevallen van een 17 jarig meisje

dezer dagen van Singapore te Yokohama teruggekeerd zijn wel geschikt

om de politie tot grootere waakzaamheid aan te sporen. Terwijl zij

werkzaam was in een waaierfabriek te Osaka, maakte zij kennis met

een vrouw, die haar een goede positie aanbood in een theehuis te

Yokohama. Met een vriendin vertrok zij met de vrouw derwaarts.

"Na 10 dagen te Yokohama te zijn gebleven, werden beide meisjes met

nog elf anderen, die zij niet kenden, aan boord gebracht van de

"Müki-Mara" en allen in het ruim verscholen, in gezelschap van 3

mannen, die haar om de beurt bewaakten.

"Te Hongkong werden zij in een hotel onder dak gebracht.

"Tot driemalen toe trachtten 5 der ongelukkigen te vluchten, maar

werden door de haar vergezellende mannen weder gevat, geslagen,

geschopt en in het hotel teruggebracht. Twee harer was het gelukt het

politiebureau te bereiken, maar niemand kon ze daar te woord staan

en toen het avond geworden was, besloten zij naar het hotel terug

te keeren. Van Hongkong werden negen meisjes gebracht aan boord van

een naar Australië vertrekkend stoomschip. Twee dezer waren bestemd

voor Singapore, waar zij in een bordeel geplaatst werden. Een dezer

laatsten werd spoedig door een bordeelhouder eerst naar Batavia

en van hier naar Sumatra gebracht. Toen zij zwaar ziek geworden

was, besloot de bordeelhouder haar naar Singapore terug te zenden,

vanwaar zij door de zorgen van den Japanschen Consul naar Yokohama werd

doorgezonden. Zij heeft aan de politie medegedeeld, dat er op Sumatra

verscheidene door Japanners gehouden bordeelen bestaan, waarvan de

bewoonsters op bedriegelijke wijze uit Japan zijn weggevoerd."

Het B. C. van Maart 1895 brengt ons op de hoogte van een zeer

interressant geval.

"La police d'Anvers, celle de Rotterdam et la police de Berlin

s'occupent en ce moment d'une grave affaire de moeurs. Une jeune

fille d'Anvers, agée d'environ 17 ans, est tombée entre les mains

de proxénètes, qui l'ont expediée à Riga en Russie. C'est la police

de Rotterdam, qui a donné l'éveil. Depuis longtemps, elle savait,

qu'une femme d'origine hongroise, qui tenait à Rotterdam une maison

de prostitution, se livrait à la traite des blanches. Maintes fois

le commissaire avait essayé de surprendre les infames agissements de

la Hongroise, mais il avait toujours échoué dans ses tentatives. Il

avait même demandé des éclaircissements aux autorités russes, mais

celles-ci n'avaient pas répondu.

"Il y a trois ou quatre jours, le commissaire de police reçut une

lettre anonyme, datée de Bruxelles, per laquelle il fut averti,

que la Hongroise préparait un nouveau coup. L'honorable magistrat

avertit le parquet. Une descente fut ordonnée chez la proxénète,

mais l'oiseau s'était déjà envolé. On y fit cependant une capture

importante, celle de la ténancière de la maison de Riga, qui avait

acheté la jeune Anversoise.

"La police poursuivit rapidement son instruction et apprit, que la

Hongroise était partie pour Berlin en compagnie de la victime. La

police de Berlin fut avertie par dépêche. Malheureusement,

il était trop tard. La fillette avait été livrée a un "placeur"

venu de Bruxelles, et qui était immédiatement parti avec elle pour

Riga. Quand l'autorité berlinoise eut connaissance de l'affaire le

misérable avait déjà atteint la frontière russe.

"Au moment où je vous écris, un inspecteur de la police hollandaise se

trouve à Anvers. L'enquête a déjà révélé, que la fillette a d'abord été

conduite d'Anvers à Bruxelles, où elle a été vendue par la Hongroise

à la proxénète russe. Celle-ci, comme je le constate plus haut se

trouve entre les mains de la justice depuis quatre jours. Quant à

sa complice hongroise, elle est revenue, hier soir, de Berlin, et

elle a été immediatement mise en prison. Le placeur bruxellois est

guetté à Berlin et il est probable qu'il sera arrêté également d'ici

à quelques heures." [4]

Enkele grepen heb ik hier gedaan uit den overvloed van gevallen, die

verschillende bladen ons te lezen geven, vaak in een speciaal voor

den handel in meisjes bestemde rubriek. Deze gevallen koos ik overal,

verspreid om aan te geven, dat zoowel in het oude Europa en Azië als

in het nieuwe Amerika de handel welig bloeit daarom staan evenwel

Afrika en Australië niet ten achter bij de eersten; ook hier komen

dergelijke feiten voor.

Een geval wil ik hier vermelden, dat Hollandsche meisjes naar

Californië vervoerd zijn. Ik ontleen het aan een brief, dien de

oud-consul Van Löben Sels te San-Francisco mij op mijn verzoek

om inlichtingen zond. "Handel in blanke slavinnen komt hier

ongetwijfeld ook veel voor--gewoonlijk worden de meisjes door

houdsters van bordeelen in Parijs, Amsterdam etc. in persoon

geëngageerd--dikwijls ook per brief--om als naaisters, bedienden

in restauraties etc. werkzaam te zijn. Eens hier zijnde, zijn zij

"stranded" en raken ze spoedig aan haar nieuw bedrijf gewend en er mee

verzoend." Iets verder volgt in den brief: "Ongeveer 5 jaar geleden

ontving dit consulaat per brief verzoek om hulp en voorlichting van

2 Hollandsche meisjes, die bleken door een zekere Maria van Pelt,

eene Hollandsche vrouw uit Rotterdam (alhier een bordeel houdende) in

Rotterdam te zijn aangenomen om in San Francisco als naaisters werkzaam

te zijn tegelijk met, ik meen, 4 andere meisjes. Ik vond het tweetal

ziek te bed in een privaat dames-hospitaal, bedekt met syphilis, zwak

en ziek en zonder een cent. Ze waren uit het huis weggeloopen," etc.

»Door die meisjes vernam ik, dat bij die Maria van Pelt nog 4 andere

Hollandsche meisjes als prostituées werkzaam waren." etc.

Een der Hollandsche afgevaardigden op het Congres van Juni '99 te

Londen gehouden, de heer Velthuijzen, vermeldt in zijn rapport dat

hem uit vertrouwbare bronnen bekend geworden was, dat niet alleen

te Parijs en Londen, doch ook in Rusland, Egypte en Britsch-Indië

Hollandsche vrouwen in bordeelen aangetroffen worden.

't Is evenwel uiterst moeilijk op de hoogte te komen van dergelijke

gevallen om deze redenen: de meisjes verlaten het land met het plan

in een "fatsoenlijke" dienst te gaan, dus de nabestaanden weten niet

anders of het is zoo; zijn de meisjes evenwel eenmaal gevallen, dan

schamen zij zich haar betrekkingen hiervan op de hoogte te brengen,

zoo zij althans in de gelegenheid gesteld worden te schrijven. Indien

de nabestaanden niets vernemen, hoe kunnen zij dan opsporing verlangen

of inlichtingen vragen, waar zij niet eens weten, waar het meisje zich

bevindt, daar toch de oorspronkelijke plaats van bestemming meestal

gefingeerd was? Zelfs bij den binnenlandschen handel komt 't voor dat

de betrekkingen niets aangaande den val van het meisje te weten komen.

De toestanden zijn overigens overal dezelfde; ten bewijze, dat de

Nederlandsche toestanden, speciaal de Amsterdamsche, identiek zijn

met die welke ik in dit hoofdstuk beschreef, haal ik een en ander

aan uit het officiëel verslag der Commissie, die een verandering

der Amsterdamsche strafverordeningen in zake de bordeelen moest

voorbereiden.

»De vrouwen in de erkende bordeelen zijn bijna allen van vreemde

nationaliteit. De bordeelhouders werven haar aan door zoogenaamde

placeurs, de makelaars in dezen menschen-handel."

"Voor elkeen en voor iederen vorm van natuurlijke of tegennatuurlijke

ontucht zijn die vrouwen beschikbaar."

"Meestal is de bordeelhoudster de leverancierster van kleedingstukken

en verdere benoodigdheden. De rekening daarvan is gewoonlijk zoo

hoog, dat de bordeelhoudster in voorschot blijft." "In een bordeel

op de Heerengracht konden wij inzage nemen van de boeken, zoo kostte

o.a. een japon f100, zes zakdoeken f16, zes paar kousen f12, enz."

"Op straat komen de vrouwen niet dan in gezelschap der

zgn. gouvernante."

"Ook bij ons onderzoek is gebleken, dat een groot deel van de

gruwelijkheden, die Fiaux ("Les maisons de tolérance et leur fermeture,

3e uitg. 1896") verhaalt omtrent het leven in de bordeelen te Parijs,

ook ten onzent wordt aangetroffen."

Uit het voormalig zgn. geheime rapport, dat in deze zaak werd

uitgebracht, het volgende:

"De meeste vrouwen zijn van vreemden oorsprong, kennen het land niet,

noch de zeden der bewoners, en zijn genoodzaakt, indien zij aan de

politie verklaren, dat zij het huis willen verlaten, dit te doen in

hoogst primitief costuum en ontbloot van alle geld. Feitelijk kunnen

de prostituées beschouwd worden als slavinnen." "Indien het blijkt, dat

zij niet meer geschikt zijn voor het werk dat van haar wordt verlangd,

worden zij tegen een som, die grootendeels bepaald wordt door de

geldelijke schuld die op haar hoofd rust, overgedaan aan den eigenaar

of eigenaresse van een ander bordeel hier ter stede of elders."

"Alle houdsters verklaarden ons, dat met vreemde vrouwen zooveel

beter valt te werken."

Meestal Fransche en Belgische, Hollandsche weinig in trek, Engelsche

in het geheel niet, hier en daar een Duitsche (gering aantal Duitsche

een gevolg van het tractaat met Duitschland in 1889, omdat volgens

dit tractaat voor de toelating in het bordeel een proces-verbaal moet

opgemaakt worden, dat door den Duitschen consul moet worden gezien).

"De houders of houdsters der publieke huizen gaan òf zelf naar Parijs

en Brussel, zoo b.v. L. F..., vroeger eigenaar van het groote bordeel

op de Spuistraat (F...) thans rentenier te Vreeland, òf krijgen hunne

vrouwen door placeurs."

"De bordeelhoudster van de Heerengracht nam eene vrouw over van

W.... en betaalde daarvoor f200. Een ander meisje kostte der Madame

f90. Dit geld voor overname moet door de meisjes worden inverdiend."

De Commissie verhoorde eene vrouw A. D., die thans het onzedelijk

leven vaarwel heeft gezegd, doch vroeger jaren lang geleefd heeft

met een bekenden placeur.

Ik laat hier eenige vragen en antwoorden volgen.

Vr. Welke ervaring hebt gij omtrent placeurs en souteneurs?

Antw. De placeur, die in aanraking wenscht te komen met vrouwen en

meisjes plaatst eene advertentie, die nu eens waarheid dan onwaarheid

bevat. Uit de ingekomen antwoorden wordt de geschikste door den placeur

gekozen, die aan den placeur f5.--betaalt voor eene plaatsing in een

Café. De prijs voor een prostituée is veel duurder tot f80.--toe.

Buitenlandsche placeurs zorgen, dat de geplaatste de noodige papieren

krijgt, wat natuurlijk aanleiding geeft tot 't verkeerd opgeven van

den leeftijd.

Op een andere vraag als antwoord: "De clandestiene bordeelen zijn

geheel ingericht als de erkende en bekomen op dezelfde wijze de

vrouwen."

Verder: "Verschillende bekende bierhuizen zijn bordeelen, die alleen

voor de leden toegankelijk zijn. De meeste vrouwen worden door een

bekenden placeur uit Keulen in die inrichtingen geplaatst."

Vr. Wat is u bekend omtrent het zedelijk leven van waarzegsters,

werksters met ei, masseuses?

Antw. Hieronder vindt men velen, die ontucht in de hand werken.

De 'handel in blanke slavinnen'. · 第 10 / 63 题