Il s'était toujours montré très-zélé dans son service et on n'avait
aucune raison de douter de la véracité de son récit.
Malheureusement pour lui, Jonathan venait également de s'éveiller, grâce
aux soins du docteur.
Et Jonathan, apprenant la mort de M. Whip, l'évasion du petit Irlandais
et l'arrestation de John Colden, Jonathan demanda à parler au gouverneur
en particulier.
Celui-ci s'enferma avec le gardien qui lui dit:
--C'est M. Bardel qui a favorisé l'évasion du prisonnier.
--Prenez garde, lui dit le gouverneur, vous accusez un homme jusque-là
irréprochable.
--Je l'accuse, dit Jonathan avec conviction, parce que j'ai les preuves
de sa trahison.
--De qui les tenez-vous?
--De M. Whip.
--Il est mort.
--Cela ne m'étonne pas, car en m'endormant, je n'ai pu, comme c'était
convenu, lui porter secours.
Et Jonathan raconta ce qui s'était passé la veille.
Alors le gouverneur pensa qu'il ne pouvait faire autrement que d'avertir
la police et demander un magistrat qui vint faire une enquête minutieuse
sur les événements dont la prison avait été le théâtre pendant la nuit
précédente.