M. Bardel était armé de sa lanterne sourde.

Il vint auprès de Jonathan et l'appela.

Jonathan dormait et ne répondit pas.

Il le poussa du pied et ne rencontra qu'une masse inerte.

--Il a son compte, pensa le gardien-chef.

Alors il se dirigea d'abord vers la cellule occupée par John Colden.

L'Irlandais, comme on le pense bien, ne dormait pas.

M. Bardel poussa la porte de la cellule, qui n'était pas fermée, et

il l'appela, dans cette langue des côtes d'Irlande que les Anglais ne

comprennent pas.

John Colden se glissa hors de la cellule.

--As-tu ton poignard? fit M. Bardel.

--Oui.

--Eh bien! le moment est venu.

--Je suis prêt. Allons.

Ils passèrent auprès de Jonathan et John Colden tressaillit.

Est-ce que vous l'avez tué? dit-il.

--Non, il dort. Il a pris un narcotique.

--Ah!

Les misères de Londres, 2. L'enfant perdu · 第 69 / 115 题