L'automobilisme a ses «mondanités»; on peut même dire qu'il est devenu
le sport mondain par excellence. Comment concilier, avec certaines de
ses inéluctables exigences, plutôt fâcheuses, le culte de l'élégance
chère à ses plus fervents adeptes? Problème difficile! Les hommes, avant
tout soucieux de leur rôle de conducteurs--voire de réparateurs, au
besoin--semblent généralement se désintéresser de la solution; mais les
femmes s'y ingénient de leur mieux, et leur coquetterie, qui n'abdique
jamais, s'efforce de tirer parti du harnais spécial dont il leur faut
s'affubler pour se garantir des coups d'air et de la poussière. Est-ce
sans succès? On aurait mauvaise grâce à le prétendre. Il n'en reste pas
moins qu'une «présentation» entre automobilistes de marque ressemble
assez à une scène de bal masqué.