Quel est le véritable auteur d’un petit opuscule, intitulé: _Point
de lendemain_, qui a été d’abord imprimé sous le nom de Dorat, que
Vivant-Denon a fait depuis réimprimer avec quelques changements, sans y
mettre son nom, et que Balzac enfin n’a pas dédaigné de s’approprier,
en l’encadrant dans sa _Physiologie du mariage_?
Cet opuscule a paru, pour la première fois, en juin 1777, dans les
_Mélanges littéraires ou Journal des Dames, dédié à la Reine_ (Paris,
veuve Thiboust, imprimeur du roi, in-8), que Dorat publiait, avec le
concours de la comtesse de Beauharnais, sa maîtresse, et de quelques
amis. Le conte _Point de lendemain_ est accompagné de ces initiales,
qui ne semblaient pas représenter le nom de Dorat: _par D. G. O. D. R._
Cependant ce conte fut reproduit textuellement dans le _Coup d’œil sur
la littérature, ou Collection de différents ouvrages tant en prose
qu’en vers, par M. Dorat, pour faire suite à ses Œuvres_. Amsterdam
et Paris, Gueffier, 1780, 2 vol. in-8. Ce recueil, qui ne vit le jour
que peu de semaines avant la mort de Dorat (29 avril 1780), était
réimprimé, la même année, à _Neuchâtel, de l’imprimerie de la Société
typographique_, contrefaçon que M. Quérard n’a pas citée dans la
_France littéraire_.
On trouve, à la page 227 de l’édition originale et à la page 235 de la
contrefaçon du _Coup d’œil sur la littérature_, en tête des contes:
_Point de lendemain, conte premier_, avec cette note qui est bien de
Dorat: «Il ne se trouve que dans mes _Mélanges littéraires_; et je
l’ai transporté dans cette collection pour ceux qui désiroient se le
procurer dans un ouvrage moins volumineux.» Ce conte occupe 35 pages;
mais il ne se termine plus, comme dans les _Mélanges littéraires_,
par les initiales: _D. G. O. D. R._ On le trouve aussi dans l’édition
des Œuvres de Dorat, en 20 volumes in-8, publiée, chez Séb. Jorry et
Delalain, de 1764 à 1780.
Ce conte, à son apparition dans les _Mélanges littéraires_, avait eu
un très-grand succès de curiosité; on s’était préoccupé d’en découvrir
les personnages, et l’on pensa naturellement que Dorat avait voulu se
mettre en scène sous le nom de _Damon_, et que la _comtesse de_ ***
ne pouvait être que sa maîtresse, la comtesse Fanny de Beauharnais,
déjà fameuse par ses galanteries. Dorat acceptait volontiers, pour son
propre compte, toutes les bonnes fortunes qu’on lui attribuait, et, par
conséquent, il n’eut garde de décliner la paternité du conte _Point de
lendemain_: il avait fini, peut-être, par se persuader de bonne foi
qu’il en était l’auteur.
Trente-deux ans plus tard, Vivant-Denon, alors directeur des Musées
impériaux, faisait soigneusement réimprimer ce joli conte libertin,
chez Pierre Didot l’aîné (1812, in-18 de 52 pages, papier vélin), et
il le distribuait mystérieusement à la cour, en disant que l’édition
n’avait été tirée qu’à 12 exemplaires. Mais nous pouvons affirmer que
le nombre des exemplaires s’élevait à 50 au moins, qui sont devenus
fort rares et qui ont été la plupart détruits. Le bruit courut alors
qu’une princesse de la famille impériale avait fourni les principaux
traits du tableau, et que Denon était un peintre indiscret. Il va
sans dire que Denon, auteur ou éditeur, avait retouché le style de la
publication primitive.
Seize ans plus tard, un exemplaire de ce conte fut communiqué à
Balzac par le baron Dubois, chirurgien de l’empereur, lequel le
tenait du baron Denon lui-même, et Balzac, enchanté de la conquête
de cet opuscule qu’on lui donnait comme entièrement inconnu, ne se
fit pas scrupule de l’admettre dans la première édition anonyme de sa
_Physiologie du mariage_, en y faisant quelques retouches et sans dire
la source de son heureux larcin. Mais, dans une édition postérieure
de la _Physiologie_ (Paris, Olivier, 1834, 2 vol. in-8, tome II, p.
170 et suiv.), il rendit à Denon ce qu’il croyait à Denon; et il
annonça que _Point de lendemain_ ne lui appartenait qu’en qualité
d’éditeur. Puis, mieux renseigné à l’égard du conte et du conteur, il
remplaça définitivement le nom de _Denon_ par celui de _Dorat_, dans
l’édition de _la Comédie humaine_. Cependant, entre Dorat et Denon, la
bibliographie n’a pas encore prononcé le jugement de Salomon.
La question n’est pas difficile à résoudre.
On représenta, en 1769, au Théâtre-Français, _Julie ou le Bon Père_,
comédie en trois actes et en prose, qui fut soutenue par la cour et
qui réussit à Paris comme à Versailles. L’auteur ne s’était pas nommé;
il fit toutefois imprimer sa pièce, en conservant l’anonyme, avec ces
mots: _par M. D* N**, gentilhomme ordinaire du roi_ (Paris, Delalain,
1769, in-12). On sut alors que c’était le baron de Non ou Denon, l’ami,
l’élève, l’alter ego de Dorat, et son _coadjuteur_, disait-on, auprès
de la comtesse de Beauharnais.
Quelques années plus tard, Denon signait de ses initiales: _D. G.
O. D. R._ (Denon, gentilhomme ordinaire du roi) le conte _Point de
lendemain_, que Dorat faisait paraître dans le _Journal des Dames_.
Mais, comme Dorat avait probablement retouché ce conte et que tout le
monde lui en faisait honneur, il se l’appropria, en l’insérant, sans
signature, dans un de ses ouvrages. Ce ne fut que trente-deux ans
après, que Denon eut l’idée de reprendre son bien et de revendiquer son
droit d’auteur.
Ainsi donc, Denon a composé le conte, Dorat l’a refait et s’en est
emparé. Balzac est resté détenteur de cette propriété indivise, et le
conte en litige a eu plus de lecteurs dans la _Physiologie du mariage_,
que Dorat et Denon ne lui en avaient jamais donnés.
DÉNONCIATION
FAITE
AU PUBLIC SUR LES DANGERS DU JEU.
Il ne s’agit pas ici d’un livre imprimé, mais d’un manuscrit, qui se
trouvait dans la bibliothèque de Viollet-le-Duc, l’agréable auteur de
la _Bibliothèque poétique_, et qui me fut confié pour l’examiner et
en donner mon avis. Les bibliographes devraient, comme les augures
romains, ne pas se regarder sans rire, car ils prononcent des oracles
de la meilleure foi du monde, et ils reconnaissent eux-mêmes, presque
aussitôt, qu’ils n’ont pas été prophètes. La faute en est à la
bibliographie plutôt qu’aux bibliographes.
Je rapporterai d’abord le titre du manuscrit, avant de dire les
conjectures auxquelles je me suis livré pour en découvrir l’auteur, qui
est peut-être encore à trouver:
DÉNONCIATION FAITE AU PUBLIC SUR LES DANGERS DU JEU, ou
les Crimes de tous les joueurs, croupiers, tailleurs de
pharaon, banquiers, bailleurs de fonds, de biribi, de 31, de
parfaite-égalité, et autres jeux non moins fripons, dévoilés
sans aucune réserve; l’on y trouve les noms, surnoms, demeures,
origine et mœurs de toutes les personnes des deux sexes, qui
composent les maisons de jeux, appelées Maisons de Société. _A
Paris, de l’imprimerie du sieur Baxal_, docteur dans tous les
jeux; _et se vend au Palais-Royal_, avec permission tacite,
aux nos 180, 123, 164, 13, 15, 44, 29, 33, 36, 40, 60, _et rue
de Richelieu, hôtel de Londres_, 1791.--Manuscrit in-16, de 73
feuillets, v. m. tr. d.
Nous avons reproduit en entier le titre de ce curieux manuscrit,
disais-je dans le _Bulletin du bouquiniste_ (du 15 novembre 1857),
pour donner une idée des singuliers détails que l’auteur anonyme a
recueillis dans les maisons de jeu de Paris, surtout dans celles du
Palais-Royal, au commencement de la Révolution. C’était alors la belle
époque de la passion du jeu, et le Palais-Royal semblait être un
temple, élevé par la dépravation des mœurs à tous les vices et même
à tous les crimes. L’auteur anonyme, qui a composé ex-professo cet
étrange et intéressant ouvrage, devait être un joueur émérite: «Je
puis, dit-il, traiter cette partie avec d’autant plus de vérité et de
précision, que je la connais très-particulièrement, malheureusement
pour ma bourse et pour moi; que je suis imbu de toutes les menées
tortueuses et rusées des scélérats qui sont à la tête de ces maisons de
jeu, de ces repaires infâmes où le vice triomphe, où la vertu périt.»
C’est au prix de sa fortune que le malheureux avait acquis la triste
expérience qui lui a permis d’écrire le livre le plus scandaleux et le
mieux renseigné que nous connaissions sur l’histoire des jeux de Paris.
«Nous n’avons pas eu de peine à découvrir le nom de l’historien, dans
son initiale M, accompagnée de cinq étoiles. _Mayeur_ de Saint-Paul
s’est d’abord présenté à notre pensée; le nom de _Mayeur_ correspond,
en effet, à l’initiale et aux cinq étoiles, qui désignent l’auteur
des _Dangers du jeu_; quant à l’ouvrage, il offre plus d’une analogie
avec le genre et le style de l’_Espion désœuvré_; en outre, Mayeur
avait transporté son atelier de médisance et d’injures, en 1791, du
boulevard du Temple au Palais-Royal: c’est là qu’il publiait ses
_Petits B. du Palais-Royal_, et d’autres pamphlets de même encre.
Mais, après avoir lu et comparé avec soin, nous avons reconnu que le
sentiment qui a dicté ces mémoires secrets des maisons de jeu était
trop honnête pour qu’on pût l’attribuer à Mayeur de Saint-Paul, et
nous nous sommes convaincu qu’il fallait en faire honneur à Mérard
de Saint-Just, l’auteur de tant d’opuscules imprimés à un très-petit
nombre d’exemplaires et recherchés par les amateurs, à cause de cette
seule particularité.
«Mérard était un joueur et un libertin, qui ne se corrigea jamais
de ces deux défauts; il avait épousé la fille aînée du président
d’Ormoy, et il ne ménageait pas la dot de sa femme. Celle-ci, dont il
avait fait une espèce de Sapho ou de Corinne, imagina, pour ramener
son mari à la _vertu_, de composer et de publier un roman, intitulé:
_Mémoires de la baronne d’Alvigny_, par madame M. D. S. J. N. A. J. F.
D. (Londres et Paris, Maradan, 1788, in-12); réimprimé sous le titre
suivant: _les Dangers de la passion du jeu, ou Histoire de la baronne
d’Alvigny_ (Paris, Maradan, 1793, in-18). Elle avait probablement pris
la donnée et les éléments de ce roman licencieux dans _les Dangers
du jeu ou les Crimes de tous les joueurs_, que Mérard de Saint-Just
venait de lui offrir en témoignage de repentir. Madame Mérard, qui
n’était pas d’ailleurs très-scrupuleuse dans sa conduite et qui eut
toujours un goût prononcé pour les compositions érotiques (voy. son
_Recueil d’espiègleries, joyeusetés, bons mots, folies_, etc., publié
sous le nom de la marquise de Palmareze), ne fut sans doute pas trop
effarouchée des anecdotes graveleuses que contient l’ouvrage inédit de
son mari, mais elle s’opposa certainement à ce qu’il fût imprimé.
«Les deux époux n’étant plus là pour décider la question, nous espérons
que ce manuscrit sera imprimé à 50 ou 100 exemplaires, par les soins
d’un bibliophile, qui fera ainsi une bonne œuvre dans l’intérêt de
l’histoire parisienne. Notre vœu à cet égard sera peut-être entendu et
rempli par MM. de Goncourt, qui ont déjà consacré des recherches si
patientes et si ingénieuses à ce que nous appellerons l’archéologie
morale du dix-huitième siècle. Nous leur recommandons ce manuscrit,
dont la seconde partie porte un titre spécial, ainsi conçu: _les
Joueurs et M. Dussaulx_, Agrippinæ, chez M. Lescot, 1791. L’auteur de
cette chronique scandaleuse a voulu prouver que Dussaulx, en faisant
paraître sa célèbre déclamation philosophique sur le jeu (_De la
passion du jeu depuis les temps anciens jusqu’à nos jours, 1779_),
n’avait étudié son sujet que dans les livres et surtout dans ceux des
philosophes.
«Pourquoi Mérard, qui a fait imprimer à ses frais, chez Didot, une
foule de petits volumes en vers et en prose, plus ou moins mauvais
ou inutiles, n’a-t-il pas, de gré ou de force, publié son énergique
tableau des maisons de jeu, pour servir de pièces justificatives au
petit roman immoral de sa femme?»
J’étais assez content de la consultation bibliographique que j’avais
fournie au libraire sur ce manuscrit, que les amateurs se disputaient
déjà; mais je ne tardai pas à concevoir des doutes, au sujet de la
découverte de l’anonyme, en faisant cette réflexion que Mérard de
Saint-Just n’avait rien publié sur le jeu ni sur les joueurs, dans ses
nombreuses broutilles en vers et en prose; or j’avais remarqué que tous
les auteurs qui ont écrit sur le jeu ne se sont pas bornés à un seul
ouvrage, car il n’y a que les joueurs, corrigés ou non, qui se plaisent
à traiter ce sujet et à invectiver le jeu, comme pour se venger de ses
rigueurs et de ses injustices. Mes doutes ne firent que s’accroître
et se confirmer, quand je lus dans le _Bulletin du Bouquiniste_ (15
janvier 1858) la note suivante, rédigée de main de maître et signée
_Alex. Destouches_:
«Dans son numéro du 15 novembre dernier (1857), le _Bulletin
du Bouquiniste_ a publié une notice intéressante de M. P. L.
(Bibliophile Jacob) sur un manuscrit daté de 1791, ayant pour
titre: _Dénonciation faite au public sur les dangers du jeu_,
etc. Guidé par l’initiale M, accompagnée de cinq étoiles,
qui peuvent servir de signature au manuscrit, l’ingénieux
bibliophile, après avoir pensé d’abord que Mayeur de Saint-Paul
pouvait en être l’auteur, s’est enfin décidé à l’attribuer
à Mérard de Saint-Just. Ce qui pourrait corroborer cette
supposition, c’est qu’au dire de M. P. L., ce manuscrit contient
les éléments d’un roman, publié en 1793 par madame Mérard de
Saint-Just et intitulé: _les Dangers de la passion du jeu, ou
Histoire de la baronne d’Alvigny_. Qu’on nous permette de mettre
en avant une hypothèse, dont nous abandonnons la vérification au
propriétaire actuel du manuscrit.
«D’après M. P. L., la seconde partie de cette «chronique
scandaleuse» porte un titre spécial, ainsi conçu: _les Joueurs
et M. Dussaulx_, Agrippinæ, chez M. Lescot, 1791. Or nous avons,
dans ce moment, sous les yeux, un in-8 de 60 pages, imprimé à
la date de 1780, qui porte ce même titre, avec les indications
qui suivent, sauf de légères différences d’orthographe
(_Dusaulx_, _Agripinæ_, _M. Lescot_). Les proportions de ce
bouquin s’accordent assez avec les 73 feuillets, qui composent
le manuscrit in-16 de M. P. L. De là notre supposition, qui est
celle-ci: ce manuscrit ne serait-il pas la préparation d’une
édition nouvelle de l’imprimé, qu’on aurait voulu rafraîchir,
dix ans après sa publication, par un titre neuf? Nous croirions
volontiers qu’au lieu d’être le titre d’une seconde partie, ce
fut le titre adopté dans le principe pour le tout, car, si
d’une part les 60 pages d’impression in-8 paraissent pouvoir
représenter la matière de 73 feuillets d’écriture in-16, d’autre
part l’explication donnée par M. P. L. du contenu du manuscrit
est applicable de tous points à celui de l’imprimé.
«Quant au nom de l’auteur de ce dernier, Barbier et Quérard
l’attribuent à la collaboration de Jacquet, l’abbé Duvernet,
Delaunay et Marcenay. L’initiale M, apposée, d’après M. P.
L., au bas du manuscrit de 1791, désigne-t-elle le quatrième
collaborateur, Marcenay de Ghuy, auteur de deux traités sur la
gravure (1756 et 1764) et d’un Essai sur la beauté (1770)? Ce
qui gênerait cette hypothèse, c’est le nombre des étoiles qui
accompagnent l’M, à moins qu’on ne l’accepte comme indéterminé.
«Un moment, et sauf la même difficulté, nous avons pensé être sur
la trace de Théveneau de Morande, le _Gazetier cuirassé_. A la
page 59 de cette curieuse et emportée satire, l’auteur individuel
ou collectif, après avoir supposé son ouvrage traduit d’un
Anglais, nommé Warthon, exprime la crainte que les gens de la
police de Paris n’en prennent de l’humeur et qu’on ne lui envoie
l’_ami Tinch_ ou _Finch T_..., qui fut autrefois «dépêché du pays
d’Albion, pour venir complimenter le _Gazetier cuirassé_ sur la
beauté de son style.» Doit-on voir là une rancune personnelle?
Nous connaissons enfin, en dernière analyse, une brochure de
66 pages, imprimée au commencement de ce siècle, par un nommé
_J.-C. Mortier, homme de loi_, et intitulée: _A bas tous les
jeux!_ Est-ce là l’initiale du manuscrit? Une décision est à
intervenir.»
Après avoir lu cette note, pleine de critique et de sens, je changeai
brusquement mes conclusions, et je cessai d’attribuer à Mérard de
Saint-Just la _Dénonciation_, dont je lui avais fait honneur. Je ne
voulus pourtant pas admettre que le graveur Marcenay de Ghuy fût pour
quelque chose dans cette pièce manuscrite. Je n’admis pas davantage
que la brochure, intitulée: _les Joueurs et M. Dusaulx_, eût exigé,
comme le prétend Barbier dans son _Dictionnaire des Anonymes_, la
collaboration de quatre auteurs ou quatre joueurs, étonnés de se
rencontrer ensemble: Jacquet, le graveur Marcenay de Ghuy, l’abbé
Duvernet et Delaunay. C’est une analyse de cette brochure, que l’auteur
de la _Dénonciation_ a placée tout naturellement à la suite de son
ouvrage.
Mais l’auteur de la _Dénonciation_? M. Alex. Destouches l’a nommé, n’en
déplaise aux cinq étoiles du manuscrit: J.-C. Mortier, homme de loi,
qui publia, vers 1803 ou 1804, à Paris, chez Pelletié, un terrible
réquisitoire contre la roulette et le biribi, sous ce titre: _A bas
tous les jeux!_ in-8 de 66 pages. Il ne faut pas songer à Théveneau de
Morande, qui avait bien autre chose à faire que de dénoncer les jeux en
1791, et qui périt, l’année suivante, dans le massacre des prisons, le
2 septembre 1792.