Salonique, mai 1870.
A Salonique, on nous attendait pour assister à plusieurs pendaisons
réclamées par les puissances occidentales, à la suite des assassinats
des consuls de France et d'Allemagne.
Cette nuit, promenade dans un canot, par grosse mer, en compagnie d'un
mort cousu dans un sac. Ordre d'aller le jeter au large, sans être vu
des Turcs, et de rentrer avant le jour. Je suis de retour à quatre
heures du matin, mon canot plein d'eau, trempé moi-même et fort
écœuré de cette promenade et de ce tête-à-tête.