soulève. La tête se renverse en arrière. Les seins tremblent. Les bras
s'affaissent. Il tire la robe tout entière et la jette au milieu de la
chambre. Lourdement, le corps retombe.
De ses deux mains sous les aisselles fraîches, Démétrios fait glisser la
morte jusqu'au haut du lit. Il tourne la tête sur la joue gauche,
rassemble et répand la chevelure splendidement sous le dos couché. Puis
il relève le bras droit, plie l'avant-bras au-dessus du front, fait
crisper les doigts encore mous sur l'étoffe d'un coussin: deux lignes
musculaires admirables, descendant de l'oreille et du coude, viennent
s'unir sous le sein droit qu'elles portent comme un fruit.
Ensuite il dispose les jambes, l'une étendue roidement de côté, l'autre
le genou dressé et le talon touchant presque la croupe. Il rectifie
quelques détails, plie la taille à gauche, allonge le pied droit et
enlève les bracelets, les colliers et les bagues, afin de ne pas
troubler par une seule dissonance l'harmonie pure et complète de la
nudité féminine. Le Modèle a pris la pose.
Démétrios jette sur la table la motte d'argile humide qu'il a fait
porter là. Il la presse, il la pétrit, il l'allonge selon la forme
humaine: une sorte de monstre barbare naît de ses doigts ardents: il
regarde.
L'immuable cadavre conserve sa position passionnée. Mais un mince filet
de sang sort de la narine droite, coule sur la lèvre, et tombe goutte à
goutte, sous la bouche entr'ouverte.
Démétrios continue. La maquette s'anime, se précise, prend vie. Un
prodigieux bras gauche s'arrondit au-dessus du corps comme s'il
étreignait quelqu'un. Les muscles de la cuisse s'accusent violemment.
Les orteils se recroquevillent.
*
* *
... Quand la nuit monta de la terre et obscurcit la chambre basse,
Démétrios avait achevé la statue.
Il fit porter par quatre esclaves l'ébauche dans son atelier. Dès le
soir même, à la lueur des lampes, il fit dégrossir un bloc de Paros, et
un an après cette journée il travaillait encore au marbre.
IV
LA PITIÉ
«Geôlier, ouvre-nous! Geôlier, ouvre-nous!»
Rhodis et Myrtocleia frappaient à la porte fermée.
La porte s'entr'ouvrit.
«Qu'est-ce que vous voulez?
--Voir notre amie, dit Myrto. Voir Chrysis, la pauvre Chrysis qui est
morte ce matin.
--Ce n'est pas permis, allez-vous-en!
--Oh! laisse-nous, laisse-nous entrer. On ne le saura pas. Nous ne le
dirons pas. C'était notre amie, laisse-nous la revoir. Nous sortirons
vite. Nous ne ferons pas de bruit.
--Et si je suis pris, mes petites filles? Si je suis puni à cause de
vous? Ce n'est pas vous qui paierez l'amende.
--Tu ne seras pas pris. Tu es seul ici. Il n'y a pas d'autre condamnés.
Tu as renvoyé les soldats. Nous savons tout cela. Laisse-nous entrer.
--Enfin! Ne restez pas longtemps. Voici la clef. C'est la troisième
porte. Prévenez-moi quand vous partirez. Il est tard et je voudrais me
coucher.»
Le bon vieux leur remit une clef de fer battu qui pendait à sa ceinture,
et les deux petites vierges coururent aussitôt, sur leurs sandales
silencieuses, à travers les couloirs obscurs.
Puis le geôlier rentra dans sa loge et ne poussa pas plus avant une
surveillance inutile. La peine de l'emprisonnement n'était pas appliquée
dans l'Égypte grecque, et la petite maison blanche que le doux vieillard
avait mission de garder ne servait qu'à loger les condamnés à mort. Dans
l'intervalle des exécutions, elle restait presque abandonnée.
Au moment où la grande clef pénétra dans la serrure, Rhodis arrêta la
main de son amie:
«Je ne sais pas si j'oserai la voir, dit-elle. Je l'aimais bien,
Myrto... J'ai peur... Entre la première, veux-tu?»
Myrtocleia poussa la porte; mais dès qu'elle eut jeté les yeux dans la
chambre, elle cria:
«N'entre pas, Rhodis! Attends-moi ici.
--Oh! qu'y a-t-il? Tu as peur aussi... Qu'y a-t-il sur le lit? Est-ce
qu'elle n'est pas morte?
--Si. Attends-moi... Je te dirai... Reste dans le couloir et ne regarde
pas.»
Le corps était demeuré dans l'attitude délirante que Démétrios avait
composé pour en faire la Statue de la Vie Immortelle. Mais les
transports de l'extrême joie touchent aux convulsions de l'extrême
douleur, et Myrtocleia se demandait quelles souffrances atroces, quel
martyre, quels déchirements d'agonie avaient ainsi bouleversé le
cadavre.
Sur la pointe des pieds, elle s'approcha du lit.
Le filet de sang continuait à couler de la narine diaphane. La peau du
corps était parfaitement blanche; les bouts pâles des seins étaient
rentrés comme des nombrils délicats; pas un reflet rose n'avivait
l'éphémère statue couchée, mais quelques taches couleur d'émeraude qui
teintaient doucement le ventre lisse signifiaient que des millions de
vie nouvelle germaient de la chair à peine refroidie et demandaient à
_succéder_.
Myrtocleia prit le bras mort et l'abaissa le long des hanches. Elle
voulut aussi allonger la jambe gauche; mais le genou était presque
bloqué et elle ne réussit pas à l'étendre complètement.
«Rhodis, dit-elle d'une voix trouble. Viens. Tu peux entrer,
maintenant.»
L'enfant tremblante pénétra dans la chambre. Ses traits se tirèrent; ses
yeux s'ouvrirent...
Dès qu'elles se sentirent deux, elles éclatèrent en sanglots, dans les
bras l'une et l'autre, indéfiniment.
«La pauvre Chrysis! la pauvre Chrysis!» répétait l'enfant.
Elles s'embrassaient sur la joue avec une tendresse désespérée où il n'y
avait plus rien de sensuel, et le goût des larmes mettait sur leurs
lèvres toute l'amertume de leurs petites âmes transies.
Elles pleuraient, elles pleuraient, elles se regardaient avec douleur,
et parfois elles parlaient toutes les deux ensemble, d'une voix enrouée,
déchirante, où les mots s'achevaient en sanglots.
«Nous l'aimions tant! Ce n'était pas une amie pour nous, pas une amie,
c'était comme une mère très jeune, une petite mère entre nous deux...»
Rhodis répéta:
«Comme une petite mère...»
Et Myrto, l'entraînant près de la morte, dit à voix basse:
«Embrasse-la.»
Elles se penchèrent toutes les deux et posèrent les mains sur le lit,
et, avec de nouveaux sanglots, touchèrent de leurs lèvres le front
glacé.
Et Myrto prit la tête entre ses deux mains qui s'enfonçaient dans la
chevelure, et elle lui parla ainsi:
*
«Chrysis, ma Chrysis, toi qui étais la plus belle et la plus adorée des
femmes, toi si semblable à la déesse que le peuple t'a prise pour elle,
où es-tu maintenant, qu'a-t-on fait de toi? Tu vivais pour donner la
joie bienfaisante. Il n'y a jamais eu de fruit plus doux que ta bouche,
ni de lumière plus claire que tes yeux; ta peau était une robe glorieuse
que tu ne voulais pas voiler; la volupté y flottait comme une odeur
perpétuelle; et quand tu dénouais ta chevelure, tous les désirs s'en
échappaient, et quand tu refermais tes bras nus, on priait les dieux
pour mourir.»
*
Accroupie sur le sol, Rhodis sanglotait.
*
«Chrysis, ma Chrysis, poursuivit Myrtocleia, hier encore tu étais
vivante, et jeune, espérant de longs jours, et maintenant voici que tu
es morte, et rien au monde ne peut plus faire que tu nous dises une
parole. Tu as fermé les yeux, nous n'étions pas là. Tu as souffert, et
tu n'as pas su que nous pleurions pour toi derrière les murailles, tu as
cherché du regard quelqu'un en mourant et tes yeux n'ont pas rencontré
nos yeux chargés de deuil et de pitié.»
*
La joueuse de flûte pleurait toujours. La chanteuse la prit par la main.
*
«Chrysis, ma Chrysis, tu nous avais dit qu'un jour, grâce à toi, nous
nous marierions. Notre union se fait dans les larmes, et ce sont de
tristes fiançailles que celles de Rhodis et de Myrtocleia. Mais la
douleur plus que l'amour réunit deux mains serrées. Celles-là ne se
quitteront jamais, qui ont une fois pleuré ensemble. Nous allons porter
en terre ton corps chéri, Chrysidion, et nous couperons toutes les deux
nos chevelures sur la tombe.»
*
Dans une couverture du lit, elle enveloppa le beau cadavre; puis elle
dit à Rhodis:
«Aide-moi.»
Elles la soulevèrent doucement; mais le fardeau était lourd pour les
petites musiciennes et elles le posèrent sur le sol une première fois.
«Ôtons nos sandales, dit Myrto. Marchons pieds nus dans les couloirs. Le
geôlier a dû s'endormir... si nous ne le réveillons pas, nous passerons,
mais s'il nous voit faire il nous empêchera... Pour demain, cela
n'importe pas: quand il verra le lit vide, il dira aux soldats de la
reine qu'il a jeté le corps dans la basse-fosse, comme la loi le veut.
Ne craignons rien, Rhodé... Mets tes sandales comme moi dans ta
ceinture. Et viens. Prends le corps sous les genoux. Laisse passer les
pieds en arrière. Marche sans bruit, lentement, lentement...»
V
LA PIÉTÉ
Après le tournant de la deuxième rue, elles posèrent le corps une
seconde fois pour remettre leurs sandales. Les pieds de Rhodis, trop
délicats pour marcher nus, s'étaient écorchés et saignaient.
La nuit était pleine de clarté. La ville était pleine de silence. Les
ombres couleur de fer se découpaient carrément au milieu des rues, selon
le profil des maisons.
Les petites vierges reprirent leur fardeau.
«Où allons-nous, dit l'enfant, où allons-nous la mettre en terre?
--Dans le cimetière d'Hermanubis. Il est toujours désert. Elle sera là
en paix.
--Pauvre Chrysis! aurais-je pensé que le jour de sa fin je porterais son
corps sans torches et sans char funèbre, secrètement, comme une chose
volée.»
Puis toutes deux se mirent à parler avec volubilité comme si elles
avaient peur du silence côte à côte avec le cadavre. La dernière journée
de la vie de Chrysis les comblait d'étonnement. D'où tenait-elle le
miroir, le peigne et le collier? Elle n'avait pu prendre elle-même les
perles de la déesse: le temple était trop bien gardé pour qu'une
courtisane pût y pénétrer. Alors quelqu'un avait agi pour elle? Mais
qui? On ne lui connaissait pas d'amant parmi les stolistes commis à
l'entretien de la statue divine. Et puis, si quelqu'un avait agi à sa
place, pourquoi ne l'avait-elle pas dénoncé? Et de toutes façons,
pourquoi ces trois crimes? À quoi lui avaient-ils servi, sinon à la
livrer au supplice? Une femme ne fait pas de ces folies sans but, à
moins qu'elle ne soit amoureuse. Chrysis l'était donc? et de qui?
«Nous ne saurons jamais, conclut la joueuse de flûte. Elle a emporté son
secret avec elle, et si même elle a un complice, ce n'est pas lui qui
nous renseignera.»
Ici Rhodis, qui chancelait déjà depuis quelques instants, soupira:
«Je ne peux plus, Myrto, je ne peux plus porter. Je tomberais sur les
genoux. Je suis brisée de fatigue et de chagrin.»
Myrtocleia la prit par le cou:
«Essaye encore, mon chéri. Il faut la porter. Il s'agit de sa vie
souterraine. Si elle n'a pas de sépulture et pas d'obole dans la main,
elle restera éternellement errante au bord du fleuve des enfers, et
quand, à notre tour, Rhodis, nous descendrons chez les morts, elle nous
reprochera notre impiété, et nous ne saurons que lui répondre.»
Mais l'enfant, dans une faiblesse, fondit en larmes sur son bras.
«Vite, vite, reprit Myrtocleia, voici qu'on vient du bout de la rue.
Mets-toi devant le corps avec moi. Cachons-le derrière nos tuniques. Si
on le voit, tout sera perdu...»
Elle s'interrompit.
«C'est Timon. Je le reconnais. Timon avec quatre femmes... Ah! Dieux!
que va-t-il arriver! Lui qui rit de tout, il nous plaisantera... Mais
non, reste ici, Rhodis, je vais lui parler.»
Et, prise d'une idée soudaine, elle courut dans la rue au-devant du
petit groupe.
«Timon, dit-elle (et sa voix était pleine de prière), Timon, arrête-toi.
Je te supplie de m'entendre. J'ai des paroles graves dans la bouche. Il
faut que je les dise à toi seul.
--Ma pauvre petite, dit le jeune homme, comme tu es émue! Est-ce que tu
as perdu le nœud de ton épaule, ou bien est-ce que ta poupée s'est
cassé le nez en tombant? Ce serait un événement tout à fait
irréparable.»
La jeune fille lui jeta un regard douloureux; mais déjà les quatre
femmes, Philotis, Séso de Cnide, Callistion et Tryphèra,
s'impatientaient autour d'elle.
«Allons, petite sotte! dit Tryphèra, si tu as épuisé les tétons de ta
nourrice, nous n'y pouvons rien, nous n'avons pas de lait. Il fait
presque jour, tu devrais être couchée; depuis quand les enfants
flânent-ils sous la lune?
--Sa nourrice? dit Philotis. C'est Timon qu'elle veut nous prendre.
--Le fouet! Elle mérite le fouet!»
Et Callistion, un bras sous la taille de Myrto, la souleva de terre en
levant sa petite tunique bleue. Mais Séso s'interposa:
«Vous êtes folles, s'écria-t-elle. Myrto n'a jamais connu d'homme. Si
elle appelle Timon, ce n'est pas pour coucher. Laissez-la tranquille et
qu'on en finisse!
--Voyons, dit Timon, que me veux-tu? Viens par ici. Parle-moi à
l'oreille. Est-ce que c'est vraiment grave?
--Le corps de Chrysis est là, dans la rue, dit la jeune fille encore
tremblante. Nous le portons au cimetière, ma petite amie et moi, mais il
est lourd, et nous te demandons si tu veux nous aider... Ce ne sera pas
long... Aussitôt après, tu pourras retrouver tes femmes...»
Timon eut un regard excellent:
«Pauvres filles! Et moi qui riais! Vous êtes meilleures que nous...
Certainement je vous aiderai. Va rejoindre ton amie et attends-moi, je
viens.»
Se retournant vers les quatre femmes:
«Allez chez moi, dit-il, par la rue des Potiers. J'y serai dans peu de
temps. Ne me suivez pas.»
Rhodis était toujours assise devant la tête du cadavre. Quand elle vit
arriver Timon, elle supplia:
«Ne le dis pas! Nous l'avons volée pour sauver son ombre. Garde notre
secret, nous t'aimerons bien, Timon.
--Soyez rassurées», dit le jeune homme. Il prit le corps sous les
épaules et Myrto le prit sous les genoux, et ils marchèrent en silence,
et Rhodis suivait, d'un petit pas chancelant.
Timon ne parlait point. Pour la seconde fois en deux jours, la passion
humaine venait de lui enlever une des passagères de son lit, et il se
demandait quelle extravagance emportait ainsi les esprits hors de la
route enchantée qui mène au bonheur sans ombre.
«Ataraxie! pensait-il, indifférence, quiétude, ô sérénité voluptueuse!
qui des hommes vous appréciera? On s'agite, on lutte, on espère, quand
une seule chose est précieuse: savoir tirer de l'instant qui passe
toutes les joies qu'il peut donner, et ne quitter son lit que le moins
possible.»
*
* *
Ils arrivèrent à la porte de la nécropole ruinée.
«Où la mettrons-nous? dit Myrto.
--Près du dieu.
--Où est la statue? Je ne suis jamais entrée ici. J'avais peur des
tombes et des stèles. Je ne connais pas l'Hermanubis.
--Il doit être au centre du petit jardin. Cherchons-le. J'y suis venu
autrefois quand j'étais enfant, en poursuivant une gazelle perdue.
Prenons par l'allée des sycomores blancs. Nous ne pouvons manquer de le
découvrir.»
Ils y parvinrent en effet.
Le petit jour mêlait à la lune ses violettes légères sur les marbres.
Une vague et lointaine harmonie flottait dans les branches des cyprès.
Le bruissement régulier des palmes, si semblable aux gouttes de la pluie
tombante, versait une illusion de fraîcheur.
Timon ouvrit avec effort une pierre rose enfoncée dans la terre. La
sépulture était creusée sous les mains du dieu funéraire, qui faisaient
le geste de l'embaumeur. Elle avait dû contenir un cadavre, jadis, mais
on ne trouva dans la fosse qu'une poussière brunâtre en monceau.
Le jeune homme y descendit jusqu'à la ceinture et tendit les bras en
avant:
«Donne-la moi, dit-il à Myrto. Je vais la coucher tout au fond et nous
refermerons la tombe...»
Mais Rhodis se jeta sur le corps:
«Non! ne l'enterrez pas si vite! je veux la revoir! Une dernière fois!
Une dernière fois! Chrysis! ma pauvre Chrysis! Ah! l'horreur...
Qu'est-elle devenue!...»
Myrtocleia venait d'écarter la couverture roulée autour de la morte, et
le visage était apparu si rapidement altéré que les deux jeunes filles
reculèrent. Les joues s'étaient faites carrées, les paupières et les
lèvres se gonflaient comme six bourrelets blancs. Déjà il ne restait
rien de cette beauté plus qu'humaine. Elles refermèrent le suaire épais;
mais Myrto glissa la main sous l'étoffe pour placer dans les doigts de
Chrysis l'obole destinée à Charon.
Alors, toutes les deux, secouées par des sanglots interminables, elles
remirent aux bras de Timon le corps inerte qui pliait.
Et quand Chrysis fut couchée au fond de la tombe sablonneuse, Timon
rouvrit le linceul. Il assura l'obole d'argent dans les phalanges
relâchées, il soutint la tête avec une pierre plate; sur le corps il
répandit depuis le front jusqu'aux genoux la longue chevelure d'ombre et
d'or.
Puis il sortit de la fosse, et les musiciennes à genoux devant
l'ouverture béante se coupèrent l'une l'autre leurs jeunes cheveux pour
les nouer en une seule gerbe qu'elles ensevelirent avec la morte.
ΤΟΙΟΝΔΕ ΠΕΡΑΣ ΕΣΧΕ ΤΟ ΣΥΝΤΑΓΜΑ
ΤΩΝ ΠΕΡΙ ΧΡΥΣΙΔΑ ΚΑΙ ΔΗΜΗΤΡΙΟΝ
Juillet 1892-décembre 1895.
TABLE
PRÉFACE I
LIVRE I
I.--Chrysis 1
II.--Sur la Jetée d'Alexandrie 20
III.--Démétrios 34
IV.--La Passante 47
V.--Le Miroir, le Peigne et le Collier 51
VI.--Les Vierges 70
VII.--La Chevelure de Chrysis 78
LIVRE II
I.--Les Jardins de la Déesse 87
II.--Melitta 100
III.--Scrupules 121
IV.--Clair de lune 127
V.--L'Invitation 133
VI.--La Rose à la bouche 143
VII.--Le Conte de la Lyre enchantée 155
LIVRE III
I.--L'Arrivée 169
II.--Le Dîner 178
III.--Rhacotis 201
IV.--Bacchanale chez Bacchis 207
V.--La Crucifiée 216
VI.--Enthousiasme 224
LIVRE IV
I.--Le Songe de Démétrios 233
II.--La Foule 249
III.--La Réponse 260
IV.--Le Jardin d'Hermanubis 273
V.--Les Murailles de pourpre 278
LIVRE V
I.--La suprême Nuit 287
II.--La poussière retourne à la terre 296
III.--Chrysis immortelle 303
IV.--La Pitié 311
V.--La Piété 319
POITIERS.--IMP. BLAIS ET ROY, 7, RUE VICTOR-HUGO.