--Il est trop tard pour reculer, dit-il; je vous ai fait des excuses
telles que désormais je ne pourrais supporter votre vue. Vous refusez la
réparation que je venais vous offrir; c'est moi maintenant qui vous
demande satisfaction.
Un duel aurait certainement terminé cette singulière querelle, si
l'arrivée de Ferdinand n'était venue y mettre un terme.
Il avait reçu la lettre d'Hector et il accourait.
Dès qu'on l'eut mis au courant de l'affaire:
--Laisse-moi, dit-il à Hector, moi qui parle anglais comme un Londonien,
je vais arranger l'affaire avec M. Wellesley.
Il s'entendait à arranger les affaires, Ferdinand.
Une fois Hector passé dans une autre pièce, il raconta à sir James
l'histoire de son ami et de mademoiselle d'Ambleçay.
La fureur de l'Anglais ne connut plus de bornes.
--Je suis joué! s'écria-t-il; et alors il exigea des réparations d'une
voix si impérieuse et si haute, qu'Hector accourut au bruit.
On s'expliqua, et le lendemain Hector gratifiait sir James d'un joli
coup d'épée dans le bras, qui retarda son mariage de six semaines.
Ces quelques gouttes de sang retrempèrent l'amitié de ces ennemis d'un
jour.