La primauté d'honneur et de juridiction dont le Pape jouit de droit
divin, est toute à l'avantage spirituel de l'église. Loin de vouloir
affaiblir une autorité si essentielle à la constitution de l'église,
nous croyons ici lui rendre hommage, en répondant à la question qui se
présente, que si les affaires temporelles n'ont par elles-mêmes aucun
rapport nécessaire avec le spirituel, si elles n'empêchent pas le chef
de l'église de remplir librement et avec indépendance les fonctions du
ministère apostolique, nous pensons que le Pape ne peut pas, par le seul
motif des affaires temporelles, refuser son intervention dans les
affaires spirituelles. La distance qui les sépare est du temps à
l'éternité.