Adieu!
Adieu!
Adieu!
PREMIÈRE FÉE, _après un long silence_.
Le ruisseau bouillonnant sous les bras des ondines,
Plus rapide s’enfuit,
Et l’écho faiblissant de leurs voix argentines,
A peine encore bruït;
Et dans l’air fraîchissant sous tant d’ailes errantes
Qui viennent l’agiter,
Pleines de sourds frissons, les feuilles susurrantes
Ont peur de palpiter....
(_Une pause._)
Tout est calme, tout tombe en une paix profonde...
O silence des bois,
Craignant de te troubler et de réveiller l’onde,
Je veux taire ma voix.
(_Longue pause._)
Mais, bien que comprimant ma sourde et longue plainte,
Je l’étouffe en mon sein;
Toujours glace mes sens l’épouvantable crainte
Qui parle d’assassin!
(_Une rafale s’élève; un soudain frémissement secoue tous les arbres de
la forêt: le temps se trouble et change._)