LES SYLPHES.

Le vent s’élève.

Comme un rêve,

Sur les gazons,

Sur les sables,

Insaisissables,

Nous passons.

Formons la ronde

Dans un éclair;

Tournons sur l’onde

La plus profonde;

Tournons dans l’air!

Le vent s’élève.

Comme un rêve,

Sur les gazons,

Sur les sables,

Insaisissables,

Nous passons.

(_Le chant s’est rapproché. Les sylphes dansent en formant un grand rond

autour du chêne, mais sans trop s’approcher du cercle. Les fées forment

un groupe immobile, et paraissent absorbées par l’attention qu’elles

apportent à leur charme. Les sylphes cessent leur danse et s’éparpillent

çà et là, mais toujours épiant les fées._)

CHOEUR DES SYLPHES, _à demi-voix_.

Frères, cessons, cessons la danse;

Il faut, ce soir, de la prudence!

Les poètes du peuple au XIXe siècle · 第 58 / 139 题