TROISIÈME FÉE.

Moi j’ai, sans m’arrêter, précipité mon vol.

Je n’ai pas écouté le chant du rossignol,

Qui, plus doux que jamais, s’élevait sous l’ombrage;

J’ai passé le torrent, grondant comme un orage;

Les sylphes m’appelaient et je fuyais toujours;

Les sylphides, quittant leurs odorants séjours,

Dans l’air se répandaient comme un parfum de rose;

En un cercle amoureux je me voyais enclose;

Mais toujours je fuyais, car j’entendais Néla

Qui pleurait sous le chêne, et prompte me voilà!

Les poètes du peuple au XIXe siècle · 第 56 / 139 题