Moi j’ai, sans m’arrêter, précipité mon vol.
Je n’ai pas écouté le chant du rossignol,
Qui, plus doux que jamais, s’élevait sous l’ombrage;
J’ai passé le torrent, grondant comme un orage;
Les sylphes m’appelaient et je fuyais toujours;
Les sylphides, quittant leurs odorants séjours,
Dans l’air se répandaient comme un parfum de rose;
En un cercle amoureux je me voyais enclose;
Mais toujours je fuyais, car j’entendais Néla
Qui pleurait sous le chêne, et prompte me voilà!