XIV

Priyamvada se leva et alla prendre dans un coin de la salle une petite

table de laque de Chine qu'elle apporta devant Volmerange, qui suivait

tous ses mouvements avec une curiosité inquiète.

Une fleur de lotus rose, fraîchement épanouie, trempait sa queue dans

une coupe de cristal pleine d'eau. Priyamvada prit la fleur et vida la

coupe sur la terre d'un vase du Japon; puis elle la posa sur la table

après l'avoir remplie d'une eau nouvellement puisée dans une buire

curieusement ciselée et fermée avec soin.

--Ceci, dit la jeune Indienne, est l'eau mystérieuse qui est descendue

du ciel sur la montagne Chimavontam, et coule du mufle de la vache

sacrée conduite dans ses détours par le pieux Bagireta; c'est l'eau

sainte du fleuve qu'on appelait autrefois Chlialoros, et que maintenant

on nomme le Gange. Je l'ai recueillie en me penchant de l'escalier de

marbre de la pagode de Bénarès et avec les formalités voulues; elle a

donc toutes ses vertus divines, et le succès de notre expérience est

infaillible.

Le comte écoutait Priyamvada de toute son attention sans se rendre

compte de ce qu'elle voulait faire.

Elle ouvrit différentes boîtes d'où elle tira des poudres qu'elle

disposa sur des brûle-parfums de porcelaine aux quatre coins de la

table; de légers nuages bleuâtres commencèrent à s'élever en spirale et

à répandre une odeur pénétrante.

--Maintenant, dit Priyamvada à Volmerange, penchez votre visage sur

cette coupe et plongez votre regard dans l'eau qu'elle contient avec

toute la fixité dont vous serez capable, pendant que je vais prononcer

les paroles magiques et faire l'appel aux puissances mystérieuses.

Rien ne ressemblait moins aux sorcelleries ordinaires que cette scène;

point de caverne, point de taudis, point de crapaud familier, pas de

chat noir, pas de grimoire graisseux: une salle vaste et splendide, une

coupe d'eau claire, des parfums et une jeune fille charmante; il n'y

avait là rien de bien effrayant, et pourtant ce ne fut pas sans un

certain battement de coeur que Volmerange s'inclina sur la coupe.

L'inconnu alarme toujours un peu, sous quelque forme qu'il se présente.

Debout près de la table, Friyamvada récitait à demi voix, et dans une

langue inconnue à Volmerange, des formules d'incantation. La plus vive

ferveur paraissait l'animer; ses yeux se levaient au plafond, et leurs

prunelles, fuyant sous les paupières, ne laissaient plus voir que le

blanc nacré du cristallin. Sa gorge se gonflait, soulevée par d'ardents

soupirs, et le feu de la prière glissait des teintes pourprées sous

l'ambre jaune de sa peau. Elle continua ainsi quelque temps, et,

revenant à un idiome intelligible, elle dit, comme s'adressant à des

êtres visibles seulement pour elle:

--Allons, le Rouge et le Doré, faites votre devoir.

Volmerange, qui, jusque-là s'était tenu penché sur la coupe sans y

découvrir autre chose que de l'eau claire, vit se répandre tout à coup

dans sa limpidité un nuage laiteux, comme si une fumée montait du fond.

--Le nuage a-t-il paru? demanda la jeune Indienne.

--Oui; on dirait qu'une main invisible a répandu une essence dans cette

eau qui a blanchi tout à coup.

--C'est la main de l'Esprit qui trouble l'eau, répondit Priyamvada du

ton le plus simple.

Le comte ne put s'empêcher de relever la tête.

--Ne regardez pas hors de la table, s'écria Priyamvada d'un ton

suppliant; vous rompriez le charme.

Docile à l'injonction de sa brune cousine, Volmerange inclina de nouveau

le front.

--Que voyez-vous maintenant?

--Un cercle coloré se dessine au fond de la coupe.

--Rien qu'un seul?

--Oh! le voici qui se dédouble et brille nuancé de toutes les couleurs

du prisme.

--Deux, ce n'est pas assez, il en faut trois: un pour Brahma, un pour

Wishnou, un pour Shiva. Regardez bien attentivement; je vais répéter

l'incantation, dit Priyamvada en reprenant son attitude excentrique.

Le troisième cercle parut; d'abord indécis et décoloré, pareil à ces

ombres d'are-en-ciel qui se projettent à côté du véritable; bientôt il

arrêta ses contours et s'inscrivit radieux et brillant à côté des deux

autres.

--Il y a trois cercles à présent, s'écria le comte, qui, malgré son

incrédulité européenne, ne pouvait s'empêcher d'être étonné de

l'apparition de ces trois anneaux flamboyants, qu'aucune raison physique

n'expliquait.

--Les anneaux y sont tous les trois, dit Priyamvada; le cadre est prêt.

Esprits, amenez celui qu'on veut voir. En quelque partie du monde et en

quelque temps qu'il ait vécu, fût-ce avant Adam, qui est enterré dans

l'île de Serendib, forcez-le à paraître et à se trahir lui-même, ombre

s'il est mort, portrait s'il est vivant.

Ces paroles, dites du ton le plus solennel, firent pencher plus

avidement Volmerange sur la coupe. Devait-il croire à l'efficacité des

incantations magiques de Priyamvada? Ses préjugés d'homme civilisé se

révoltaient à cette idée, et cependant les effets déjà produits ne lui

permettaient guère d'être incrédule. Son incertitude, en tout cas, ne

devait pas durer longtemps.

Au fond de la coupe, dans l'espace circonscrit par les trois anneaux

lumineux, Volmerange vit apparaître, dans les profondeurs d'un immense

lointain, un point qui s'approchait avec rapidité, se dessinant de plus

en plus nettement.

--Voyez-vous apparaître quelque chose? dit Priyamvada à Volmerange.

--Un homme dont je ne puis encore discerner les traits, s'avance vers

moi.

--Lorsque vous le verrez plus distinctement, tâchez de bien graver ses

traits dans votre mémoire; car je ne puis deux fois détacher un spectre

de la même personne, ajouta la jeune Indienne d'un ton grave.

La figure évoquée prenait plus de précision, ébauchée sous l'eau par un

pinceau mystérieux; un éclair traversa la coupe, et Volmerange reconnut,

à n'en pouvoir douter, la tête pâle et fine de Xavier.

Il poussa un cri d'étonnement et de rage; le nuage laiteux remplit de

nouveau la coupe, l'image se troubla et tout disparut.

--Dolfos! un des membres de notre junte, poursuivit Volmerange atterré.

Dolfos était le vrai nom de Xavier, qui n'était connu d'Édith que sous

ce pseudonyme. Xavier, ou, pour mieux dire, Dolfos, ne pouvant prévoir

cette scène d'hydromancie, avait cru ajouter ainsi à l'obscurité dont il

avait enveloppé sa ténébreuse intrigue.

Priyamvada, qui ne paraissait nullement surprise de ce résultat

prodigieux, reversa l'eau du Gange dans le vase où elle l'avait puisée.

--Maintenant, mon cher seigneur peut se venger s'il le veut, dit la

jeune fille; par mon art, je lui ai donné le signalement du coupable.

--Écoute, Priyamvada, rugit le comte en se redressant de toute sa

hauteur, je te suivrai dans l'Inde, je ferai tout ce que tu voudras; mon

coeur et mon bras t'appartiennent pour le service que tu viens de me

rendre. Maintenant, laisse-moi sortir d'ici; je suis tout à ma

vengeance.

--Va! répondit Priyamvada, sois terrible comme Durga plongeant son

trident au coeur du vice, féroce comme Narsingha, l'homme-lion,

déchirant les entrailles d'Hiranyacasipu.

Et elle prit la main du comte, qu'elle conduisit par différents détours

jusqu'à une porte qui donnait sur la rue.

Quand elle revint, Dakcha, qui avait suivi toute cette scène, caché

derrière le rideau, était debout au milieu de la chambre, le coude

appuyé sur le bras et le menton sur la paume de la main, dans une

attitude méditative. Au bout de quelques secondes, il dit à Priyamvada:

--Je pense, jeune fille, que tu as eu tort de laisser aller le cher

seigneur... S'il ne revenait pas?

--Il reviendra, répondit l'Indienne en faisant luire, derrière l'anneau

de brillants de ses narines, un sourire plein de malice et de

coquetterie naïve.

Lorsque Volmerange se trouva dans la rue, il crut avoir été le jouet

d'un rêve. Devait-il ajouter foi à cette fantasmagorie, et Dolfos

était-il véritablement le coupable? Un secret instinct lui disait oui,

quoiqu'il ne pût appuyer sa conviction d'aucun indice.

En supposant qu'il fût coupable, comment le lui prouver? La seule

créature qui eût pu dire la vérité roulait vers la mer, du moins

Volmerange le croyait, emportée par les flots bourbeux de la Tamise; et,

d'ailleurs, où trouver Dolfos, qu'il n'avait pas vu depuis deux ou trois

ans, dont il ignorait complètement le genre de vie, car cette nature

froide et souterraine lui avait toujours été antipathique? Ils s'étaient

rencontrés quelquefois et leurs rapports s'étaient maintenus dans cette

politesse stricte qui touche à l'insulte. Quelques affaires de femmes,

où Dolfos, en rivalité avec Volmerange, n'avait pas eu le dessus,

semblaient avoir laissé dans l'âme du premier une rancune profonde qu'il

cachait soigneusement, mais qui avait fait pulluler les vipères dans ce

coeur malsain.

Une autre incertitude torturait Volmerange. Dolfos avait peut-être agi

d'après les ordres de la junte, et alors, appuyé par cette puissante

association, il pourrait échapper au châtiment qu'il méritait; un

vaisseau l'emportait sans doute vers un pays inconnu et le dérobait pour

toujours à ses recherches.

Il en était là de ses raisonnements, lorsque tout à coup, par un de ces

hasards vrais dans la vie, invraisemblables dans les romans, Dolfos,

tournant un angle de rue, se rencontra face à face avec lui.

A l'aspect de Volmerange, Dolfos comprit qu'il savait tout: il eut peur

à la vue de ce visage livide où flamboyaient deux yeux pleins d'éclairs,

et il se rejeta en arrière par un mouvement brusque; mais la main du

comte s'abattit sur son bras comme un crampon de fer et le fixa sur la

place.

--Dolfos, dit le comte, je sais tout, n'essaye pas de nier; tu

m'appartiens, suis-moi.

Le misérable tâcha de se débarrasser de l'étreinte de cette main

nerveuse, mais il ne put y réussir.

--Faut-il que je te soufflette en pleine rue, comme un lâche, pour te

forcer à te battre? poursuivit Volmerange. J'ai le droit de

t'assassiner, et pourtant je risquerai ma vie contre la tienne, comme si

tu étais un homme d'honneur. Séduire une femme, cela se conçoit, l'amour

excuse tout; mais la perdre dans un but de calcul et de haine, l'enfer

n'a rien de plus monstrueux et de plus abominable. Tu m'as fait

meurtrier, il faut que je te tue. Je te dois à l'ombre d'Édith.

--Eh bien, oui, je vous suivrai, répondit Dolfos; mais desserrez ces

doigts qui me brisent le poignet.

--Non, répondit Volmerange, tu te sauverais.

Une voiture passa, le comte l'appela, et y fit monter devant lui Dolfos,

blême et tremblant.

--Menez nous, dit le comte, à ***.

C'était une petite maison de campagne, un cottage que le comte possédait

aux environs de Richmond.

Le trajet, quoique rapide, parut long aux deux ennemis: Dolfos, rencogné

dans un angle de la voiture, semblait une hyène acculée par un lion.

Volmerange le couvait d'un oeil sinistre et flamboyant; il était calme

et Dolfos agité.

Enfin on arriva à la porte du cottage: un vieux serviteur était chargé

de la garde de cette maison, où le comte ne venait que rarement et

seulement pour faire avec ses amis quelque joyeuse partie de garçons.

Ce cottage, espèce de petite maison de Volmerange, était disposé d'une

façon discrète: aucune vue ne plongeait dans son parc entouré de hautes

palissades. Pas de voisinage importun: l'amour pouvait y pousser ses

soupirs, l'orgie y crier sa folle chanson, sans éveiller l'attention de

personne; mais, par exemple, on aurait pu s'y égorger en toute sécurité.

Avec des intentions voluptueuses, c'était une grotte de Calypso; avec

des intentions sinistres, un antre de Cacus: qu'on nous pardonne cette

mythologie. Les intentions de Volmerange n'étaient pas gaies, c'était

donc un coupe-gorge.

Le jour commençait à baisser, et la chambre dans laquelle Volmerange

entra, poussant Dolfos, était humide et froide comme l'antichambre d'un

tombeau; elle n'avait pas été ouverte depuis longtemps.

Dolfos se laissa tomber dans un fauteuil et s'appuya la tête sur une de

ses mains. Il était profondément abattu. Quoique d'une imagination

audacieuse, il n'avait pas le courage physique. Le repentir lui venait

comme il vient aux lâches lorsqu'ils sont découverts.--Quoiqu'il eût

reçu de la junte l'ordre de détourner Volmerange d'Édith, certes il

avait outrepassé ses pouvoirs d'une façon odieuse; et fait dans cette

intrigue une part trop grande à sa haine particulière. Il éprouvait ce

regret amer et sans compensation des scélérats qui n'ont pas réussi.

--Daniel, allez-vous-en porter cette lettre à la ville, dit Volmerange,

après avoir plié un papier, au vieux gardien qu'il avait appelé; c'est

très pressé.

Le vieux serviteur partit, et, lorsque Volmerange eut entendu refermer

la porte d'entrée, il dit à Dolfos:

--A nous deux, maintenant!

Et, détachant d'un trophée d'armes suspendu au mur deux épées de

pareille longueur qu'il mit sous son bras, il se dirigea vers le jardin.

Livide comme un spectre, les dents serrées, les yeux injectés de sang,

Dolfos suivait Volmerange de ce pas machinal dont le patient suit le

bourreau. Il eût voulu crier, mais la voix tarissait dans son gosier

aride, et, d'ailleurs, personne n'eût entendu ses cris. Il lui prenait

l'envie de s'arrêter, de se coucher par terre et d'opposer une

résistance inerte; mais Volmerange l'eût fait marcher avec sa main

puissante, comme le croc qui traîne un cadavre aux gémonies. Il allait

donc, muet et stupide, lui si éloquent et si retors, car il avait senti

tout de suite l'inutilité de la prière ou du mensonge.

En passant devant une resserre rustique, Volmerange y entra un instant,

et en ressortit avec une bêche.

Ce détail sinistre glaça Dolfos. Ils marchèrent ainsi jusqu'au fond du

parc.

Arrivé là, Volmerange s'arrêta et dit:

--La place est bonne.

La place était bonne, en effet: des arbres plus qu'à moitié effeuillés

par l'automne, et profilant leurs noirs squelettes sur les nuages

sanguinolents du soir, dessinaient à cet endroit comme une espèce de

cirque fait exprès pour la lutte.

Le comte, déposant les deux épées hors de la portée de Dolfos, prit la

bêche et traça sur le sable un parallélogramme de la longueur à peu près

d'un homme couché; puis il se mit à creuser, rejetant la terre à droite

et à gauche.

Glacé d'épouvante, Dolfos s'était appuyé contre un arbre, et, d'une voix

affaiblie, il dit à Volmerange;

--Que faites-vous, grand Dieu?

--Ce que je fais? répondit Volmerange sans quitter sa besogne. Je creuse

votre fosse ou la mienne, selon les chances; le survivant enterrera

l'autre...

--Mais c'est horrible! râla Dolfos.

--Je ne trouve pas, continua Volmerange avec une ironie cruelle; nous

n'avons pas, que je pense, l'idée de nous faire seulement quelques

petites égratignures; cette manière est commode et décente. Mais bêchez

donc un peu à votre tour, ajouta-t-il en sortant de la fosse creusée à

moitié; il n'est pas juste que je me fatigue tout seul: faisons en

commun le lit où l'un de nous doit coucher.

Et il remit la bêche aux mains de Dolfos.

Celui-ci, tout tremblant, donna au hasard cinq ou six coups qui

enlevèrent à peine quelques mottes de terre.

--Allons, laissez-moi finir, dit Volmerange en reprenant l'outil; vous

qui êtes si bon comédien, vous ne joueriez pas bien le rôle du fossoyeur

dans _Hamlet_; vous bêchez mal, mon maître.

La nuit était presque tombée lorsque le comte eut terminé son lugubre

travail.

--Allons, c'est assez pioché comme cela! Aux épées maintenant, dit le

comte en en jetant une à Dolfos et en gardant l'autre pour lui.

--Il ne fait plus clair, cria le misérable; allons-nous donc nous

égorger a tâtons?

--On y voit toujours assez clair pour se tuer. Passer de la nuit à la

mort est une transition facile; si noir qu'il fasse, nous sentirons bien

toujours nos épées nous entrer dans le corps, dit le comte en portant

une botte terrible à Dolfos, qui poussa un gémissement.

--J'ai touché, dit le comte, la pointe de mon épée est mouillée.

Dolfos, exaspéré, se fendit à fond sur le comte.

Volmerange para le coup par une prompte retraite, et, liant son fer avec

celui de son adversaire, lui fit sauter l'épée des mains.

Se voyant perdu, Dolfos se jeta par terre, et, s'aplatissant comme un

tigre, saisit Volmerange par les jambes et le fit tomber.

Alors commença une lutte affreuse. Serré par l'étreinte furieuse de

Dolfos, dont la lâcheté au désespoir se tournait en rage de bête fauve,

Volmerange ne pouvait se servir de son épée. Il essaya bien d'abord de

la planter dans le dos de Dolfos, dût-il, en clouant son adversaire sur

lui, se traverser le coeur; mais il ne put y réussir, le fer lui

échappa. De sa main devenue libre, il empoigna son ennemi à la gorge.

La chute des deux adversaires avait eu lieu près de la fosse ouverte. En

se roulant par terre dans les soubresauts et les convulsions de ce

combat de cannibales, Volmerange et Dolfos arrivèrent près du trou béant

et y roulèrent, sans se quitter, pêle-mêle avec la terre éboulée.

Seulement, Dolfos était dessous. Les doigts de Volmerange s'incrustaient

dans ses chairs et l'étranglaient comme fait une garrotte espagnole.

L'écume montait aux lèvres du misérable; un râle sourd grommelait dans

sa gorge, et ses membres se roidissaient... Mais bientôt ces

tressaillements cessèrent, et Volmerange, s'arrachant à l'étreinte du

cadavre, s'élança sur le bord de la fosse et dit:

--Un mort qui s'est enterré lui-même, on n'est pas plus complaisant que

cela!

Et, prenant la bêche, il recouvrit en toute hâte le corps du vaincu,

égalisant la terre avec soin et piétinant sur la place pour faire

affaisser le sol nouvellement remué.

--Maintenant que ce compte est réglé, allons voir Priyamvada et quittons

cette vieille Europe, où je laisse deux cadavres!

Partie carrée · 第 17 / 25 题