Par le récit du siège de Castillon (1586) qui, rédigé d'après
d'Aubigné et de Thou, se trouve dans _l'Histoire de Libourne_, par M.
Raymond Guinodie, on peut se convaincre que ce siège fut un des plus
remarquables de l'époque. Les assiégés y firent preuve d'héroïsme, et
les assiégeants, d'une énergie passionnée. Il ne restait plus à la
place qu'une centaine de défenseurs valides, lorsqu'elle capitula.
Turenne, Vivans et Favas prolongèrent sa résistance par les attaques
continuelles dont ils harcelaient les troupes de Mayenne. Il paraît
certain que si la peste n'avait pas régné dans les murs de Castillon,
d'où finirent par s'écarter les secours envoyés par les réformés, le
duc, à bout de forces lui-même, aurait compté un échec de plus dans sa
campagne. (_Page 230._)