Brantôme a porté sur le maréchal de Matignon, qu'il n'aimait pas, le
jugement suivant: «Après que mondit maréchal de Biron fut parti de la
Guienne, fut en sa place subrogé le maréchal de Matignon, un très fin
et trinquat (rusé) Normand, et qui battait froid d'autant que l'autre
battait chaud; c'est ce qu'on disait à la cour, qu'il fallait un tel
homme au roi de Navarre et au pays de Guienne, car cervelles chaudes
les unes avec les autres ne font jamais bonne soupe.»
Les _Archives historiques de la Gironde_ ont publié une très
intéressante et très précieuse lettre de Matignon adressée à Henri IV,
quinze jours après la mort de Henri III. On voit, dans ce document,
que le maréchal mettait au service du nouveau roi de France un zèle et
un dévouement sans bornes. La lettre est datée du 18 août 1589. (_Page
158._)