La formule de la Ligue de Péronne a été souvent reproduite, mais avec
d'innombrables variantes. Le Père Louis Maimbourg et, après lui, le
Père Daniel en ont donné comme authentique une version qui diffère en
plus d'un point du texte inséré par d'Aubigné dans son _Histoire
universelle_.
Il en fut de ce programme d'opposition politique et religieuse comme
de la plupart des programmes: adopté en principe par les ligueurs, il
subit diverses interprétations, selon les mobiles et les fluctuations
de la lutte.
Nous n'avons pas à juger ici l'œuvre de la Ligue après l'avènement de
Henri IV; mais nous dirons volontiers, avec M. Charles Mercier de
Lacombe, dans sa belle étude sur _Henri IV et sa politique_: «Entre
les mains des Guises, la Ligue commence avant le moment où elle eût
été légitime, et ne finit qu'après le moment où elle devenait inique.»
(_Page 93._)