Nos Suisses et nos Gascons, fortifiés d'une nombreuse noblesse

française, accourue tout exprès, et qui se mit à pied, soutinrent

l'épouvantable choc de dix mille Allemands que le général impérial, Du

Guast, nous lançait d'une colline. Trois cents lances françaises

enfoncèrent la cavalerie légère de l'ennemi, qui, poussée sur le flanc

de son infanterie, la mit elle-même en déroute. Enghien faillit périr

comme Gaston à Ravenne. Il se précipita avec une petite bande de

jeunes gens à travers le noir bataillon des Espagnols et le perça de

part en part. Fort affaibli, il dut, pour rejoindre les siens, percer

encore cette troupe formidable. Il le fit, en sortit, mais presque

seul, et ne vit plus les siens; il crut la bataille perdue. Elle était

gagnée, et les nôtres revinrent, rompirent les Espagnols. Bataille

infiniment sanglante; selon Du Belay, douze mille morts.

Quel résultat? Aucun. Sans argent et sans vivres, l'armée fond, se

dissipe. Et Charles-Quint avance. Ralenti par la résistance de

Saint-Dizier qu'il prend par ruse, il avance pourtant, et les Français

ne lui opposent que leur propre ruine, la dévastation, le désert. Les

barbaries de la Provence sont renouvelées sur la Champagne. La France

se traite plus cruellement que n'eût fait l'ennemi. L'Empereur va

toujours, poussant le Dauphin devant lui vers l'ouest et vers les

Anglais; il le leur livre, il le leur donne. Si ceux-ci eussent daigné

le prendre, fait quelques pas, c'en était fait.

L'Empereur, qui a pris nos magasins, nos vivres, nourri par nous,

arrive à treize lieues de Paris, à Crépy-en-Valois. On en était aux

dernières ressources; on travaillait en vain à faire une armée de

séminaristes ou écoliers. Une défaite nous sauva, la perte de

Boulogne, que l'Anglais prit et qui inquiéta l'Empereur.

Très-fatigué lui-même, pris d'un accès de goutte, il pensait qu'après

tout, au lieu de faire les affaires d'Henri VIII, il valait mieux

conserver, exploiter cette misérable France ruinée. Affaiblie à ce

point, elle ne pouvait plus que suivre son impulsion. Le roi détruit

lui valait moins que le roi asservi et devenu son capitaine. (Traité

de Crépy, 18 septembre 1544.)

Le roi, en effet, s'engagea à guerroyer pour lui, à fournir, à payer

une armée _contre le Turc_ (au fond _contre les luthériens_).

L'affaire avait été brassée de fort bonne heure entre le confesseur de

l'Empereur et celui de François Ier.

Le roi restituait la Savoie. L'Empereur faisait du duc d'Orléans son

gendre ou son neveu, le mettant à Milan ou aux Pays-Bas, non comme duc

et souverain, mais _comme gouverneur impérial_. En adoptant ainsi le

cadet, le tenant sous sa main et se chargeant de sa fortune, il

fondait une bonne et solide discorde entre les frères. Et, en effet,

le Dauphin protesta.

Navagero remarque que la mort avait toujours été du parti de

Charles-Quint, l'avait toujours servi. Le premier Dauphin, prince de

grande espérance, et qui avait infiniment souffert de la captivité

d'Espagne, était mort en 1536 (d'épuisement ou de pleurésie?). Son

échanson italien avoua l'avoir empoisonné. Tout le monde le crut

alors. En 1543, voici le troisième fils du roi, Charles d'Orléans, qui

meurt aussi, et, dit-on, de la peste, au grand profit de l'Empereur,

que cet événement dégageait de sa parole. Il n'eût pas ordonné un

crime. Mais ses agents, qui, sans scrupule, assassinaient nos envoyés,

n'avaient-ils pas dispense pour la guerre du poison contre les alliés

des Turcs? Rien ne paraît plus vraisemblable.

Au reste, ce ne sont pas les impériaux peut-être que l'on doit

accuser. Un mot violent d'Henri II, que nous citerons plus tard,

montre qu'il haïssait son frère Charles. Ses amis très-peu scrupuleux,

les hommes de Diane, ont bien pu le servir, et sans le consulter.

Une troisième mort survint, fort surprenante, celle d'Enghien, de ce

Bourbon que François Ier venait d'élever si haut en lui faisant gagner

une bataille. Qui le tue? Celui même qui profite le plus à sa mort, le

jeune Guise. Dans un combat de boules de neige, pour boulette, il lui

jette un coffre. Il s'excuse, disant avoir eu ordre de M. le Dauphin.

Dès lors il n'y eut plus deux partis. Le roi se trouva seul, et le

Dauphin fut le vrai roi.

Sa maîtresse avait tout à craindre. On disait que, si la campagne de

1544 avait si tristement fini, la faute en était à elle, qu'elle avait

aidé l'Empereur à prendre Saint-Dizier et les places où se trouvaient

nos magasins.

Le roi, très-affaissé, devenait un jouet. On décidait sans lui, ou sur

quelque mot vague qu'on lui tirait, les choses les plus graves et les

plus terribles affaires, comme le massacre des Vaudois.

Il y avait quatre ans que le peuple infortuné des Vaudois de Provence

flottait entre la vie et la mort, condamné en 1540, gracié en 1541,

puis incertain de plus en plus à l'approche du nouveau règne. Les

Vaudois n'étaient pas d'accord: les uns ne songeaient qu'à la fuite;

d'autres voulaient se défendre et achetaient des fusils. S'ils

s'étaient défendus, ils eussent été aidés peut-être par les Suisses.

Après l'affaire de Cérisoles, le clergé saisit le moment. On détacha

au roi un homme qui avait fort à expier, qui devait ménager les

prêtres, l'ami de Barberousse, le capitaine Paulin de la Garde. Il lui

parla à Chambord, dit que ce petit peuple était fort dangereux, qu'il

faisait de la poudre, qu'il y avait là comme un avant-poste de

l'Empereur. On était en pleine guerre, à la veille de l'invasion du

Nord. Le roi est alarmé; il dit: «Défais-moi ces rebelles.»

Il paraît que Paulin voulut un ordre écrit. Après la paix, le 1er

janvier 1545, le cardinal de Tournon écrivit et présenta à la

signature du malade _une révocation_, de quoi? De la grâce accordée en

1541. Le roi signa sans lire comme il faisait le plus souvent. (V. le

Procès, et Muston, I, 107.) Ce témoignage lui est rendu par

l'historien protestant et vaudois, qui, plus sérieusement que

personne, a épuisé l'examen de l'affaire.

Au reste, cette signature n'était pas tout. Il fallait celle du

secrétaire d'État; le cardinal fit signer Laubespin. Il fallait celle

du procureur du roi au Grand-Conseil; il refusa. Celle au moins de son

substitut; il refusa. Et il fallait encore que le chancelier mît le

sceau; il refusa. Le hardi cardinal y mit un sceau quelconque, et

donna cette pièce informe à l'huissier du Parlement de Provence, qui

était à la porte, attendant cette arme de mort.

Elle n'eût pas suffi, cependant; elle n'autorisait pas l'exécution

militaire. Au-dessous de la signature, d'une écriture toute autre que

celle de la pièce, quelqu'un, on ne sait qui, écrivit l'ordre qui

livrait ce peuple aux soldats.

Ce qui rendait l'affaire hideuse, c'est que les parlementaires, si

zélés contre l'hérésie, étaient des familles seigneuriales qui

allaient recueillir la dépouille sanglante des victimes. Ils étaient

juges et héritiers.

L'arrêt de 1540 ordonnait de punir _les chefs_. Et la pièce informe de

1545, l'horrible faux, ordonnait d'exterminer tout.

Pour en être plus sûr, on s'adressa à des brigands, aux soldats des

galères, dont bon nombre étaient repris de justice, endurcis aux

guerres barbaresques. Le président d'Oppède, sans bruit, sans

notification, mène lui-même cette bande. Des dix-sept villages

vaudois, plusieurs étaient vers Avignon, en terre papale. Mais le

légat du pape donna de grand coeur l'autorisation[29].

[Note 29: Il semblerait même que la première impulsion vint de lui

et qu'il offrit d'aider. Voir une curieuse pièce manuscrite, le

procès-verbal original de l'exécution, que l'exécuteur Paulin de la

Garde conservait précieusement à son château d'Adhémar, et qui est

maintenant aux _Archives d'Aix_.]

Une circonstance curieuse, c'est que, ceux de Cabrières s'étant livrés

sur la parole du président, il dit aux troupes de tuer tout. Elles

refusèrent d'abord; les galériens se montrèrent plus scrupuleux que

les magistrats. Ce ne fut pas sans peine qu'on les mit à tuer, voler

et violer.

La chose une fois lancée, il y eut des barbaries exécrables. «Dans une

seule église, dit un témoin, j'ai vu tuer quatre ou cinq cents pauvres

âmes de femmes et d'enfants.» Et comment? Avec une furie, des

supplices, des caprices atroces, dignes du génie de Gomorrhe.

Vingt-cinq femmes, échappées, cachées dans une caverne, sur terre du

pape, y furent, par ordre du légat, enfermées, étouffées. Cinq ans

après, quand on fit le procès, on retrouva leurs os. Il y eut huit

cents maisons brûlées, deux mille morts (au moindre calcul), sept

cents forçats. Les soldats, au retour, vendaient à bon compte aux

passants les petits garçons et les petites filles, dont ils ne

voulaient plus.

La nouvelle ayant éclaté, il y eut un violent débat en Europe. Les

Espagnols louèrent. Les Suisses et Allemands poussèrent des cris

d'indignation. Cela servit les criminels. Ils firent entendre au roi

qu'on n'avait tué que des rebelles, et qu'il ne devait pas souffrir

que l'étranger se mêlât de nos affaires.

En quel état se trouvait-il alors? Et que restait-il de lui-même? Les

protestants l'excusent, paraissent croire qu'alors il était fini et ne

régnait plus.

Vieilleville place en 1538 une scène qui ne peut être de cette année,

puisqu'elle suppose l'exil de Montmorency. Je la crois de la fin, des

derniers temps où, par la mort de ses fils, le roi se trouva seul; où

les gens du Dauphin, de Diane et des Guises crurent régner et déjà

oublièrent le mourant.

Le Dauphin dit un jour devant ses familiers qu'à son avénement il

ferait ceci et cela, donnerait tels offices. Et il leur distribua

généreusement toutes les charges de la couronne. Un témoin de la

scène, auquel on n'avait pas pris garde, était un simple, vieil enfant

et fou _à bourlet_, appelé Briandas. Soit de lui-même, soit poussé par

la duchesse d'Étampes, il court au roi, et, fièrement: «Dieu te garde,

_François de Valois_!» Le roi s'étonne. «Par le sang Dieu! tu n'es

plus roi; je viens de le voir. Et toi, monsieur de Thaïs, tu n'as plus

l'artillerie, c'est Brissac.» Et à un autre: «Tu n'es plus chambellan,

c'est Saint-André,» etc. Puis, s'adressant au roi: «Par la mort Dieu!

tu vas voir bientôt M. le connétable qui te commandera à baguette et

t'apprendra à faire le sot. Fuis-t'en! Je renie Dieu, tu es mort.»

Le roi fait venir la duchesse d'Étampes. On fait dire au fou tous les

noms de ces nouveaux officiers de la couronne. Puis le roi prend

trente hommes de sa garde écossaise, va à la chambre du Dauphin.

Personne. Rien que des pages qu'on fit sauter par les fenêtres. On

brise, on casse tout. Mais après, qu'aurait fait le roi? Il n'avait

pas d'autre héritier. Sa maîtresse, tout à l'heure sans appui et à la

discrétion du Dauphin, apaisa, arrangea les choses. Le roi se garda

seulement des amis de son fils, qui auraient pu l'empoisonner.

Telles furent les amertumes, les expiations de ses derniers jours. La

plus grande était de laisser le trône de France à cette triste figure

d'Henri II, qui n'avait rien de son père ni de son pays, qui ne

représentait que la captivité de Madrid, qui, lors même qu'il aurait

des succès, des conquêtes, n'irait qu'à la ruine. Pourquoi? En

combattant l'Espagne, il ne serait rien qu'Espagnol.

Le songe de Basine et de Childéric se renouvelle ici. Elle vit les

descendants de ce roi franc tomber du lion au loup, du loup aux

chiens, et cette dynastie finir honteusement par un combat de

tournebroches qui se mangeaient à belles dents.

Un tel fils, de tels petits-fils ont relevé beaucoup François Ier par

le contraste. Les protestants surtout, qui avaient tant à l'accuser,

l'ont traité avec une indulgence qui les honore infiniment. Ils sont

même excessifs; ils lui laissent le titre de _grand_, qu'il ne mérite

en aucun sens.

On assure qu'en mourant il devina les Guise. Ces héros intrigants,

protégés de Diane, qui mirent leur catholique épée au service d'une

jupe fort sale, allaient nuire cruellement à la France, par leurs

succès surtout, qui pervertirent l'opinion.

Des mots sauvages ouvrirent le nouveau règne. Pendant l'agonie du roi,

Diane et Guise folâtraient et disaient: «Il s'en va, le galant!» et le

fils même, aux funérailles, voyant passer le cercueil de son frère qui

précédait celui de son père, fit cette bravade parricide: «Voyez-vous

ce bélître? il ouvre l'avant-garde de ma félicité.»

Au moment de la mort du roi, cent cinquante familles fuirent à Genève,

et bientôt quatorze cents, au moins cinq mille individus[30]. Cette

élite française, avec une élite italienne, fonda la vraie Genève, cet

étonnant asile entre trois nations, qui, sans appui (craignant même

les Suisses), dura par sa force morale. Point de territoire, point

d'armée; rien pour l'espace, le temps, ni la matière; la cité de

l'esprit, bâtie de stoïcisme sur le roc de la prédestination.

[Note 30: Quatorze cents familles françaises s'établirent à

Genève, en huit années seulement, sous le règne de Henri II: c'est le

chiffre donné par M. Gaberel (_Histoire de l'Église de Genève, t. I,

page 346_). Le _registre des réceptions de la bourgeoisie_, que j'ai

compulsé aux Archives de Genève, donne un chiffre inférieur; mais il

est visiblement incomplet et mutilé. Voir sur le temps antérieur la

_Chronique de Bonnivard_, le _Journal du syndic Balard_ et la belle

_Chronique de Froment_ (1855), éditée avec un soin infini, admirable,

par M. Revillod. Beaucoup de pièces inédites et de renseignements

curieux ont été publiés dans l'excellent _Bulletin de la Société de

l'histoire du protestantisme_, spécialement par M. Read, et dans la

_France protestante_ de M. Haag.

J'ai réservé Genève pour le règne de Henri II, ainsi que plusieurs

détails essentiels sur l'histoire intérieure de l'administration de

François Ier, et de la politique de Charles-Quint, sur le changement

progressif qui fit du Flamand un Espagnol, etc.]

Contre l'immense et ténébreux filet où l'Europe tombait par l'abandon

de la France, il ne fallait pas moins que ce séminaire héroïque. À

tout peuple en péril, Sparte pour armée envoyait un Spartiate. Il en

fut ainsi de Genève. À l'Angleterre, elle donna Pierre Martyr, Knox à

l'Écosse, Marnix aux Pays-Bas; trois hommes, et trois révolutions.

Et maintenant commence le combat! Que par en bas Loyola creuse ses

souterrains! Que par en haut l'or espagnol, l'épée des Guises,

éblouissent ou corrompent[31]!... Dans cet étroit enclos, sombre

jardin de Dieu, fleurissent, pour le salut des libertés de l'âme, ces

sanglantes roses, sous la main de Calvin. S'il faut quelque part en

Europe du sang et des supplices, un homme pour brûler ou rouer, cet

homme est à Genève, prêt et dispos, qui part en remerciant Dieu et lui

chantant ses psaumes.

[Note 31: Nous avons vu parfaitement, à l'époque des affaires

d'Isly et autres, les moyens simples et grossiers par lesquels on fait

des héros à force de réclames. Ces moyens sont fort employés au XVIe

siècle. Telle fut certainement une chanson, assez mesurée pour le roi

(donc faite avant sa mort), dans laquelle on le montre appelant la

France au secours par sa fenêtre de Madrid. Le premier qui accourt,

pour délivrer le roi, c'est Guise. _Bulletin de la Société d'histoire

de France_, t. I des _Documents_, p. 267.]

FIN DU TOME DIXIÈME

TABLE DES MATIÈRES

AVERTISSEMENT 1

Des sources et de la critique.--Du sujet de ce volume 7

NOTE

De la méthode, ruine de l'histoire doctrinaire 9

CHAPITRE PREMIER

LE TURC, LE JUIF. 1508-1512 11

Progrès irrésistibles des Turcs 13

Le _grand canon_ d'Albert Dürer 17

Persécutions des Maures d'Espagne 18

Persécutions des Juifs 23

Excellence de la famille juive 25

Les dominicains et Grain-de-Poivre 26

Reuchlin défend les Juifs 27

Fraternité de l'Orient et de l'Occident 30

Anquetil-Duperron et Burnouf 31

CHAPITRE II

LA PRESSE.--HUTTEN. 1512-1516 33

L'Allemagne plus vivante que la France 33

Epistolæ obscurorum virorum. 1514 38

Victoire de la Presse 41

Vie d'Hutten 42

Il se retire chez l'archevêque de Mayence 46

CHAPITRE III

LA BANQUE.--L'ÉLECTION IMPÉRIALE ET LES INDULGENCES. 1516-1519 49

Banques juive, italienne, allemande 50

La banque et les peintures d'Augsbourg 52

Tous les rois étaient jeunes et prodigues 53

Danger de l'Europe 54

Génie exterminateur de Sélim 60

CHAPITRE IV

SUITE. 1516-1519 63

Culte meurtrier de l'or 63

Extermination des Américains 64

Brocantage des indulgences 65

La Hongrie couvrait encore l'Allemagne 67

Les électeurs 69

Les Fugger font l'élection 70

Adresse de Marguerite d'Autriche 71

Ses calomnies contre la France 74

Juin 1519, Charles-Quint élu empereur 78

CHAPITRE V

RÉACTION CONTRE LA BANQUE.--MELANCOLIA.--LUTHER.--LA MUSIQUE 81

L'Allemagne a conscience de la situation 82

La Melancolia d'Albert Dürer 85

Chants de Luther 89

Origines populaires de la musique 92

Grandeur de Luther; la joie héroïque 96

CHAPITRE VI

SUITE.--LUTHER. 1517-1523 101

Luther a épuré la famille 102

Il a rendu la lecture populaire 105

Ses précédents 107

Sa prédication 111

La diète de Worms et la Wartbourg 116

Humanité et tolérance de Luther 117

Son embarras au milieu des femmes réfugiées chez lui 119

CHAPITRE VII

LA COUR DE FRANCE.--CAMP DU DRAP D'OR. 1520 122

La querelle de Charles-Quint et de François Ier 125

Ils courtisent Henri VIII 128

La cour au camp du drap d'or 133

Juin 1520, l'entrevue 134

Anne Boleyn 137

François Ier irrite Henri VIII 140

CHAPITRE VIII

LA GUERRE.--LA RÉFORME.--MARGUERITE. 1521-1522 142

1521-1715.--Guerre de deux siècles 144

Dès le début François Ier manque d'argent 148

Fureur des Impériaux 149

Le roi ne défend point le peuple 152

Mouvement religieux de Meaux 155

Marguerite y prend part 156

Son portrait 158

Ses lettres et sa passion 159

Brutalité de son frère 166

1522.--Sa mère nous fait perdre l'Italie 170

CHAPITRE IX

LE CONNÉTABLE DE BOURBON. 1521-1524 172

Il était Gonzague et Montpensier 173

Sa puissance royale 176

La reine-mère veut l'épouser 177

Il traite avec l'empereur 181

La noblesse et les parlements le favorisent 184

CHAPITRE X

DÉFECTION ET INVASION DU CONNÉTABLE. 1523-1524 188

Son traité avec Charles-Quint et Henri VIII 190

L'invasion de 1523 191

Fuite de Bourbon 195

Désaccord et retraite des Anglais et Impériaux 199

Saint-Vallier sauvé par Diane de Poitiers 201

Mort de Bayard 203

Bourbon envahit la Provence. 1524 204

CHAPITRE XI

LA BATAILLE DE PAVIE. 1525 209

Le roi assiége Pavie 211

Il passe l'hiver dans une villa italienne 212

Caractère de ces villas 213

L'Italie du Corrège 214

La bataille (8 février 1525) 217

CHAPITRE XII

LA CAPTIVITÉ. 1525 220

Le roi envoie sa bague à Soliman 221

Il s'humilie devant Charles-Quint 222

Ses poésies 223

Demandes de l'empereur 225

Embarras du vainqueur.--Révolutions 227

Dure captivité du roi en Espagne 230

Sa maladie, voyage de sa soeur 231

La France trahit-elle l'Italie? 233

Conspiration de Pescaire 234

CHAPITRE XIII

LE TRAITÉ DE MADRID ET SA VIOLATION. 1525-1526 243

Le roi abdique 244

L'Europe se rapproche de la France 245

L'Espagne s'intéresse au captif 246

Comédie du traité de Madrid 249

Le portrait du Titien 252

Le retour, la nouvelle maîtresse 253

Chambord 255

CHAPITRE XIV

LE SAC DE ROME. 1527 258

Tortures de l'Italie 259

L'armée de Bourbon et de Frondsberg 262

Bourbon à Rome, sa mort, 6 mai 266

L'Europe peu émue du sac de Rome 267

Erreur de Machiavel et de Michel-Ange 269

_La peste de Florence_, par Machiavel 270

Le tombeau des Médicis 272

CHAPITRE XV

SOLIMAN SAUVE L'EUROPE. 1526, 1529, 1532 275

Discipline et modération des Turcs 276

Venise seule comprenait l'Orient 277

Les vizirs civilisateurs 280

Notre envoyé Rincon 281

Le génie d'Ibrahim 283

Sa victoire de Mohacz (1526) 286

1528, Échecs de François Ier en Italie 289

Il traite à Cambrai (1529) et trahit ses alliés 291

Soliman échoue devant Vienne 296

Isolement de François Ier 299

Troisième invasion de Soliman (1532) 300

Roxelane.--Mort d'Ibrahim (1536) 303

CHAPITRE XVI

LA RÉFORME FRANÇAISE. 1521-1526 308

Les Vaudois des Alpes 309

Réforme en France, aux Pays-Bas, en Angleterre 315

Charles-Quint a l'initiative des persécutions 318

Les premiers martyrs français (1525) 319

Le roi sauve Berquin 320

Appel de Zwingli à François Ier 321

CHAPITRE XVII

RÉFORME EN FRANCE ET EN ANGLETERRE. 1526-1535 323

Marguerite désespère de convertir son frère 324

Passion d'Henri VIII et son divorce 327

Mutilation d'une image à Paris (1528) 332

Béda et les Capets, Ignace de Loyola 333

Supplice de Berquin (1529) 337

Lutte de la Sorbonne contre le roi 338

Il crée le Collége de France (1529) 340

CHAPITRE XVIII

ON TOURNE LE ROI CONTRE LA RÉFORME. 1530-1535 343

La Réforme crée partout des écoles 344

Le roi pouvait choisir encore en 1532 346

Affront qu'on lui fait à Milan (1533) 348

Les fanatiques menacent Marguerite 349

Placards protestants à Blois 351

Supplices pendant tout l'hiver (1535) 352

La Sorbonne obtient la suppression de l'imprimerie 354

Immense extension du protestantisme 356

CHAPITRE XIX

FRANÇOIS Ier ET CHARLES-QUINT EN 1535.--FONTAINEBLEAU.--LE

GARGANTUA 358

Maladie du roi et de Charles-Quint 358

Le roi à Fontainebleau.--Les artistes 361

Rabelais comme créateur de notre langue 367

Il ne doit rien à ses prédécesseurs 368

Sa vie 371

Son principe d'éducation 372

Le Gargantua est-il protestant? 376

CHAPITRE XX

ROME ET LES JÉSUITES.--INVASION DE PROVENCE.--FRANÇOIS Ier

CÈDE À LA RÉACTION. 1535-1538 378

Les _Exercitia_ de Loyola ont paru vers 1523-1525 378

Réforme et réaction catholique 380

Loyola ordonne l'obéissance jusqu'au péché mortel

inclusivement 384

Le pape pousse le roi à envahir l'Angleterre (1534) 387

Le roi appelle Barberousse en Italie 388

Charles-Quint, vainqueur à Tunis, outrage le roi 389

Invasion de Provence 394

Puissance du parti du Dauphin; Montmorency, Diane de

Poitiers 397

Embarras de l'empereur; trêve de Nice. 1538 402

CHAPITRE XXI

DERNIÈRE GUERRE, RUINE ET MORT DE FRANÇOIS Ier. 1539-1547 406

Maladie terrible de François Ier 406

Voyage de l'empereur en France (1540) 409

Montmorency dupe, disgracié: gouvernement des cardinaux 412

Assassinat de Rincon, guerre (1541-3) 414

Bataille de Cérisoles (1544) 420

Charles-Quint impose le traité de Crépy 422

Mort du jeune fils du roi et d'Enghien 423

Massacre des Vaudois (1545) 426

Fureur du roi méprisé de son fils; sa mort (1547) 427

Sinistres prémices du nouveau règne 428

L'Europe sera sauvée par Genève 429

PARIS.--IMPRIMERIE MODERNE (Barthier dr), rue J.-J.-Rousseau, 61.

Histoire de France 1516-1547 (Volume 10/19) · 第 26 / 26 段