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Le communisme, ce suicide en masse et d'un seul coup de l'humanité,

est né dans des ateliers; il est né de la pensée étroite de

quelques prolétaires souffrants, injustement répartis des dons de

Dieu, mais complétement ignorants des cinq cent mille formes de

salaires sur la terre, ne se doutant même pas qu'en supprimant le

capital ils supprimaient d'avance tout salaire, qu'en supprimant

la propriété pour l'individu ils la supprimaient pour la masse,

qu'en la supprimant pour la masse ils supprimaient le travail,

qu'en supprimant le champ ils supprimaient la moisson, et qu'en

supprimant la moisson ils supprimaient la vie. Si ces hommes, qui

ne comprenaient que la navette et le poinçon, avaient compris

seulement la charrue qui les fait vivre, le navire qui transporte

leurs produits, la monnaie qui les paye, le luxe qui les consomme,

la possession et l'hérédité de la possession qui donne aux choses

possédées leur seule valeur, jamais ils n'auraient laissé échauffer

leurs imaginations sédentaires par ces délires de la communauté des

biens. Ils ont déliré faute d'horizon dans les yeux, d'espace dans

leurs idées. L'isolement d'une idée rend cette idée folle, comme

l'isolement d'un prisonnier rend ce prisonnier fou.

Cours familier de Littérature - Volume 02 · 第 162 / 197 题