«Je ne veux plus penser. A quoi bon? Dieu est là-haut. Il faut attendre

de lui sa destinée.»

Elle se rassit au pied du grand chêne, priant pour tout ce qui lui

était cher.

Tout entière à son ardente prière, et au moment où elle disait:

«Seigneur, faites que je le revoie encore,» elle crut rêver, elle

crut entendre le feuillage s'agiter, les branches craquer. Mais non,

elle ne rêvait pas, le bruit venait bien de là, tout près, à quelques

pas d'elle; ses joues se couvrirent d'une subite rougeur. Ses yeux

regardèrent du côté du bruit. Les branches s'écartèrent tout à fait,

et la figure de son grand ami, éclairée par la blanche lune qui venait

de se lever, lui apparut entre le feuillage mouvant. Dieu l'avait donc

exaucée. Mais était-ce bien le grand ami, ou n'était-ce que son ombre?

Si pâle était sa figure que le cri de joie qui allait sortir du cœur de

l'enfant expira sur ses lèvres.

«Maroussia, lui dit le grand ami, vois-tu ce mouchoir rouge?

--Oui, je le vois.

--Eh bien, je vais te conduire à la lisière du bois. Je vais te montrer

un chemin. Tu suivras, sans t'en écarter, tout droit, toujours tout

droit jusqu'à un champ de sarrasin; tu traverseras ce champ, il est

coupé par un sentier. Ce sentier te conduira à un petit pont: sur ce

petit pont tu laisseras tomber tes deux couronnes. De l'autre côté du

pont, tu apercevras à gauche, derrière un petit moulin, un petit bois.

Un homme sortira de la lisière de ce bois. S'il te dit: «Que le bon

Dieu te soit en aide!» tu lui répondras: «Le bon Dieu m'a aidée!» Et tu

lui donneras ce mouchoir. Tu m'entends bien, Maroussia? Tu n'oublieras

rien?»

Le grand ami parlait avec lenteur, une lenteur qui ne lui était pas

habituelle et qui n'avait pas l'air volontaire; on eût dit qu'il ne

pouvait pas parler plus vite. Il devenait de plus en plus pâle; de

grosses gouttes de sueur perlaient de son front. Il s'appuyait contre

un arbre.

«Tu es blessé! lui dit Maroussia. Ils t'ont blessé!

--C'est une égratignure, Maroussia; demain, il n'y paraîtra pas. Va, ma

chérie, va!»

Il la prit par la main:

«Que ta main est froide! s'écria l'enfant.

--Ne pense pas à ma main, mon cher cœur. Hâte-toi! d'abord sur le pont,

les deux couronnes, et puis à l'homme qui sortira du petit bois, le

mouchoir, s'il te dit: «Que Dieu te soit en aide!» Courage, Maroussia,

c'est pour le salut de ce qui restait de vaillants défenseurs à

l'Ukraine.»

Le grand ami essaya de frayer un passage à Maroussia, mais la force

lui manqua. Cette faiblesse de celui qu'elle regardait comme la

personnification de toute force glaça le cœur de la petite fille.

Pour la première fois elle trembla pour l'ami qu'elle avait cru

invulnérable. Mais elle ne lui fit pas de question. Elle comprit qu'il

avait dit tout ce qu'il voulait dire.

Tout à coup deux bras musculeux écartèrent encore le feuillage. La

petite fille, surprise, se jeta devant son grand ami qu'elle croyait

menacé.

«Ne crains rien, Maroussia, lui dit Tchetchevik, celui-là est un ami,

un ami sûr et fidèle.»

Maroussia aperçut au milieu des branches un paysan de haute taille

qui lui fit un salut respectueux, mais amical. Il est évident que ce

n'était pas la première fois qu'il voyait Maroussia.

«C'est mon camarade Pierre, dit Tchetchevik; regarde-le, c'est un

chêne, lui aussi.

--Il est presque plus grand que toi,» dit-elle bien étonnée.

Pierre écartait, brisait les branches devant Maroussia. Il marchait à

reculons et son regard inquiet ne quittait pas Tchetchevik.

Maroussia vit bien qu'il pensait que son grand ami avait besoin d'aide.

Mais Tchetchevik, qui s'appuyait d'arbre en arbre, lui disait:

«Va donc, Pierre, ce n'est pas à moi qu'il faut penser, c'est aux

autres. Il faut à tout prix leur éviter de tomber dans cette embuscade

maudite.»

Pierre, ainsi réprimandé, bouscula tout; les branches pliaient ou se

rompaient sous le poids de son corps et sous ses pieds, comme sur le

passage d'un taureau. Maroussia ne s'attendait pas à sortir si vite

de la forêt. Le grand ami était parvenu à la suivre. Il tenait à lui

renouveler encore ses recommandations.

«Tu vois le chemin,--le champ de sarrasin et son sentier sont à

droite,--au bout du sentier le petit pont,--les deux couronnes

resteront sur le petit pont,--à gauche, de l'autre côté: le moulin et

le petit bois, l'homme et le mouchoir. C'est là qu'il faut arriver.

Dépêche-toi, ma chérie, dépêche-toi, voici le mouchoir....»

Ce mouchoir était tellement pareil à celui qu'elle avait présenté une

fois à la belle-sœur du seigneur ataman, qu'elle se demanda si ce

n'était pas le même, et si une fois encore il ne lui était pas destiné.

Maroussia prit le mouchoir, et tendant le front à son ami, elle lui dit:

«Tout sera fait comme tu l'as dit.»

Tchetchevik s'était baissé, non sans effort, pour l'embrasser. Mais en

se relevant, elle l'avait bien vu, il avait chancelé; sans Pierre, qui

s'était hâté pour le retenir, il serait tombé... Maroussia s'aperçut

alors qu'elle avait du sang sur sa manche.

«Ton sang! lui dit-elle; où es-tu blessé? est-ce au bras? laisse-moi te

le bander. Tu sais, Méphodiévna avait fait de moi une bonne infirmière.

--Sois raisonnable, Maroussia, dit le grand ami. J'ai passé à travers

tout jusqu'ici sans être presque touché. Ce n'était pas juste. Je

n'avais pas ma part. Cette blessure n'est rien. Un coup de feu dans

le bras n'est pas une affaire. Nous ne nous sommes pas mis en route

pour manger des fraises. Pierre arrangera cela. Va donc, ma chérie,

et hâte-toi. Nous causons trop. Si tu parviens à porter ce mouchoir

à celui qui l'attend, ce sera une très-bonne chose. Mais j'y pense,

arrange-le sur ta tête, ce mouchoir, on le verra plus vite et de plus

loin, et sur tes cheveux blonds cela fera très-bien.

--Mais toi, tu vas donc rester là? Il faut se méfier de tout dans cette

forêt.... T'y retrouverai-je?»

Tout en faisant cette question, elle disposait d'une main tremblante le

mouchoir rouge sur sa tête.

«Je resterai là, lui répondit son ami, et, si je ne puis pas y rester,

je saurai toujours te rejoindre. Est-ce que rien peut nous séparer?»

Cette fois ce fut un coup de fusil qui répondit pour l'enfant, et

puis un autre encore. De dix côtés à la fois la fusillade se faisait

entendre, non pas tout près, mais pas bien loin.

«Ils sont rentrés dans le bois, ils reviennent à la charge, dit Pierre.

Dans cinq minutes ils peuvent être là.»

Le lion s'était redressé. Pierre lui avait mis un de ses pistolets dans

la main dont il pouvait se servir encore.

«Tu entends? dit Tchetchevik à Maroussia. Va! cours! vole, si tu peux!

et oublie tout le reste. C'est pour l'Ukraine et pour la grande amie.

Le petit mouchoir lui parlera de toi...»

Maroussia partit comme un trait. Cependant, quand elle fut arrivée au

sentier du champ de sarrasin, là où il fallait quitter le chemin, la

petite gazelle ne put résister à l'envie de se retourner pour tâcher

de voir une fois encore celui qu'elle venait de quitter avec tant

de regret. Il n'y avait plus personne à la lisière de la forêt. La

fusillade n'avait pas continué. Redevenue silencieuse, la forêt n'était

plus qu'une longue montagne d'ombre.

Maroussia repartit; de fatigue il n'était plus question, son ami

l'avait désiré; elle avait des ailes. Le champ de sarrasin est dépassé,

voici le petit pont, elle y dépose ses deux couronnes. Un bruit

sourd avait frappé son oreille. Elle écoute, le bruit se rapproche

et se fait sonore. Ce doit être celui d'un cheval lancé au galop. Le

cavalier est-il un ami ou un ennemi? Ce n'est pas un Cosaque. De loin

on dirait un Tatare. Quand elle voyageait avec le vieux rapsode, ils

évitaient toujours ces Tatares. Elle revient sur ses pas, repasse le

pont. C'est égal, les couronnes y sont, c'est autant de fait. Maroussia

est contente. Elle va se cacher dans les joncs. Le cavalier arrive

à bride abattue; l'aurait-il aperçue? Elle espère que non. Mais à

peine Maroussia avait-elle fait quelques pas à travers ces joncs qui

poussaient au bord du ruisseau, qu'un coup de feu était parti. Le

mouchoir rouge, ainsi que la jolie tête qu'il recouvrait, était tombé

au milieu des roseaux. On eût dit une perdrix arrêtée dans son vol.

[Illustration: XXI

ON EUT DIT UNE PERDRIX ARRÊTÉE DANS SON VOL.]

Le cavalier tatare a dépassé le pont. Il veut s'assurer que son coup

a réussi; du haut de son cheval, il cherche, il aperçoit le gracieux

corps étendu. Ce n'est qu'un enfant! Mais qu'est-ce que c'est que ce

mouchoir rouge qu'elle a sur la tête? Un chiffon, sa balle l'a

troué. Il ne vaut pas qu'on le ramasse.

Le cavalier rend la main à son cheval, poursuit sa route et disparaît,

comme un homme trompé dans son attente. Maroussia n'a été pour lui

qu'une ombre entrevue sur sa route.

Tout est redevenu tranquille. Cela a été si vite fait! C'est à croire

que rien n'est arrivé au bout de ce pont.

Cependant, un paysan portant un lourd fagot sur ses épaules, sort à pas

lents du petit bois que Maroussia devait trouver à gauche du pont. Puis

il a dépassé le moulin que la blanche lumière de la lune argente. Il

n'est pas pressé, il ne regarde ni à gauche ni à droite. Il ne se doute

pas que, tout à l'heure, le chemin qu'il va prendre n'était pas sûr.

Il s'engage sur le pont. Il voit les deux couronnes, il les ramasse et

les accroche à son fagot. Sans doute, il a des petites filles. Il leur

rapportera les couronnes. Il a passé le pont. Sa charge le gêne. Il

s'en débarrasse un instant et, pour se délasser, s'accoude sur le tronc

d'arbre qui sert de parapet au pont rustique. De là, machinalement, il

regarde. Qu'est-ce qu'il aperçoit dans les joncs? on dirait un bouquet

de fleurs rouges. Il faut voir cela de près. C'est une enfant. Un de

ses pieds baigne dans l'eau. Lui, il est à genoux. Il soulève le corps

inanimé et le retire un peu sur la berge. La lune est dans son plein.

Il regarde avec pitié la jolie figure pâlie par la mort, pose la main

sur le petit cœur vaillant qui ne battait plus, fait le signe de la

croix, prononce ces mots: «Que Dieu te soit en aide,» auxquels l'enfant

ne peut pas répondre: «Dieu m'a aidée,» se relève et, oubliant son

fardeau, gardant seulement ses couronnes, il s'éloigne en courant. Il

a repassé le pont; où va-t-il si vite? Au delà du moulin, du côté du

bois. Comme il est pressé d'y rentrer! Que serre-t-il sur sa poitrine,

que cache-t-il sous sa chemise? C'est le joli mouchoir rouge qui

parait la tête blonde, la tête de la petite fille qui aimait tant son

pays. Il l'emporte. Le mouchoir rouge et les couronnes sont arrivées à

destination. Maroussia a rempli sa mission. Les autres, les derniers

fidèles et sa grande amie sont sauvés.

[Illustration]

[Illustration]

XXII

GLORIA VICTIS!

Tout cela s'est passé il y a bien, bien longtemps. Après cent, deux

cents ans peut-être, il en reste une légende. Aujourd'hui encore, sur

une colline rapportée, faite de main d'homme, la plus haute de toutes

celles du même genre qu'on rencontre dans ce pays, vous pouvez voir une

grande croix de granit rose. Sur cette croix a été gravé avec la pointe

patiente d'un poignard ce nom: MAROUSSIA.

La colline tout entière s'appelle le Kourgane, c'est le tombeau de la

petite fille. Il est couvert d'un splendide tapis de verdure, toujours

parsemé de fleurs admirables et odorantes qui ne poussent que là, qu'on

n'a jamais vues et qu'on ne verra jamais ailleurs. Ces fleurs sont si

belles qu'on dirait des regards d'enfant. Quand on les transplante,

elles refusent de pousser, elles meurent sur pied. On a essayé d'en

semer dans d'autres terres, elles n'y lèvent même pas. On leur a donné

un nom, le seul qui pût leur convenir, on les appelle des _Maroussia_.

On raconte, dans les veillées, qu'un Cosaque, fameux par son courage,

son intelligence, sa beauté et sa bonté, et plus encore par son amour

pour son pays, a élevé, à lui tout seul, cette grande colline.

[Illustration: XXII

CHACUN Y APPORTE SA GUIRLANDE.]

Il n'avait qu'un bras, ayant perdu l'autre dans le dernier combat

livré pour l'indépendance de l'Ukraine, et, avec l'unique main qui

lui restait, portant la terre poignée par poignée, il a édifié cette

montagne. Il y avait employé des années et puis des années. Jeune

encore il avait commencé, sa barbe et ses cheveux avaient blanchi

quand il l'acheva. Cependant quelques-uns disent qu'un petit garçon,

nommé Tarass, l'avait tant, tant prié, qu'il avait accepté son aide

et qu'à la longue ce garçon avait, lui aussi, vieilli à ce métier. Ce

qu'il y a de sûr, c'est que, lorsque le kourgane fut aussi haut qu'un

clocher et que la croix fut posée, le Cosaque s'assit au pied et y

pleura jusqu'à sa mort. Avant ce jour, personne n'avait vu un lion

pleurer. Ce sont les larmes qui tombèrent de ses yeux qui produisirent

ces fleurs si belles et si parfumées qui n'avaient auparavant fleuri

dans aucune autre partie du monde. Ceux qui savent comprendre le

langage des fleurs assurent que, les soirs de pleine lune, on peut les

entendre murmurer: «Nous ne savons fleurir que sur la tombe de ceux qui

ont donné leur vie pour la patrie.» Les enfants, filles et garçons,

conduits par leurs parents, viennent, tous les ans, de tous les coins

du pays, en pèlerinage au tombeau de la petite fille. Chacun y apporte

sa guirlande. Ils en rapportent des portraits, des médailles frappées à

la gloire de Maroussia.

[Illustration]

Quelques-uns pleurent en se racontant la fin glorieuse de l'héroïque

enfant, mais il n'en est aucun, il n'en est aucune qui n'eût voulu être

MAROUSSIA.

Il est malheureusement plus d'une Ukraine au monde; veuille Dieu que,

dans tous les pays que la force a soumis au joug de l'étranger, il

naisse beaucoup de Maroussia capables de vivre et de mourir comme la

petite Maroussia dont nous venons de raconter l'histoire!

Il n'appartient à personne d'expliquer le triomphe de l'injuste et les

tribulations du juste.

FIN.

[Illustration]

_N. B._--Une légende ne va jamais seule. Une autre tradition populaire

a complété d'une part, et de l'autre modifié, sur le point le plus

important, celle de Marko Wovzog, qui nous a le plus souvent guidé.

En même temps que s'élevait le kourgane et non loin de là, sur le

sommet d'un roc qui lui faisait face, s'était construit, disaient

les anciens, et avec une rapidité étonnante, un monastère dont les

tourelles dominaient le pays. Il était à peine achevé que les gens qui

avaient de bons yeux pouvaient distinguer le pâle et noble visage d'une

religieuse qui, accoudée sur le parapet de la terrasse de la plus haute

des tourelles de ce monastère, ne perdait pas de vue un instant le

travail opiniâtre du Cosaque élevant, poignée à poignée, le tombeau de

la petite fille. Cette religieuse n'était autre, affirmait-on, qu'une

belle et héroïque princesse. Après avoir pris part à la dernière guerre

de l'indépendance de l'Ukraine, la noble femme s'était retirée dans

cet asile et avait fait vœu de n'en plus sortir. Mais, et c'est là

que la légende se complique, elle ne s'y serait pas retirée seule, et

souvent, à côté d'elle, on aurait pu voir une jeune fille d'une beauté

saisissante, entrée au couvent en même temps qu'elle, et sous le même

vœu de claustration perpétuelle.

Ceux qui ne veulent pas que ce qu'ils aiment ait pu mourir,

prétendaient que cette jeune fille n'était autre que Maroussia.

Méphodiévna elle-même, après avoir reçu le mouchoir troué, serait venue

pieusement retirer l'enfant qu'elle chérissait du milieu des roseaux où

la balle du cavalier tartare l'avait abattue, pour ne pas la laisser

sans sépulture. L'enfant dévouée aurait failli mourir, mais ne serait

pas morte en effet. Rappelée à la vie, puis guérie par sa grande amie,

elle l'aurait suivie dans sa retraite pour ne pas voir l'asservissement

de l'Ukraine.

Enfin, car il ne faut oublier ni rien ni personne, entre le kourgane et

le roc sur lequel avait été bâti le monastère, une maison ukrainienne,

semblable en tout à celle où Maroussia était née, aurait fini par

apparaître un beau jour entourée d'un jardin si pareil à celui des

cerisiers, qu'on aurait pu s'y méprendre, et les habitants de cette

maison auraient été les parents mêmes de Maroussia. L'Ukraine morte,

tous ces dévoués de la patrie n'avaient plus rien à se dire, mais par

l'arrangement du kourgane, de la maison et du monastère, ils auraient

trouvé moyen d'être unis encore par le lien des yeux tout en vivant

séparés. C'est au lecteur à choisir celle de ces conclusions qui ira le

mieux à son sentiment. J'ai reçu des lettres d'enfants encore humides

de larmes où l'on me reprochait durement la fin de Maroussia. C'est

bien injuste. En écrivant son histoire, n'ai-je pas essayé de la faire

revivre, au contraire, autant qu'il était en moi, pour l'enseignement

de tous?

P.-J. STAHL.

[Illustration]

[Illustration]

TABLE DES MATIÈRES

I. L'UKRAINE. 3

II. UN VOYAGEUR INCONNU. 13

III. LA PETITE MAROUSSIA. 21

IV. UN CONTE DE BRIGANDS. 45

V. LA FUITE. 75

VI. UNE RENCONTRE. 83

VII. CHEZ LE VIEUX KNICH. 99

VIII. A LA MÊME PLACE. 109

IX. LE RÉVEIL D'IVAN. 119

X. LE VRAI KNICH. 129

XI. ON SE REVOIT. 137

XII. PAROLES ET MUSIQUE. 149

XIII. ON APPROCHE. 161

XIV. LE BUT.--ET APRÈS. 171

XV. LES RENCONTRES. 181

XVI. SUR L'EAU. 193

XVII. A GADIATCH. 203

XVIII. NE JOUEZ PAS AVEC LES POIGNARDS. 215

XIX. L'ANNÉE HEUREUSE. 227

XX. DERNIÈRES COURONNES. 239

XXI. LE PETIT MOUCHOIR TROUÉ. 253

XXII. GLORIA VICTIS! 265

N.-B. 269

[Illustration]

TYPOGRAPHIE A. LAHURE, RUE DE FLEURUS, 9, A PARIS.

Maroussia · 第 11 / 11 段