Paroles mémorables de Louis XIV mourant.]

[137: On a fait une remarque singulière: le jour où l'on descendait ce

prince protecteur des arts dans les caveaux de Saint-Denis, un des vases

de porphyre placé sur un des pilastres du grand escalier des Tuileries,

se détacha subitement, tomba avec un fracas épouvantable, et, en

roulant, brisa les degrés qu'il couvrit de débris et de ruines. Ce vase

n'a point été remplacé; et le jour de la naissance de S. A. R.

Monseigneur le duc de Bordeaux, on a découvert des eaux thermales à

Château-Chinon, les commencemens d'un établissement romain, une

très-belle salle revêtue de marbre et trois réservoirs d'où l'eau

jaillit en abondance.]

[138: Ce qui rend très-vraisemblable ce mot si naïf: un commissionnaire

des boulevards, interrogé par un Anglais qui demandait où était le

nouvel Opéra, lui répondit: «Tout droit, monsieur, la troisième porte

cochère à droite» Aussi M. Alexandre de la Borde s'est-il judicieusement

plaint qu'on ait dépensé près de quatre millions pour un édifice de pans

de bois et de moellons rencoigné dans une rue étroite, et sans saillie.]

[139: Voyez l'explication de ce mot; _Maison rustique_, ancienne

édition.]

[140: Ceci n'est pas sans exception; à la seule représentation au

bénéfice de Lays, soixante-treize vols ont été commis. Un dentiste, M.

*** à qui l'on avait escamoté une montre du fameux Breguet, estimée 2000

francs, étant venu faire sa déclaration, le papier timbré manquait ce

soir-là au bureau de la police.]

[141: Le secret en appartient à son auteur M. Pegaud.]

[142: Le Colysée était un théâtre de Rome, bâti sous Vespasien.]

[143: Voyez Bollin, et le _Voyage du jeune Anacharsis_ de l'immortel

Bartelemy.]

[144: Vaucanson, né en 1709, mort en 1782, fit un joueur de flûte, un

canard qui prend le grain, le digère et le rend; un joueur de tambourin

qui joue une vingtaine d'airs. «Je me souviens, dit M. Colnet, que

lorsque cet habile mécanicien se présenta à l'Académie des sciences, les

mathématiciens l'accueillirent assez froidement, car ils n'avaient pas

une très-haute idée de son talent. «Voulez-vous, Messieurs, leur dit-il,

que je vous fasse un géomètre?» D'Alembert pâlit, et se garda bien de

l'en défier.» _Gazette du 23 septembre_ 1821.]

[145: «À Bologne, au fond de la scène, est un grand terrain vide, au

moyen duquel on peut étendre le point de vue, et faire entrer des

animaux, des chars, dans de certaines évolutions.» _Voyage philosophique

et pittoresque_, de M. Petit Radel, _en Italie_, tome Ier, page 239.]

[146: Ceci m'a été conté par des généraux qui ont commandé à Milan

pendant nos guerres d'Italie. (_Note de l'Auteur._)]

[147: «Bâti par le prince Alexandre Farnèse, qui le fit construire il y

a environ trois siècles. Ce théâtre est immense. Selon le Voyageur

français, il peut contenir 12,000 personnes; selon M. Pelil Radel 4 à 5

mille. On y a ménagé des conduits d'eau vers le _proscenium_, au moyen

desquels l'eau de la Parme, qui est dans le voisinage, pourrait inonder

tout l'intervalle entre le bas du théâtre et le spectateur. Alors ce

grand espace devenait une naumachie que l'on couvrait de gondoles

dorées. La réflexion des sons est si exacte sur les contours, que d'un

bout à l'autre on entend distinctement toute personne qui parle à

demi-voix sur le théâtre, sans que la succession des sons produise la

moindre confusion. Les deux entrées de la salle sont formées par deux

arcs de triomphe sur lesquels il y a deux statues équestres. Elles

représentent Alexandre et Ranuce Farnèse. Il y a douze rangs de gradins

dans son pourtour; au-devant est une balustrade dont les acrotères ou

piédestaux supportent des génies qui ont des torches en main.» Ces

détails sont tirés d'un _Voyage ancien en Italie_, du _Voyageur

français_, et du _Voyage historique et pittoresque_, par M. Petit

Radel.]

[149: Sans les exclure toutefois:

Le talent n'attend pas le nombre des années.

]

[150: Le prince de Ligne, né dans le dix-huitième siècle, fut un général

aussi distingué par sa bravoure et ses exploits militaires que par ses

talens en littérature et les écrits qui en ont été le fruit. Ayant fait

un voyage en France, il y perfectionna ses études et eut le plus grand

succès à la cour de Versailles[151]. On a de lui un mémoire

très-curieux, plein de vues profondes et de vastes plans destinés à

embellir Paris. «La magnificence seule, écrivait-il, soutient une

monarchie: allez en Russie; voyez l'église d'Isaac, les temples, les

hôtels, les ponts de marbre et les quais de granit, le rocher de la

statue de Pierre-le-Grand; calculez les richesses, la population,

l'industrie des deux pays et le reflux de la circulation, et rien ne

vous arrêtera.» (Mémoire, tome II.) Obligé de retourner sur les bords du

Borystène, le prince de Ligne regrettait vivement de vivre loin des

Français, et s'affligea sincèrement de nos désordres politiques. Il

avait perdu dans ses dernières années une fortune considérable; près de

mourir (1814), et désirant laisser à ses frères d'armes un témoignage de

son attachement, il légua ses manuscrits au corps qu'il commandait.]

[151: Biographie universelle.]

[152: «À Saint-Pétersbourg, le jardin d'hiver du palais de l'Ermitage,

entièrement couvert et environné de vitrages, est une haute et spacieuse

serre chaude où il y a des allées sablées; elle est ornée de parterres

de fleurs, d'orangers, d'arbustes, et peuplée d'une infinité d'espèces

d'oiseaux de différens climats, qui volent en liberté d'arbre en arbre.

Tout cela produit un effet d'autant plus agréable, qu'il contraste

singulièrement avec la plus triste saison de l'année.» _Voyage

philosophique, pittoresque et littéraire, fait en Russie_, tome Ier,

traduit du hollandais par ***.]

[152: «Si jamais, dit Piganiol, le grand projet qu'on avait fait pour le

Louvre, pendant que M. Colbert était sur-intendant des bâtimens, était

exécuté, on démolirait l'église de Saint-Germain-l'Auxerrois, la maison

du cloître et celles de quelques rues voisines, pour faire sur

l'emplacement une grande et magnifique place à laquelle le Pont-Neuf

aboutirait, et qui, dégageant l'avenue du Louvre, mettrait dans un beau

point de vue cette superbe façade, dont Claude Perrault a donné le

dessin, et qui est le plus beau morceau d'architecture moderne.»

_Description de Paris_, tome 2, page 128. Ce projet a été présenté à

plusieurs reprises; d'abord, par de Sainte-Foix, sous le ministère de

Marigny; ensuite, avec de nouveaux développemens, par le prince de

Ligne, et enfin depuis par Napoléon.]

[153: _OEuvres choisies, littéraires, historiques et militaires_, par le

maréchal prince de Ligne. Tome III, page 270.]

[154: Et des indemnités qui seront sans doute le fruit de nos dernières

victoires.]

[155: M. Qua... de Q... homme de lettres, aussi recommandable par son

urbanité que par son érudition.]

[156: Voyez le chapitre XIX de cet ouvrage.]

[157: Le public a jugé que cette demande était juste, ne fut-elle

regardée que comme une récompense. Toute la question se réduisait à

savoir si le plus habile danseur, dont tout le monde admire la grâce, la

vigueur et l'aplomb, devait être mieux payé qu'un artiste qui réunit à

la taille, à la figure la plus imposante, le double talent de chanteur

parfait et de tragédien sublime.]

[158: Albert.]

[159: Cette jeune actrice, qui chante si admirablement dans Aladin:

«Venez, charmantes baïadères.»

]

[160: Dans les Danaïdes.]

[161: Des chagrins domestiques ont été la cause, bien excusable, de son

absence de la scène. Il y a près d'un an, Mme Branchu perdit son fils

unique qu'elle aimait tendrement.]

[162: On l'accusait de crier; dans certaines situations, l'orchestre,

souvent trop élevé, l'y forçait; des avis salutaires, le travail et

l'étude l'ont prodigieusement corrigée de cette vicieuse théorie.]

[163: Mlle Quincy. _Miroir_.]

[164: Quel art plus merveilleux et plus utile que celui qui fut inventé,

dans le dernier siècle, par l'abbé de l'Épée, et perfectionné depuis par

l'abbé Sicard. Admirable méthode qui remplace, par des signes aussi

rapides que pittoresques, deux sens, l'ouie et la parole, dans

l'individu qui en était privé, et lui communique le don inappréciable de

connaître nos langues mortes et vivantes, et celui, plus précieux

encore, du développement de toutes ses facultés intellectuelles. La

France doit-être véritablement glorieuse d'avoir été le berceau[165]

d'une science que l'antiquité n'avait pas connue et que tous les

souverains s'empressent d'adopter et de répandre aux quatre coins du

monde.]

[165: Car l'idée de ce système, dit M. de Jouy, n'avait été qu'entrevue

par un moine espagnol nommé Ponce, par le mathématicien anglais Wallis,

et par Amman, médecin d'Harlem.]

[166: Pour faciliter, pendant les frimas, la montée des ponts aux

charrettes et tombereaux pesamment chargés; aussi la critique de

l'auteur ne s'exerce-t-elle que sur leur trop longue permanence.]

[167: Jusque, souvent même, sur le terre-plein du Pont-Neuf.]

[168: Beaucoup de ces cloisons subsistent encore.]

[169: On a bien fermé une portion de l'esplanade qui se trouve entre le

Louvre et la place, avec des grilles en fer; d'autres l'ont été par de

misérables barrières, à peu près semblables à celles des parcs anglais.

Ces clôtures en bois sont, je le présume, provisoires, c'est le mot;

mais ce provisoire sera-t-il perpétuel? manquerait-on de fer et de

serruriers actifs dans la bonne ville de Paris?]

[170: À l'angle de la rue du Coq-St.-Honoré.]

[171: On y lit à travers la vitre: _eau-de-vie_; nous croirons encore

que l'enseigne du magasin des plâtres-statues pourrait, sans nul

inconvénient, être enlevée pour ne pas interrompre l'uniformité des

ceintres. Ce magasin ne serait-il point mieux ailleurs?]

[172: Lettres de Voltaire.]

[173: Quai du Louvre.]

[174: Nous sommes bien fâchés de n'avoir point cédé aux réclamations qui

nous ont été faites à ce sujet par des hommes que nous respectons, et

qui se sont hautement plaint qu'en cherchant à éloigner les singes, nous

allions empiéter sur leurs plaisirs.]

[175: En appliquant au présent ce qu'un auteur célèbre a dit du passé,

cette observation doit paraître bien juste; «Malheureusement, a remarqué

M. de Lacretelle, on ne sait employer que du bois pour toutes ces

constructions. Cet expédient qui eût révolté le siècle majestueux de

Louis XIV, devient une loi pour toutes les fêtes, même celles dont le

retour est périodique, en sorte que bien qu'elles soient pour la plupart

extrêmement dispendieuses, elles n'ajoutent pas un seul monument à la

magnificence de la capitale.» _Histoire de France, Assemblée

constituante_, tom. 1er, pag. 360.]

[176: Côté du Carrousel. Même accident est dernièrement arrivé à la

belle corniche qui couronne le terre-plein du Pont-Neuf, on ne sait

comment, côté de l'ouest, au-dessous de la balustrade.]

[177: Projet exécuté dans le _voyage de_ Kang-hi, tome 1er, page 34, par

M. le duc de Lévis.]

[178: Nous en excepterons pourtant l'extrémité des terrasses, côté de la

place Louis XV; les gazons en talus devraient y être cultivés ou tout à

fait détruits. Ailleurs, dans les carrés du jardin, les grandes pièces

de verdure, couvertes de mousse et d'herbes parasites, sont dans un tel

état de vétusté, qu'il est indispensable de les renouveler entièrement.

Du reste, on voit peut-être trop peu de plantes exotiques dans les

plate-bandes. Excepté la tulipe, les autres fleurs à ognon ou bulbeuses

du printemps n'y brillent jamais. Mme de Sévigné y chercherait en vain

les jonquilles qui l'embaumaient à Chantilly[179]. Il serait bon encore

qu'un marbre pur remplaçât la pierre qui couvre le pourtour des

bassins.]

[179: Lettres 91 et 95 de Mme de Sévigné, t. 2, éd. de 1806.]

[180: Tels que les vases placés sur la terrasse du bord de l'eau, et le

tribunal des juges d'Hippomène et d'Atalante.]

[181: On n'a peut-être pas assez multiplié les grilles qui devraient

entourer les monumens les plus capitaux de nos musées des sculptures

antiques, entr'autres le Gladiateur, le Germanicus, etc.; souvent ces

objets sont placés trop près de la main téméraire ou coupable de la

sottise ou de la malveillance. Ils sont exposés, je le sais, pour être

vus et contemplés; mais dans l'intérêt de leur conservation, il devrait

être expressément défendu de les toucher.]

[182: Une partie de ces accidens ont eu lieu à Versailles; en 1815, des

rocailles même ont été ruinées ou enlevées pendant que les alliés

étaient campés dans le parc et dans les bosquets, dont quelques-uns ont

été en partie dévastés; depuis, on a recépé et replanté. L'ombrage des

grands arbres que l'on a cru devoir laisser subsister, rendra ces soins

inutiles, et sera toujours mortel aux jeunes sujets que chaque année on

place en vain pour regarnir ces murailles de verdure jadis si belles et

si compactes. Jamais on n'aura de massifs sans lacune, qu'en coupant

certains carrés par le pied et en replantant à neuf.]

[183: Telles entr'autres, celle de Saint-Sulpice et celle de la

Pointe-Saint-Eustache. On en a bien réparé quelques-unes, mais d'autres

ne le sont pas; on a négligé les fontaines des places Saint-Michel, de

Gaillon, de la rue Censier et de l'esplanade des Invalides, dont la

position semble exiger le château-d'eau le plus somptueux.]

[184: Puisque nous empruntons tant de choses aux anglais, on doit sentir

combien il est indispensable de naturaliser en France les _Water Closet_

de Londres, ou d'adopter les appareils antiméphitiques de M. Dufour,

qui, après avoir jadis parfumé nos têtes, s'est occupé avec un succès

non contesté, de désinfecter l'intérieur et l'extérieur de nos maisons,

et de tous les lieux publics.]

[185: Comme au ballet de _Télémaque_ au grand Opéra.]

[186: Cet enchantement a été depuis réalisé à moitié au grand Opéra dans

un ballet. Déjà on a transporté de Faydeau à l'Académie de musique,

_Stratonice_; pourquoi n'en a-t-on pas fait autant pour _Aline_? les

plaisirs des spectateurs eussent été complets, si la délicieuse musique

de l'Opéra-Comique eût été accompagnée des décorations de M. Cicéri et

de quelques parties du ballet.]

[187: On a vu quelques courtisanes, après avoir dissipé des millions,

solliciter en vain la pitié de leurs anciens adorateurs, et mourir,

accablées d'infirmités, dans la plus affreuse misère.]

[188: Sans traiter ici des avantages et des inconvéniens de l'École

Lancaster, assez débattus dans plusieurs ouvrages, n'est-il point à

craindre seulement que cet art, déjà trop séducteur, la musique, ne

détourne la classe pauvre et laborieuse des enfans du peuple, d'études

bien plus sérieuses et bien plus importantes.]

[189: Art par lequel, avec le secours de tableaux divers, on démontre et

l'on fait apprendre les principes de la musique.]

[190: On a dans ce moment à Paris, un jeune homme qui se destine au même

emploi, et qui sous quelques rapports ressemble à ce portrait.]

[191: Delille.]

[192: On sait que Mme Pasta en a reçu de ce grand tragédien pour le rôle

de _Tancrède_, qu'elle rend avec tant de perfection.]

[193: _OEdipe_, trag. de Voltaire, acte IV, scène II.]

[194: Tels que le Tribunal et la Bourse.]

[195: Anecdote très-vraie, nom en l'air.]

[196: Qui donnent un air de cabaret à l'entrée des deux plus beaux

hôtels de la place Vendôme.]

Voyage d'un jeune grec à Paris (Vol. 1 of 2) · 第 98 / 98 题