DELILLE. ]

[3: «Il reste encore vingt-huit métopes aux deux façades du temple de

Minerve; une seule est passablement conservée, celle de l'angle

sud-ouest.» _Voyage dans le Levant_, par M. le comte de Forbin,

directeur du Musée royal de Paris.]

[4: «Au temple d'Erectée, on a pris la colonne angulaire, de sorte qu'il

faut soutenir aujourd'hui avec une pile de pierre, l'entablement entier

qui menace ruine.» _Itinéraire de Paris à Jérusalem_, par M. de

Châteaubriand, 1er volume.]

[5: «Les Anglais ont encore emporté la statue de Cérès Éleusine. Les

destructions se multiplient avec une telle rapidité dans la Grèce, que

souvent un voyageur n'aperçoit pas les moindres vestiges des monumens

qu'un autre voyageur a admirés quelques mois avant lui.» _Itinéraire de

Paris à Jérusalem_, tome 1er.]

[6:

«Parga s'applaudissait de sa félicité,

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

... Moment terrible où Parga consternée

Apprit que d'Albion les décrets inhumains

Au joug des musulmans l'avaient abandonnée;

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Quels sanglots! quels adieux! quels cris se font entendre!

Vers leurs tristes vaisseaux qu'ils ont peine à marcher!

À la terre natale on les voit s'attacher,

La presser dans leurs bras, l'arroser de leurs larmes;

La voix des nautonniers ne les peut arracher

À ce sol qui pour eux n'eut jamais tant de charmes.

Adieu! s'écriaient-ils, adieu! rive fleurie!

Adieu! terre antique et chérie,

Où nos coeurs ont battu pour la première fois!

Adieu! malheureuse patrie...

Ces vers si touchans sont extraits du poème de M. J. P. G. VIENNET,

capitaine au corps royal d'État-major, chevalier de Saint-Louis et de la

Légion-d'Honneur.]

[7: Voyez Londres et ses habitans en 1816, et journaux plus récens.]

[8: Dans le vaudeville _Femme à vendre_.]

[9: Tels sont les heureux résultats de la musique: la cadence et

l'harmonie subjuguent profondément l'âme, et l'ébranlent avec une force

inexprimable; en lui transmettant des impressions pleines de charmes,

elles communiquent les graces les plus séduisantes à ceux qui cultivent

cet art presque céleste. _République de Platon_, livre III.]

[10: Nous allons traiter des rapsodes; c'est-à-dire, de ceux qui

chantent les hymnes et les morceaux choisis des poëtes; nous parlerons

ensuite de ceux qui les accompagnent, des combats du chant entre les

différens choeurs, et de leur introduction nécessaire dans les _fêtes

solennelles_. _Platon_, _Traité des lois_, livre VIII.]

[11: Madame la duchesse de Berri s'est formé à Paris un charmant Musée

dans le goût de ceux d'Italie, où des tableaux anciens et modernes se

trouvent mêlés avec des vases, des bustes, des raretés de toute espèce.]

[12: Le roi des Pays-Bas en a senti le besoin, en arrêtant que les

mendians valides seront transportés aux colonies par la société de

bienfaisance.]

[13: Cet homme aussi bienfaisant que modeste qui, sous le voile de

l'anonyme, employait son immense fortune à soulager tous les genres de

malheurs, à récompenser les vertus les plus ignorées et à protéger par

des prix d'encouragement les arts, les sciences et les lettres.]

[14: Auquel on joindrait les sommes que le gouvernement affecte

annuellement à cet usage.]

[15: Huit cents ans avant l'ère chrétienne, Homère fut réduit à mendier

pour vivre.]

[16: Le Camoëns, né en 1517, périt à l'hôpital en 1579.]

[17: Le Tasse, né en 1544; l'indigence et les privations en tout genre

avancèrent sa fin en 1595.]

[18: Cervantes, né en 1547, fut accablé de besoins et d'infirmités, et

mourut dans un abandon presqu'absolu en 1616.]

[19: Malfilâtre, connu par l'_Ode au Soleil_ et le poème de _Narcisse_,

né à Caen, en Normandie, fut obligé de changer de nom, pour se

soustraire aux poursuites de ses créanciers; mort à Paris, près le

cloître Saint-Germain-l'Auxerrois, chez la femme d'un tapissier qui

l'avait recueilli par charité.]

[20: Dorvigny, né vers 1734, acteur comique, et auteur de _Jeannot ou

les battus payent l'amende_, de _l'Oncle Valet_, _du Vieux Château_, du

_Désespoir de Jocrisse_, des _Fausses Consultations_, et autres pièces;

mort dans un grenier en 1812.]

[21: Dellamaria, né à Marseille en 1778, composa la musique du

_Prisonnier_, de _l'Opéra comique_, et expira de faim sur une borne de

la rue Richelieu.]

[22: Gilbert, né en 1751, en Lorraine, victime de trop beaux vers

dirigés contre des hommes puissans, mourut à l'Hôtel-Dieu, en 1780.]

[23: Ce que je propose est exécuté chaque jour à Londres par des

compagnies qui achètent les vieilles maisons d'un quartier, et les font

rebâtir à leurs frais. Dans ces nouvelles constructions, chaque nouvelle

habitation a souvent un petit jardin attenant. Au centre des places ou

_squares_ est une enceinte entourée de grilles, et ornée intérieurement

de gazons, de fleurs, d'arbres et d'arbrisseaux, pour y entretenir la

fraîcheur et y renouveler l'air, si favorable à la conservation de la

santé. Les charmantes plantations dont je viens de parler, environnent

dans certains squares des statues quelquefois équestres[24], mais

presque toujours en marbre ou en bronze. Ces promenades fermées aux

étrangers, sont ouvertes aux personnes qui ont acquis le droit d'y

entrer. Dans quelques soirées du dimanche, au mois de juin 1815, on

exécuta des symphonies à _Portman Square_, malgré l'usage qui proscrit

ce jour-là tout divertissement public à Londres; mais quelques pieux

personnages ayant trouvé ces plaisirs trop mondains, ce genre

d'amusement fut défendu. De riches propriétaires encouragent

singulièrement les entreprises des compagnies que j'ai citées. Le duc de

Bedfort céda il y a quelques années un terrain immense placé devant son

hôtel à des particuliers qui y firent bâtir un grand nombre de maisons

et des squares. Ces édifices composent maintenant une nouvelle ville qui

joint pour ainsi dire Londres à Sommerstown. J'ajouterai que par suite

du marché conclu avec les acquéreurs de ce vaste domaine, la fortune du

noble lord, déjà très-considérable (sept millions de francs de rente),

doit sous peu devenir immense. Enfin, Georges IV, n'étant que prince

régent, fit ouvrir une rue devant son palais; c'est la plus belle de la

capitale. Tels sont les effets d'un vrai patriotisme.]

[24: Guillaume III dans Leicester Square; Georges Ier dans Hanover

Square; Georges III dans Saint James Square.]

[25: On contraint le propriétaire qui bâtit sur la voie publique à

recevoir et à suivre l'alignement qui lui est tracé par l'autorité

compétente; la même puissance n'aurait-elle point droit de le forcer à

mettre la corniche de l'édifice qu'il construit de niveau avec celle de

son voisin, et d'empêcher par là cette inégalité de toitures, toujours

désagréable pour des yeux amis d'une belle uniformité? Si cette mesure

n'est point, comme je le crois, contraire aux lois et dépend absolument

de la volonté municipale, au moins pour les terrains vendus par le

gouvernement et la cité, pourquoi ne la met-on pas à exécution dans les

nouvelles constructions des rues Godot et de la Paix? J'ai entendu dire

à des hommes d'un grand mérite que cette uniformité perpétuelle des

bâtimens était fatigante à la longue (ils citaient Londres comme

exemple); mais jamais l'alignement de l'édifice, des fenêtres et du

toit, ne produira ce désagréable effet, en supposant surtout que cette

triple exigeance n'exclurait point la diversité des ornemens tels que

péristyles, colonnades, bas-reliefs pour les grands hôtels et les

palais. La monotonie des autres maisons rendrait ces décors plus

saillans; mais enfin, et c'est l'objection la plus forte, vous empiétez,

ajoute-t-on, sur la liberté qu'a tout individu de bâtir à sa fantaisie;

et je réponds que cette liberté reçoit un bien plus grand échec et se

trouve blessée bien davantage lorsque, pour élargir la voie publique, on

fait perdre au propriétaire de telle maison plusieurs toises carrées du

sol qu'il habitait. Ce sacrifice, que lui impose la loi maintenant en

rigueur, est très-réel; celui que je propose est bien moindre; il est

presque imaginaire et fictif.]

[26: On se montre aujourd'hui bien éloigné de ces idées conservatrices.

Pour prolonger la rue d'Artois jusque dans la rue Saint-Lazare, on vient

de démolir l'hôtel Thélusson, un des plus pittoresques de Paris, et même

l'arcade d'entrée, monument qui ne nuisant point au passage, eût pu

subsister comme souvenir et décoration pour ce quartier. On ne sait

encore par quel esprit de vertige on détruisit; quelques années avant la

révolution, la porte Saint-Antoine, restaurée sous Louis XIV, et

couverte de bas-reliefs sculptés par Jean Goujon.]

[27: Tour de Saint-Jean-de-Latran, montagne Sainte-Geneviève.]

[28: Tour dite de l'Horloge et autres contiguës, qui, vues des quais et

des points les plus éloignés, font un charmant effet dans la

perspective.]

[29: Cloître Notre-Dame, rue des Chantres.]

[30: Rue des Bourdonnais, enseigne de la Couronne d'or, hôtel

précédemment occupé par Philippe-le-Bel; par Philippe, duc d'Orléans,

frère du roi Jean; par Gui de la Trémouille; par le chancelier Dubourg,

ensuite par le président de Bellièvre, et maintenant par un teinturier

et un marchand de soieries. Une tourelle, soutenue par deux colonnes,

quelques sculptures élégantes, s'y détachent à travers de nouvelles

constructions.]

[31: Hôtel du cardinal Duprat, rue des Barres.]

[32: Rue Saint-Avoye, où mourut Anne de Montmorency, le siége de la

banque de Law.]

[33: Rue Saint-Antoine, n° 143, bâti, dit-on, par Henri IV; il fut

également habité par M. Turgot, dont on y voit le portrait, et par le

marquis de Boisgelin. En 1818 on y trouvait un café, des billards. Cet

hôtel, orné de statues en pierre et de peintures, a été parfaitement

restauré par le propriétaire actuel. C'est là qu'est placée l'École

spéciale du commerce.]

[34: Rue de Seine, où demeurait Turenne, habitation d'un libraire.]

[35: Rue Saint-Antoine.]

[36: Occupé maintenant par l'École spéciale des ponts-et-chaussées.

L'hôtel de Carnavalet, rue Culture Sainte-Catherine, n° 27, est célèbre

par Mme de Sévigné, qui l'habita quelque temps avec Mme de Grignan, sa

fille, et par les sculptures de Jean Goujon, défigurées dans l'intérieur

de la cour, comme celles du Palais de Justice, rue de la Barillerie, par

d'énormes tuyaux de poêles qui noircissent l'édifice et interceptent la

vue d'une partie des bas-reliefs. Conçoit-on bien en 1823 une pareille

barbarie?]

[37: Président à qui Boileau adressa une épître. Cet hôtel est

malheureusement masqué par quelques bâtimens modernes peu assortis avec

son antique architecture, rue Pavée, n° 24.]

[38: Dépôt des archives des divers ministères, et imprimerie royale;

d'une architecture remarquable.]

[39: Île Saint-Louis, hôtel où fut établie une pension, et métamorphosé

depuis en magasin.]

[40: L'intérêt de l'art semblerait exiger que l'on prît définitivement

de sages mesures pour conserver tant de belles antiquités éparses dans

les campagnes de France: entre autres je citerai les forteresses de

Coucy dans le Laonnais; la maison de la reine Blanche si pittoresquement

placée dans les bois et sur les bords des lacs de Chantilly. Ne

devrait-on pas imiter la conduite de cet estimable Français dont je

regrette de ne pas savoir le nom, qui a dernièrement acheté les restes

magnifiques du château de Pierre-Fonds, situé sur la lisière de la forêt

de Compiègne, dans le seul but de les entretenir et d'en empêcher la

ruine totale? Ce château, bâti par le duc d'Orléans, frère de Charles

VI, en 1390, possédé par Henri V, roi d'Angleterre, en 1421, fut

démantelé sous Louis XIII.]

[41: Florissait en 1540; il bâtit Écouen.]

[42: On doit à Jules-Hardouin Mansard le dôme des Invalides, la galerie

du Palais-Royal, la place de Louis-le-Grand, celle des Victoires, la

cascade de Saint-Cloud, le château et la chapelle de Versailles.

François Mansard inventa cette sorte de couverture nommée mansarde. Il

donna les plans du portail des Minimes, de la place Royale, de l'hôtel

des Comptes, de celui de Bouillon, de celui de Toulouse, de l'hôtel de

Jares, de l'église du Val-de-Grâce, etc.]

[43: Le Nôtre, aussi célèbre par l'à-propos de ses réponses que par ses

talens, fit à Saint-Germain la fameuse terrasse, dessina les jardins de

Versailles, de Clagny, de Chantilly, de Saint-Cloud, de Meudon, et les

décora de grottes, de colonnades et de portiques.]

[44: Que sont devenues les peintures de cette galerie que les étrangers

allaient admirer avec autant de curiosité que celle de Versailles?]

[45: Vendu à très-vil prix; la bande noire a fait un bénéfice énorme;

les amateurs déplorent la perte des peintures évaluées à près d'un

million.]

[46: Relevé par la munificence royale.]

[47: Chanté dans ces vers de Delille:

Admirez. . . . . . .

Chanteloup fier encor de l'exil de son maître.

_Poème des Jardins_, chant premier.

]

[48: En Normandie, patrie de Malherbe.]

[49: Boileau habitait la cour de la Sainte-Chapelle.]

[50: Racine, rue des Maçons.]

[51: «En épargnant de tristes détails sur l'infection de la Seine par

les matières hétérogènes de la Bièvre, des éviers de l'Hôtel-Dieu, des

bains, et des autres immondices sans cesse remuées, agitées dans le

canal de la Seine par les rames, les avirons des bateaux, les filets des

pêcheurs, les opérations de l'extraction du sable, le brisement des

flots aux piles des ponts et le mouvement de la buanderie, qui emploie

un si grand nombre de bateaux emplacés dans le propre thalweg du fleuve,

je passerai sous silence les résultats affligeans des autopsies

cadavériques, les épidémies nombreuses arrivées à Paris par

l'insalubrité de l'eau, suffisamment attestées par des savans du mérite

de M. de Jussieu; je veux même faire grâce du témoignage des propres

employés des pompes, qui avouent la mauvaise qualité de l'eau qu'ils

fournissent.» _Lettre de M. Doé. Miroir._]

[52: Ville de boue, du mot _lutum_.]

[53: Le Vatican à Rome en est la preuve.]

[54: Ce défaut de goût, cette absence des convenances, disparaîtraient

si les vrais artistes étaient mieux connus et surtout employés; si l'on

faisait revivre dans la quatrième classe de l'Institut les anciens

réglemens de l'Académie, dont avant la révolution le nombre des

sociétaires était illimité, et où l'on n'obtenait ce titre qu'après

avoir disputé l'_honneur d'y être admis en faisant un chef-d'oeuvre_. Un

des grands ridicules de la nouvelle organisation, est, selon nous, que,

passé trente ans, on ne puisse plus concourir pour les grands prix de

peinture, sculpture, architecture, comme s'il n'existait pas des talens

qui n'acquièrent leur véritable développement que dans l'âge mûr. Un

autre article, infiniment préjudiciable à l'art, doit être remarqué. On

n'obtient plus le droit de professer à soixante ans, âge où l'expérience

a réuni le plus de préceptes et où la mémoire est si riche

d'observations. Il semble, comme l'a dit M. Deseine, qu'on ait oublié

que ce fut à cet âge que Lebrun peignit ses batailles d'Alexandre, et

que Julien avait plus de soixante-dix ans lorsqu'il mit la dernière main

à sa statue du Poussin; et qu'enfin Bouchardon, arrivé fort tard à la

réputation d'un homme de mérite, fit la statue de Louis XV. (_Notice

historique sur les anciennes académies de peinture, sculpture de Paris,

et celle d'architecture._)]

[55: Cette armure avait appartenu à M. l'abbé de Tressan, décédé à

l'Abbaye-au-Bois, ensuite à M. le duc de Saulx-Tavannes, pair de France,

mort en son Hôtel, rue de Fleurus.]

[56: Dénomination que les Italiens ont donnée aux jaspes et à certains

albâtres qui se distinguent par une multitude de nuances vives analogues

à celles des fleurs; c'est l'onix des anciens. La _Minéralogie_

appliquée aux arts par M. Brard, ancien directeur des mines en Savoie,

tome 2, page 402.]

[57: Nous n'avons vu jusqu'ici au Musée qu'un seul portrait de la

collection de M. Crawfurt, celui de Bossuet, par Rigault; on a depuis

acheté, pour le Luxembourg, la Psyché de Gérard; mais nous avons vu

livrer à l'étranger, pour seize ou dix-huit mille francs, la vie de

l'Amour[58], en six tableaux, qui auraient si bien décoré notre Musée

moderne. Ces Amours, dont les figures et les attitudes étaient si

variées, si délicieuses, sont actuellement en Russie.]

[58: Vente du général Rapp.]

[59: C'est, m'a-t-on assuré, un amateur français qui en a fait

l'acquisition.]

[60: On peut les voir chez un marchand, quai Malaquai.]

[61: Le Christ au tombeau.]

[62: À l'hôtel de l'Hôpital, rue du Temple, n° 108.]

[63: Callot ne voulut peindre ni les vainqueurs de sa patrie, ni les

batailles remportées sur son souverain.]

[64: Un fait nouveau vient appuyer mes conjectures:

«Le hasard vient de faire découvrir dans un champ près d'Avalon (ville

très-ancienne de Bourgogne, dont il est fait mention dans l'Itinéraire

d'Antonin) l'enceinte d'un temple antique, parfaitement dessiné par des

murs qui ont deux ou trois pieds de haut, une grande quantité de statues

mutilées de marbre blanc de la plus rare beauté, et beaucoup de pièces

de cuivre et d'argent, toutes marquées au coin des empereurs romains.

«M. Caristie, architecte du gouvernement, fera bientôt sur ces

précieuses découvertes un rapport à l'Institut.»

Espérons aussi que le cabinet des médailles s'enrichira de quelques

pièces, peut-être rares dans sa collection, et que le Musée de Paris

fera restaurer les statues, dans le cas où elles aient réellement cette

_beauté rare_ qu'on a cru y apercevoir.]

[65: Voyage de M. de Forbin dans le Levant.]

[66: Cocherau, auteur d'un tableau représentant un _atelier de

Peinture_, mort le 16 août 1817, sur la côte d'Afrique.]

[67: M. de Forbin a rapporté pour le Musée royal deux fragmens assez

beaux de statues de femmes, un casque de bronze de la plus belle

conservation, une urne, deux petites chaînes d'or (page 13) et un vase

dit étrusque; en tout, frais de transport compris, pour 28 mille francs,

(p. 24.) Voyage dans le Levant.]

[68: Voyage dans le Levant, page 316.]

[69: M. de Forbin l'avoue lui-même, la Sicile est pour ainsi dire une

mine d'objets d'arts. La lampe de bronze, d'une forme élégante, qui

s'éteignit dans un sépulcre, éclaire aujourd'hui, dit-il, la chaumière

du pâtre d'Enna. _Souvenirs de la Sicile_, page 182. Le roi de Naples,

ajoute-t-il, a presqu'autant de statues que de sujets, _idem_ page 25.

Voyez encore les pages 109, 113 et 114.

M. de Forbin a rapporté de Sicile des dessins, plusieurs vases

d'Agrigente, deux belles médailles d'Agyrium et un torse en plâtre,

qu'il doit à la politesse soigneuse de monsignor Ciantri Panitieri.

_Souvenirs de la Sicile_, pages 94, 99 et 181.]

[70: M. Durville.]

[71: Une souscription fut ouverte à Rome comme l'on sait, pour les frais

que nécessitaient les travaux; beaucoup d'étrangers se firent inscrire.]

[72: Ces tribunes existaient sous Bonaparte; la Chambre alors se

composait de cinq cents membres, qui s'y trouvaient fort à l'aise.]

[73: Deux tribunes seulement ont été rétablies; l'une pour la chambre

des pairs, l'autre pour les ambassadeurs. Il eût été facile d'en

replacer d'autres, également réservées, et à la disposition de MM. les

députés.]

[74: Sous la réserve de conserver à l'état les bois nécessaires à la

marine, et la jouissance des mines et carrières, qui ne peuvent être

exploitées que par des dépenses toutes royales.]

[75: Tels que le Henri IV et le duc de Berri de la salle des

Conférences, dont l'inauguration fut pourtant annoncée avec tant

d'emphase par certaines feuilles publiques.]

[76: Enlevé d'abord, réinstallé ensuite, ainsi que celui de Louis XVI,

depuis qu'on y a fait l'inauguration du buste du roi régnant, sculpté

par le célèbre Bosïo.]

[77: La reine Marie-Antoinette habitait à Paris les appartemens

maintenant occupés par Sa Majesté Louis XVIII.]

[78: Il vivait alors ce vertueux Français, à l'époque où ceci fut écrit.

En preuve de ce que j'avance, on peut voir à Vincennes le mausolée du

duc d'Enghien, et à Saint-Roch l'histoire de la passion, qui, par

parenthèse, aurait besoin d'une réparation complète.]

[79: Tels que ceux de la galerie de Dusseldorf.]

[80: Les doigts des deux pieds du fleuve du Rhin personnifié, ont été

nouvellement brisés; on ne sait par quel accident.]

[81: Une partie de ces ornemens sont brisés depuis les nouveaux

travaux.]

[82: Ce plan a déjà été exécuté en partie en Toscane. M. Dupaty écrivait

en 1785: «À Florence la salle des plâtres est immense. Sur deux lignes

parallèles sont rangés tous les plâtres des plus belles statues que

possède aujourd'hui l'Italie.» (_Lettres sur l'Italie_, tome 1er, pag.

168)]

[83: On remplaça l'Apollon du Belvéder, le Gladiateur, le Laocoon et

autres, par des copies en plâtre.]

[84: «Il est même probable qu'elle se continue dans le département de la

Seine-Inférieure, vers Forges et Neufchâtel. La couleur générale est

plus ou moins grise, quelquefois jaunâtre, variée de traits plus foncés

et quelquefois de points rougeâtres, dont l'ensemble offre un mélange

agréable, et présente des accidens multipliés; ce marbre est très-dur.

Les acides n'ont sur lui qu'une action très-lente; il est susceptible du

plus beau poli; vu son abondance, on pourra même l'employer à bâtir.»

(_Gazette de France_, du 25 octobre 1821.)]

[85: «Ces bans appartiennent à M. le baron Morel. Il paraît qu'on

s'occupe d'employer ce marbre indigène dans les constructions publiques.

La réussite de ce projet sera une noble conquête faite au profit de

l'industrie nationale sur le monopole étranger.» (_Le Constitutionnel_,

30 novembre 1821.)]

[86: Mieux informés que nous n'étions lorsque cette remarque fut écrite,

nous dirons que ces ornemens ridicules, déjà brisés, et en partie

détruits, n'étaient que provisoires et seulement en attendant qu'ils

soient exécutés en bronze doré. Enfin, si les accessoires de ce monument

n'ont pas été faits en matière plus solide, si les marbres qui doivent

revêtir les murailles n'ont pas été placés de suite, il est juste de

n'en point jeter le blâme sur M. Deseine; cet habile sculpteur m'a dit

avoir perdu plus de quinze mille francs sur la façon de ce groupe. L'on

doit bien plutôt en accuser une autorité que je ne nommerai pas, et qui

seule a mis des entraves à la confection de ces décors complémentaires.

(_Note de l'auteur._)]

[87: À la cathédrale, on en peut dire autant de la niche où l'on a placé

la belle Vierge des Carmes; l'intérieur de cette niche est peint,

lorsque l'importance du monument exigerait du marbre, du porphyre, de

l'albâtre, ou tout au moins du stuc.]

[88: «Il paraît que ce fut vers le règne de François Ier que l'on

commença à négliger en France le choix des matériaux, la bonté des

cimens, la force des constructions, pour ne s'occuper que de la forme et

de la décoration. En rapportant d'Italie la belle architecture des Grecs

et des Romains, on aurait dû les imiter également dans les précautions

qu'ils prenaient pour assurer la durée de leurs ouvrages sous un climat

bien moins délétère. L'égoïsme fut réduit en système. On jouissait des

ouvrages des morts, mais on ne voulait rien faire pour les races

futures; aussi la porte Saint-Denis, en 1800, était plus dégradée que

l'arc de Constantin, Versailles inhabitable, et l'aqueduc de Maintenon,

monument gigantesque, tombait en ruines.» (_Voyage de Kamgki_, tome 1er,

pag. 28 et 29, par M. le duc de Lévis.)]

[89: Art parfait en Italie, trop peu cultivé en France; je n'en connais

à Paris qu'un dépôt et un atelier. On a fait sonner bien haut la facture

de quelques fresques, c'est-à-dire des peintures faites sur un enduit de

chaux ou de sable, appliqué sur les murs d'un édifice, et l'on néglige

de remettre à neuf les belles peintures presqu'effacées des voûtes de

Saint-Sulpice et de Saint-Roch. Sans vouloir déprécier le genre de la

peinture à fresque, très-intéressant en soi pour certains lieux, il est

toutefois trop peu durable pour être admis exclusivement à l'ornement

des plus belles basiliques et des palais de la capitale. La mosaïque est

la seule composition vraiment solide; c'est donc cet art que l'on ne

peut trop encourager ni trop prodiguer dans nos grands monumens.]

[90: Vénus Borghèse, Trajan, Esculape, etc.]

[91: Élève de Michel-Ange, et réparateur des plus belles statues de

l'antiquité.]

[92: «La statue était de deux pièces, jointes au moyen de deux forts

tenons en fer. Le Grec, craignant de perdre le fruit de ses travaux,

ajoute M. Durville, en avait fait porter et déposer dans une étable la

partie supérieure avec les deux Hermès; l'autre était encore dans la

niche. Je visitai le tout attentivement, et ces divers morceaux me

parurent de bon goût, autant cependant que mes faibles connaissances

dans les arts me permirent d'en juger.

«La statue, dont je mesurai les deux parties séparément, avait, à

très-peu de chose près, six pieds de haut. Elle représentait une femme

nue, _dont la main gauche_ relevée _tenait une pomme_, et la droite

soutenait _une ceinture habilement drapée_, et qui tombait négligemment

des reins jusqu'aux pieds; du reste, elles ont été l'une et l'autre

mutilées, et sont actuellement détachées du corps; les cheveux sont

retroussés par derrière et retenus par un bandeau; la figure est

très-belle, et serait bien conservée, si le bout du nez n'était pas

entamé (on l'a restauré en plâtre); le seul pied qui reste est nu; les

oreilles ont été percées et ont dû recevoir des pendans. Tous ces

attributs sembleraient assez convenir à la Vénus du jugement de Pâris;

mais où seraient alors Junon, Minerve et le beau berger?»

Où? Tout à côté, peut être; il serait donc utile de faire en cet endroit

de nouvelles fouilles. M. Durville fortifie mon opinion en rapportant:

«Qu'on a trouvé en même temps un pied chaussé d'un cothurne et une

troisième main. D'un autre côté, le nom de _melos_ a le plus grand

rapport avec le mot qui signifie _pomme_. Ce rapprochement ne serait-il

pas indiqué par l'attribut principal de la statue?

«Les deux Hermès l'accompagnaient dans sa niche; du reste, ils n'ont

rien de remarquable. Leur hauteur est de trois pieds et demi; l'un est

surmonté d'une tête de femme ou d'enfant, et l'autre porte une figure de

vieillard avec une longue barbe; l'entrée de la niche était surmontée

d'un marbre de quatre pieds et demi environ de longueur sur six à huit

pouces de largeur; il portait une inscription, dont la première moitié

seule a été respectée par le temps; l'autre est entièrement effacée;

cette perte est inappréciable; peut-être eussions-nous acquis par là

quelques lumières sur l'histoire de cette île, que tout prouve avoir été

jadis très-florissante et dont le sort nous est inconnu depuis

l'invasion des Athéniens, c'est-à-dire depuis vingt-deux siècles.

«Au moins eussions-nous appris à quelle occasion et par qui ces statues

avaient été consacrées. Néanmoins j'ai copié avec soin les caractères

qui restaient de cette inscription, et je puis les garantir tous,

excepté le premier, dont je ne suis pas sûr.»

?????°S???°???°G?........?S...

????????????????°.............

????????????.

]

(_Extrait des annales maritimes et coloniales_, mars 1821, pag. 152.)

Peut-être Tisandre[93], sculpteur, qui fit diverses statues des plus

grands capitaines de la guerre du Péloponèse, et que Pausanias cite

comme un habile artiste, est-il l'auteur de cette statue; au moins on a

des raisons pour le conjecturer, d'après l'inscription tronquée qu'on

voit sur un morceau de marbre séparé et formant sa base. On y lisait

_andros_, la première syllabe a disparu.]

[94: Voyage en Phocide, liv. X. page 180.

_Note de l'Auteur._

]

[95: Nous retrouvons perpétuellement cette nation pour contrecarrer nos

moindres entreprises. Des altercations se sont élevées entre nos

voyageurs et les consuls anglais, relativement à la possession du

Zodiaque du temple de Tyntira, ou Denderah, dont les soins, les travaux

et la persévérance de M. Lorrain ont enrichi sa patrie. La cause fut

portée au conseil du pacha d'Égypte, qui trancha la difficulté en faveur

de la France. J'aime à le croire, l'influence du jeune Osman, favori de

Méhémed, dont nous avons été personnellement à même d'apprécier à Paris

l'attachement, et je dirais presque le dévouement pour notre pays, aura

sans doute bien contribué à une décision aussi favorable que juste. J'ai

entendu conter à cet Osman un fait peu connu: «Si certains agens de

votre gouvernement s'y fussent bien pris, me dit-il un jour, l'aiguille

de Cléôpatre ne serait pas à Londres, mais à Paris.» Malgré certains

bruits que je crois absurdes, espérons que les Anglais n'obtiendront

pas, par de nouvelles ruses et par des transactions désavantageuses,

cette grande page de l'Histoire ancienne, je veux dire le Zodiaque de

Tyntira, qu'ils convoitent depuis si long-temps, et qu'ils n'ont pu

conquérir par un droit légal; autrement la paix avec ce peuple serait

pour nos arts cent fois plus préjudiciable que la guerre.

_Note de l'Auteur._]

[96: _It is known that maritime baths were built at Ostia by the emperor

Claudius, from the fragment of an inscription which was found there with

this statue. From other inscriptions, discovered at the same time, we

learn that these baths were repaired by different emperors down to the

time of Constantine._

Un fragment d'inscription trouvé avec cette statue fit connaître que des

bains maritimes avaient été bâtis par l'empereur Claudius à Ostia.

D'autres inscriptions, qu'on recueillit en même temps, ont également

appris que ce monument thermal avait été réparé depuis par plusieurs

empereurs successeurs de Constantin.]

[97: _Numismata ærea selectiora maximi moduli è Museo Pisano. Tab. XXV.

f. 3._

Choix des plus grandes médailles de bronze du Musée de Pise. Table XXV.

f. 3.]

[98: _Ancient painting representing a similar subject was found in the

excavations of the villa Negroni Winckelmann,_ Histoire de l'art chez

les anciens, _tome II, page 336._

Une ancienne peinture représentant un sujet semblable, a été tirée des

fouilles faites à la Villa Negroni. _Voyez_ Winckelmann, _Histoire de

l'art chez les anciens_, tome II, page 336.]

[99: Beaucoup sont extraits du Luxembourg.]

[100: Madame Le Brun jouit aussi de la même faveur.]

[101: Notamment celle de Charles IX.]

[102: Comme on a déjà fait à la plupart des statues des Tuileries.]

[103: Celui de Pie VII, et celui d'une négresse.]

[104: «Un édit déférait le droit de maîtrise aux orfèvres, ébénistes,

horlogers, menuisiers réunis à cette manufacture où l'on avait

l'intention d'entretenir soixante jeunes gens exercés dans ces différens

arts y compris celui de la tapisserie.» _Encyclopédie._

Cette note explique très-clairement le sujet d'une tenture qui sans elle

serait inintelligible. Louis XIV y est représenté visitant les Gobelins

avec Colbert, et examinant tour à tour non-seulement des tapisseries,

mais des vases d'or et d'argent magnifiquement ciselés, des pendules,

des étoffes et des meubles de la plus grande richesse.]

[105: Dès le treizième siècle, le Châtelet de Paris rendit une sentence

en faveur des tapissiers de haute lisse contre les tapissiers

sarrasinais qui travaillaient les tapis à la façon du Levant.

Voyage d'un jeune grec à Paris (Vol. 1 of 2) · 第 96 / 98 题