Cette lettre me fit une si cruelle impression que je reconnus

l'impossibilité d'entreprendre un ouvrage pour lequel chaque coup de

pinceau m'aurait fait fondre en pleurs. Je renonçai donc à mon projet;

toutefois j'eus le bonheur, pendant mon séjour en Russie, de retracer

encore des traits augustes et chéris; voici à quelle occasion. Le comte

de Cossé arriva à Pétersbourg, venant de Mitau où il avait laissé la

famille royale. Il me fit une visite pour m'engager à me rendre auprès

des princes, qui me verraient, me dit-il, avec plaisir. J'éprouvai dans

le moment un bien vif chagrin; car, ma fille étant malade, je ne pouvais

la quitter, et de plus j'avais à remplir des engagemens pris, non

seulement avec des personnages marquans, mais avec la famille impériale,

pour plusieurs portraits, ce qui ne me permettait pas de quitter avant

quelque temps Pétersbourg. J'en exprimai toute ma peine à M. de Cossé,

et comme il ne repartait pas tout de suite, je fis aussitôt de souvenir

le portrait de la reine, que je le priai de remettre à madame la

duchesse d'Angoulême, en attendant que je pusse aller moi-même recevoir

les ordres de Son Altesse Royale.

Cet envoi me procura la jouissance de recevoir de Madame la lettre que

je joins ici, et que je conserve comme un témoignage qui m'est bien

cher, de sa satisfaction.

Dès que j'eus repris ma liberté, je courus à Mitau; mais j'eus le

malheur de n'y plus retrouver la famille royale.

CHAPITRE XX.

Catherine.--Le roi de Suède.--Le bal masqué.--Mort de Catherine.--Ses

funérailles.

On vivait si heureux sous le règne de Catherine, que je puis affirmer

avoir entendu bénir, par les petits comme par les grands, celle à qui la

nation devait tant de gloire et tant de bien-être. Je ne parlerai point

de conquêtes dont l'orgueil national était si prodigieusement flatté,

mais du bien réel et durable que cette souveraine a fait à son peuple.

Durant l'espace de trente-quatre ans qu'elle a régné, son génie

bienfaisant a créé ou protégé tout ce qui était utile, comme tout ce qui

était grandiose. On la voyait ériger à la mémoire de Pierre Ier un

monument immortel, faire bâtir _deux cent trente-sept_ villes en

pierres, disant que les villages en bois qui brûlaient si souvent lui

coûtaient beaucoup; couvrir la mer de ses flottes; établir partout des

manufactures et des banques, si propices au commerce, à Pétersbourg, à

Moscou et à Tobolsck; accorder de nouveaux priviléges à l'Académie;

fonder des écoles dans toutes les villes et les campagnes; faire creuser

des canaux; élever des quais de granit; donner un code de lois; enfin,

introduire l'inoculation que sa volonté puissante était seule capable de

faire adopter par les Russes[35].

Tous ces bienfaits sont dus à Catherine seule; car elle n'a jamais

accordé à personne aucune véritable autorité; elle dictait elle-même les

dépêches à ses ministres, qui n'étaient réellement que ses secrétaires.

On raconte que la comtesse de Bruce, qui long-temps a été son amie

intime, lui disait un jour:--Je remarque que les favoris de Votre

Majesté sont bien jeunes.--Je les veux ainsi, répondit-elle: s'ils

étaient d'un âge raisonnable, on dirait qu'ils me gouvernent. Zouboff,

en effet, qui fut le dernier, avait tout au plus vingt-deux ans. Il

était grand, mince, bien fait, et il avait des traits réguliers. Je l'ai

vu pour la première fois à un bal de la cour, donnant le bras à

l'impératrice, qui se promenait. Il portait à sa boutonnière le portrait

de Catherine, entouré de superbes diamans, et elle paraissait le traiter

avec une grande bonté; néanmoins on s'accordait à dire que celui de ses

favoris qu'elle avait le plus aimé, était Lanskoi. Elle le pleura

long-temps. Elle lui avait fait élever un tombeau près du château de

Czarskozelo, où l'on m'a assuré qu'elle allait très souvent seule, au

clair de lune. Au reste, Catherine-le-Grand, comme l'appelle le prince

de Ligne, s'était fait homme; on ne peut parler de ses faiblesses que

comme on parle de celles de François Ier ou de Louis XIV, faiblesses qui

n'influèrent nullement sur le bonheur de leurs sujets[36].

Catherine II aimait tout ce qui était grandiose dans les arts. Elle

avait fait construire à l'ermitage les salles du Vatican, et copier les

cinquante tableaux de Raphaël dont ces salles sont ornées. Elle avait

aussi décoré l'Académie des beaux-arts de copiés en plâtre des plus

belles statues antiques, et d'un grand nombre de tableaux des différens

maîtres. L'ermitage qu'elle avait créé et placé tout près de son

palais[37], était un modèle de bon goût sous tous les rapports. On sait

qu'elle écrivait le français avec la plus grande facilité (j'ai vu à la

bibliothèque le manuscrit original du code de lois qu'elle a donné aux

Russes entièrement écrit de sa main, et dans notre langue). Son style,

m'a-t-on dit, était élégant et très concis, ce qui me rappelle un trait

de laconisme que l'on m'a cité d'elle, que je trouve charmant. Quand le

général Souwaroff eut gagné la bataille de Varsovie, Catherine fit

partir aussitôt un courrier pour lui, et ce courrier ne portait à

l'heureux vainqueur qu'une enveloppe de lettre, sur laquelle elle avait

écrit de sa main: _Au maréchal Souwaroff_.

Cette femme dont la puissance était si grande, était dans son intérieur

la plus simple et la moins exigeante des femmes. Elle se levait à cinq

heures du matin, allumait son feu, puis faisait son café elle-même. On

racontait même qu'un jour, ayant allumé ce feu sans savoir qu'un

ramoneur venait de monter dans la cheminée, le ramoneur se mit à jurer

après elle et à la gratifier des plus grosses invectives, croyant

s'adresser à un feutier. L'impératrice se hâta d'éteindre, non sans rire

beaucoup de se voir traitée ainsi.

Dès que l'impératrice avait déjeuné, elle écrivait ses lettres,

préparait ses dépêches, restant ainsi seule jusqu'à neuf heures. Alors

elle sonnait ses valets de chambre, qui quelquefois ne répondaient point

à sa sonnette. Un jour, par exemple, impatientée d'attendre, elle ouvrit

la porte de la salle où ils se tenaient, et les trouvant établis à jouer

aux cartes, elle demanda pourquoi ils ne venaient pas quand elle

sonnait; sur quoi l'un d'eux répondit tranquillement qu'ils avaient

voulu finir leur partie, et il n'en fut pas davantage. Une autre fois,

la comtesse de Bruce, qui avait ses entrées chez elle à toute heure,

arrive un matin, et la trouve seule, appuyée sur sa toilette.--Votre

Majesté est bien isolée, lui dit la comtesse.--Que voulez-vous, répond

l'impératrice, mes femmes de chambre m'ont toutes abandonnée. Je venais

d'essayer une robe qui allait si mal, que j'en ai pris de l'humeur;

alors, elles m'ont plantée là. Il n'y a pas jusqu'à Reinette (la

première femme de chambre), qui ne m'ait quittée, et j'attends qu'elles

soient défâchées.

Le soir, Catherine réunissait autour d'elle quelques-unes des personnes

de sa cour qu'elle affectionnait le plus. Elle faisait venir ses petits

enfans, et l'on jouait à colin-maillard, à la main chaude, etc., jusqu'à

dix heures que Sa Majesté allait se coucher. La princesse Dolgorouki,

qui était du nombre des favorisées, m'a dit souvent par combien de gaîté

et de bonhomie l'impératrice animait ces réunions. Le comte Stackelberg

était des petites soirées, ainsi que le comte de Ségur, dont Catherine

avait distingué l'esprit et l'amabilité. On sait que, lorsqu'elle rompit

avec la France, et qu'elle congédia cet ambassadeur[38], elle lui

témoigna tout le regret qu'elle avait de le perdre;--«Mais,

ajouta-t-elle, je suis aristocrate; il faut que chacun fasse son

métier.»

Le nom des personnes que l'impératrice invitait aux petites soirées dont

je viens de parler, aussi bien que la présence des jeunes grands-ducs et

grandes-duchesses, semblaient devoir être une garantie suffisante de la

décence qui régnait dans ces réunions. Il n'en parut pas moins à

Pétersbourg un libelle affreux dans lequel on accusait Catherine de

présider tous les soirs aux plus dégoûtantes orgies. L'auteur de cet

infâme écrit fut découvert et chassé de la Russie; mais il faut

malheureusement avouer, à la honte de l'humanité, que ce libelliste, qui

était un émigré français, distingué par son esprit, avait d'abord

intéressé l'impératrice à ses malheurs, au point qu'elle l'avait logé

convenablement, et lui faisait une pension de douze mille roubles!

Beaucoup de personnes ont attribué la mort de Catherine au vif chagrin

que lui fit éprouver la rupture du mariage projeté entre sa

petite-fille, la grande-duchesse Alexandrine, et le jeune roi de Suède.

Ce prince arriva à Pétersbourg avec son oncle le duc de Sudermanie, le

14 août 1796. Il n'avait que dix-sept ans; sa taille était élancée, son

air doux, noble et fier, ce qui le faisait respecter malgré son jeune

âge. Son éducation ayant été très soignée, il montrait une politesse

tout-à-fait obligeante. La princesse qu'il venait épouser, âgée de

quatorze ans, était belle comme un ange, et il en devint aussitôt très

amoureux. Je me souviens qu'étant venu chez moi voir le portrait que

j'avais fait d'elle, il regardait ce portrait avec tant d'attention, que

son chapeau s'échappa de sa main.

L'impératrice ne désirait rien tant que ce mariage; mais elle exigeait

que sa petite-fille pût avoir dans le palais de Stockholm et une

chapelle et un clergé de sa religion, et le jeune roi, malgré tout son

amour pour la duchesse Alexandrine, refusait de consentir à ce qui

dérogeait aux lois de son pays. Sachant que Catherine avait fait venir

le patriarche pour le fiancer après le bal qui se donnait le soir, le

roi ne se rendit pas à ce bal, en dépit des courses multipliées de M. de

Marcoff pour le presser d'y venir. Je faisais alors le portrait du comte

Diedrestein; lui et moi allions souvent à ma fenêtre pour voir si le

jeune roi céderait à tant d'instances et prendrait le chemin du bal; il

ne céda point. Enfin, d'après ce que j'ai su de la princesse Dolgorouki,

tout le monde était réuni, lorsque l'impératrice entr'ouvrit la porte de

sa chambre, et dit, d'une voix très altérée: «Mesdames, il n'y aura pas

de bal ce soir.» Le roi de Suède et le duc de Sudermanie quittèrent

Pétersbourg le lendemain matin.

Que ce soit ou non le chagrin que lui causa cet événement, qui abrégea

les jours de Catherine, la Russie ne tarda pas à la perdre. Le dimanche

qui précéda sa mort, j'allai, le matin après la messe, présenter le

portrait que j'avais fait de la grande-duchesse Élisabeth. L'impératrice

vint à moi, m'en fit compliment, puis me dit: «On veut absolument que

vous fassiez mon portrait, je suis bien vieille; mais enfin, puisqu'ils

le désirent tous, je vous donnerai la première séance d'aujourd'hui en

huit.» Le jeudi suivant, elle ne sonna pas à neuf heures ainsi qu'elle

faisait ordinairement. On attendit jusqu'à dix heures et même un peu

plus; enfin la première femme de chambre entra. Ne voyant pas

l'impératrice dans sa chambre, elle alla au petit cabinet de garde-robe,

et dès qu'elle en ouvrit la porte, le corps de Catherine tomba à terre.

On ne pouvait savoir à quelle heure l'attaque d'apoplexie l'avait

frappée; toutefois le pouls battait encore, on ne perdit donc pas toute

espérance aussitôt; mais de mes jours je n'ai vu une alarme aussi vive

se propager aussi généralement. Pour mon compte, je fus tellement saisie

quand on vint me dire tout bas cette terrible nouvelle, que ma fille,

qui était convalescente, s'aperçut de mon état et s'en trouva mal.

Je courus, après mon dîner, chez la princesse Dolgorouki où le comte de

Cobentzel, qui allait toutes les dix minutes au palais savoir ce qui se

passait, venait nous en instruire. L'anxiété allait toujours croissant;

elle était affreuse pour tout le monde; car non-seulement on adorait

Catherine, mais on avait une telle peur du règne de Paul!

Vers le soir, Paul arriva d'un lieu voisin de Pétersbourg qu'il habitait

presque toujours. Lorsqu'il vit sa mère étendue sans connaissance, la

nature reprit un moment ses droits; il s'approcha de l'Impératrice, lui

baisa la main et versa quelques larmes. Enfin Catherine II expira à neuf

heures du soir, le 17 novembre 1796. Le comte de Cobentzel, qui lui vit

rendre le dernier soupir, vint nous dire aussitôt qu'elle n'existait

plus.

J'avoue que je ne sortis pas de chez la princesse Dolgorouki sans une

grande frayeur, attendu que l'on entendait dire généralement qu'il y

aurait une révolution contre Paul. La foule immense que je vis en

rentrant chez moi, sur la place du château, n'était pas propre à me

rassurer; néanmoins tout ce monde était si tranquille que je pensai

bientôt, avec raison, que nous n'avions rien à craindre pour le moment.

Le lendemain matin, le peuple se rassembla de nouveau sur la place,

exprimant son désespoir, sous les fenêtres de Catherine, par les cris

les plus déchirans. On entendait les vieillards, les jeunes gens, les

enfans appeler leur _matusha_ (leur mère), s'écrier en sanglotant qu'ils

avaient tout perdu. Cette journée fut d'autant plus affligeante qu'elle

était de triste augure pour le prince qui montait sur le trône.

Le corps de l'impératrice resta exposé pendant six semaines dans une

grande salle du château, illuminée jour et nuit[39], et magnifiquement

décorée. Catherine était étendue sur un lit de parade entouré d'écussons

portant les armes de toutes les villes de l'empire. Son visage était

découvert, sa belle main posée sur le lit. Toutes les dames (dont

quelques-unes étaient alternativement de service auprès du corps)

allaient baiser cette main, ou faisaient le semblant. Pour moi, je ne

l'avais point baisée vivante, je ne voulus pas la baiser morte, et

j'évitai même de regarder le visage, qui me serait resté si tristement

dans l'imagination.

Sitôt après la mort de sa mère, Paul avait fait déterrer Pierre III, son

père, inhumé depuis trente-cinq ans dans le couvent d'Alexandre Newski.

On n'avait trouvé dans le cercueil que des os et la manche de l'uniforme

de Pierre. Paul voulut que l'on rendît à ces restes les mêmes honneurs

qu'à ceux de Catherine. Il les fit exposer au milieu de l'église de

Cazan, et le service fut fait par de vieux officiers, amis de Pierre

III, que son fils s'était pressé de faire revenir, et qu'il combla

d'honneurs et de bienfaits.

L'époque des funérailles arrivée, on transporta avec pompe le cercueil

de Pierre III, sur lequel son fils avait fait placer une couronne, près

de celui de Catherine, et tous deux furent conduits ensemble à la

citadelle, celui de Pierre marchant le premier; car Paul voulait au

moins humilier la cendre de sa mère. Je vis de ma fenêtre cette lugubre

cérémonie comme on voit un spectacle des premières loges. Le cercueil de

l'empereur défunt était précédé par un chevalier de la garde, armé de

pied en cap d'une armure d'or; celui qui marchait devant le cercueil de

l'impératrice n'avait qu'une armure de fer[40], et les assassins de

Pierre III, sur l'ordre de son fils, étaient obligés de porter les coins

de son drap mortuaire. Paul suivait le cortége à pied, tête nue, avec sa

femme et toute la cour, qui était très nombreuse et dans le plus grand

deuil. Les dames avaient de longues robes à queue et d'immenses voiles

noirs qui les entouraient. Il leur fallut marcher ainsi dans la neige

par un froid horrible, depuis le palais jusqu'à la forteresse[41], qui

est à une fort grande distance de l'autre côté de la Néva. Au retour,

j'en vis quelques-unes qui étaient mourantes de fatigue.

Le deuil se porta six mois. Les femmes sans cheveux, ayant des bonnets à

pointe avancés sur le front, qui ne les embellissaient pas du tout; mais

ce léger désagrément était bien peu de choses, comparé aux vives

inquiétudes que faisait naître dans tout l'empire la mort de Catherine

II.

LISTE DE MES PORTRAITS.

1 Buste, d'après moi, pour l'Académie de Saint-Luc.

1 Mon portrait pour la galerie de Florence.

1 Copie du même pour lord Bristol.

1 Miss Pitt, fille de lord Camelfort.

1 Mademoiselle Roland, depuis lady Welesley.

1 Madame Silva, Portugaise.

1 La comtesse Potoska.

2 Mesdames de France, Adélaïde et Victoire.

Plusieurs études de paysages, à l'huile et au pastel, des environs de

Rome.

--

9

* * * * *

À NAPLES.

1 La comtesse Scawronski à mi-jambes.

2 Deux bustes de la même.

1 Lady Hamilton en bacchante couchée.

1 La même en sibylle en pied.

1 La même en bacchante, dansant avec un tambour de basque.

1 Tête de la même en sibylle.

1 La princesse Marie-Thérèse, qui a épousé l'empereur François II.

1 La princesse Marie-Louise, qui a épousé le grand-duc de Toscane.

1 Le prince héréditaire, père de la duchesse de Berry.

1 La princesse Marie-Christine.

1 Paësiello composant.

1 Le prince Resoniko.

1 Lord Bistol, à mi-jambes.

1 Le bailly de Litta.

1 La reine de Naples.

Plusieurs études du Vésuve et des environs de Naples.

--

16

* * * * *

PARME, BOLOGNE, TURIN, FLORENCE.

1 Une tête à l'huile pour l'Académie de Parme.

1 Un petit buste à l'huile pour l'Institut de Bologne.

1 Madame Gourbillon, attachée à Madame, femme de Louis XVIII.

1 Son fils.

1 Une baigneuse, d'après ma fille.

1 Mademoiselle Porporati.

1 Copie du portrait de Raphaël à Florence.

Plusieurs paysages d'après nature.

--

7

* * * * *

VENISE.

1 Madame Marini.

* * * * *

VIENNE.

1 Madame Bistri, Polonaise.

1 Mademoiselle de Kaquenet.

1 La comtesse Kinski, à mi-jambes.

1 La même en buste.

1 La comtesse du Buquoi, soeur du prince Paar.

1 La comtesse Rosamowfski.

1 La comtesse de Palfi.

1 La princesse Lichtenstein, en pied.

1 Le baron de Strogonoff, grand buste.

1 Le baron de Strogonoff, avec les mains.

1 Le comte de Czhernicheff, avec un domino noir, tenant un masque.

1 La comtesse Zamoiska, dansant avec un schall.

1 Mademoiselle la comtesse de Fries, en

Sapho, tenant une lyre et chantant, jusqu'à mi-jambes.

1 La duchesse de Guiche, buste, en turban bleu.

2 Deux portaits du prince Schotorinsky, dont l'un en manteau.

1 Madame de Schoenfeld, femme du ministre de Saxe, tenant son enfant sur

ses genoux.

1 Le prince Henry Lubomirski, jouant de la lyre, en Amphyon, et deux

nayades qui l'écoutent.

1 La princesse de Lystenstein, en pied, en Iris, traversant des nuages.

1 La princesse d'Esterhazy, en pied, rêvant au bord de la mer, assise

sur des rochers.

1 La princesse Louise Galitzin.

1 Madame de Mayer.

1 Une petite baigneuse pour la reine.

1 Madame la comtesse Severin Potoska.

1 La princesse de Wurtemberg.

1 Un petit tableau pour le comte de Wilsechk.

1 Madame la comtesse de Braonne, jusqu'aux genoux.

1 Un petit portrait pour madame de Carpeny.

1 Madame la duchesse de Polignac, faite de souvenir après sa mort.

1 Le jeune Edmond, de la famille de Polignac.

1 La princesse Sapia.

--

31

* * * * *

PASTELS FAITS À VIENNE.

1 M. le comte de Woina, fils de l'ambassadeur de Pologne.

1 Mademoiselle Caroline de Woina, sa soeur.

1 Mademoiselle la comtesse Metzy de Polignac, fille du père du duc de

Polignac.

1 Mademoiselle la comtesse Thérèse de Hardik.

2 Les deux frères de la duchesse de Guiche.

1 Le frère de mademoiselle de Fries, en buste.

2 Deux bustes de la comtesse de Rombec.

1 Le comte Jules de Polignac.

1 La princesse de Lynoski.

1 Lady Guisford.

2 Mesdemoiselles de Choisy.

1 Mademoiselle Schoën.

1 Angenor, enfant, fils de la duchesse de Polignac.

1 Le jeune comte son frère, M. de Fries.

1 Madame la comtesse de Thoun.

1 Madame la comtesse d'Harrack.

1 Un petit dessin de la même.

1 M. de Rivière.

1 M. Thomas, architecte.

1 Madame la comtesse de Rombec.

1 Le marquis de Rivière.

Plusieurs paysages faits d'après nature dans les environs de Vienne.

--

24

88 total général.

FIN DU TOME SECOND.

NOTES

[1: Celui dont on connaît de si belles gravures, entre autres une faite

d'après le tableau de Santerre, qui représente la chaste Suzanne entre

les deux vieillards. Le burin éminemment classique de Porporati, comme

celui de M. Desnoyers, sera toujours apprécié par les vrais

connaisseurs.]

[2: Ce tableau a été acheté par la France; il est resté depuis au musée

du Louvre.]

[3: Nous l'avons eu au Musée.]

[4: Il faut croire que de Turin on instruisait le gouvernement papal du

nom de tous les voyageurs français qui traversaient les États romains].

[5: Les Médicis ont élevé à Gioto, Florentin de naissance, un monument

sur lequel est placé le portrait de ce peintre].

[6: Ces deux tableaux étaient le portrait de Robert, sa palette à la

main, et le mien tenant ma fille dans mes bras.]

[7: Lord Gréville était de l'antique famille des Warwick.]

[8: On m'a dit que cette enfant était la fille de lord Nelson.]

[9: Ceci me rappelle encore un trait du chevalier Hamilton. Dans le

cazin dont je parle j'avais fait avec du charbon, sur un dessus de

porte, deux petites têtes d'expression, que je fus bien surprise de

retrouver en Angleterre chez lord Warwick. Le chevalier avait fait scier

le chambranle, et vendu ces croquis: je ne me rappelle plus pour quelle

somme.]

[10: M. Lethière, qui a été directeur de l'Académie de Rome, il y a peu

d'années, était venu alors à Naples pour y copier quelques tableaux,

entre autres la Descente de croix de l'Espagnolet qui est à la

Chartreuse et qu'il copia admirablement.]

[11: Je me suis aussi très bien trouvé de mon voile vert à Pétersbourg,

où la neige est si brillante qu'elle m'aurait fait perdre la vue.]

[12: Tous deux étaient alors secrétaires de légation à Naples. M. Amaury

Duval est frère de M. Alexandre Duval, l'auteur dramatique.]

[13: Trois des enfans de M. de Bombelles ont aujourd'hui dans le monde

des positions brillantes. L'aîné, le conte Louis de Bombelles, est

ministre d'Autriche en Suisse; le second, le comte Charles, est

grand-maître de la maison de Marie-Louise; et le troisième, le comte

Henri, est ministre d'Autriche à Turin.]

[14: On les a vus à Paris.]

[15: Frère de ma belle-soeur.]

[16: Depuis j'ai su que ce chef-d'oeuvre avait été bien autrement

dégradé. On m'a dit que, pendant les dernières guerres de Bonaparte en

Italie, les soldats s'amusaient à tirer des coups de fusils à balles

dans la Cène de Léonard de Vinci! Maudits soient ces barbares!]

[17: Avant la révolution, on voyait au palais Bourbon plusieurs grands

et beaux tableaux de lui, qui représentaient les batailles du prince de

Condé, père du duc de Bourbon.]

[18: M. de Rivière ayant embrassé plus tard la carrière de la

diplomatie, est mort en 1833, à Paris, où il était ministre de

Hesse-Cassel.]

[19: Ce tableau de Raphaël a été fort bien gravé à Dresde par Schender.]

[20: L'empereur Alexandre a fait rétablir cette route depuis que j'ai

quitté la Russie: elle est fort belle maintenant.]

[21: Dans les derniers temps de mon séjour à Pétersbourg, le prince

Nariebskin, grand écuyer, tenait constamment une table ouverte de

vingt-cinq à trente couverts pour les étrangers.]

[22: Celui qui depuis a été ministre en Russie.]

[23: Le rouble valait trois francs.]

[24: On appelait ainsi alors les manches longues.]

[25: On appelle ainsi d'immenses salons dont un large divan fait le

tour.]

[26: Cette salle était garnie de chaque côté par des gradins, sur

lesquels, les jours de bal, se plaçaient les habitans de Pétersbourg qui

n'étaient pas de la cour.]

[27: Ce costume était habituellement celui de Catherine. Seulement elle

ne portait de diamans que les jours de bal ou de gala, et changeait

l'étoffe du dolman selon la saison.]

[28: À la vérité on a soin de donner aux cochers des habits et des gants

fourrés, et quand le froid dépasse les degrés ordinaires, si quelque

seigneur veut recevoir ou donner un bal, il leur fait distribuer du bois

pour qu'ils établissent des feux de bivouac dans les cours et dans la

rue.]

[29: Il a toujours été impossible d'établir un pont d'une rive à

l'autre; aucun ne résisterait aux glaçons de la Doga. La communication

entre les deux bords n'existe que par un pont de bateaux qu'on retire au

moment de la débâcle. J'ai vu pourtant au palais des beaux-arts le

modèle d'un pont d'une seule arche qu'un esclave russe à fait

d'instinct, n'ayant reçu nulle éducation. Ce modèle est admirable. Il

faut que de fortes raisons empêchent de l'exécuter.]

[30: La princesse Galitzin a fait plusieurs séjours à Paris, où elle a

marié une de ses filles à un Français, M. le comte de Caumont.]

[31: Il arrivait de Paris où plusieurs personnes peuvent encore se

souvenir de l'avoir entendu.]

[32: Ce lieu appartenait à madame de Schouvaloff, femme de l'auteur de

l'Épitre à Ninon. Sa fille a épousé le comte Diedrestein, frère de la

belle comtesse Kinski.]

[33: La princesse Bariatinski. Elle avait été jolie comme un ange, et

son esprit fin et naturel la rendait une des plus aimables femmes de

Pétersbourg.]

[34: Tout le monde sait que les mémoires de Cléry ont paru.]

[35: Elle se fit inoculer la première pour donner l'exemple; elle fonda

aussi un établissement pour les enfans trouvés.]

Souvenirs de Madame Louise-Élisabeth Vigée-Lebrun, Tome second · 第 14 / 15 段