Emmanuel-Louis-Marie-Guignard vicomte de Saint-Priest avait suivi
sa famille en Russie lors de l'émigration; il entra au service
militaire de ce pays et ne revint en France qu'après la chute de
Napoléon Ier. Il servit avec ardeur la cause du gouvernement
royal et, à la seconde Restauration, fut nommé maréchal de camp,
premier écuyer tranchant, et menin de M. le duc d'Angoulême. En
1823, le vicomte de Saint-Priest se distingua pendant la guerre
d'Espagne où sa belle conduite lui valut le grade de
lieutenant-général. Nommé ministre de France à Madrid, puis à
Berlin, il démissionna en 1832, pour préparer, avec la duchesse
de Berry, le mouvement royaliste en Vendée. Le vicomte de
Saint-Priest vécut ensuite dans la retraite jusqu'en 1849. Il fut
alors élu à l'Assemblée législative, où il vota toujours avec
l'extrême droite, restant fidèle au comte de Chambord dont il
était le confident. Le coup d'État de 1851 mit fin à sa carrière
parlementaire.
SAINT-PRIEST (le comte Alexis DE) *, 1805-1885. Diplomate et
écrivain français, membre de l'Académie française où il fut élu
en 1849.
SALMOUR (le comte Roger Gabaleone DE). Le comte de Salmour était
un ami de jeunesse du comte de Cavour. Il fut d'abord secrétaire
au ministère des Finances en Piémont, puis au ministère des
Affaires étrangères et devint ensuite ministre plénipotentiaire à
Naples où il resta jusqu'en 1859.
SALVANDY (Narcisse-Achille, comte DE) *, 1795-1856. Littérateur
et homme politique français.
SARDAIGNE (le roi DE), ***, Victor-Emmanuel II, 1820-1878.
SAVIGNY (Charles-Frédéric DE), 1813-1875, diplomate prussien,
fils du célèbre jurisconsulte de ce nom. Charles de Savigny reçut
plusieurs missions diplomatiques et en 1864 fut envoyé à la Diète
de Francfort-sur-le-Mein. Après la victoire de Sadowa, Charles de
Savigny eut une grande part aux traités et aux négociations ayant
pour objet l'unification de l'Allemagne sous l'hégémonie de la
Prusse. En 1867 il abandonna le service d'État et fut élu député
à la Diète de la nouvelle confédération de l'Allemagne du Nord.
SAXE (le prince Albert DE), 1828-1902. Fils aîné du roi Jean de
Saxe et de la princesse Amélie de Bavière; succéda à son père sur
le trône de Saxe en 1873. Ce prince avait épousé en 1853 la
princesse Carola de Holstein-Gattorp-Wasa, dont il n'a pas eu
d'enfants.
SAXE (le prince Georges DE), 1832-1904, second fils du roi Jean
de Saxe, marié en 1859 à l'infante Marie de Portugal, fille de la
Reine Marie II da Gloria. Ce prince succéda à son frère le roi
Albert sur le trône de Saxe en 1902.
SAXE-COBOURG-KOHARY (la princesse Clémentine d'Orléans),
1797-1862. Épousa le prince Auguste de Cobourg-Kohary.
SAXE-MEININGEN (le prince Georges DE), né en 1826. Son père, le
duc Bernard de Saxe-Meiningen, abdiqua, en 1866, en faveur de ce
prince. Celui-ci se maria trois fois: 1e en 1850 à Berlin, avec
la princesse Charlotte de Prusse qui mourut en 1855; 2e avec la
princesse Feodora de Hohenlohe-Langenburg, morte en 1872; 3e
enfin en 1873, il contracta un mariage morganatique avec Hélène
Franz, créée baronne de Heldburg.
SAXE-MEININGEN (la princesse héréditaire DE) ***, princesse
Charlotte de Prusse, 1831-1855.
SAXE-WEIMAR (le grand-duc Charles-Frédéric DE), 1789-1853.
Épousa, en 1804, la grande-duchesse Marie-Paulowna de Russie.
SAXE-WEIMAR (le grand-duc Charles DE ***), 1818-1901. Succéda à
son père en 1853.
SCARELLA. Artiste habitant Venise.
SCHMERLING (le chevalier Antoine DE). 1805-1893. Homme d'État
autrichien. Lors des événements de 1848, M. de Schmerling fut
désigné pour faire partie de l'assemblée préparatoire de
Francfort. Il fut membre du Comité des 17 et prit une part des
plus actives à ses travaux. Peu après Schmerling fut élu membre
de l'assemblée de Francfort; et, lorsque l'archiduc Jean, vicaire
de l'Empire, forma son premier cabinet, ce fut M. de Schmerling
qui fut appelé à le présider. N'ayant pu contre-balancer
l'influence croissante de la Prusse, Schmerling demanda à être
rappelé en 1849. Après avoir encore occupé différents postes en
Autriche, il se retira tout à fait lorsque M. de Beust reçut le
pouvoir des mains de l'Empereur d'Autriche.
SCHULENBOURG (le comte Charles DE) **, 1788-1856.
Lieutenant-colonel autrichien; troisième mari de la duchesse
Wilhelmine de Sagan.
SCHIAVONE (Andrea), 1522-1582. Peintre et graveur, très protégé
par le Titien. Il était né en Dalmatie.
SCHILLER, 1759-1805. Grand poète tragique et historien allemand.
SCHLEINITZ (le comte Alexandre DE) ***, 1807-1885. Diplomate et
ministre en Prusse.
SCHLEGEL (Auguste-Guillaume) ***, 1767-1845. Célèbre critique
allemand, très attaché à Mme de Staël.
SCHLICK (François), 1789-1862. Comte de Bassano et de
Weisskirchen, général autrichien qui fit les guerres contre
Napoléon Ier. En 1844 il fut fait feld-maréchal et, après la
révolution de Vienne en 1848, Schlick commanda la place de
Cracovie. Il remporta alors avec des forces minimes plusieurs
victoires sur les insurgés et se réunit ensuite à Windisch-Graetz
ainsi qu'à Haynau pour contribuer aussi à la soumission de la
Hongrie. Ayant reçu encore un commandement en 1859, il combattit
aussi à Solferino.
SCHMETTAU (Mme DE), morte en 1854. Justine de Blücher épousa à
Coblence en 1852 M. de Schmettau et mourut deux ans après son
mariage.
SCHŒNLEIN (le docteur) **, 1793-1864. Savant médecin natif de
Zurich et plus tard établi à Berlin.
SCHŒNBURG (la princesse Louise) **, 1803-1884. Née princesse de
Schwarzenberg.
SCHŒNBORN (la comtesse DE), née en 1800. Ernestine, fille du
comte de Kürnburg, mariée en 1822 au comte Charles de Schœnborn.
Devenue veuve en 1841, la comtesse Schœnborn fut nommée
grande-maîtresse de cour de l'archiduchesse Sophie d'Autriche.
SCHWANTHALTER (Louis-Michel), 1802-1848. Célèbre sculpteur
allemand. Bavarois de naissance. Il laissa de nombreux ouvrages,
ornant surtout la ville de Munich.
SCHWARZENBERG (le prince Félix) ***, 1800-1852. Diplomate
autrichien et premier ministre après 1848.
SCHWARZENBERG (le cardinal-prince Frédéric DE), ***, 1807-1885.
Prince-archevêque de Prague depuis 1849.
SCHWARZENBERG (le prince Charles-Philippe DE), 1771-1819.
Feld-maréchal autrichien. Envoyé comme ambassadeur à
Saint-Pétersbourg, puis à Paris, il y négocia le mariage de
Napoléon Ier avec l'archiduchesse Marie-Louise en 1809. Dans
un bal que le prince Schwarzenberg donnait en 1810, à l'occasion
de cet événement, un incendie terrible éclata où il périt une
foule de personnes, entre autres sa propre belle-sœur. Le prince
Schwarzenberg commanda les troupes autrichiennes auxiliaires de
celles de la France, pendant la campagne de Russie, puis il
devint général en chef des troupes coalisées après la défection
de l'Autriche.
SCHWARZENBERG (le prince Adolphe DE), 1799-1888. Landgrave
princier de Kleggau, épousa en 1838 la princesse Éléonore de
Lichtenstein.
SCHWERIN (le comte Maximilien) ***, 1804-1872. Homme d'État
prussien, plusieurs fois ministre.
SCLOPIS (le comte), 1798-1859. Paul-Frédéric Sclopis di Salerano,
natif de Turin, était un jurisconsulte du plus haut mérite.
Membre de la commission nommée par le roi Charles-Albert, pour
élaborer un nouveau code civil dans le royaume de Piémont,
Sclopis devint président de la commission pour la loi de la
presse, puis ministre de la Justice en 1848 dans le cabinet
Balbo. Après la démission de ce ministère, le comte Sclopis fut
créé sénateur et devint président de ce Sénat. Président de
l'Académie des sciences à Turin, il collabora à l'_Antologia_
fondée à Florence: catholique fervent, Sclopis combattit la
suppression des ordres religieux. En 1868, le roi lui accorda le
collier de l'ordre de l'Annunziata. En 1872, dans la question de
l'Alabama qui faillit faire éclater la guerre entre l'Amérique et
l'Angleterre, le comte Sclopis fut nommé arbitre entre les deux
nations.
SCLOPIS (la comtesse), née Avogadro, d'une très bonne famille de
Novare.
SEEBACH (la comtesse DE), 1820-1888. Marie, fille du comte de
Nesselrode, chancelier de Russie, épousa, en 1839, le comte
Albin-Léon de Seebach, chambellan du roi de Saxe, ministre
plénipotentiaire durant de longues années, à Paris, où il mourut
en 1894.
SEIGNELAY (Jean-Baptiste Colbert, marquis DE), 1651-1691. Fils
aîné du grand Colbert, auquel il succéda comme secrétaire d'État
au département de la marine. Le marquis de Seignelay prit part à
quelques-uns des faits d'armes de cette marine qu'il avait très
puissamment organisée.
SERRANO (la maréchale), duchesse de la Torre, habitait Paris.
Elle était célèbre par sa beauté et une vie un peu aventureuse.
SÉVIGNÉ (la marquise DE), 1636-1696. Marie de Rabutin-Chantal,
une des femmes les plus distinguées du dix-septième siècle.
SEYMOUR (sir George Hamilton), 1797-1880. Diplomate anglais et
petit-fils du premier marquis d'Hertford. Après avoir passé par
plusieurs postes diplomatiques en Europe, sir Hamilton Seymour
fut transféré en 1851 de Lisbonne à Saint-Pétersbourg où il eut
avec l'empereur Nicolas Ier ces fameux entretiens secrets,
communiqués à lord John Russell, et ensuite au Parlement, dans
lesquels le Czar offrait à l'Angleterre de partager avec elle les
dépouilles de l'empire turc. En 1855 sir Hamilton Seymour fut
envoyé comme ambassadeur à Vienne et nommé membre du Conseil
privé. En 1858 il prit sa retraite.
SEYMOUR (Lady Gertrude), fille du duc Dacre, mariée en 1831 à sir
George Hamilton Seymour, diplomate anglais.
SHELLEY (Lady Suzanne), fille de Stephen-Martin, avait épousé en
1843 sir Spencer-Shelley.
SHREWSBURY (lord Bertram-Arthur), 17e lord. Shrewsbury mourut
sans enfants et laissa la partie disponible de sa fortune au
second fils du duc de Norfolk.
SINGLIN (Antoine), 1600-1664. Ascète de la Société de Port-Royal
et directeur de la maison de Paris. Lié d'amitié avec Saint-Cyran
et Gondi, Singlin tenait rang parmi les prédicateurs de cette
époque. Ses sermons attiraient la foule et il avait des
pénitents des classes les plus élevées. Antoine Singlin fut
interdit par l'archevêque de Paris en sa qualité de Janséniste.
Il quitta Paris en 1661 et se retira dans une terre appartenant à
la duchesse de Longueville.
SOPHIE D'AUTRICHE (l'archiduchesse) **, 1805-1872. Fille du roi
Max de Bavière, épousa en 1824 l'archiduc François.
SOPHIE-CHARLOTTE (la Reine), 1668-1705. Fille d'Ernest-Auguste,
électeur de Hanovre, épouse de Frédéric Ier, Roi de Prusse,
dont elle fut la seconde femme.
SOUVAROFF (Alexis Vialiéwitch, comte DE), 1729-1800. Général dans
l'armée russe, Souvaroff fit toutes les guerres contre la
Turquie, soumit les Tartares-Nogaïs de la Crimée et battit
l'armée polonaise, en 1794, commandée par Kosciusko. Avant de
prendre possession de Varsovie, Souvaroff fit un carnage
effroyable des habitants du faubourg de Praga. En 1799, Souvaroff
fut envoyé, comme généralissime, en Italie où il obtint d'abord
des succès contre les Français; mais Masséna sut ensuite le
refouler en Suisse. Souvaroff revint alors en Russie, y mourut
peu après, mécontent et en disgrâce.
SPONNECK (Guillaume-Charles, comte DE), 1815-1888. Homme d'État
et économiste danois. En 1850 il était ministre des Finances en
Danemark, et ce fut le comte Sponneck qui accompagna le Roi
Georges en Grèce.
STAEL (Mme DE) *, 1766-1817. Née Necker, célèbre par ses talents
et son exil.
STANLEY (Lord Edward-Henry-Smith), 1826-1893. Fils aîné de lord
Derby (Edward-Geoffrey Stanley, mort en 1869). Envoyé à
vingt-deux ans à la Chambre des Communes, lord Stanley y siégea
avec les tories dont son père était le chef. En 1869, à la mort
de son père, il prit le titre de lord Derby et suivit la
politique de M. Disraëli.
STOLBERG-WERNIGERODE (le comte Henri DE) ***, 1772-1854. Ministre
d'État en Prusse.
STRATFORD DE REDCLIFFE (lord Canning, vicomte DE), 1786-1880.
Diplomate anglais, cousin du célèbre Canning. Après avoir occupé
plusieurs postes, lord Stratford devint ambassadeur auprès du
Sultan; il y travailla à réconcilier la Russie avec la Turquie et
se retira ensuite à Navarin. Redevenu ambassadeur à
Constantinople, de 1841 à 1858, il appuya la Porte qui refusait
de livrer les réfugiés hongrois et prit une part prépondérante
aux négociations qui amenèrent l'alliance franco-anglaise et la
guerre de Crimée. En 1852, lord Stratford fut élevé à la pairie
en Angleterre.
STRAUSS (Victor), 1809-1899. D'abord théologien, Strauss devint,
depuis 1850, ministre de la principauté de Schaumburg-Lippe à la
Diète de Francfort. Partisan de la politique autrichienne,
Strauss était détesté de Bismarck et de la cour de Berlin.
STRIKLAND (Miss Agnès), 1806-1874. Femme de lettres, auteur de
plusieurs ouvrages historiques, entre autres de la biographie des
reines d'Angleterre et d'Écosse.
SUE (Eugène), 1804-1857. Célèbre romancier français, auteur des
_Mystères de Paris_ et du _Juif Errant_.
SUÈDE (la princesse Amélie DE) ***, 1805-1853, sœur du prince
Gustave de Wasa, père de la Reine Carola de Saxe.
SUÈDE (le Roi Oscar Ier DE), 1799-1859, succède à son père le
Roi Charles XIV en 1844. En 1829, ce prince avait épousé la
princesse Joséphine de Leuchtenberg, fille du prince Eugène de
Beauharnais.
SUÈDE (le prince Oscar DE), duc d'Ostrogothie, 1829-1907. En 1872
ce prince monta sur le trône de Suède. En 1857, il avait épousé
la princesse Sophie de Nassau.
T
TALBOT (lord Edmond Bernard), né en 1855, second fils du
quatorzième duc de Norfolk, adopta, avec l'autorisation de la
Reine en 1876, les noms et les armes de Talbot. Il était officier
dans l'armée anglaise et avait épousé, en 1879, lady Mary, fille
de lord Montagu-Bertie des earls of Abingdon.
TALLEYRAND (le prince DE) *, 1754-1838. Charles-Maurice, prince
de Bénévent.
TALLEYRAND (le baron, puis comte Charles DE) ***, 1821-1896.
Diplomate français.
TALLEYRAND (la comtesse Louis DE), 1819-1855. Stéphanie de
Pommereu, mariée en 1839 au comte Louis de Talleyrand.
TA['N]KI (Joseph), 1805-1888. Patriote et publiciste polonais.
Après avoir pris une part active à la révolution de 1830, Joseph
Ta['n]ski se réfugia en France où il fut incorporé, comme
officier, dans la Légion étrangère et devint capitaine en
combattant contre Abd-el-Kader, et en Espagne contre les
carlistes. Joseph Ta['n]ski entra alors dans la presse et devint
collaborateur du journal des _Débats_. Pendant la guerre de
Crimée, à laquelle il prit part, Joseph Ta['n]ski organisa une
direction d'informations militaires qui rendit les plus précieux
services à l'armée des alliés. A la fin de 1870, il fonda
_l'Avenir militaire_, dans lequel Ta['n]ski s'occupa de la
réforme et de la réorganisation de l'armée française. Il a laissé
plusieurs ouvrages et s'était fait une place très honorable,
comme publiciste.
THEIMER (Augustin), 1804-1874. Théologien allemand, prêtre de
l'Oratoire à Rome, il devint Conservateur des archives secrètes
du Saint-Siège. Le père Theimer écrivit une _Histoire du
Pontificat du pape Clément XIV_, qui avait aboli les Jésuites. Il
se vit alors accusé par les Pères de cet ordre de procurer aux
évêques de l'opposition, pendant le Concile du Vatican
(1869-1870), les documents nécessaires pour combattre le dogme
de l'infaillibilité du Pape; il se retira alors de sa charge
d'archiviste en 1870.
THIERS (Adolphe) *, 1797-1877. Homme d'État et historien
français, membre de l'Académie française.
THIERS (Mme), 1815-1880, née Mlle Élise Dosne.
THOUVENEL (Édouard-Antoine), 1818-1866. Homme d'État français et
diplomate. Ministre à Athènes en 1850, il vit arriver au Pirée
une escadre anglaise qui venait appuyer les réclamations du juif
Pacifico et ce fut alors M. Thouvenel qui organisa la défense de
la cour d'Athènes. Après avoir été ambassadeur à Constantinople
de 1855 à 1860, Thouvenel fut nommé ministre des Affaires
étrangères, et c'est sous son administration qu'eurent lieu
l'annexion du comté de Nice, celle de la Savoie, la
reconnaissance du royaume d'Italie, l'expédition de Syrie et la
conclusion de plusieurs traités de commerce.
THUN (le comte Frédéric DE), 1810-1881. Diplomate autrichien. Le
comte Thun fut ministre à Berlin, puis ambassadeur à
Saint-Pétersbourg. Il avait épousé la comtesse Léopoldine de
Lamberg.
TOCQUEVILLE (le comte Alexis-Clérel DE) **, 1805-1859. Député
français et historien distingué, membre de l'Académie française.
TORENO (la comtesse DE), 1810-1858. Dona Isabel-Gayaso, fille du
marquis Camarasa, dame de S. M. la Reine Isabelle d'Espagne,
épousa le comte de Toreno. Celui-ci était de très grande famille
et homme d'État considérable en Espagne, où il fut président du
Conseil en 1835. Il était à la fois écrivain très considéré et
grand orateur.
TOSCANE (le grand-duc DE) **, 1797-1870. Léopold II, archiduc
d'Autriche, succéda à son père en 1824.
TOSCANE (la grande-duchesse mère DE), 1814-1898.
Marie-Antoinette, fille du roi des Deux-Siciles, François Ier,
épousa en 1833 Léopold II, grand-duc de Toscane, qui abdiqua en
1859 en faveur de son fils Ferdinand.
TOSCANE (le prince héréditaire DE), 1837-1908. Ferdinand IV, fils
du grand-duc Léopold II, qui abdiqua en faveur de ce prince en
1859. Il épousa, en premières noces, une princesse de Saxe et, en
deuxièmes noces, une princesse de Parme.
TROCHU (le général), 1815-1895. Louis-Jules Trochu fut toujours
voué à la carrière militaire. Envoyé en Algérie en 1840, comme
lieutenant d'état-major, Trochu y fit plusieurs campagnes comme
aide de camp de Lamoricière, puis, comme attaché au maréchal
Bugeaud. Membre de l'état-major de Saint-Arnaud, il fit ainsi la
guerre de Crimée. Nommé en 1870 gouverneur de Paris, il dut y
subir tout le siège, et se retira, après la chute de la capitale,
dans la ville de Tours, où il vécut ignoré et éloigné du monde le
reste de sa vie.
TYLER (Mrs Julie), 1821. Julie Gardiner, fille aînée de David
Gardiner (qui périt par suite d'une explosion à bord du vaisseau
_Princeton_), épousa en 1844, à New-York, le président Tyler un
an avant la fin de son gouvernement.
U
USEDOM (le comte D') ***, 1805-1884. Diplomate prussien.
V
VAILLANT (le maréchal), 1790-1872. Comme jeune officier, Vaillant
avait déjà combattu à Waterloo en 1815. En 1830, il fut blessé à
la prise d'Alger, devint colonel en 1832 pendant le siège
d'Anvers et enfin lieutenant général en 1845. En 1849, Vaillant
fut chargé de diriger le siège de Rome; il fut créé maréchal de
France en 1851, sénateur et membre de l'Académie des sciences en
1853. Vaillant fut ministre de la guerre de 1854 à 1859 et
remplit les fonctions de major général pendant la campagne
d'Italie. De 1860 à 1870 le maréchal Vaillant fut ministre de la
maison de l'Empereur Napoléon III.
VALENÇAY (le duc DE) *, 1811-1898. Louis de Talleyrand-Périgord,
duc de Talleyrand et de Sagan, fils aîné de la duchesse de Dino.
VAN DER MEULEN (Antoine-François), 1624-1690. Peintre de
batailles, né à Bruxelles. Colbert l'appela en France, et Lebrun
lui fit épouser sa nièce.
VARENNES (Le baron Burignot DE), 1795-1873. Ministre de France en
Mecklembourg, lors du mariage de la princesse Hélène avec le duc
d'Orléans, M. de Varennes passa ensuite en Portugal, où il resta
jusqu'en 1848, puis remplaça à Berlin, en 1852, M. de Persigny
comme ministre de France. En 1855, M. de Varennes entra au Sénat.
VEUILLOT (Louis), 1813-1883. Littérateur et journaliste français,
fils d'un pauvre tonnelier, rédacteur en chef du journal
_l'Univers_. Au nom de l'ultramontanisme, Louis Veuillot y
attaqua avec une violence inouïe le parti des catholiques qui
n'approuvait pas ses tendances, et ne se rangeait pas à l'avis de
_l'Univers_.
VICENCE (la duchesse DE), 1785-1876. Adrienne Carbonnel de
Canisy, épousa en 1814 le comte Armand de Caulaincourt, duc de
Vicence.
VICTORIA Ire (la reine) *, 1819-1901, monta sur le trône
d'Angleterre en juin 1837.
VIEUXTEMPS (Henri), 1820-1881. Célèbre violoniste, né à
Bruxelles. Artiste de premier ordre et du talent le plus
brillant.
VILLAMARINA (le marquis Salvator DE), 1813-1877. Ministre de
Sardaigne à Paris depuis 1853 et second plénipotentiaire du
Piémont, au Congrès de Paris, en 1856, où Cavour occupait le
premier rang.
VILLEMAIN (Abel-François) *, 1790-1870. Écrivain français, membre
de l'Académie française.
VINCKE (le baron Frédéric-Georges-Ernest DE), 1811-1875. Homme
politique prussien. L'activité que M. de Vincke déploya aux
premières Diètes prussiennes attira l'attention générale. Vincke
défendit, avec une violence extrême, les opinions
constitutionnelles et prit une part vive aux luttes
révolutionnaires: député à la seconde Chambre prussienne en 1849,
il y combattit toujours la politique du ministère.
VISCONTI (Louis-Joachim) ***, 1791-1863. Architecte d'origine
italienne mais naturalisé Français.
VOGÜÉ (la comtesse DE), née Mlle de Damas, fille du duc Charles
de Damas et de Mlle de Langeron. Elle épousa en premières noces
le comte de Vogüé dont elle eut un fils, et en deuxièmes noces le
comte de Chastellux dont elle eut deux filles. Mme de Vogüé,
comme Mme de Damas, sa mère, était remplie d'esprit; elles
avaient toutes les deux un salon très fréquenté à Paris.
W
WAGRAM (Berthier, prince DE), 1810-1887. Fils du maréchal
Berthier, le prince de Wagram succéda à son père en 1815 dans sa
dignité de pair de France. N'ayant que cinq ans à cette époque,
il ne put siéger qu'en 1836. Le gouvernement de Louis-Philippe le
fit, en 1846, chevalier de la Légion d'honneur et, en 1852, le
prince de Wagram entra au Sénat constitué par Napoléon III.
WAGRAM (Mlle DE), 1832-1884. Maley-Berthier, fille du prince de
Wagram, épousa le prince Jérôme Murat en 1854, dont elle fut la
première femme.
WALEWSKI (le comte) **, 1810-1868. Homme politique français.
WALEWSKA (la comtesse), née à Florence en 1823. Mlle
Anna-Alexandra de Ricci épousa, en 1846, le comte Walewski, qui
était alors veuf de lady Caroline Montagu, fille de lord
Sandwich. Après la mort du comte Walewski, en 1868, sa veuve se
remaria avec M. Alexandro.
WALDERSÉE (le comte Frédéric-Gustave DE), 1795-1866,
lieutenant-général dans l'armée prussienne. Il fut pendant
quelque temps ministre de la guerre.
WALLMODEN-GIMBORN (le comte Louis DE) ***, 1769-1862.
Feld-maréchal autrichien qui commanda le corps d'armée dans
l'Italie supérieure durant de longues années.
WALSCH (M. Olivier), chambellan de l'empereur Napoléon III. Son
frère avait épousé la veuve du marquis d'Aramon.
WASA (le prince Gustave DE) ***, 1790-1877, épousa en 1830 la
princesse Louise de Bade, fille aînée de la grande-duchesse
Stéphanie de Bade.
WASA (la princesse) **, 1811-1854. Louise, fille du grand-duc
Charles de Bade et de la grande duchesse Stéphanie.
WEDEL (le général DE), 1785-1861. Général prussien, gouverneur du
Luxembourg, chevalier de l'ordre de l'Aigle noir, aide de camp
général du Roi Frédéric-Guillaume IV.
WELLESLEY (la marquise DE), morte en 1853. Marianne, fille d'un
Américain de Philadelphie, mariée en premières noces à Robert
Paterson, fils d'Élisabeth Paterson et de Joseph Bonaparte, roi
de Westphalie. Devenue veuve, elle épousa, en 1825, Richard,
marquis de Wellesley, qui fut gouverneur des Indes, et dont elle
devint la seconde femme.
WELLINGTON (le duc DE) *, 1769-1852. Général anglais, vainqueur à
la bataille de Waterloo en 1815.
WESTMORLAND (lord), 1811-1859. Lord John Burghersh *, devint
comte de Westmorland après la mort de son père.
WESTMORLAND (Lady) ***, 1793-1879. Anne, fille du baron
Maryborough, frère du duc de Wellington.
WESTPHALEN (M. DE), 1799-1876. Fut ministre de l'Intérieur en
Prusse de 1850 à 1858, et devint en 1854 membre de la Chambre des
seigneurs.
WINDISCH-GRAETZ (le prince Alfred), 1787-1862, général
autrichien; après avoir réprimé le soulèvement de Vienne, en
1848, il fut fait feld-maréchal.
WINDISCH-GRAETZ (la princesse Mathilde DE), née en 1835. Fille du
maréchal Windisch-Graetz; elle épousa en 1857 son cousin le
prince Charles Windisch-Graetz, qui fut tué en 1859 à la bataille
de Solferino en Italie.
WINTER (M. DE). Fut ministre de l'Intérieur en Prusse, de 1859 à
1860, et, après le duel Manteuffel, nommé président de la police
à Berlin.
WINTERHALTER (François-Xavier), 1806-1873, peintre et
portraitiste allemand, établi à Paris. Sous le règne de
Louis-Philippe il fit plusieurs portraits de la famille royale;
mais il fut surtout en vogue sous le règne de Napoléon III, ayant
fait plusieurs beaux portraits de l'Impératrice Eugénie.
WITTGENSTEIN (la princesse Léonille DE), née en 1816, fille du
prince Ivan Bariatinsky et de la comtesse Wilhelmine Keller; elle
épousa en 1834 le prince Louis de Sayn-Wittgenstein, dont elle
devint veuve en 1866.