ORLÉANS (la duchesse D') ***, 1814-1858. Née princesse de

Mecklembourg-Schwerin.

ORLOFF (le prince), 1786-1861. Général et homme d'État russe. Le

prince Alexis Fœdorowitch Orloff prit part aux guerres du

premier Empire, puis à toutes les campagnes de la Russie en

Turquie et en Pologne. En 1853, il assista aux conférences de

Berlin et d'Olmütz et eu 1854, pendant la guerre de Crimée,* le

prince Orloff reçut une mission diplomatique à Vienne. Alexandre

II le chargea de représenter la Russie au congrès de Paris en

1856. Peu après, il fut fait prince.

ORSINI (Félix), 1819-1858. Conspirateur italien, qui attenta à la

vie de Napoléon III le 14 janvier 1858. Défendu par Jules Favre,

Orsini fut condamné à mort et exécuté à Paris.

ORTEGA (le général). Espagnol, capitaine général des Iles

Baléares, dévoué à don Carlos qui voulut se servir d'Ortega pour

risquer un coup de main et détrôner la Reine Isabelle II. Le 4

avril 1860, Ortega débarqua sur les côtes d'Espagne, à la tête

d'une partie des troupes qu'il commandait, dans le but de

favoriser un soulèvement que comptait opérer le prétendant.

L'entreprise échoua, le général Ortega, lâchement dénoncé et

abandonné par le Prince, fut fusillé le 15 avril 1860, peu de

jours après son essai infructueux.

OSMOND (la marquise D'), née Dillon. Elle fut la mère de la

comtesse de Boigne.

OSMOND (Rainulphe-Eustache D'), frère de Mme de Boigne, aide de

camp du duc d'Angoulême, marié à Mlle Destillières.

OSSUNNA ET D'INFANTANDO (le duc D'), mort en 1885. Diplomate

espagnol. En 1866, il avait épousé la princesse Éléonore de

Salm-Salm. Il ne laissa pas d'enfants.

O'SULLIVAN DE GRASS (Alphonse), 1798-1865. Il entra d'abord dans

la carrière administrative et ce ne fut qu'en 1825 qu'O'Sullivan

de Grass passa au département des Affaires étrangères. Lorsque le

royaume de Belgique fut constitué, il fut envoyé, en 1833, à

Vienne comme chargé d'affaires de Belgique, y devint en 1836

ministre plénipotentiaire et resta à ce poste jusqu'à sa mort. En

1847, il fut créé comte et, en 1853, nommé ambassadeur

extraordinaire à Vienne pour le mariage du duc de Brabant avec

l'archiduchesse Marie-Henriette.

OUBRIL (M. Paul D'), 1819-1896. Diplomate russe. Durant plusieurs

années, M. d'Oubril fut secrétaire à l'ambassade de Russie à

Paris et devint ensuite ambassadeur à Berlin, poste qu'il occupa

pendant assez longtemps. Quand M. d'Oubril le quitta, il fut

nommé sénateur à Saint-Pétersbourg. Il mourut à Naples où il

avait été chercher un retour à la santé.

P

PALLADIO (André), 1518-1580. Illustre architecte italien, né à

Vicence.

PALLAVICINI (le marquis), 1821-1855. François Pallavicini épousa

la fille du marquis Sauli.

PALIKAO (le maréchal comte de), 1796-1878. Titre que reçut le

maréchal de Montauban après ses victoires en Chine durant la

guerre de 1860.

PALMERSTON (lord) *, 1784-1865. Homme d'État anglais, à plusieurs

reprises ministre des Affaires étrangères.

PALMERSTON (lady) *, 1787-1858. Sœur de lord Melbourne, et en

premières noces lady Cowper.

PANIEGA (Mlle DE LA). Jeune et riche Espagnole, fille du marquis

de la Paniega, que l'Impératrice Eugénie fit épouser en 1858 au

maréchal Pélissier, duc de Malakoff.

PARIS (le comte DE) **, 1838-1894. Fils aîné du duc d'Orléans.

PARME (la duchesse régente DE), 1819-1864. Louise-Marie-Thérèse

de Bourbon, fille du duc de Berry, mariée en 1845 au duc Charles

III de Parme dont elle devint veuve en 1854. Cette Princesse prit

alors la régence pendant la minorité de son fils le duc Robert de

Parme.

PARME (le duc Robert DE), 1848-1907. Succéda à son père en 1854,

sous la tutelle de sa mère. Par décret du 18 mars 1860, les

duchés de Parme, de Plaisance et de Guastalle furent unis aux

États du Roi de Sardaigne et le duc Robert fut déclaré déchu de

son trône. Le duc Robert de Parme épousa en 1869 la princesse

Marie-Pia de Bourbon, fille du Roi Ferdinand II des

Deux-Siciles.

PASQUIER (le duc) *, 1767-1862. Pair de France et grand

chancelier.

PASTORET (le marquis DE) ***, 1756-1840. Pair de France. Louis

XVIII lui donna la tutelle des enfants du duc de Berry.

PASTORET (le marquis DE), 1791-1857. M. de Pastoret avait servi

dans la carrière administrative, sous le premier Empire, puis

sous la Restauration. Ami du comte de Chambord, il avait refusé

d'adhérer au gouvernement de Louis-Philippe, mais il se montra

sympathique à celui du prince Louis-Napoléon qui le nomma

sénateur en 1852, grand-officier de la Légion d'honneur et, en

1855, membre de la commission municipale de Paris.

PATOW (Érasme-Robert, baron DE), 1804-1881. Homme d'État

prussien, M. de Patow suivit la carrière administrative. En 1858,

il devint ministre des finances dans le cabinet présidé alors par

le prince de Hohenzollern.

PAYS-BAS (la Reine DES), 1818-1877. Sophie, fille du Roi

Guillaume Ier de Würtemberg, épousa en 1839 (lorsqu'il était

encore Prince Royal) Guillaume III qui monta sur le trône de

Hollande en 1849. La Reine Sophie était liée d'amitié avec

l'Empereur Napoléon III.

PÉLISSIER (Jean-Jacques-Amable), 1792-1864. Soldat d'Afrique, où

il combattit durant de longues années, Pélissier fut appelé au

commandement du 1er corps de l'armée d'Orient. Il arriva à

Sébastopol en 1855. Trois mois après, Canrobert ayant donné sa

démission, Pélissier le remplaça et le 8 septembre suivant, il

prit la ville d'assaut. Cette victoire lui valut le bâton de

maréchal et le titre de duc de Malakoff. Le maréchal Pélissier

fut ensuite ambassadeur à Londres et, pendant la guerre d'Italie

en 1859, fut chargé d'organiser à Nancy le corps d'observation

contre la Prusse.

PELLICO (Silvio) ***, 1788-1854. Poète et littérateur italien.

PEPE (le général Guillaume), 1782-1855. Grand patriote et général

italien, ayant fait les guerres du premier Empire dans la légion

italienne. Après 1815, Pepe devint un des chefs du carbonarisme

et du parti libéral à Naples où il était né. Après de nombreuses

péripéties qui le forcèrent à s'exiler, Pepe fut rappelé à Naples

en 1848 par la révolution triomphante, reçut le commandement du

corps d'armée envoyé par le gouvernement constitutionnel de

Naples à Charles-Albert pour battre les Autrichiens. Quand le Roi

Ferdinand rappela ses troupes, Pepe, trahi et abandonné par la

plupart de ses soldats, resta fidèle à la cause nationale et

offrit son épée à Manin. Il combattit avec vaillance pendant le

siège de Venise et, après la capitulation de cette ville, Pepe se

fixa à Nice, puis à Turin où il termina sa vie.

PÉRIGORD (la comtesse Edmond DE), 1793-1862, plus tard duchesse

de Dino, auteur de cette Chronique.

PÉRIGORD (la duchesse DE) *, 1789-1866. Née Choiseul-Praslin.

PÉRIGORD (le comte Paul DE) **, 1811-1880. Second fils du duc et

de la duchesse de Périgord.

PÉRIGORD (le comte Alexandre DE) *, 1813-1894. Plus tard duc de

Dino, second fils du duc et de la duchesse de Talleyrand.

PÉRIGORD (Mlle Pauline DE) *, 1820-1890. Fille du duc de

Talleyrand et de l'auteur de la Chronique que nous publions. Elle

épousa en 1839 le marquis Henri de Castellane.

PERRONE DI S. MARTINO (le baron Paul), né en 1832. Il était fils

du général Perrone qui fut tué à la bataille de Novare, en 1849,

et de la baronne Perrone, née La Tour-Maubourg.

PERRONE DI S. MARTINO (la baronne), 1844-1879. Maria

Giamazzo-Pampurata, mariée au baron Paul Perrone di S. Martino.

PERSIGNY (Fialin DE) ***, 1808-1872. Grand ami du prince Louis

Bonaparte, plusieurs fois ministre sous le second Empire.

PERSIGNY (la duchesse DE), née en 1831. Églée-Napoléone-Albine,

fille unique du prince de la Moskowa, épousa, en 1852, M. de

Persigny dont elle devint veuve en 1872.

PEYRONNET (le comte DE) **, 1778-1854. Ministre de l'Intérieur en

1824 dans le ministère Polignac.

PIE (Mgr), 1815-1880. Louis-François-Désiré-Édouard Pie, évêque

de Poitiers, chef du parti religieux ultramontain en France, ami

de M. Veuillot, rédacteur du journal _l'Univers_, adversaire en

polémique de Mgr Dupanloup, évêque d'Orléans. Mgr Pie fut promu

au cardinalat en 1879.

PIERRE L'ERMITE, 1050-1115. Religieux, né à Amiens, prédicateur

de la première croisade.

PIERRES (le baron DE), 1818-1876. Etienne de Pierres était

premier écuyer de l'Impératrice Eugénie et fut député au Corps

législatif. Il quitta la vie politique après la révolution du 4

septembre 1870.

PIETRI (Joachim), né en 1820. D'abord avocat et plusieurs fois

préfet, Pietri fut appelé en 1866 à remplacer M. Boitelle comme

préfet de police à Paris. Nommé sénateur en 1870, Pietri resta

depuis en dehors de la politique.

PICARD (Louis-Joseph-Ernest), 1821-1877. Avocat et homme

politique français, député sous le second Empire, Picard se fit

remarquer par la vivacité incisive de sa parole dans

l'opposition. Il fut membre du Gouvernement de la défense

nationale dans lequel il fut chargé du ministère des Finances.

Picard fit partie du premier ministère de M. Thiers, comme

ministre de l'Intérieur, et fut ensuite envoyé à Bruxelles pour y

représenter la France.

PIMODAN (Georges de la Vallée de Rarécourt, marquis DE),

1822-1860. Georges de Pimodan entra au service de l'Autriche

après la révolution de 1830 en France. En 1848, il fit la

campagne d'Italie sous les ordres du maréchal Radetzky et prit

une part brillante en 1849 à la campagne pour soumettre la

Hongrie. Le marquis de Pimodan renonça alors à poursuivre sa

carrière militaire, il rentra en France et y épousa Mlle de

Couronnel. En 1860, il reçut le grade de général dans l'armée

pontificale, organisée par le général de Lamoricière, et fut tué

à Castelfidardo.

POLIGNAC (le prince Jules DE) *, 1780-1847. Ministre du Roi

Charles X.

POLIGNAC (le prince Alphonse DE), 1826-1863. Fils du prince de

Polignac, ministre de Charles X, il épousa en 1860 Mlle Émilie

Mirès, qui se remaria en 1865 avec Gustave de Rozan.

PONIATOWSKI (le prince Stanislas), 1835-1908. Fils du prince

Joseph Poniatowski, épousa, en 1856, Mlle Louise Le Hon, fille de

l'ancien ministre de Belgique à Paris.

PORTUGAL (le Roi DE), 1837-1861. Pedro V, fils aîné de la Reine

Marie II da Gloria à laquelle il succéda en 1853 sur le trône de

Portugal. Ce prince avait épousé la princesse Stéphanie de

Hohenzollern dont il n'eut pas d'enfant.

PORTUGAL (la Reine DE), 1837-1859. La princesse Stéphanie de

Hohenzollern-Sigmaringen épousa en 1858 le Roi Pedro V de

Portugal. Elle mourut un an après son mariage de la diphtérie.

POTOCKA (la comtesse), 1807-1877. Mlle Delphine de Komar, fille

de M. Stanislas-Dauphin de Komar et de Mlle Honorine Orlowska,

épousa le comte Miécislas Potocki de Tylczyn dont elle se sépara

bientôt. La comtesse Delphine était connue par sa merveilleuse

beauté, sa voix superbe, son grand talent musical, et ses succès

dans la haute société européenne.

POURTALÈS (le comte Albert DE), 1812-1861. Diplomate prussien,

chambellan du Roi de Prusse et ministre plénipotentiaire à Paris

où il succéda au comte Max de Hatzfeldt après la mort de

celui-ci.

POZZO DI BORGO (le duc). Charles, neveu du célèbre diplomate de

ce nom, et son héritier, épousa en 1852 Mlle Valentine de

Crillon.

POZZO DI BORGO (la duchesse). Valentine, fille du duc de Crillon,

épousa en 1852 le duc Charles Pozzo di Borgo.

PRÉVOST-PARADOL (Lucien-Anatole), 1829-1878. Fils d'un ancien

officier de marine, Prévost-Paradol fut un des élèves les plus

distingués de l'École normale. En 1856, il était à Paris comme

rédacteur du _Journal des Débats_ et du _Courrier du Dimanche_,

où la distinction de sa plume lui fit une réputation rapide, mais

lui attira aussi les rigueurs du gouvernement. En 1869, il

remplaça Ampère à l'Académie française. Sous le ministère d'Émile

Ollivier en 1870, s'étant rallié au gouvernement, Prévost-Paradol

fut nommé ministre de France à Washington; les malheurs du pays

et des chagrins personnels le poussèrent au suicide.

PROKESCH-OSTEN (le baron Antoine DE) ***, 1795-1876. Diplomate

autrichien.

PRUSSE (le Roi DE) **. Frédéric-Guillaume IV, 1795-1861.

PRUSSE (le prince DE) **, 1797-1888. Plus tard Empereur

d'Allemagne.

PRUSSE (princesse DE) **, 1811-1890. Née princesse Augusta de

Saxe-Weimar-Eisenach.

PRUSSE (la Reine Élisabeth DE) ***, 1801-1879. Née princesse de

Bavière.

PRUSSE (la princesse Albert DE) **, 1810-1883. Née princesse des

Pays-Bas.

PRUSSE (le prince Charles DE), 1801-1883. Troisième fils du Roi

Frédéric-Guillaume III, épousa en 1827 la princesse Marie de

Saxe-Weimar-Eisenach.

PRUSSE (la princesse Charles DE) **, 1808-1877. Née princesse

Marie de Saxe-Weimar-Eisenach.

PRUSSE (le prince Adalbert DE) **, 1811-1873. Chef de la marine

prussienne.

PRUSSE (la princesse Anne DE), née en 1836. Fille du prince

Charles de Prusse, mariée à Berlin en 1853 au landgrave Frédéric

de Hesse dont elle devint veuve en 1884.

PRUSSE (le prince Frédéric-Charles DE). Fils unique du prince

Charles de Prusse, militaire distingué, feld-maréchal dans

l'armée prussienne. Ce prince avait épousé en 1854 la princesse

Marianne d'Anhalt.

PRUSSE (la princesse Louise DE). Née en 1838, épousa en 1856 le

grand-duc de Bade. (Voir _Bade_.)

PRUSSE (le prince Frédéric-Guillaume DE), 1831-1888. Fils unique

de l'Empereur Guillaume Ier. Ce prince prit le titre de Prince

Royal le jour où son père devint Roi. Il fit avec bravoure les

guerres de 1866 et de 1870; puis, déjà fort malade, il monta sur

le trône en 1888 sous le nom de Frédéric III. Le terrible mal qui

le minait l'emporta bientôt et son règne ne dura que

quatre-vingt-dix-neuf jours.

PRUSSE (la princesse Frédéric-Guillaume DE), 1840-1901. Victoria,

Princesse Royale de la Grande-Bretagne et d'Irlande, duchesse de

Saxe, mariée en 1858 au prince Frédéric-Guillaume de Prusse, qui

ne monta sur le trône qu'en 1888.

PÜCKLER (le comte Hermann), 1797-1892. Maréchal de Cour du prince

de Prusse, le comte Pückler continua ses fonctions lorsque ce

prince monta sur le trône de Prusse et devint ensuite Empereur

d'Allemagne.

PUTBUS (la princesse DE), 1837-1867. Wanda, fille de Georges de

Veltheim-Bartensleben, épousa en 1857 le comte Guillaume de

Lottum qui devint héritier des terres et du titre de prince de

Putbus, en 1860, par la décision de son grand-père maternel.

PYAT (Félix), 1810-1889. Auteur dramatique et homme politique

français. Sa carrière littéraire s'arrêta à l'année 1848, qui

modifia toute sa vie. Nommé représentant du peuple à l'Assemblée

constituante, il siégea parmi les démocrates les plus avancés de

cette chambre, et vota constamment avec les représentants de la

Montagne.

Q

QUÉLEN (le comte DE) *, 1778-1839. Hyacinthe-Louis de Quélen,

archevêque de Paris.

QUITRY (le marquis DE), 1827-1866. Odon-Charles, marquis de

Chaumont-Quitry, fut nommé au début du second Empire chambellan

de Napoléon III. En 1854, M. de Quitry fut élu député dans le

département de la Sarthe.

R

RACHEL (Mlle) **, 1820-1858. Grande tragédienne française.

RADETZ-RADETZKY (le comte) ***, 1766-1858. Feld-maréchal

autrichien.

RADOWITZ (le général Joseph DE) ***, 1797-1853. Grand ami du Roi

Frédéric-Guillaume IV.

RADZIWILL (prince Guillaume) **, 1797-1870. Général au service de

Prusse.

RADZIWILL (la princesse Guillaume), **, 1806-1896. Mathilde,

fille du prince Clary.

RADZIWILL, (prince Antoine), 1833-1904. Fils aîné du prince

Guillaume Radziwill. Officier d'artillerie dans l'armée

prussienne; fut, pendant vingt-deux années, aide de camp de

l'Empereur Guillaume Ier, et ne se retira de la carrière

militaire qu'en 1888, après la mort de Frédéric III. Il était

alors aide de camp général et avait reçu l'ordre de l'Aigle noir.

A la suite de la mort de son père en 1870, le prince Antoine

Radziwill devint chef de sa famille et propriétaire du majorat de

Niewiez en Lithuanie et de deux autres ordinaties dont il

hérita de son oncle, le prince Léon Radziwill. En 1857, il épousa

à Sagan Mlle Marie de Castellane.

RAGLAN (lord). 1788-1855. James-Henri-Fitzroy-Somerset, baron

Raglan, général anglais, aide de camp du duc de Wellington. Lord

Raglan avait fait avec lui les campagnes d'Espagne et le suivit à

Waterloo, où il fut atteint d'une balle au bras droit qui en

nécessita l'amputation. Après la mort du duc de Wellington, lord

Raglan fut nommé maître général de l'artillerie, et élevé à la

pairie. Général en chef des forces anglaises envoyées en Orient,

l'année 1854, il débarqua en Crimée et prit une part décisive au

succès de la bataille de l'Alma. Atteint du choléra, pendant le

siège de Sébastopol, il mourut à son quartier général.

RAGUSE (le duc DE) ***, 1774-1852. Marmont, maréchal de France.

RANDON (le maréchal comte), 1795-1871. Engagé volontaire lors de

la campagne de Russie, Randon était capitaine en 1813. Mis à

l'écart sous la Restauration, il devint, seulement en 1841,

maréchal de camp, et en 1847 lieutenant-général. Après 1848,

Randon fut chargé du gouvernement de l'Algérie, après le coup

d'État. Sénateur en 1852, maréchal de France en 1856, il devint

ministre de la guerre de 1859 à 1867.

RATTAZZI (Urbain), 1808-1873. Piémontais et homme politique, qui

contribua fort, avec Cavour, à faire l'unité de l'Italie.

RAÜMER (Charles-Otto), 1805-1859, suivit la carrière

administrative en Prusse et fut ministre des cultes de 1850 à

1858.

RAUZAN (la duchesse DE) ***, née en 1820. Claire, fille du

dernier duc de Duras.

RAVIGNAN (l'abbé DE) **, 1795-1858. Jésuite fort distingué et

prédicateur très goûté.

RÉCAMIER (Mme) *, 1777-1849. Célèbre par sa beauté et par ses

hautes amitiés.

REDERN (le comte Henri), 1804-1890. Diplomate prussien. Ministre

à Dresde et à Saint-Pétersbourg. En 1836, il avait épousé la

princesse Victoire Odescalchi.

RESSÉGUIER (le comte Albert DE), 1816-1902. Issu d'une famille de

Toulouse, le comte de Rességuier fut élu député, en 1849, dans

les Basses-Alpes et fit partie de la majorité monarchique à

l'Assemblée législative. Il ne se rallia pas à la politique du

coup d'État et, ayant protesté avec ses collègues réunis à la

mairie du Xe arrondissement, il fut emprisonné au Mont Valérien.

Enfermé dans Paris, pendant le siège de 1870-1871, le comte de

Rességuier fut un des membres les plus actifs de la Société

internationale des secours aux blessés. En 1871, il fut élu

représentant à l'Assemblée nationale où il prit place à droite.

Non réélu en 1876, M. de Rességuier vécut, depuis lors, dans la

retraite.

RETZ (le cardinal DE) *, 1614-1679. Joua un rôle considérable

dans la Fronde.

REUSS (le prince Henri VII), 1825-1906. Diplomate prussien. Le

prince Reuss fut, durant plusieurs années, premier secrétaire à

la légation de Prusse à Paris où il était très en faveur à la

cour des Tuileries. Plus tard, il occupa, comme ambassadeur, les

postes de Saint-Pétersbourg, de Constantinople et de Vienne qui

fut la fin de sa carrière. En 1876, le prince Henri VII Reuss

épousa la princesse Marie de Saxe-Weimar, fille du grand-duc

régnant. Il était chevalier de l'Aigle noir.

RIGAULT (Ange-Hippolyte), 1821-1858. Littérateur et critique

français, Rigault fut choisi en 1847 par le duc de Nemours, pour

être le précepteur de son fils, le comte d'Eu. Il suivit son

élève en Angleterre après la révolution de 1848, mais revint

bientôt en France où il entra à la rédaction du _Journal des

Débats_.

RITTBERG (le comte Louis DE), 1797-1881. Président du tribunal de

Glogau, en Silésie prussienne; membre à vie de la Chambre des

seigneurs en Prusse.

ROBECK (le prince DE), 1801-1853. Gaston de Montmorency. Grand

d'Espagne; capitaine de cavalerie.

ROGER DU NORD (le comte Édouard), 1803-1881. Homme politique

français. Roger du Nord entra dans la diplomatie sous la

Restauration; puis, en 1831, ayant été élu député, il se consacra

exclusivement à ses nouveaux devoirs. Grand ami de M. Thiers, il

suivit la même ligne de conduite que lui.

ROTHSCHILD (le baron Meyer-Alphonse DE), né en 1827. Chef de la

maison de banque de Paris que lui laissa son père en 1868. Le

baron Alphonse de Rothschild épousa, en 1837, sa cousine Éléonore

de Rothschild, fille du baron Lionel, chef de la maison de

Londres.

ROTHSCHILD (James) **, 1792-1868. Quatrième fils de Mayer-Anselme

Rothschild.

RUSSEL (lord John) *, 1792-1878. Homme d'État anglais, troisième

fils du duc de Bedford.

RUSSEL (lady John). Françoise-Anna-Maria, fille de lord Minto (un

des ardents du parti whig), épousa en 1841 lord John Russel, dont

elle fut la seconde femme.

RUSSIE (l'Impératrice DE) *, 1792-1860. Princesse Charlotte de

Prusse.

RUSSIE (la grande-duchesse Hélène DE) **, 1807-1873. Princesse

Charlotte de Würtemberg.

RUSSIE (le grand-duc Constantin DE) ***, 1827-1893. Second fils

de l'Empereur Nicolas Ier. Grand amiral de la marine russe.

S

SABLÉ (la marquise DE), 1598-1678. Madeleine de Souvré, marquise

de Sablé, était une des femmes les plus spirituelles du

dix-septième siècle. Fille du maréchal de Souvré, Mme de Sablé

était l'amie de Mme de Longueville, et son salon fut le

rendez-vous des beaux esprits du temps. En 1855, M. Cousin a

publié un livre sur Mme de Sablé.

SACY (Samuel-Ustazade-Silvestre DE), 1801-1879. Écrivain

français, pendant longtemps rédacteur du _Journal des Débats_, M.

de Sacy fut, en 1854, nommé membre de l'Académie française et, en

1864, sénateur pour avoir consacré dans le _Journal des Débats_

deux articles fort élogieux sur la _Vie de Jules César_ que

l'empereur Napoléon III venait de publier.

SAFFI. Membre influent du gouvernement organisé à Rome en 1848

par Mazzini. Un triumvirat avait été élu par cette assemblée

romaine. Il se composait de Mazzini, Saffi et Armellini, qui

étaient tous trois investis de pouvoirs absolus.

SAINT-AIGNAN (Mlle Amicie Rousseau DE), 1835-1854, épousa en 1853

le comte Paul de Périgord et mourut en donnant le jour à une

fille.

SAINT-ARNAUD (Achille Leroy DE), 1798-1854. Entré au service

militaire en 1815. Achille de Saint-Arnaud fit toutes les

campagnes d'Afrique et, en 1851, il fut promu au commandement

d'une division de l'armée de Paris. Devenu ensuite ministre de la

guerre, il s'attacha à la réorganisation de l'armée. Le 2

décembre 1851, Saint-Arnaud fut chargé de prendre les mesures

militaires qui devaient assurer la réussite du coup d'État et, en

1852, il reçut le bâton de maréchal. Mis, en 1854, à la tête de

l'armée dirigée sur la Crimée, Saint-Arnaud y opéra une heureuse

descente, et après avoir remporté la victoire de l'Alma,

succomba en peu de jours, vaincu par une maladie qui le minait

depuis longtemps.

SAINTE-AULAIRE (le comte DE) *, 1788-1854. Pair de France et

diplomate distingué.

SAINTE-BEUVE (Charles-Augustin) ***, 1804-1899. Critique français

célèbre.

SAINTE-FOIX (Radix DE). Premier commis des Affaires étrangères

sous le Directoire: aimable et plein d'esprit, au dire de Mme

Geoffrin, Sainte-Foix était un grand ami du prince de Talleyrand.

SAINT-MARC-GIRARDIN (1801-1873). Littérateur français, appelé, en

1830, à suppléer M. Guizot à la Faculté des lettres et nommé

maître des requêtes au Conseil d'État, Saint-Marc-Girardin devint

rédacteur du journal des _Débats_. En 1834 il fut élu député et,

en 1844, nommé à l'Académie française. Sous la République et

l'Empire, Saint-Marc-Girardin se tint à l'écart de la politique.

Chronique de 1831 à 1862, Tome 4 (de 4) · 第 33 / 39 段