CANROBERT (le maréchal), 1809-1895. François-Certain Canrobert

fit toute la première partie de sa carrière militaire en Afrique.

Lorsque la guerre contre la Russie éclata, en 1854, Canrobert

prit le commandement de la première division de l'armée d'Orient

et, deux jours après la bataille de l'Alma, le maréchal de

Saint-Arnaud, qui se mourait, lui remit le commandement en chef

des forces réunies en Crimée. Se trouvant dans une position

embarrassante, et en s'entendant pas avec lord Raglan, qui

commandait les troupes anglaises, Canrobert résigna son

commandement en chef en mai 1855 et le remit entre les mains du

général Pélissier, reprenant sa place à la tête du 1er corps.

Napoléon III le nomma maréchal de France en 1856. Canrobert prit

encore part aux guerres d'Italie et d'Allemagne.

CARAMAN (la marquise DE), née Gallard de Béarn.

CARNÉ (le comte Joseph DE) ***, 1804-1876. Membre de l'Académie

française.

CAROLA (la princesse), 1833-1907. Caroline, princesse de

Holstein-Gottorp-Wasa, épousa, en 1853, le Prince Royal de Saxe

qui monta sur le trône en 1873. Le prince Gustave de Wasa, père

de la princesse Carola, avait épousé la princesse Louise de Bade.

Il servait militairement en Autriche.

CASTELBAJAC (le marquis DE), 1787-1864. Général français qui,

après avoir fait les guerres du premier Empire, fut mis à la

retraite. Napoléon III l'en retira et lui confia d'importantes

missions, entre autres celle d'ambassadeur de France à

Saint-Pétersbourg, où M. de Castelbajac resta de 1849 à 1854,

époque de la déclaration de guerre de Crimée. Il était sénateur.

CASTELBAJAC (la marquise DE), née en 1799. Sophie de La

Rochefoucauld-Liancourt, mariée, en 1824, au marquis de

Castelbajac, lieutenant-général.

CASTELLANE (le comte DE), 1788-1862.

Esprit-Victor-Élisabeth-Boniface de Castellane, fils unique du

marquis de Castellane-Novéjean et d'Adélaïde-Louise-Guyonne de

Rohan-Chabot de Jarnac: descendant d'une famille des anciens

barons de Provence, indépendante sous les rois d'Arles, et dont

le faste avait popularisé le vieil adage du Roi René:

_Dissolution des Castellane_, Boni de Castellane entra au service

militaire en 1804; prit part aux campagnes d'Italie, d'Espagne

et de Russie. Il fut créé colonel-major au 1er régiment des

gardes d'honneur en 1813, qu'il commanda jusqu'à la fin du

premier Empire. Colonel du 5e régiment de hussards en 1815,

maréchal de camp en 1822, le comte de Castellane devint

lieutenant-général à la suite du siège d'Anvers en 1833, et

commanda de 1837 à 1847 la division militaire de Perpignan. Mis à

la retraite en 1848, il fut rappelé à l'activité dès 1849 par

Louis-Napoléon. Placé à la tête de l'armée de Lyon qu'il commanda

jusqu'à sa mort, le comte de Castellane empêcha par sa vigoureuse

attitude toute insurrection républicaine. Après le 2 Décembre, il

reçut, en 1852, le bâton de maréchal de France.

CASTIGLIONE (la comtesse DE), 1830-1899. La comtesse de

Castiglione était fille du marquis Oldoini, qui était issu d'une

bonne famille de Toscane, servit dans la diplomatie et fut

longtemps ministre du Roi d'Italie à la cour de Portugal. Sa

fille épousa, en 1849, le comte François Verasis de Castiglione,

écuyer du Roi d'Italie, dont elle devint veuve en 1867. Célèbre

par sa beauté, la comtesse de Castiglione vivait à Paris, séparée

de son mari. Elle exerça sur Napoléon III une certaine influence

dont M. de Cavour sut se servir dans la période décisive de 1855

à 1859. Après la chute du deuxième Empire, la comtesse de

Castiglione disparut, n'ayant d'autres ressources qu'une petite

pension que lui donnaient d'anciens amis, entre autres M. de

Cassagnac. Son fils unique mourut à vingt-cinq ans, à Madrid, où

il était attaché à la légation du Roi d'Italie.

CAULAINCOURT (le marquis DE), 1819-1865. Hervé-Anna-Olivier de

Caulaincourt, second fils du duc et de la duchesse de Vicence.

CAVOUR (le comte DE). 1810-1861. Servi par une intelligence

merveilleuse, le comte de Cavour fut un grand patriote et le

véritable fondateur de l'unité italienne. Issu d'une très

ancienne famille piémontaise, Camille Beuso de Cavour servit

d'abord dans l'armée, puis devint journaliste, fonda le

_Risorgimento_ en 1847, devint député en 1849, ministre du

Commerce, des Finances en 1850 et enfin président du Conseil.

Cavour inaugura en Piémont une politique libérale à l'intérieur,

entreprenante à l'extérieur, qui amena la guerre avec l'Autriche,

en 1859, l'alliance avec la France et l'érection du royaume de

Sardaigne en royaume d'Italie. Cavour mourut au moment où il

essayait de donner Rome pour capitale à l'Italie, voulant

établir, comme il disait lui-même, _l'Église libre dans l'État

libre_.

CHABANNES (la comtesse Alfred DE) ***. 1802-1891. Née miss

Ellice.

CHABANNES (Mlle Emma DE). Chanoinesse et dame d'honneur de Mme la

comtesse de Chambord. Elle était la sœur du marquis Frédéric de

Chabannes-Curton et de La Palice.

CHAMBORD (le comte DE), 1820-1883, titre pris, plus tard, par le

duc de Bordeaux *.

CHAMBORD (la comtesse DE), 1817-1885. Marie-Thérèse-Béatrice,

archiduchesse d'Autriche-Este; fille de François IV, duc de

Modène, mariée en 1846 au duc de Bordeaux, comte de Chambord.

CHAMPLATREUX (Mlle DE), né en 1831. Clotilde de la

Ferté-Meun-Molé de Champlâtreux épousa, en 1851, le duc d'Ayen

qui devint duc de Noailles, en 1851, à la mort de son père. Mlle

de Champlâtreux était la petite-fille de M. Molé.

CHANGARNIER (le général) ***, 1793-1877. Général et homme

politique.

CHARTRES (Robert d'Orléans, duc DE) ***, né en 1840. Second fils

du duc d'Orléans.

CHASTENAY (Mme DE). 1779-1863. Née Laguiche, fille du marquis de

Laguiche et de Mlle de Clermont-Montoison. Mme de Chastenay

recevait beaucoup, elle avait un salon très agréable dans la

maison devenue maintenant le Cercle de la rue Royale, à Paris.

CHATELAIN (Auguste-Henri). 1801-1882. Notaire à Paris et homme de

confiance de toute la famille Talleyrand et Castellane. M. de

Bacourt lui légua, avec M. Paul Andral, la propriété des Mémoires

du prince de Talleyrand.

CHATEAUBRIAND (le vicomte DE) *, 1768-1848. Illustre écrivain

français.

CHEVREUSE (la duchesse DE), 1600-1679. Marie de Rohan-Montbazon,

fille d'Hercule de Rohan, gouverneur de Paris sous Henri IV,

épousa, en 1617, Charles-Albert, duc de Luynes, cet heureux

favori de Louis XIII. Devenue veuve en 1621, elle se remaria, en

1622, à Claude de Lorraine, fils de Henri de Guise, et fut cette

duchesse de Chevreuse qui joua un rôle important pendant la

Fronde et dans les complots contre Richelieu et contre Mazarin.

CHEVREUSE (le duc DE), 1823-1854. Honoré d'Albert, duc de

Chevreuse, avait épousé, en 1843, Valentine, fille du vicomte

Jules de Contades. Il mourut avant son père et ne porta jamais le

titre de duc de Luynes.

CHOISEUL-GOUFFIER (le comte DE), 1752-1817.

Marie-Gabriel-Florent-Auguste, diplomate français. Ambassadeur à

Constantinople, d'où il se retira en Russie pendant la tourmente

révolutionnaire, et ne revint en France qu'en 1802. Sous la

Restauration, M. de Choiseul-Gouffier fut nommé ministre d'État

et pair de France.

CHOISEUL-GOUFFIER (la comtesse DE). Née La Vauguyon, sœur de la

duchesse de Bauffremont, survécut à son mari le comte de

Choiseul-Gouffier qui avait été ambassadeur à Constantinople.

CIALDINI (le général), duc de Gaëte, 1812-1892. Lancé dans le

mouvement libéral en 1831, Henri Cialdini dut quitter l'Italie.

Il s'engagea dans la légion d'Oporto, au service du Roi dom Pedro

de Portugal, passa ensuite en Espagne, combattit les Carlistes et

obtint le grade de lieutenant-colonel. Revenu en Italie en 1848,

Cialdini fit la campagne de 1849 contre les Autrichiens. Il y

fut gravement blessé et, après Novare, fit partie de l'armée

piémontaise régulière. En Crimée, il commanda la 111e brigade et

devint, en 1859, aide de camp du Roi et général de division. En

1860, Cialdini reçut l'ordre d'entrer, avec les troupes sardes,

dans les États Pontificaux; il battit Lamoricière à Castelfidardo

et fut chargé du siège de Gaëte. Envoyé à Naples, en 1861, comme

lieutenant général du Roi, il arrêta la marche de Garibaldi à

Aspromonte, commanda un corps d'armée en 1866, devint président

du Conseil en 1867 et ambassadeur à Paris en 1876.

CLAM-GALLAS (le comte Édouard DE) **, 1805-1891. Général

autrichien.

CLAM-MARTINIEZ (la comtesse DE), 1833. Fille du prince Hugo de

Salm-Krautheim, elle épousa, en 1851, le comte Henri de

Clam-Martiniez.

CLARENDON (lord) *, 1800-1870. Diplomate anglais.

CLÉMENTINE (la princesse) **, 1817-1907. Fille du Roi

Louis-Philippe.

CLÉMENT XIV (le Pape), 1704-1774. Laurent Ganganelli fut d'abord

franciscain. Élevé au Pontificat en 1769, dans les circonstances

les plus difficiles, ce Pape parvint à rétablir la paix. Après un

examen des plus minutieux. Clément XIV abolit l'ordre des

Jésuites, ce qui fut un des grands actes de son pontificat.

CLOTILDE (la princesse), née en 1843. La princesse Clotilde de

Savoie, fille du Roi Victor-Emmanuel II et de l'archiduchesse

Adélaïde d'Autriche, épousa, en 1859, le prince Jérôme-Napoléon.

Ce mariage fut le gage de l'alliance franco-sarde.

COBOURG (le duc Ernest II de Saxe) ***, 1818-1893.

COBOURG (le prince Albert de Saxe) ***, 1819-1861. Époux de la

Reine Victoria d'Angleterre.

COCHIN (Augustin), 1823-1872. Administrateur et publiciste

français, Cochin faisait partie d'une foule de Sociétés

philanthropiques. En 1853, il devint maire de Paris; et, après la

guerre de 1870, M. Thiers le nomma préfet de Versailles, où il

mourut. On a de lui beaucoup d'écrits, relatifs aux questions de

charité sociale, et beaucoup d'ouvrages sur l'économie politique.

COLLOREDO (la comtesse DE) ***, née Séveríne Potocka, en

premières noces Mme Sabanska.

CONDÉ (le prince DE), dit _le grand Condé_. 1621-1686. Il

s'illustra par des victoires brillantes qui furent couronnées, en

1648, par le traité de Westphalie. Après s'être jeté, d'une façon

regrettable, dans les intrigues de la Fronde, le prince fut

rétabli dans son commandement et prit une part glorieuse aux

guerres de Flandre et de Franche-Comté. Le grand Condé mourut à

Chantilly. Bossuet prononça son oraison funèbre.

COSNAC (Daniel DE), 1630-1708. Prélat français, attaché dans sa

jeunesse au prince de Conti, frère du Grand Condé, Cosnac fut

mêlé de bonne heure à beaucoup d'intrigues de cour, et rendit

des services à Mazarin, qui pour l'en récompenser lui donna

l'évêché de Valence, quoiqu'il n'eût que vingt-quatre ans. Devenu

ensuite aumônier de Monsieur, frère de Louis XIV, Cosnac ne

réussit pas auprès de ce Prince et s'attira une disgrâce. Il

reparut à la Cour, lors de l'assemblée du clergé, en 1682, il y

joua un rôle actif et fut nommé, en 1687, archevêque d'Aix.

COUSIN (Victor) *, 1792-1867. Philosophe et écrivain français.

COWLEY (lady). Olivia-Cecilia-Fitzgerald de Ros épousa, en 1833,

lord Cowley.

COWLEY (lord) ***, 1804-1884. Diplomate anglais, neveu du duc de

Wellington, longtemps ambassadeur à Paris.

CRÉTINEAU-JOLY (Jacques), 1803-1875. Littérateur français. Après

avoir terminé ses études au séminaire de Saint-Sulpice,

Crétineau-Joly y fut chargé, à dix-neuf ans, d'une classe de

philosophie. Il voyagea ensuite en Suisse et en Allemagne et

publia plusieurs ouvrages historiques qui eurent beaucoup de

retentissement.

CRETON (Nicolas-Joseph), 1798-1864. Homme politique et

jurisconsulte français.

CROIX (Mlle Marguerite DE), née en 1832, épousa, en 1853, le

marquis de Caulaincourt, second fils du duc et de la duchesse de

Vicence.

CUVILLIER-FLEURY (Alfred) **, 1802-1887. Littérateur français,

précepteur du duc d'Aumale.

CZARTORYSKI (le prince Adam) *, 1770-1861. Ancien ministre des

Affaires étrangères d'Alexandre 1er de Russie.

D

DABORMIDA (le général), 1799-1865. Le chevalier Giuseppe

Dabormida, major général dans l'armée sarde, député à la première

législature, ministre de la Guerre et de la Marine en 1848;

ministre des Affaires étrangères en 1852, donna alors sa

démission, parce que le traité conclu par le Piémont avec la

France et l'Angleterre ne contenait aucun article qui défendit

les droits des émigrés lombards dont l'Autriche avait confisqué

les biens. Dabormida fut de nouveau ministre des Affaires

étrangères en 1859.

DALMATIE (le marquis DE) ***, 1807-1857. Fils du maréchal Soult.

DECAZES (Élie, duc), 1780-1860. Homme d'État français, ministre

sous Louis XVIII.

DELAROCHE (Paul), 1797-1856. Peintre français, se consacra

surtout aux tableaux historiques. Il épousa une fille d'Horace

Vernet qui était d'une beauté remarquable.

DELMAR (la baronne DE), née miss Rumbold, épousa le baron de

Delmar, qui était originaire de Prusse. Il possédait une grosse

fortune et habitait toujours Paris avec sa femme.

DENTU (Édouard-Henri-Justin), 1830-1874. Éditeur français. Il

avait la spécialité de la vente des brochures politiques et des

écrits de circonstance auxquels les événements du second Empire

furent particulièrement favorables.

DERBY (lord) *, 1799-1869. Edward-Geoffroy Stanley, prit le titre

de comte de Derby en 1851. Homme d'État anglais.

DESSAU (la princesse Marie-Anne d'Anhalt), 1837-1906. Elle

épousa, en 1854, le prince Frédéric-Charles de Prusse, dont elle

devint veuve en 1885.

DEVONSHIRE (le duc DE) *, 1802-1871. William, duc de Devonshire,

descendant de l'ancienne famille de Cavendish.

DIEPENBROCK (le cardinal DE). 1798-1853. Le vicomte Melchior de

Diepenbrock suivit d'abord la carrière des armes, et ce ne fut

qu'après 1815 qu'il se décida à embrasser la carrière

ecclésiastique. Appelé au siège épiscopal de Breslau en 1845,

malgré la résistance du gouvernement prussien qui ne lui

pardonnait pas ses sympathies en faveur de la Pologne, il reçut

de Pie IX le chapeau de cardinal. Diepenbrock était un

prédicateur remarquable.

DOHNA (le comte Fabian), 1802-1871. Seigneur de Kunzendorf,

Landrat du cercle de Sagan. En 1829, il avait épousé Mlle Marie

de Steinach.

DOHNA (la comtesse Marie) **, 1805-1893, née Mlle de Steinach.

DON JUAN (l'Infant), 1822-1887. Frère du comte de Montemolin,

second fils de Don Carlos (Charles V). En 1847, l'Infant Don Juan

épousa l'archiduchesse Marie-Béatrice d'Autriche-Este.

DORIA-PAMPHILY-LANDI (le prince), 1813-1876. Le prince Doria

avait épousé la fille de John Talbot, sœur de la princesse

Borghèse.

DORIA-PAMPHILY-LANDI (la princesse), 1815-1858. Lady Mary Talbot,

fille de John Talbot, comte de Shrewsbury, épouse du prince

Doria-Pamphily. Elle était sœur de la première femme du prince

Marc-Antoine Borghèse.

DOSNE (Mme) *, née en 1788 Mlle Matheron, belle-mère de M.

Thiers.

DOUGLAS (lady), 1817-1887, plus tard duchesse de Hamilton **, née

princesse Marie de Bade.

DREUX-BRÉZÉ (le marquis DE), 1797-1845, officier français. Il fut

un des chefs les plus ardents de l'opposition légitimiste.

DROUYN DE L'HUYS (M.), 1806-1881. Diplomate et homme d'État

français, ministre des Affaires étrangères sous le second Empire.

DUCHATEL (le comte), 1803-1867. Charles-Marie, comte Duchâtel,

fut député et ministre dans plusieurs cabinets sous le règne de

Louis-Philippe, où il joua un rôle très important dans les

affaires intérieures de la France. Depuis la révolution de 1848,

le comte Duchâtel ne s'occupa plus de politique. Il était membre

de l'Académie des sciences morales et politiques et aussi membre

libre de l'Académie des beaux-arts.

DUCHATEL (la comtesse) ***. Mlle Églé, fille de M. Paulé.

DUMONT (Auguste), 1816-1887. Homme politique français, gendre de

l'imprimeur Boulé.

DUPANLOUP (Mgr) **, 1802-1878. Félix-Philibert, évêque d'Orléans

depuis 1849 et membre de l'Académie française depuis 1854.

DUPIN (André-Marie-J.-J.) *, 1783-1865, dit _Dupin l'aîné_.

DURAZZO (le marquis DE), 1781-1855. Giacomo-Philippo de Durazzo.

DURAZZO (la marquise DE), née en 1803. Thérèse Spinola, marquise

de Durazzo.

E

ELLICE (les deux misses). Filles de l'honorable Édouard Ellice et

de son mariage avec la fille aînée de Charles, comte de Grey.

ESTERHAZY (le prince Paul) *, 1786-1866. Diplomate autrichien.

ESTERHAZY (la comtesse), 1798-1869. La princesse Sophie

Lichtenstein épousa, en 1817, le comte Vincent Esterházy dont

elle devint veuve en 1835. Au moment du mariage de l'Empereur

François-Joseph Ier avec la princesse Élisabeth de Bavière, la

comtesse Esterházy fut nommée grande-maîtresse de cour de la

jeune Impératrice d'Autriche.

EU (le comte D') **, né en 1842. Gaston d'Orléans, fils aîné du

duc de Nemours.

EUGÉNIE (l'Impératrice), née en 1826. Eugénie de Montijo, fille

du comte Cyprien de Montijo, duc de Penaranda. Célèbre par sa

beauté, Mlle de Montijo épousa, en 1853, l'Empereur Napoléon III.

F

FALLOUX (le comte Alfred DE) ***, 1811-1885. Homme politique

français, grand ami de la famille Castellane.

FALLOUX (Mlle Loyde DE), 1842-1881. Fille du comte et de la

comtesse Alfred de Falloux. Infirme, elle ne s'est jamais mariée.

FANTI (le général), 1810-1865. Né dans le duché de Modène, Fanti

prit une part active, en 1831, dans le mouvement contre le

grand-duc de ce pays. Réfugié en Espagne en 1835, il y combattit

contre don Carlos. En 1848, à la nouvelle du soulèvement de

l'Italie, Fanti accourut en Lombardie, où le Roi Charles-Albert

lui donna un commandement. Il commanda la 2e brigade en Crimée,

la 2e division en 1859, comme lieutenant-général, et, en 1860,

devint ministre de la Guerre, puis sénateur. En 1862, il était

commandant du 5e département militaire.

FARINI (Louis-Charles), 1812-1866. Né dans les États Pontificaux,

Farini fut d'abord médecin. Très mêlé aux agitations libérales en

Italie, il devint sous-secrétaire d'État au ministère de

l'Intérieur, à Turin, en 1847; puis député en 1848, et ministre

de l'Instruction publique en 1850. Farini exerça les fonctions de

dictateur à Modène en 1859. En octobre 1860, il fut envoyé à

Naples en qualité de lieutenant du Roi et de commissaire

extraordinaire. En 1861, Farini devint ministre d'État, et, en

1862, président du Conseil.

FAVRE (Jules), 1809-1880. Avocat et homme politique français,

connu par ses opinions républicaines. Élu député, Jules Favre

fit à l'Empire une opposition très vive, et, en 1870, en proposa

la déchéance. Nommé alors membre du gouvernement de la Défense

nationale, il conduisit, avec plus de zèle que d'habileté, les

négociations avec l'Allemagne, à la suite de la guerre. Jules

Favre était membre de l'Académie française.

FAUCHER (Léon), 1803-1854. Économiste et homme d'État français.

En 1851, Léon Faucher devint ministre de l'Intérieur, mais, au

lendemain du coup d'État, il donna sa démission. Membre de

l'Académie des sciences morales et politiques, Faucher fit de

grands travaux sur les finances et l'économie politique avec ses

amis Michel Chevalier et Louis Wolowski.

FELETZ (Charles-Dorimond DE), 1767-1850. Aimable causeur,

critique spirituel, Feletz fut pendant quelque temps attaché à la

rédaction du journal des _Débats_. Conservateur de la

bibliothèque Mazarine, membre de l'Académie française, il prit

une part active aux travaux de cette compagnie.

FEZENSAC (le duc DE), 1784-1867. Raimon-Émery-Philippe de

Montesquiou-Fezensac, général, pair de France, fit les guerres du

premier Empire, se rallia au gouvernement de Louis-Philippe et ne

prit sa retraite qu'après la révolution de 1848. Le duc de

Fezensac employa ses loisirs à écrire ses souvenirs militaires.

FICQUELMONT (le comte Charles DE) **, 1777-1875. Diplomate et

homme d'État autrichien.

FICQUELMONT (la comtesse DE). Dolly de Tysenhaus: famille

d'origine russe.

FILANGIERI (le général), 1783-1867. Charles Filangieri, général

napolitain, mais ayant été élevé en France, où il avait fait ses

premières armes dans l'armée française sous Napoléon Ier.

Filangieri fut toujours jaloux du rôle joué dans son pays par le

général Pepe. En 1848, il commanda l'expédition destinée à

soumettre la Sicile, ce qui lui réussit pleinement et le fit

nommer Vice-Roi de l'île. Appelé, en 1857, par François II à son

avènement, au poste de premier ministre, Filangieri ne sut pas

réaliser les espérances que l'on avait fondées sur lui pour

sauver la Monarchie.

FLAHAUT (le général comte DE) *, 1785-1870. Aide de camp de

Napoléon Ier, diplomate français.

FLAMARENS (le comte Grossoles DE), 1806-1879. Il entra d'abord

dans la carrière diplomatique: en 1848, Flamarens soutint

vivement l'élection du prince Louis-Napoléon à la présidence de

la République, dans le département du Gers. Créé sénateur en

1854, le comte de Flamarens devint chambellan honoraire de

l'Empereur Napoléon III en 1864.

FLAVIGNY (le comte DE), 1799-1873. Maurice de Flavigny avait,

dans sa jeunesse, rempli les fonctions de secrétaire auprès de M.

de Polignac. Il fit partie de la Chambre des Pairs et plus tard,

sous le second Empire, fut, pendant de longues années, député du

département d'Indre-et-Loire.

FLAVIGNY (la comtesse DE), née en 1811. Mathilde de

Montesquiou-Fezensac épousa le comte Maurice de Flavigny. Elle a

publié plusieurs livres de prières fort estimés, et pendant le

siège de Paris, la comtesse prit la direction du Comité des dames

qui firent le service des ambulances.

FLEURY (le comte Émile-Félix), 1815-1884. Général français,

sénateur et premier écuyer de Napoléon III.

FLEURY (la comtesse), 1835-1890, née Calley de Saint-Paul, sœur

de la duchesse d'Isly; elle avait épousé le comte Fleury, grand

écuyer à la cour de Napoléon III.

FOERSTER (Henri), 1799-1881. Chanoine du diocèse de Breslau:

Henri Fœrster fut sacré évêque en 1853 et prit alors possession

du trône épiscopal de Breslau. Ayant fait opposition en 1875 aux

lois de mai en Prusse, Mgr Fœrster fut exilé et dut se réfugier

dans sa résidence de Johannisberg, en Silésie autrichienne, qui

faisait aussi partie de son diocèse.

FONTANES (Louis DE) **, 1757-1821. Grand-maître de l'Université

et sénateur sous le premier Empire.

FORBIN-JANSON (le comte DE), 1777-1841. Louis-Auguste de Forbin,

peintre et archéologue français, avait commencé par la carrière

des armes. Il fut, pendant quelque temps, chambellan de la

princesse Pauline Borghèse, et à l'époque de la Restauration, M.

de Forbin fut nommé directeur des musées royaux. Il conserva ce

poste sous Louis-Philippe.

FOULD (Achille), 1800-1867. Membre de la Constituante en 1848,

Achille Fould fut ministre des Finances d'abord en 1849 sous la

Présidence et ensuite en 1852, après le coup d'État. De 1853 à

1857, il fut ministre de la maison de Napoléon III; devint

sénateur et membre de l'Académie des beaux-arts.

FOULD (Bénédict), 1792-1858. Fils d'un banquier israélite qui

avait fondé l'importante maison de banque Fould-Oppenheim et

Cie. Bénédict Fould fut député en 1834 et chevalier de la

Légion d'honneur depuis 1843.

FRANÇOIS II D'AUTRICHE (l'Empereur), 1768-1835. Son règne fut

marqué par les luttes contre Napoléon Ier.

FRANÇOIS-JOSEPH Ier D'AUTRICHE, né en 1830. Monta sur le trône

en 1848.

FRANÇOIS II, ROI DE NAPLES, 1836-1894. Dernier Roi des

Deux-Siciles. Monté sur le trône en 1859, après avoir épousé la

princesse Sophie de Bavière, il vit, en 1860, Garibaldi (avec les

mille) débarquer d'abord à Marsala, et entrer ensuite à Naples.

Ayant accordé une Constitution à ses sujets, François II se

réfugia à Gaëte, où, après une courageuse défense, la place fut

obligée de capituler en 1861. François II se retira alors à Paris

où il passa les dernières années de sa vie.

FREY (Mrs Elizabeth) ***, 1780-1865. Toute sa vie fut consacrée

aux œuvres de piété et de bienfaisance.

G

GADUEL (l'abbé), 1811-1888. Jean-Pierre-Laurent Gaduel, chanoine

théologal d'Orléans, très attaché à la personne de Mgr Dupanloup,

dont il partagea les travaux. L'abbé Gaduel a laissé plusieurs

ouvrages de piété.

GALLIFFET (la marquise DE), morte en 1901, née Laffite.

Chronique de 1831 à 1862, Tome 4 (de 4) · 第 30 / 39 段