II

Ce nous parait être un complément opportun de l’exposé précédent, que

d’emprunter à la _Folha de Commercio_ de Lisbonne, du 1ᵉʳ janvier 1888,

quelques données biographiques que ce journal transcrit du Dictionnaire

biographique brésilien, sur l’auteur principal de cette belle, mais si

pénible exploration. On va voir que ses antécédents justifiaient

amplement la confiance mise en lui par son gouvernement, comme aussi ses

actes ultérieurs ont démontré que le baron de Teffé est à la hauteur des

besognes les plus difficiles.

* * * * *

«Antonio Luiz von Hoonholtz, baron de Teffé, est né à Rio de Janeiro le

9 mai 1837; il avait pour père Frédérico Guilherme von Hoonholtz et pour

mère D. Joanna Christina von Hoonholtz. Dès ses plus tendres années, il

donna des preuves saillantes d’une notable précocité; à l’âge où tous se

font surtout remarquer par la légèreté particulière à la jeunesse, il

témoignait d’une notable facilité de compréhension et d’un persévérant

amour de l’étude.

«Selon les indications paternelles, et obéissant à une vocation

reconnue, il fut immatriculé à l’Ecole de marine le 25 janvier 1852.

C’est dans les écoles supérieures, quand on fait les premiers pas dans

des voies jusqu’alors à peine entrevues, que les âmes d’élite peu à peu

baignées par les ondes vivifiantes de la science, subissent leur

véritable orientation et se placent au-dessus des âmes vulgaires, qui,

si elles reçoivent les lumières, ne sont pas dans les conditions

requises pour l’absorber.

«Durant tout son cours, qui termina en novembre 1854, quand il sortit

garde-marine, Hoonholtz se distingua constamment par sa politesse envers

ses collègues, en mérita le respect, et obtint de ses professeurs les

plus flatteuses marques de l’estime qu’il leur inspirait.

«En décembre 1854, il partit pour le Paraguay dans l’expédition Pedro

Ferreira; ce fut son début dans la carrière qu’il avait choisie. En

décembre 1858, étant déjà lieutenant en second,--il avait été promu à ce

grade l’année précédente,--il fut nommé professeur de 4ᵉ année du cours

de l’Ecole de marine; il se trouvait ainsi, à vingt et un ans au plus,

en possession d’un poste de la plus grande responsabilité et réclamant

une capacité non moindre; la suite a démontré que le choix qui

l’investissait ne pouvait être plus judicieux. Il vint en Europe à cette

occasion en mission scientifique, à bord de la corvette _Bahiana_,

accompagnant la première équipe de gardes-marine qui faisaient leur 4ᵉ

année.

«A la suite d’études ardues et de persévérants travaux scientifiques,

Hoonholtz rentrait à Rio de Janeiro, rapportant des données pour le

premier compendium d’hydrographie qui ait été écrit au Brésil... Il

remplit sa mission de façon à satisfaire l’espérance mise en lui. Son

ouvrage, écrit avec beaucoup de méthode, fut publié officiellement,

unanimement approuvé par l’Ecole de marine et primé par le gouvernement

impérial.....

«En 1865, avec le début de la sanglante campagne du Paraguay, commença

pour M. Hoonholtz la rude vie des combats, où il devait affirmer sa

haute valeur, son courage exceptionnel égal à celui des capitaines les

plus expérimentés.

«Commandant la canonnière l’_Araguary_, il fut un des héros du

bombardement de Corrientes, occupée par les défenseurs du Paraguay. Ses

actes, dans cette occasion, lui valurent la médaille de la République

Argentine: «_Aux vainqueurs de Corrientes_».

«Une fois entré dans la carrière triomphante des combats et de la

gloire, Hoonholtz prit toujours une part active à toutes les phases de

la longue campagne du Paraguay, ne laissant pas un seul instant pâlir

l’éclat de l’étoile brésilienne. Le 11 juin 1865, au formidable combat

naval de _Riachuelo_, combat qui coûta tant de sacrifices et de victimes

aux belligérants, nous voyons encore Hoonholtz, commandant de

l’_Araguary_, remplir un des principaux rôles dans ce drame de sang. On

assista là à une chose superbe: un commandant de vingt-huit ans,

déployant une science extraordinaire de l’art militaire, triomphant des

obstacles qui de toutes parts surgissaient contre les Brésiliens. Dans

le plus fort de la lutte, au plus violent du danger, la figure du

commandant Hoonholtz, à laquelle la fumée de la bataille donnait des

proportions gigantesques, brillait toujours, glorieuse de l’oubli

sublime de sa propre existence, illuminée par le sentiment du plus saint

patriotisme.

«La bataille se prolongea durant toute la journée, et seulement le soir,

grâce à la bravoure et au sang-froid des chefs brésiliens, parmi

lesquels notre héros occupait une place hors ligne, l’incertitude

disparut et le drapeau brésilien flotta enfin fier et vainqueur. C’est à

la suite des actes de bravoure d’Hoonholtz dans ce combat que le

gouvernement impérial le fit officier du _Cruzeiro_, l’ordre le plus

noble de l’Empire.

«Nous extrayons du remarquable ouvrage intitulé: _Tableau historique de

la guerre du Paraguay_, les lignes suivantes qui se rapportent au héros

brésilien, dont elles retracent fidèlement la conduite. «Hoonholtz,

admirable d’enthousiasme et de bravoure, révèle sur l’_Araguary_ des

qualités de commandement rares chez un homme aussi jeune. Il se bat avec

une vivacité extrême; en même temps qu’il cherche à causer à l’ennemi le

plus grand préjudice et à lui couper la retraite, il secourait de ses

propres mains, en leur jetant des câbles, les malheureux qui se

débattaient contre le courant. Entre le banc de la Palomera et la

batterie de Riachuelo, au plus étroit de la passe, il est entouré par

les trois vapeurs qui avaient abordé la _Parnahyba_. Le _Taquary_,

vaisseau-amiral ennemi, s’approche à 10 brasses de la canonnière, mais

il recule après avoir reçu à bout portant pour ainsi dire, et

simultanément, les décharges de ses trois gros canons de 68, chargés à

balle et à mitraille.»

«Les résultats du combat naval de Riachuelo ne pouvaient être plus

flatteurs pour le gouvernement brésilien, grâce à l’héroïsme de ses

chefs parmi lesquels Hoonholtz, qu’applaudissaient avec délire ses

propres camarades fiers d’avoir un tel homme pour commandant.

«Durant cette journée du 11 juin, il fit prisonniers le commandant

Robles et plus de 50 Paraguayens, et en traversant intrépidement le feu

des batteries ennemies, il était allé leur arracher quatre _chatas_

(bateaux plats) armés de canons de 68 et de 80.

«Désormais elle ne s’arrête plus la série des triomphes obtenus par le

jeune commandant; chaque date de cette mémorable campagne enregistre un

nouveau laurier du héros. Le 13 et le 14 juillet, dans de nouveaux

combats, il parvient à incendier le vapeur ennemi _Paraguary_ échoué. Le

18 juin, invulnérable sous la forte cuirasse du patriotisme et de la

bravoure, il traverse, sous un déluge de projectiles, les terribles

batteries de _Mercêdes_, et le 12 août celles de _Cuevas_. Plus tard,

le 28 novembre, il donne la chasse au vapeur paraguayen _Piraguerà_, le

force à s’échouer et s’en empare.

«Nommé pour diriger la commission exploratrice du _Paso de la Patria_,

en mars 1866, il travailla constamment sous le feu acharné du fort de

_Itapiru_, et ses services en cette occasion furent si éclatants, que

l’ordre du jour de l’escadre les fit ressortir avec les plus grands

éloges.

«Fatiguée par tant de combats, ruinée par la dureté d’une guerre qu’elle

avait supportée tant d’années, la canonnière _Araguary_, théâtre des

exploits de Hoonholtz, dut être renvoyée à Rio de Janeiro; elle navigua

alors de conserve avec la frégate _Amazonas_, que l’amiral vicomte de

Tamandaré ramena dans ce port lorsqu’il retourna dans la capitale

accompagné par le brave contre-amiral baron de Amazonas. Durant la

réparation du bâtiment, Hoonholtz se maria le 28 mars 1868 avec Mˡˡᵉ

Maria Luiza Dodsworth, aujourd’hui baronne de Teffé.

«Toutefois sa nouvelle existence, sa nouvelle situation n’eurent en

aucune façon pour résultat de rendre Hoonholtz oisif. Le mariage, les

liens de famille étaient pour lui comme pour tous les bons fils de la

patrie, inférieurs à ses devoirs de patriote. Le devoir l’appelait loin

de ses affections les plus intimes; une chose plus sainte encore

exigeait la présence du lutteur héroïque; alors que la chaste douceur

de la paix domestique paraissait énerver le courage de l’illustre

combattant de Riachuelo, la vibration constante de ses facultés

l’entraînait de nouveau sur le théâtre de la lutte et vers les

vicissitudes de la guerre. Lui-même demanda à partir de nouveau pour

combattre, ce qu’il obtint après 34 jours de mariage!

«Hoonholtz alors déjà capitaine de corvette avait été nommé commandant

de la corvette _Vital de Oliveira_ et quand il arriva de nouveau au

théâtre de la guerre, on lui donna le commandement du cuirassé _Bahia_,

à bord duquel il devait plus d’une fois montrer sa bravoure. Cherchant à

forcer les batteries du _Timbo_ et de _Tebiquary_, après de nombreuses

tentatives où il déploya toutes les habiletés de la stratégie et toute

sa valeur militaire, il vit ses efforts couronnés de succès, mais au

prix de péripéties sanglantes. Les torpilles et les chaînes qui

défendaient le tortueux canal furent inutiles, le _Bahia_ rompit les

chaînes et passa outre, bien qu’il eût perdu le pilote Repetto et deux

des timoniers. L’escadrille, commandée par le chef baron da Passagem,

remonta triomphalement le canal, au milieu du fiévreux enthousiasme des

combattants vainqueurs.

«Pour ce fait, et en égard à ses innombrables actes de bravoure,

Hoonholtz fut promu capitaine de frégate; il avait commandé dans 22

combats».

* * * * *

Tel est le militaire.

Avec le journal susnommé de Lisbonne qui reproduit en résumé les notes

biographiques du «Panthéon Fluminense», du «Novo-Mundo» de New-York et

du «Dictionnaire biographique brésilien», voyons maintenant les traits

principaux qui caractérisent dans le baron de Teffé l’homme technique,

le savant hydrographe et l’astronome distingué:

* * * * *

«On sait déjà que dans son traité d’hydrographie, Hoonholtz avait révélé

une aptitude rare pour la science hydrographique, jusque-là assez en

retard dans les écoles brésiliennes. Le gouvernement impérial utilisant

le talent manifeste de Hoonholtz, le chargea dès le début de sa carrière

militaire, de la direction d’une Commission qui devait relever la côte

et l’île de Sainte-Catherine. Le travail fut exécuté dans des conditions

irréprochables; le gouvernement en approuva le résultat et lui accorda

les plus vifs éloges.

«Après la fin de la guerre du Paraguay, Hoonholtz fut nommé chef de la

Commission de démarcation des limites de l’Empire, au Nord. L’exposé qui

précède a montré comment il sut s’acquitter de cette difficile et

pénible mission. C’est à la suite de son glorieux succès qu’il fut créé

baron de Teffé.....

«Quand fut mise en vigueur la loi du 24 septembre 1873, qui accordait

une garantie d’intérêts au chemin de fer de _Paranagua_, dans la

province du Parana, de graves difficultés surgirent au sujet de celui

des deux ports, _Antonina_ ou _Paranagua_, qui offrait les meilleures

conditions techniques et financières comme entrepôt maritime de la

province. Hoonholtz fut encore appelé pour cette difficulté, et avec la

bonne volonté qu’il apportait toujours au service de son pays, il

accepta l’invitation du ministre de l’agriculture; après des études

sérieuses et des observations prolongées, il démontra que le port de

_Antonina_ était celui qui réunissait les conditions requises. Le 5

novembre 1878, à l’Institut Polytechnique Brésilien, un distingué

ingénieur, M. André Rebouças, parlait ainsi à cet égard:

«Le rapport du baron de Teffé, publié en 1877 par l’Imprimerie

nationale, constitue aujourd’hui le plus savant et le plus

irréfutable document sur les ports et les lignes ferrées du Parana.

On ne peut le nier: en hydrographie, notre illustre collègue,

auteur de l’unique compendium en langue nationale sur la matière,

n’a pas son supérieur dans l’Empire. Dans tout autre pays, son avis

serait décisif, aucun gouvernement ne saurait aller à l’encontre.

L’Institut a entendu et dûment apprécié ses irréfutables arguments,

techniques et économiques; il a admiré l’autorité et la sagacité

avec lesquelles notre illustre collègue a étudié ce problème

complexe. Comme tous les nobles cœurs, Hoonholtz se passionne pour

la vérité; c’est aujourd’hui un des défenseurs les plus convaincus

de Antonina et des véritables intérêts du Parana. Cette belle

province, elle aussi, n’oubliera jamais son nom; déjà elle l’a

attaché à la route qui relie à _Antonina_ la colonie de _Assunguy_;

son dernier discours, disent les lettres que je reçois du Parana,

court déjà imprimé à travers les _Sertoès_ de _Guarapuava_,

popularisant là même un nom si cher à la patrie par ses actions

glorieuses dans la guerre et dans la paix».

Depuis, la question a été tranchée en sens contraire, mais le baron de

Teffé a été vengé par les événements, et aujourd’hui la Compagnie et le

gouvernement s’efforcent de construire le tronçon qui refera d’Antonina

la tête de ligne.

* * * * *

«Quand il s’est agi du litige entre le gouvernement et la Compagnie

Nord-Américaine de navigation à vapeur, litige qui reposait sur les

bonnes ou mauvaises conditions du port de Maranhao, c’est encore au

baron de Teffé que recourut le gouvernement. Celui-ci était alors occupé

à la désobstruction de la barre à _Cabo Frio_; il partit pour le

Maranhao à la tête d’une commission. Après une analyse minutieuse, il

présenta son rapport démontrant la possibilité de l’entrée des grands

vapeurs dans la baie de _S. Marcos_ et dans les mouillages de _Eira_,

_Itaqui_ et de l’_Ilha do Medo_. Son opinion fut admise et les paquebots

se résignèrent à l’escale indiquée dans son rapport.

«L’assainissement de la lagune _Rodrigo de Freitas_ dans la banlieue de

Rio-de-Janeiro ayant été reconnu d’une urgente nécessité, le baron de

Teffé, sur la demande du gouvernement, présenta un projet qui, mis en

parallèle devant la Société (_Club_) des ingénieurs avec d’autres

rapports, entre autres celui du distingué ingénieur Milnor Roberts,

obtint sur tous la préférence.

«En 1876, il parvint à résoudre une grave question suscitée par les

avaries qu’une roche sous-marine, non mentionnée sur les cartes, avait

causées à l’entrée de Santos, aux vapeurs français et allemands. Sous sa

direction cette roche fut détruite, en employant les plongeurs de

l’Arsenal de marine auxquels était encore inconnu l’usage de la dynamite

et du scaphandre.

«Récemment, un autre fait a attesté de façon éloquente la grande

capacité du baron de Teffé. Nous voulons parler des observations

astronomiques exécutées à l’occasion du passage de Vénus sur le disque

du soleil, observation qui fut faite aux Antilles, où il alla

représenter le corps savant du Brésil. En récompense de cette mission

remplie avec tant de distinction, le baron de Teffé a été élevé à la

dignité de Grand de l’Empire.

«Le baron de Teffé est, en outre, un littérateur apprécié. Outre ses

écrits disséminés dans une foule de journaux et de revues, il est

l’auteur d’un drame maritime intitulé: _la Justice de Dieu_, et d’un

roman, _la Corvette Diana_, publié en feuilleton par la _Patria_ de

Montevideo, par le _Diario de Pernambuco_, et par le _Despertador_ de

Sainte-Catherine. _La Corvette Diana_ a été publiée ensuite séparément

par l’auteur qui l’a gracieusement distribuée à ses amis.

«Nous avons eu occasion de lire les appréciations portées sur ce livre

dans le _Diario de Pernambuco_, le _Diario de Bahia_ et le _Pedro II_,

du Ceara. Tous ces journaux sont unanimes à considérer l’œuvre du

délicat littérateur, comme une véritable primeur de littérature

agréable, où l’imagination s’allie à un langage choisi, sans jamais

s’écarter du plan général de l’ouvrage. La _Reforma_, de Rio-de-Janeiro,

du 7 juin 1873, consacrait à ce livre les paroles suivantes:

«_La Corvette Diana_ est le titre d’un roman charmant, dû à la

plume de M. le capitaine de frégate Antonio Luiz von Hoonholtz,

officier distingué de notre marine. C’est un roman maritime, où

l’auteur vous fait apprécier de beaux et variés tableaux de la

nature brésilienne. Les épisodes y sont racontés avec vérité et les

caractères des personnages bien dessinés. Le livre est écrit avec

élégance et agrément.»

«Comme écrivain, le baron de Teffé est d’une rare fécondité, puisqu’en

outre du compendium hydrographique et des livres précités, il a publié

en feuilletons divers mémoires, discours, etc.; il a encore inédits

plusieurs autres travaux, comme la traduction et l’organisation

alphabétique du code international des signaux maritimes; un mémoire sur

l’invention de l’ingénieur allemand Wilhelm Bauer pour retirer les

navires du fond de la mer; un livre où il décrit ses impressions durant

le voyage qu’il fit aux ports d’Europe sur la corvette _Bahiana_, et

deux volumes décrivant son voyage d’exploration sur l’Amazone et ses

affluents.

«Parmi ses remarquables travaux scientifiques, il faut mettre à part ses

conférences sur l’Amérique préhistorique, faites aux applaudissements

d’un auditoire choisi, où se montraient à côté des hommes les plus

distingués du Brésil, S. M. l’Empereur Don Pedro II et S. A. le comte

d’Eu.»

* * * * *

La _Folha do Commercio_ énumère à la suite les titres et honneurs

accordés au baron de Teffé.

Il est Grand de l’Empire, officier général de la flotte (contre-amiral),

officier des Ordres Impériaux du _Cruzeiro_ et de _la Rose_, commandeur

de S. Bento de Aviz, de l’Ordre Royal Américain de Isabelle la

Catholique; décoré des médailles de la bataille navale de Riachuelo; de

la campagne générale du Paraguay; de celle conférée par la République

Argentine aux vainqueurs de Corrientes et du Mérite militaire; membre

titulaire de l’Institut historique et géographique du Brésil;

vice-président de l’Institut polytechnique; membre des Sociétés de

Géographie commerciale de Paris et de Lisbonne, et vice-président de la

Société de Géographie de Rio de Janeiro; membre du conseil directeur de

la Société centrale d’Immigration, et directeur général du service

hydrographique de l’Empire; chambellan de S. M. l’Impératrice.

Dernièrement il a été nommé membre correspondant de l’Académie des

Sciences de Paris et de l’Académie des Sciences de Madrid.

Un explorateur brésilien Deux mille kilomètres de navigation en canot dans un fleuve inexploré et complètement dominé par des sauvages féroces et indomptables (extrait du Journal du capitaine de frégate baron de Teffé) · 第 14 / 14 题