_Morte saison_.--S'il mange ainsi son fonds, le petit
pâtissier-confiseur que Mlle Achille Fould a peint avec tant d'esprit,
il ne s'enrichira guère! Mais, à cet âge, songe-t-on à l'avenir, surtout
quand le présent est là, attractif, sous la forme d'un éventaire chargé
de sucre d'orges? La marchandise doit être bonne. Les yeux émerveillés
du gamin le disent éloquemment.
_Au pigeonnier._--Bébé a évidemment promis d'être sage et de ne pas
troubler la quiétude des habitants du pigeonnier, pour qu'on lui ait
confié le soin de jeter de ses mains potelées les grains aux beaux
oiseaux qui attendaient leur repas. M. Pinchart a composé cette scène
gracieuse avec une légèreté tout à fait fin de siècle... mais l'autre,
le dix-huitième!
_Les premiers galons._--«Pour que ça pousse, mon fieu, vois-tu, faut les
arroser.» Et le vieux Breton bretonnant a fait ce qu'il a fallu de
chemin pour venir au port embrasser son «gamin» sur les deux joues à
l'occasion des deux bandes rouges qui ornent nouvellement sa manche. Il
est tout fier, le bonhomme, du succès de son fils, et si celui-ci
sourit, c'est qu'il y a de quoi, vous en conviendrez.
_Portrait à cinquante centimes._--On est entré à quatre, quatre bons
compagnons de bord, dans l'atelier essentiellement primitif du
photographe ambulant. L'objectif dirigé par la patronne de
l'établissement va prendre les traits du gars qui sourit déjà en
songeant à la promise, et à la mine qu'elle fera en recevant le petit
bout de carton. La pittoresque composition de M. Bourgain est une
véritable étude de moeurs.
[Illustration.]