Les études d'_Alceste_ m'avaient un peu remonté. Jamais le chef-d'oeuvre

ne m'avait paru si grandement beau, et jamais, sans doute, Glück ne

s'est entendu aussi dignement exécuté. Il y a toute une génération qui

entend cette merveille pour la première fois et qui se prosterne avec

amour devant l'inspiration du maître. J'avais, l'autre jour, auprès de

moi dans la salle, une dame qui pleurait avec explosion et attirait sur

elle l'attention du public. J'ai reçu une foule de lettres de

remerciements pour mes soins donnés à la partition de Glück. Perrin veut

maintenant remonter _Armide_. Ingres n'est pas le seul de nos confrères

de l'Institut qui viennent habituellement aux représentations

d'_Alceste_; la plupart des peintres et des statuaires ont le sentiment

de l'antique, le sentiment du beau que la douleur ne déforme pas.

La reine de Thessalie est encore une Niobé. Et pourtant, dans son air

final du second acte:

Ah! malgré moi mon faible coeur partage,

l'expression est portée à un tel degré, que cela donne une sorte de

vertige.

Je vais vous envoyer la petite partition (nouvelle); vous pourrez

aisément la lire, et cela vous fera passer quelques bons moments.

Adieu; je n'en puis plus!

CXXXI

30 décembre 1866.

Cher ami,

Me voilà de retour de Vienne, et je vous écris trois lignes pour vous en

informer. Je ne sais si _l'Union_ vous a parlé du succès furieux de _la

Damnation de Faust_ en Autriche. En tout cas, sachez que c'est le plus

grand que j'aie obtenu de ma vie. Il y avait trois mille auditeurs dans

cette immense salle des Redoutes, quatre cents exécutants.

L'enthousiasme a dépassé ce que je connaissais en ce genre. Le

lendemain, ma chambre a été remplie de fleurs, de couronnes, de

visiteurs, d'embrasseurs. Le soir, on m'a donné une fête, avec force

discours en français et en allemand. Celui du prince Czartoriski surtout

a fait sensation. J'ai été bien malade néanmoins; mais j'avais un

incomparable chef d'orchestre, qui conduisait certaines répétitions

quand je n'en pouvais plus.

Je vous envoie un fragment de journal français qui me tombe sous la

main.

Adieu; si je vous savais plus content et mieux portant, je serais très

heureux pour le quart d'heure.

Je vous embrasse de tout mon coeur.

CXXXII

Paris, 11 janvier 1867.

Cher ami,

Il est minuit; je vous écris de mon lit, comme toujours, et ma lettre

vous arrivera dans votre lit, comme à l'ordinaire. Votre dernier billet

m'a fait mal; j'ai vu vos souffrances dans son laconisme...--Je voulais

vous répondre tout de suite, et d'intolérables douleurs, des sommeils de

vingt heures, des bêtises médicales, des frictions de chloroforme, des

boissons au laudanum, inutiles, fécondes en rêves fatigants, m'en ont

empêché. Je vois bien maintenant quelle peine nous aurons à nous serrer

la main. Vous ne pouvez pas bouger, et le moindre déplacement, du moins

pendant les trois quarts et demi de l'année, me tue. Je n'ai pas d'idée

de votre pays de Couzieux, de votre _home_ (comme disent les Anglais),

de votre existence, de votre entourage; je ne _vous vois_ pas. Cela

redouble ma tristesse à votre sujet...--Que faire?...--Ce voyage de

Vienne m'a exterminé; le succès, la joie de tous ces enthousiasmes,

cette immense exécution, etc., n'ont pu me garantir. Le froid de nos

affreux climats m'est fatal. Mon cher Louis m'écrivait avant-hier et me

parlait de ses promenades matinales à cheval dans les forêts de la

Martinique, me décrivant cette végétation tropicale, le soleil, ce vrai

soleil.... Voilà probablement ce qu'il nous faudrait à tous les deux, à

vous et à moi. Qu'importe à la grande nature que nous mourions loin

d'elle et sans connaître ses sublimes beautés!... Cher ami!--quel sot

bruit de voitures secoue le silence de la nuit!--Paris humide, froid et

boueux! Paris parisien!--voilà que tout se tait...--il dort du sommeil

de l'injuste!...--Allons! l'insomnie _sans phrases_, comme disait un

brigands de la première révolution.

Je vous enverrai _Alceste_ dès que je pourrai sortir. Je n'ai pas

compris votre question au sujet de la petite partition de _la Damnation

de Faust_. Que voulez-vous dire en me demandant s'_il y en a une autre

que la première_? quelle première? Le titre est celui-ci: _Légende

dramatique_, en quatre actes. L'avez-vous?

Dites-moi aussi si vous avez la grande partition de ma _Messe des

morts_. Si j'étais menacé de voir brûler mon oeuvre entière, moins une

partition, c'est pour la _Messe des morts_ que je demanderais grâce. On

en fait en ce moment une nouvelle édition à Milan; si vous ne l'avez

pas, je pourrai, je pense, dans six ou sept semaines vous l'envoyer.

N'oubliez aucune de mes questions, et répondez-moi dès que vous aurez un

peu de force; hélas! ce n'est pas le loisir qui vous manque.

Adieu, cher ami; je vais veiller en songeant à vous, car _non suadent

cadentia sidera somnos_.

CXXXIII

Paris, 2 février 1867.

Mon cher Humbert,

Vous m'avez écrit deux charmantes pages; une demi-page suffisait pour

m'annoncer que vous aviez reçu les deux partitions. Vous avez bien plus

de courage que moi. Tant mieux! cela me prouve que vous n'êtes pas aussi

malade; du moins, j'ai la vanité de croire cela. Je souffre toujours

beaucoup. Je veux vous écrire, et je ne puis pas.

Adieu; je vous ai au moins dit bonjour.

CXXXIV

11 juin 1867.

Cher ami,

Je vous remercie de votre lettre; elle m'a fait grand bien. Oui, je suis

à Paris, mais toujours si malade que j'ai à peine en ce moment la force

de vous écrire. Je suis malade de toutes manières; l'inquiétude me

tourmente. Louis est toujours dans les parages du Mexique, et je n'ai

pas de ses nouvelles depuis longtemps; et je crains tout de ces brigands

de Mexicains.

L'Exposition a fait de Paris un enfer. Je ne l'ai pas encore visitée. Je

puis à peine marcher, et maintenant il est très difficile d'avoir des

voitures. Hier, il y avait grande fête à la cour; j'étais invité; mais,

au moment de m'y rendre, je ne me suis pas senti la force de m'habiller.

Je vois bien que vous n'êtes pas plus vaillant que moi, et je vous

remercie mille fois d'avoir la bonté de me donner de temps en temps de

vos nouvelles...

Je vous écrivais ces quelques lignes au Conservatoire, où devait se

réunir le jury dont je fais partie pour le concours de composition

musicale de l'Exposition. On m'a interrompu pour entrer en séance et

donner le prix. On avait entendu les jours précédents cent quatre

cantates, et j'ai eu le plaisir de voir couronner (à l'unanimité) celle

de mon jeune ami _Camille Saint-Saëns_, l'un des plus grands musiciens

de notre époque. Vous n'avez pas lu les nombreux journaux qui ont parlé

de ma partition de _Roméo et Juliette_ à propos de l'opéra de Gounod, et

cela d'une façon peu agréable pour lui. C'est un succès dont je ne me

suis pas mêlé et qui ne m'a pas peu étonné.

J'ai été sollicité vivement, il y a quelques jours, par des Américains

d'aller à New-York, où je suis, disent-ils, populaire. On y a joué cinq

fois, l'an dernier, notre symphonie d'_Harold en Italie_ avec un succès

qui est allé croissant et des applaudissements _viennois_.

Je suis tout ému de notre séance du jury! Comme Saint-Saëns va être

heureux! j'ai couru chez lui lui annoncer la chose, il était sorti avec

sa mère. C'est un maître pianiste foudroyant. Enfin! voilà donc une

chose de bon sens faite dans notre monde musical. Cela m'a donné de la

force; je ne vous aurais pas écrit si longuement, sans cette joie.

Adieu, cher ami. Je vous serre la main.

CXXXV

30 juin 1867.

Mon cher Humbert,

Une douleur terrible vient de me frapper; mon pauvre fils, capitaine

d'un grand navire à trente-trois ans, vient de mourir à la Havane.

CXXXVI

Lundi, 15 juillet 1867.

Cher incomparable ami,

Je vous écris quelques mots comme vous le désirez; mais c'est bien mal à

moi de vous attrister. Je souffre tant de la recrudescence de ma

névralgie intestinale, qu'il n'y a presque plus moyen de rester vivant.

Je n'ai qu'à peine l'intelligence nécessaire pour m'occuper des affaires

de mon pauvre Louis, dont les agents de la Compagnie Transatlantique

m'entretiennent. Un de ses amis, heureusement, m'aide dans tout cela.

Merci de votre lettre, qui m'a fait du bien ce matin. Les douleurs

absorbent tout; vous me pardonnerez; je sens bien que je suis stupide.

Je ne songe qu'à dormir.

Adieu, adieu.

CXXXVII

Paris, dimanche 28 juillet 1867.

Mon cher Humbert,

Aussitôt votre lettre reçue, je me suis levé et j'ai couru chez le

célèbre avocat Nogent Saint-Laurent, pour qui l'empereur a autant

d'affection que d'estime et sur l'amitié duquel je puis compter.

Heureusement, il n'est pas encore parti pour Orange, ainsi que je le

craignais. Si quelqu'un peut faire réussir votre affaire, c'est lui. Je

ne doute pas de sa bonne volonté. S'il lui faut un aide encore, je lui

enverrai M. Domergue, qu'il connaît autant qu'il me connaît moi-même et

qui, en sa qualité de secrétaire du ministre de l'intérieur, se mettra

en quatre pour obtenir la chose. Nogent m'écrira demain. Adieu; je vous

tiendrai au courant.

Votre tout dévoué.

CXXXVIII

Vendredi, 1 août 1867.

Mon cher Ferrand,

Je reçois votre lettre, qui ne me parle pas de celle que je vous ai

écrite, _contenant_ la lettre de Nogent. Cela m'inquiète; vous ne

l'avez donc pas reçue? Il demandait tout de suite l'indication _du lieu_

où votre jeune homme allait fixer sa résidence, pour lui épargner la

police. Dites-moi vite si vous avez envoyé cette indication à Nogent,

dont je vous donnais l'adresse.

A vous. Je suis obligé de me coucher.

* * * * *

Je dînerai lundi avec Nogent et avec Domergue.

CXXXIX

Dimanche, deux heures, 4 août 1867.

Je ne comprends rien à votre silence. Je vous ai écrit deux fois, mardi

et jeudi, pour vous renvoyer votre lettre à l'empereur, vous adresser

celle de Nogent, et vous demander ce qu'il demandait, la _désignation du

lieu_ où votre protégé allait fixer sa résidence; cela est nécessaire,

dit Nogent, pour pouvoir le soustraire à la surveillance de la police.

Ne recevant point de réponse à cette triple lettre, je vous en ai écrit

une seconde; vous n'avez pas non plus répondu à celle-là. Maintenant il

n'y a pas un instant à perdre; envoyez votre indication à M. Nogent

Saint-Laurent, député, 6, rue de Verneuil. Si vous ne pouvez pas écrire,

madame Ferrand le peut.

Je verrai demain Nogent et Domergue. Je devais partir le soir pour

Néris, où l'on m'envoie impérieusementprendre les eaux; mais j'attendrai

encore votre réponse jusqu'à mercredi.

Adieu; je suis d'une extrême inquiétude, et je reste au lit.

Tout à vous.

CXL

8 octobre 1867.

Mon cher Humbert,

Quand je souffre trop (et on souffre toujours trop), j'ai des

distractions incroyables; vous êtes comme moi. Vous m'avez écrit le 27

septembre; je viens seulement, ce matin, de recevoir votre lettre, parce

que vous l'avez adressée _rue des Colonnes, à Lyon_. Où diable

aviez-vous la tête? Heureusement, l'administration de la poste n'est pas

dépourvue d'intelligence; elle a su me trouver rue de Calais, à Paris.

J'étais très inquiet de ne pas recevoir une ligne de vous, j'allais vous

écrire aujourd'hui. Vous avez mal lu la lettre de M. Domergue; il ne dit

pas _ce maudit garçon_ mais bien _ce malheureux jeune homme_; c'est très

différent. Enfin, l'affaire est finie, et il faut espérer qu'il ne sera

plus question maintenant de scie, ni de pipe ni de soufflets.

Je suis sur le point de faire un vrai coup de tête. Madame la

grande-duchesse Hélène de Russie était dernièrement à Paris; elle m'a

tant enguirlandé elle-même et par ses officiers, que j'ai fini par

accepter ses propositions. Elle m'a demandé de venir à Saint-Pétersbourg

le mois prochain pour y diriger six concerts du Conservatoire, dont l'un

serait composé exclusivement de ma musique. Après avoir consulté

plusieurs de mes amis, j'ai accepté, et j'ai signé un engagement. La

gracieuse Altesse me paye mon voyage, aller et retour, me loge chez elle

au palais Michel, me donne une de ses voitures et quinze mille francs.

Je ne gagne rien à Paris. J'ai de la peine à joindre les deux bouts de

ma dépense annuelle, et je me suis laissé aller à acquérir un peu

d'aisance momentanée, malgré mes douleurs continuelles. Peut-être ces

occupations musicales me feront-elles du bien au lieu de m'achever.

J'ai refusé, en revanche, et avec obstination, les instances d'un

entrepreneur américain qui est venu m'offrir cent mille francs pour

aller passer six mois à New-York. Alors ce brave homme, de colère, a

fait faire ici mon buste en bronze et plus grand que nature, pour le

placer dans une salle qu'il vient de faire construire en Amérique. Vous

voyez que tout vient quand on a pu attendre et qu'on n'est à peu près

plus bon à rien.

Adieu, cher excellent ami; je vous écrirai encore avant mon départ.

Saluez pour moi madame Ferrand.

Votre tout dévoué.

CXLI

22 octobre 1867.

Mon cher Humbert,

Voici la lettre que vous me redemandez; je ne vous écris qu'un mot; j'ai

pris du laudanum cette nuit, et je n'ai pas eu le temps de dormir à mon

aise; il m'a fallu me lever ce matin pour des courses forcées.

Donc je vais me recoucher.

Adieu, mille amitiés.

FIN

TABLE

Pages.

PRÉFACE I

AVANT-PROPOS DE L'ÉDITEUR XV

1825

I. 10 juin La Côte-Saint-André 1

1827

II. 29 novembre Paris 4

1828

III. Vendredi, 6 juin Paris 10

IV. 28 juin 15

V. 28 juin 19

VI. Dimanche mat. 21

VII. 29 août Paris 22

VIII. Lundi, 16 sept. Grenoble 23

IX. 11 novembre Paris 25

X. Fin de 1828 27

1829

XI. 2 février Paris 28

XII. 18 février 32

XIII. 9 avril Paris 34

XIV. 3 juin Paris 36

XV. 15 juin 41

XVI. 15 juillet 43

XVII. 21 août 44

XVIII. 3 octobre 50

XIX. Vendr. soir, 30 52

XX. 6 novembre Paris 54

XXI. 4 décembre Paris 56

XXII. 27 décembre Paris 57

1830

XXIII. 2 janvier Paris 59

XXIV. 6 février Paris 63

XXV. 16 avril Paris 65

XXVI. 13 mai Paris 69

XXVII. 24 juillet Paris 73

XXVIII. 23 août Paris 76

XXIX. Octobre 78

XXX. 19 novembre 82

XXXI. 7 décembre 84

XXXII. 12 décembre 84

1831

XXXIII. 6 janvier La Côte-Saint-André 86

XXXIV. 17 janvier Grenoble 87

XXXV. Jeudi, 9 février Lyon 88

XXXVI. 12 avril Florence 89

XXXVII. 10 ou 11 mai Nice 98

XXXVIII. 3 juillet Rome 100

XXXIX. 8 décembre Académie de France. Rome 105

1832

XL. 9 h. soir, 8 janv. Rome 106

XLI. 17 février Rome 111

XLII. 26 mars Rome 112

XLIII. 25 mai Turin 115

XLIV. Samedi, juin La Côte 118

XLV. Vendr., 22 juin La Côte 118

XLVI. 13 juillet Grenoble 119

XLVII. 10 octobre La Côte 121

XLVIII. 3 novembre Lyon 122

1833

XLIX. 2 mars Paris 124

L. 12 juin Paris 127

LI. 1er août Paris 129

LII. 30 août Paris 132

LIII. Mardi, 3 sept. 135

LIV. 11 octobre Vincennes 136

LV. 25 octobre Paris 138

1834

LVI. 19 mars 141

LVII. 15 ou 16 mai Montmartre 143

LVIII. 31 août Montmartre 148

LIX. Dim., 30 nov. 154

1835

LX. 10 janvier Paris 156

LXI. Avril ou mai 159

LXII. 2 octobre Montmartre 163

LXIII. 16 décembre Montmartre 166

1836

LXIV. 23 janvier 169

LXV. 15 avril 170

1837

LXVI. 11 avril 175

LXVII. 17 décembre 178

1838

LXVIII. 20 septembre Paris 181

LXIX. Septembre 183

1839

LXX. 22 août 184

1840

LXXI. Vendr., 31 janv. Londres 187

1841

LXXII. 3 octobre 191

1847

LXXIII. Jeudi, 10 sept. La Côte-Saint-André 195

LXXIV. 1er novembre 196

1850

LXXV. 8 juillet 197

LXXVI. 28 août 200

1853

LXXVII. 13 novembre Hanovre 201

1854

LXXVIII. Samedi, octobre 204

1855

LXXIX. 2 janvier 205

1858

LXXX. 3 novembre Paris 206

LXXXI. 8 novembre Paris 209

LXXXII. 19 novembre Paris 212

LXXXIII. 26 novembre 215

1859

LXXXIV. 28 avril Paris 218

1860

LXXXV. 29 novembre 223

1861

LXXXVI. Dim., 6 juillet 225

LXXXVII. 14 juillet 229

LXXXVIII. 27 juillet 231

LXXXIX. Vendredi, août 232

1862

XC. 8 février 233

XCI. 30 juin Paris 234

XCII. 21 août Paris 235

XCIII. 26 août Paris 237

1863

XCIV. Dimanche, 22 fév. 239

XCV. 3 mars 241

XCVI. 30 mars 243

XCVII. 11 avril Weimar 245

XCVIII. 9 mai Paris 247

XCIX. 4 juin Paris 250

C. 27 juin Paris 251

CI. 8 juillet 253

CII. 24 juillet Paris 255

CIII. Mardi, 28 juillet 256

CIV. Dimanche, oct. 258

CV. Jeudi, 5 nov. 258

CVI. 10 novembre 259

CVII. Jeudi, 26 nov. 260

CVIII. 14 décembre 261

1864

CIX. 8 janvier 262

CX. 12 janvier 263

CXI. Jeudi, 12 janv. 265

CXII. 17 janvier 266

CXIII. 12 avril 267

CXIV. 4 mai Paris 268

CXV. 18 août Paris 270

CXVI. 18 octobre Paris 272

CXVII. 10 novembre Paris 276

CXVIII. 12 décembre 279

CXIX. 23 décembre Paris 282

1865

CXX. 25 janvier 284

CXXI. 8 février 285

CXXII. 26 avril 287

CXXIII. 8 mai 289

CXXIV. 23 décembre 290

1866

CXXV. 17 janvier 291

CXXVI. 8 mars 293

CXXVII. 9 mars 295

CXXVIII. 16 mars 296

CXXIX. 22 mars 296

CXXX. 10 novembre 298

CXXXI. 30 décembre 300

1867

CXXXII. 11 janvier Paris 301

CXXXIII. 2 février Paris 303

CXXXIV. 11 juin 304

CXXXV. 30 juin 306

CXXXVI. Lundi, 15 juillet 306

CXXXVII. 28 juillet Paris 307

CXXXVIII. Vendr., 1er août 307

CXXXIX. Dimanche, 4 août 308

CXL. 8 octobre 309

CXLI. 22 octobre 311

FIN DE LA TABLE

Coulommiers.--Imp. PAUL BRODARD.

NOTES:

[1] Berlioz avait alors vingt-deux ans. Il se trouvait à cette époque

critique de la vie de l'artiste et de l'écrivain où, la vocation

l'emportant sur des aspirations mal définies, l'avenir se décide sans

retour. Il venait de faire exécuter à Saint-Roch une messe à grand

orchestre, qui ne lui rapportait rien, mais qui redoublait sa résolution

de se consacrer uniquement à la musique. Par contre, il échouait au

concours pour le prix de Rome, ce qui déterminait sa famille à lui

supprimer sa modique pension d'étudiant en médecine. Avec la joie

d'affirmer son talent et l'orgueil d'attirer pour la première fois sur

son nom l'attention du public et de la presse, commençaient les embarras

qui, jusqu'à son dernier jour, ont pesé sur sa vie. Il s'était rendu en

toute hâte à la Côte-Saint-André, sa ville natale, pour conjurer l'orage

qui le menaçait après son échec de l'Institut.

[2] Auguste Berlioz.

[3] _Le Correspondant._

[4] _Le Correspondant._

[5] Célèbre, depuis, comme pianiste, sous le nom de Marie Pleyel.

[6] Allusion à l'insurrection de Lyon du mois d'avril 1834.

[7] C'est Léon de Wailly qui est désigné dans la collaboration avec

Auguste Barbier.

[8] _L'Enfance du Christ._

[9] Mademoiselle Dubois.

[10] M. Mermet est fils d'un général du premier empire.

Lettres intimes · 第 14 / 14 段