+----------------------------------------+-----------+----------+

| |INFANTERIE.|CAVALERIE.|

+----------------------------------------+-----------+----------+

| GRANDE ARMÉE DE BOHÈME. |

+----------------------------------------+-----------+----------+

|4 corps autrichiens.--Avant-garde et | 110,000 | 21,800 |

|réserve | | |

+----------------------------------------+-----------+----------+

| GÉNÉRAL BARKLAY DE TOLLY. |

+----------------------------------------+-----------+----------+

|2 corps russes | | |

| | 52,600 | 11,550 |

|1 ---- prussien | | |

+----------------------------------------+-----------+----------+

| RÉSERVES. |

| |

| LE GRAND-DUC CONSTANTIN. |

+----------------------------------------+-----------+----------+

|Gardes russe et prussienne | 26,400 | 10,800 |

+----------------------------------------+-----------+----------+

|Total de la grande armée | 189,000 | 44,150 |

+----------------------------------------+-----------+----------+

| ARMÉE DE SILÉSIE. |

| |

| GÉNÉRAL BLUCHER. |

+----------------------------------------+-----------+----------+

|6 corps russes | 72,000 | 14,700 |

|1 ---- prussien | 36,000 | 6,600 |

+----------------------------------------+-----------+----------+

|Total | 108,000 | 21,300 |

+----------------------------------------+-----------+----------+

| ARMÉE DU NORD. |

| |

| LE PRINCE DE SUÈDE. |

+----------------------------------------+-----------+----------+

|2 corps prussiens | 78,000 | 14,700 |

|Corps suédois | 19,800 | 4,800 |

|---- russe | 11,400 | 15,300 |

+----------------------------------------+-----------+----------+

|Total | 109,200 | 34,800 |

+----------------------------------------+-----------+----------+

RÉCAPITULATION DE LA FORCE DES 4 ARMÉES ENTRE LES PUISSANCES COALISÉES.

+------------------------------------------+----------+---------+

| |INFANTERIE|CAVALERIE|

+------------------------------------------+----------+---------+

|Autrichiens | 110,000 | 21,800 |

+------------------------------------------+----------+---------+

|Russes | 123,600 | 44,450 |

+------------------------------------------+----------+---------+

|Prussiens | 152,800 | 29,100 |

+------------------------------------------+----------+---------+

|Suédois | 19,800 | 4,800 |

+------------------------------------------+----------+---------+

|Total | 406,200 | 100,250 |

+------------------------------------------+----------+---------+

| | 506,450 |

+------------------------------------------+----------+---------+

Non compris le corps de l'Elbe inférieur et l'armée de Pologne,

commandée par le général Benningsen, qui s'élevait à plus de 50,000

hommes.

NOTE D.

Itinéraire du 1er corps de la Grande Armée.

17 août. Réunion du corps d'armée à Dresde.

18. -- Marche en Silésie.--Stolpen.

19. -- 1re division à Neustadt.--Quartier général à

Lobendau.

20 et jours 1re division à Georgenthal.--2e division à

suiv. Zittau.--Quartier général à Rumburg.

24. -- Marche en Bohême.--La 1re division le soir à Hainsbac,

marche la nuit.--2e division marche sur Kœnigstein.

25 -- La 1re division arrive le matin à Neustadt et y reste.

26 -- La 1re division part le soir, marche la nuit.--La 2e

division passe l'Elbe à Kœnigstein et bivouaque en avant.

La 1re division passe l'Elbe à Kœnigstein, reste à

Langenhennersdorf.

27 -- La 2e division à Kohlberg, en arrière de Pirna.--La 42e

division à Pirna.--La brigade de cavalerie Gobrecht en

avant.

28 -- La 1re et la 2e division à Gieshübel, l'avant-garde à

Hellendorf.

29 -- Au bivouac en avant de Kulm.

30 -- Bataille de Kulm.--Bivouac à Liebenau.

31 -- Bivouac à Liebenau.

1er sept,

et suiv. Dresde.

7 -- Revue de l'Empereur à Dresde.

8 -- Marche sur la Bohême.--Menscha, près Dohna.

9 -- Bernersdorf.

10 -- Furstenwald.

11 -- Séjour pour la 1re division.--La 2e division à Peterswald.

12 -- La 2e division à Nollendorf.--La 1re à Peterswald.--La 23e

à Hellendorf.

14 -- Retraite.--Gieshübel.

15 -- Offensive.--Hellendorf.

16 -- Nollendorf.

17 -- Tellnitz.

19 et suiv. Gieshübel.

30 et suiv. 1e division et cavalerie légère à Hellendorf.--23e

division à Gieshübel.

7 octobre. Retraite.--Pirna.--La 2e brigade de la 1re division part le

soir de Hellendorf pour Pirna.

8 -- Cavalerie légère à Pirna.

9 -- Échelonné de Pirna à Dresde.--1e division, Sportwitz.

10 -- Seidnitz et Grünewiese.

11 et jours

suiv. Faubourg de Dresde.--1re division, Grossgarten.

14 et suiv. 1re division, faubourg de Dresde.--2e division,

Grossgarten.

17 -- Sortie de Dresde.--1re division à Goslitz.--Les autres aux

environs.

19 et jours 1re division, Lockwitz.--2e division, Dohna.

suiv.

22 -- Retraite derrière Lockwitz.--Quartier général, Sobrigen.

24 -- 1re division, Zschecnitz.--2e division, Strehlen.

26 et jours

suiv. Faubourg de Dresde.--2e division, Grossgarten.

30 et jours

suiv. 23e division, Grossgarten.

6 novembre. Sortie de Dresde jusqu'auprès de Boxtorf.--On rentre le

soir.

11 -- Capitulation de Dresde.

12 -- 1re colonne à Wilsdruf.

13 -- 1re colonne à Nossen.

14 -- 1re colonne à Etzdorf.

15 -- 1re colonne à Woltheim.

16 -- 1re colonne à Geringswald.

17 -- 1re colonne à Gettayn.

18 -- 1re colonne à Altenbourg.

19 et

jours suiv. Séjour.

29 et suiv. Changement de cantonnements.--Géra.

La capitulation n'étant point exécutée, la garnison de Dresde est

conduite en Hongrie comme prisonnière de guerre, et les officiers

séparés des soldats.

NOTES

[1: NOTA. On peut consulter l'atlas de l'_Histoire du Consulat et de

l'Empire_.]

[2: On avait commencé la réforme de la coiffure par une division de

grenadiers réunie à Arras; ils portaient des shakos et des cheveux

courts.]

[3: L'exercice est féminin dans le langage du soldat.]

[4: Il faut revoir la composition du camp de Montreuil (Journal de cette

époque, Chapitre Premier du Livre Premier).

Les troupes qui y sont désignées formaient alors le 6e corps, commandé

par le maréchal Ney.

On ne doit pas oublier que le 59e régiment, dont j'ai donné l'histoire,

faisait partie de la 3e division, commandée par le général Malher.]

[5: Il y a quatre ponts aux environs de Guntzbourg le pont de Leipheim,

celui de Guntzbourg même, un pont au-dessous de Guntzbourg, et enfin le

pont de Reinsbourg (_Histoire du Consulat et de l'Empire_, t. VI, p.

92). Ce n'est pas ce dernier pont que le 59e fut chargé d'enlever, mais

le pont intermédiaire entre Guntzbourg et Reinsbourg.]

[6: Les bataillons se composaient alors d'une compagnie de grenadiers et

de huit de fusiliers.]

[7: Je ne veux pas dire du mal de Lefèvre, excellent homme et bon

militaire. Je saisis plutôt l'occasion de raconter à son sujet un

événement peut-être sans exemple. En 1813, étant lieutenant, il quitta

le régiment pour passer avec avancement dans un autre corps. Arrivé à

Paris, il apprit qu'il était nommé chef de bataillon et non capitaine,

sans doute par une erreur de travail de bureau. On refusa d'entendre ses

explications; il rejoignit son nouveau régiment avec un grade si

singulièrement acquis, et il fut tué à la première affaire à la tête de

son bataillon.]

[8: Ce sergent, devenu un excellent officier, a été tué étant

capitaine.]

[9: Je raconterai plus tard la mort du capitaine Mazure, mort glorieuse,

et dont pourtant son imprudence fut cause.]

[10: Voir Chapitre Premier du Livre Premier, _Camp de Montreuil_.]

[11: Colonel de gendarmerie à Paris sous la Restauration, ministère

Decaze.]

[12: Général de brigade, mort de maladie en Espagne pendant la campagne

de 1823.]

[13: Le 2e corps, commandé par le maréchal Marmont, était en Dalmatie.]

[14: 9 octobre.]

[15: 10 octobre.]

[16: Aide de camp titulaire du maréchal, souvent détaché auprès de

l'Empereur.]

[17: 25 octobre.]

[18: Jomini, Génevois au service de France, avait été premier aide de

camp du maréchal Ney; il se trouvait en ce moment au quartier impérial.]

[19: Ce n'est point le général de division Gardanne qui commanda une

division du corps d'armée; celui-ci était général de brigade et attaché

au quartier impérial. Il a été gouverneur des pages et ambassadeur en

Perse.]

[20: T. VII, p. 372.]

[21: Le 7e corps, à moitié détruit, avait été dissout, et ce qu'il en

restait, réparti entre les autres.]

[22: Indépendamment de l'atlas de l'_Histoire du Consulat et de

l'Empire_, on peut, pour cette campagne et pour celle de 1813, consulter

l'atlas du général Guillaume de Vaudoncourt.]

[23: La note A en donne le détail. Le total de l'armée, au moment du

passage du Niémen, était de 414,000 hommes; mais en ajoutant le 9e corps

et la division Loison, qui n'entrèrent en ligne que plus tard, les

nombreux détachements qui vinrent successivement rejoindre les

différents corps, les administrateurs, les employés, les

non-combattants, on arrive facilement au chiffre de 500,000 hommes qui

ont fait tout ou partie de cette campagne.]

[24: Ces trois derniers corps, placés sous le commandement du prince

Jérôme, roi de Westphalie, formaient ainsi l'extrême droite de l'armée.]

[25: Je ne parle point des régiments, mais des traînards marchant

isolément, et dont le nombre était déjà grand à cette époque.]

[26: Le désordre était porté si loin que le sous-préfet de Newtroki

(près de Wilna), se rendant à son poste, fut pillé par nos soldats et

arriva presque nu dans la ville qu'il venait administrer.]

[27: Par Lavarischki, Mikailtchi, Cheki et Daniélowitsi.]

[28: Les combats d'Ostrowno et de Witepsk furent livrés aux Russes par

la cavalerie du roi de Naples et par le 4e corps. Dans l'un de ces

combats, deux compagnies de voltigeurs du 9e régiment (4e corps),

s'étant engagées fort avant dans la plaine, furent chargées par toute la

cavalerie russe. Ces deux compagnies, serrées en masse, repoussèrent

cette attaque, et vinrent rejoindre l'armée française qui, réunie sur

les hauteurs environnantes, comme sur sa amphithéâtre, contemplait cette

belle action et encourageait les soldats par ses applaudissements.]

[29: Voici le détail exact des pertes de l'armée française: 10 généraux

tués, 39 blessés, total, 49; 10 colonels tués, 27 blessés, total 37;

6,547 officiers et soldats tués, et 21,453 blessés, total, 28,090.

Pendant la journée, l'armée française a tiré 60,000 coups de canon et

brûlé 1,400,000 cartouches.]

[30: On se souviendra toujours du singulier coup d'œil qu'offrait le

camp de Pétrofski. On y voyait les différents états-majors qui

composaient le quartier général campés dans des jardins anglais, les

généraux logés dans des fabriques, les chevaux bivouaqués dans les

allées. À chaque instant des soldats revenaient du pillage de Moscou,

dont ils vendaient les dépouilles; et, pour comble de bizarrerie, ils

étaient revêtus de tous les costumes tartares ou chinois qu'ils avaient

trouvés.]

[31: M. d'Arcine, adjudant-major, fut nommé chef de bataillon. Il a

depuis fait partie de l'expédition d'Alger, en 1830, comme maréchal de

camp.]

[32: C'est-à-dire dans le faubourg de Viasma situé sur la route de

Moscou. J'indique une fois pour toutes cette manière de m'exprimer;

ainsi, à Smolensk, les faubourgs de Moscou, de Pétersbourg, de Wilna,

désigneront les routes sur lesquelles les trois faubourgs de Smolensk

sont placés, et ainsi des autres villes.]

[33: C'était le 7 novembre. Le général Berthezène se trompe en disant

dans ses Mémoires que le froid a commencé le 4.]

[34: Déjà l'armée avait fait des pertes énormes en arrivant à Smolensk,

et cette partie seule de la campagne passerait dans tout autre temps

pour une retraite bien pénible.

Le 4e corps fut un des plus maltraités; les gardes d'honneur, composées

de jeunes gens des meilleures familles du royaume d'Italie, furent

réduits de 350 à 5. Au reste, le général Kutusow assure, dans un de ses

rapports, que beaucoup d'officiers de la garde royale italienne

prisonniers ont demandé à servir, disant qu'ils ne connaissaient rien de

plus honorable que de porter l'uniforme russe. Il est permis de douter

de l'exactitude de ce fait.]

[35: Le capitaine de ce militaire, en me priant de lui rendre son grade,

m'avait dit _qu'il désirerait bien mourir sergent_. Je ne m'attendais

pas à voir ce souhait si promptement exaucé. Aussi, au moment où il fut

frappé, le capitaine, à qui je demandai son nom, se contenta de me

répondre: _Il est mort sergent_.]

[36: Dans ce moment critique, je marchais à pied, tenant mon cheval par

la bride pour éviter de servir de point de mire; je le lâchai plus tard,

craignant qu'il ne m'embarrassât. Quand nous fûmes remis en ordre, ce

cheval me fut rendu par le capitaine Tierce, qui voulut s'en charger

pour me le conserver. Comme je le remerciais de ce soin, en me

félicitant qu'il se fût trouvé là par hasard, il me répondit: _Ce n'est

jamais par hasard que je suis auprès de vous_.

Rien n'était plus vrai, car le capitaine Tierce, un des officiers les

plus distingués du régiment, était aussi celui qui m'a toujours témoigné

le plus d'attachement. Il me reprochait même quelquefois de trop

m'exposer, oubliant qu'en cela je ne faisais que suivre son exemple.

Cet officier est mort d'une manière bien digne de lui. Capitaine de

grenadiers à la bataille de Leipzig, il fut blessé au bras droit et

refusa de s'en aller, disant qu'il tenait aussi bien son sabre de la

main gauche; bientôt après, une nouvelle balle le tua. Un adjudant du

régiment ramassa ce sabre et m'en a fait présent.]

[37: Danikowa.]

[38: Aide de camp du duc de Plaisance.]

[39: Gusinoé.]

[40: Ainsi nommé dans le rapport de Platow. Ce doit être Teolino.]

[41: Le colonel Pelleport, du 18e, et moi.]

[42: Vers le soir on aperçut des rayons de miel attachés à un arbre et

fort élevés. Il était difficile et dangereux d'y atteindre. Cependant

quelques soldats pensant qu'il valait autant mourir d'une chute que de

mourir de faim, vinrent à bout, à l'aide d'une perche, de grimper

jusque-là. Ils jetèrent par morceaux ce miel sur lequel leurs camarades

se précipitaient comme des chiens affamés.]

[43: Le 2 décembre.]

[44: M. Delachau, capitaine au 4e régiment, depuis colonel du 29e.]

[45: On a peine à comprendre l'illusion de l'Empereur. Les 3 et 4

décembre, il indiquait dans ses ordres l'intention de faire reposer

l'armée à Molodetschno ou à Smorghoni. Il parlait de distributions de

vivres. Le 5, au moment de son départ, il ordonnait encore au roi de

Naples de garder Wilna, ou du moins Kowno, comme tête de pont.]

[46: On ne finirait pas, si l'on voulait raconter toutes les anecdotes

horribles, touchantes, et souvent incroyables, qui signalèrent cette

funeste époque.

Un général, épuisé de fatigue, était tombé sur la route. Un soldat, en

passant, commença à lui ôter ses bottes; celui-ci, se soulevant avec

peine, le pria d'attendre au moins qu'il fût mort pour le dépouiller:

_Mon général, répondit le soldat, je ne demanderais pas mieux; mais un

autre va les prendre; il vaut autant que ce soit moi_; et il continua.

Un soldat était dépouillé par un autre; il lui demanda de le laisser

mourir en paix. _Excusez, camarade, répondit l'autre, j'ai cru que vous

étiez mort_; et il passa son chemin.

Quelquefois même une affreuse ironie se joignait à l'égoïsme ou à la

cruauté. Deux soldais entendirent un officier, malade et étendu par

terre, qui les appelait à son secours, et qui se disait officier du

génie. _Comment! c'est un officier du génie?_ dirent-ils en s'arrêtant.

_Oui, mes amis_, dit l'officier. _Eh bien! tire ton_ plan, reprit l'un

des soldats; et ils le laissèrent.

Cependant, pour la consolation de l'humanité, quelques traits sublimes

de dévouement venaient contraster avec tant d'égoïsme et

d'insensibilité. On a cité surtout celui d'un tambour du 7e régiment

d'infanterie légère; sa femme, cantinière au régiment, tomba malade au

commencement de la retraite; le tambour la conduisit tant qu'ils eurent

une charrette et un cheval. À Smolensk, le cheval mourut: alors il

s'attela lui-même à la charrette, et traîna sa femme jusqu'à Wilna. En

arrivant dans cette ville, elle était trop malade pour aller plus loin,

et son mari resta prisonnier avec elle.

Une cantinière du 33e régiment était accouchée en Prusse, avant le

commencement de la campagne; elle suivit jusqu'à Moscou son régiment,

avec sa petite fille, qui avait six mois au moment du départ de Moscou.

Cette enfant vécut pendant la retraite d'une manière miraculeuse; sa

mère ne la nourrissait qu'avec du boudin de sang de cheval; elle était

enveloppée d'une fourrure prise à Moscou, et souvent nu-tête. Deux fois

elle fut perdue; et on la retrouva, d'abord dans un champ, puis dans un

village brûlé, couchée sur des matelas. Sa mère passa la Bérézina à

cheval, ayant de l'eau jusqu'au cou, tenant d'une main la bride, et de

l'autre son enfant sur sa tête. Ainsi, par une suite de prodiges, cette

petite fille acheva la retraite sans accident, et ne fut pas même

enrhumée.]

[48: Par Biénitza et Smorghoni.]

[49: En passant par Neustadt, Pillkahlen et Saliau.]

[50: Par Heiligenbeil et Elbing.]

[51: Par Stargard, Driessen et Landsberg.]

[52: M. Goudonville.]

[53: M. Boni.]

[54: J'ai dit que 300,000 hommes ont fait la campagne en tout ou en

partie. En déduisant 80,000 hommes pour les trois corps qui formaient

les deux ailes (7e et Autrichiens à l'aile droite; 10e à l'aile gauche),

il reste 420,000 pour la Grande Armée. De ces 420,000 hommes, il y en

eut tout au plus 10,000, presque tous malades ou écloppés, qui

repassèrent la Vistule. On en perdit donc 410,000. Quant aux trois corps

détachés, qui eurent moins à souffrir, leurs pertes ne peuvent pas

s'élever à moins de 20,000 hommes, ce qui fait une perte totale de

430,000 hommes. (Voir le détail des pertes du 4e régiment, note B.)]

[55: NOTA. On peut, comme pour la campagne de 1812, consulter l'atlas de

M. Thiers ou celui du général G. de Vaudoncourt.]

[56: Il est devenu général de division, aide de camp du roi

Louis-Philippe.]

[57: M. de Breteuil, depuis pair de France.]

[58: Je donne par appendice (note n° A) la composition du 1er corps. On

voit qu'il se composait de trois divisions d'infanterie: 1er, Philippon,

2e Dumonceau, 3e Teste; en tout 17,000 hommes et 1,000 chevaux.]

[59: Le plus ancien lieutenant général de l'armée; il l'était de 1799 et

vivait encore en 1848.]

[60: Voir le détail, Appendice (note B).]

[61: _Idem_, _idem_, (note C).]

[62: Napoléon avait mandé près de lui le maréchal Ney, qui avait laissé

en Silésie le 3e corps qu'il commandait.]

[63: Je ne pense pas qu'il ait été blessé.]

[64: Le maréchal Saint-Cyr reproche à Napoléon de n'avoir pas tenté le

passage de Geyersberg. Il observe que les Autrichiens ayant passé sur la

rive droite de l'Elbe après la bataille de Dresde, nous n'avions à

combattre que l'armée russe et prussienne; qu'il fallait se hâter de

battre les ennemis avant la réunion de toutes leurs forces, qu'allait

encore augmenter la prochaine arrivée de l'armée russe de Pologne. Il

ajoute que l'occasion de livrer bataille était favorable, puisque

l'ennemi se trouvait échelonné sur la grande route de Tœplitz par Pirna

et Peterswalde, tandis que nous occupions l'autre route par Dohna,

Fürstenwald et la montagne du Geyersberg; que cette route, plus courte

que l'autre, nous permettait d'arriver en Bohême avant l'ennemi et de

l'attaquer à revers.

Quant à la difficulté de franchir le Geyersberg, le maréchal Saint-Cyr

croit qu'on l'exagérait; les sapeurs, en quelques heures, auraient rendu

la route praticable.

C'est le 10 septembre que Napoléon arrêta le mouvement qu'il avait

ordonné et prit le parti de la retraite. Le maréchal Saint-Cyr s'étonne

de le voir reculer devant un obstacle qui lui paraissait peu sérieux, et

perdre ainsi une occasion qu'il ne devait plus retrouver.]

[65: Voir la note 66.]

[66: Le maréchal Ney dit dans son rapport que la ligne de bataille

pouvait être formée à Jüterbogt _avant dix heures du matin_; et le

maréchal Oudinot assure qu'il a reçu de lui l'ordre de partir à dix

heures de Seyda pour Jüterbogt, qui en est à plus de quatre lieues.

Voici l'explication de cette contradiction; elle m'a été donnée par un

homme bien à portée de la connaître.

Le 5 septembre, le maréchal Oudinot avait reçu l'ordre à Seyda d'en

partir le matin aven le 12e corps, pour se diriger sur Œhna, mais

seulement après que le 7e corps (Reynier) aurait passé devant le 12e.

Reynier ayant pris un autre chemin, Oudinot, qui attendait ce passage,

ne partit de Seyda qu'entre 9 et 10 heures du matin, et, arrivé à

environ une lieue du champ de bataille, vers Œhna, il fit une halte

d'une grande heure avant d'avoir reçu du maréchal Ney une direction

finale vers ce champ de bataille.]

[67: Ce n'est pas assurément que les alliés combattissent pour le

rétablissement de la maison de Bourbon. Ils ne voulaient que la chute de

Napoléon, en laissant la France libre de se choisir un gouvernement.

Mais ils permettaient à nos anciens princes de s'établir en France dans

les provinces occupées par eux, de chercher à leurs risques et périls à

s'y faire des partisans. Ainsi les Bourbons ne pouvaient attendre leur

retour que de la chute de Napoléon; l'armée française, en combattant les

alliés, combattait donc indirectement contre eux.]

Souvenirs militaires de 1804 à 1814 · 第 32 / 32 段