Ce même arrêt porte confiscation de toute autre espèce de chapeaux,
prescrit des visites et prononce 1,000 fr. d'amende.
La liberté entière des fabrications a été rendue à la chapellerie;
depuis, non seulement on a fait entrer dans la composition des
chapeaux, plusieurs produits non mentionnés dans la liste de
matières dont l'emploi était autorisé, mais encore on varie à
l'infini ces mélanges. La fabrication des chapeaux de soie a ouvert
la porte à une nouvelle branche d'industrie et diminué la
consommation de ceux en feutre. Ces chapeaux de soie sont
remarquables par leur légèreté, la richesse de leur couleur, leur
brillant, l'élégance de leur forme, et surtout par leur bas prix.
M. Fontés, chapelier de Paris, non seulement est un de ceux qui ont
le plus contribué à leur perfectionnement, mais encore il est un
des premiers qui s'est livré en France à leur confection.
SUBSTANCES EMPLOYÉES OU SUSCEPTIBLES DE L'ÊTRE DANS LES APPRÊTS,
TEINTURES, ETC., DES CHAPEAUX, ETC.
_Acides._
_Acide acétique (vinaigre)._
Tel est le nom sous lequel les chimistes modernes désignent le
24 vinaigre pur et concentré. Les auteurs de la nouvelle
nomenclature chimique avaient donné le nom d'acide acéteux au
vinaigre, et celui d'acide acétique à celui qui était plus
concentré, et que M. Berthollet croyait plus oxigéné que le
premier. M. Pérès fut le premier à attaquer cette théorie; il
annonça que l'acide acéteux contenait plus de carbone que l'acide
acétique, ou, si l'on veut, que l'acide acétique concentré n'était
que de l'acide acéteux dépouillé de la plus grande partie de son
carbone. Depuis, les travaux de M. Adet, confirmés par ceux de M.
Darracq et d'une infinité de chimistes, ont démontré que les acides
_acéteux_ et _acétique_ sont identiques et qu'ils ne diffèrent
entre eux que par leur degré de concentration, ou, si l'on veut,
par la quantité d'eau qu'ils contiennent. Nous allons maintenant
examiner cet acide sous ces deux états.
_Vinaigre._ Il paraît que la nature fit les premiers frais de la
fabrication du vinaigre, et que sa découverte dut accompagner celle
du vin. Les chimistes modernes ont démontré que le vinaigre ou
l'acide acétique était dû à la transformation de l'alcool des
liqueurs vineuses en un acide, par la perte d'une partie de son
carbone. Cette transformation est le produit d'une fermentation
nouvelle qu'éprouvent les liqueurs alcooliques unies à un ferment,
et qu'on nomme fermentation acide. Le vinaigre, que l'on obtient
par la fermentation du vin, contient: 1º de l'acide acétique
d'autant plus fort ou plus concentré que le vin était plus généreux
ou plus riche en esprit ou alcool; 2º une matière colorante; 3º un
mucilage; 4º du sur-tartrate et du sulfate de potasse; 5º plus ou
moins d'éther acétique; 6º plus ou moins d'eau.
En dépouillant le vinaigre de ces corps étrangers, on le convertit
en acide acétique très fort. La bonne fabrication du vinaigre
repose donc sur quatre faits principaux:
1º Une liqueur très alcoolique;
2º Suffisante quantité de ferment;
3º Une température de 20 à 30°;
25
4º La liqueur présentant une grande surface à l'air.
On peut voir, dans mon _Manuel du Vinaigrier_, les divers procédés
qui ont été suivis pour la fabrication du vinaigre; on peut
fabriquer cet acide par la fermentation de tous les corps sucrés ou
alcooliques. Ainsi, dans mon ouvrage précité, j'ai fait connaître
ceux qu'on obtient avec l'eau-de-vie, le sucre, le miel, la bière,
le cidre, l'amidon et le chiffon convertis en matière sucrée, etc.
J'y renvoie mes lecteurs. Mais il est encore une autre manière de
fabriquer les vinaigres sans recourir à la fermentation; je vais
l'indiquer.
_Vinaigre de bois._ Les anciens chimistes avaient publié qu'en
distillant du bois dans des vaisseaux fermés, on obtenait un acide
semblable au vinaigre. Guidé par ces données, J.-B. Mollerat
présenta, le 11 janvier 1808, à l'Institut, un Mémoire dans lequel
il annonça que dans un établissement qu'il avait formé avec ses
frères à Pellerey, pour la carbonisation du bois dans des vaisseaux
fermés, ils obtenaient pour produits:
Du goudron;
Du vinaigre;
Du carbonate de soude cristallisé;
Des acétates d'alumine;
Des acétates de cuivre;
Des acétates de soude; etc.
Depuis, cette nouvelle branche d'industrie a pris beaucoup
d'accroissement. On distille le bois dans des chaudières
cylindriques en tôle très épaisse et pouvant contenir une corde de
bois; les vapeurs sont conduites par un tuyau en cuivre qui
s'adapte à une sphère de cuivre placée dans un tonneau rempli d'eau
froide; de cette sphère part un tuyau semblable qui se joint à une
autre sphère en cuivre également disposée; enfin de cette dernière
sphère part un dernier tuyau qui va plonger dans le foyer du
26 fourneau. Lorsque le feu est allumé, en même temps que la
carbonisation du bois a lieu, les vapeurs se rendent dans la sphère
du premier tonneau pour y être condensées; celles qui ne le sont
point sont liquéfiées dans la seconde, tandis que le gaz
inflammable étant porté dans le fourneau par le dernier tube, brûle
et sert à entretenir cette distillation. Les produits de cette
opération sont:
1º Dans la chaudière ou cornue, un très beau charbon qui fait de 28
à 30 centièmes du bois employé, tandis que par la carbonisation à
l'air libre on n'en obtient que 17 à 18;
2º Du goudron dans les deux sphères;
3º Dans la même sphère, de l'acide pyroligneux, qui n'est autre
chose que de l'acide acétique ou vinaigre uni à du goudron.
On l'en débarrasse ou on le purifie en le distillant; on sature le
produit de cette distillation par le carbonate calcaire en poudre
(marbre); on fait bouillir; on décompose ensuite par le sulfate de
soude; il se précipite un sulfate de chaux, et l'on évapore la
liqueur; par la cristallisation, on a un acétate de soude sali par
le goudron; on fait éprouver à ce sel la fusion ignée, pour brûler
le goudron. On le dissout dans l'eau, on filtre et on fait évaporer
pour obtenir un acétate de soude presque pur qu'on dissout dans un
peu d'eau, et on le décompose par l'acide sulfurique qui,
s'unissant à la soude, forme un sulfate de cet alcali, tandis que
l'acide acétique est mis à nu et dans un état de concentration
d'autant plus fort, qu'on a dissout l'acétate de soude dans une
moindre quantité d'eau. Le poids spécifique de celui des fabriques
de Choisy est de 1,057; il sature environ 0,3 de sous-carbonate de
soude; on le reçoit dans des vases en argent.
Les vinaigres de M. Mollerat présentés à l'Institut étaient au
degré suivant.
_Vinaigre simple ou ordinaire_, 2 degrés à l'aréomètre pour les
sels à 12° C.
27
_Vinaigre fort_, 10 degrés 1/2.
Les vinaigres de vin qu'on trouve dans le commerce marquent de 2 à
4°. Il est bon de faire remarquer que ceux qu'on obtient par la
carbonisation du bois sont très purs et qu'ils sont de l'acide
acétique. Voyez dans mon _Manuel du Vinaigrier_ la description de
ces diverses opérations, la quantité des produits obtenus, les
frais d'exploitation et les bénéfices qu'on en retire. Nous allons
maintenant parler de l'acide acétique ou vinaigre pur.
_Acide acétique._ Cet acide était connu avant la nouvelle
nomenclature chimique, sous le nom de _vinaigre radical_; il est
liquide, incolore, très clair, d'une odeur particulière qui est
très forte, d'une saveur très acide et caustique; il rougit les
couleurs bleues végétales; il est inflammable, entre en ébullition
au-dessus de 100°, attire l'humidité de l'air, se dissout dans
l'eau et l'alcool, exerce une grande action désorganisatrice sur
les substances animales, dissout le camphre, les résines, les
gommes résines et les huiles volatiles. L'acide acétique le plus
pur qu'on ait pu obtenir se prend en une masse cristalline
représentant des tables rhomboïdales alongées, à la température de
13° C. Une forte pression peut opérer le même effet. Le poids
spécifique de cet acide le plus concentré est de 1,063; dans cet
état, il contient 14,78 centièmes d'eau qui sont nécessaires à son
existence. L'acide acétique que l'on obtient par la distillation du
vinaigre ne contient que 0,15 d'acide. L'acide acétique, étendu
plus ou moins d'eau, donne un vinaigre plus ou moins fort.
On peut concentrer les vinaigres en leur enlevant une partie de
l'eau qu'ils contiennent; on y parvient donc en les exposant à
l'action du froid, et enlevant la glace qui se forme
successivement; cette glace n'est presque que de l'eau pure. On y
parvient aussi en les faisant bouillir, l'eau étant plus volatile
se vaporise la première; il en est de même pour la distillation.
28
_Analyse de l'acide acétique_; il est composé tel qu'il existe dans
les acétates desséchés, d'après:
MM. Gay-Lussac et Thénard D'après Berzelius
Oxigène, 44,147 Oxigène, 46,82
Carbone, 50,224 Carbone, 46,83
Hydrogène, 5,629 Hydrogène, 6,35
______ ______
100 100
_Pureté et falsification des vinaigres._
Il est des marchands qui pour donner plus de force ou d'activité au
vinaigre faible y ajoutent des acides minéraux. Voici la manière de
reconnaître la nature de l'acide ajouté. On verse dans de l'eau
distillée à laquelle on a ajouté quelques gouttes de nitrate ou
d'hydrochlorate de barite un peu de vinaigre; s'il se forme
aussitôt un précipité blanc abondant, c'est une preuve qu'il
contient de l'acide sulfurique; ce précipité, qui est un sulfate de
barite, l'indique. Il est rare qu'on y ajoute les acides nitrique
ou hydrochlorique, parce qu'ils sont beaucoup plus chers; mais
comme cela pourrait arriver, je vais donner les moyens propres à
reconnaître cette fraude. On sature le vinaigre par le
sous-carbonate de soude; on filtre, on fait évaporer et
cristaliser. S'il y a addition d'acide hydrochlorique, on trouve,
avec l'acétate de soude, un sel d'une saveur très salée et en
cristaux cubique qui est un hydrochlorate de soude, également nommé
sel marin, sel de cuisine ou chlorure de sodium. Si cette
sophistication est faite par l'acide nitrique, on obtient un
nitrate de soude en prismes rhomboïdaux qui a une saveur fraîche,
piquante et amère, et fuse sur le charbon comme le salpêtre. Au
reste, on trouvera dans mon ouvrage précité les divers moyens
employés pour constater les falsifications du vinaigre, et
reconnaître les quantités d'acides ajoutés.
29
_Acide citrique._
Découvert par Schéèle dans le suc de citron. On l'obtient en
saturant ce suc par le carbonate de chaux, on lave le précipité, et
on le décompose par l'acide sulfurique en excès, qui s'empare de la
chaux pour former un sulfate calcaire qui se précipite; on filtre
et on fait évaporer dans une bassine d'argent l'acide citrique, qui
est en prismes rhomboïdaux; il est transparent, d'une saveur acide,
presque caustique; il rougit l'infusion de tournesol, est
inaltérable à l'air, soluble dans demi-partie de son poids d'eau
bouillante; l'eau froide en prend les deux tiers. D'après
Gay-Lussac et Thénard, il est composé de:
Oxigène ..........59,8559
Carbone ..........33,81
Hydrogène .........6,330
_Acide hydrochlorique._
Cet acide est connu aussi sous le nom _d'esprit de sel_, _d'acide
marin_ et _d'acide muriatique_. Il est de sa nature gazeux,
incolore, d'une odeur vive et piquante, d'une saveur très acide,
répandant des vapeurs blanches à l'air, rougissant le tournesol,
éteignant les corps en combustion d'un poids spécifique égal à
1,247. Par une forte pression et une basse température il se
liquéfie; à celle de 50" M. Davy a liquéfié le gaz acide
hydrochlorique anhydre (dépouillé d'eau). Ce gaz acide est
tellement soluble dans l'eau, que ce liquide, à une température de
20° C. et sous une pression de 76, en dissout plus de 469 fois son
volume; dans ce cas celui de l'eau augmente d'un tiers. L'acide
hydrochlorique liquide est incolore et répand des vapeurs blanches:
si celui du commerce a une couleur ambrée, c'est qu'il n'est pas
30 bien pur. On le distingue de l'acide sulfurique en ce qu'il ne
précipite ni l'eau ni les sels de barite, et de l'acide nitrique,
en ce qu'il précipite le nitrate d'argent.
On prépare cet acide en introduisant du sel marin bien sec dans une
cornue, et y versant de l'acide sulfurique. Ce dernier s'unit à la
soude du sel marin, tandis que l'esprit de sel ou acide
hydrochlorique se dégage à l'état de gaz et est condensé dans des
flacons pleins aux deux tiers d'eau et entourés d'eau froide, cet
acide est composé en poids, de:
Chlore.......... 36
Hydrogène........ 1
_Acide nitrique (eau-forte, esprit de nitre, oxide de nitre, acide
azotique, etc.)_
L'azote, en se combinant avec l'oxigène donne lieu à deux acides
qui sont: _l'acide nitreux_ et _l'acide nitrique_. Nous ne nous
occuperons que de ce dernier.
L'acide nitrique pur est incolore, liquide, transparent, très
acide, répandant des vapeurs blanches, d'une odeur très forte, qui
a de l'analogie avec celle de la rouille; il brûle et désorganise
les substances animales en leur imprimant une couleur jaune qui,
faite sur la peau, ne passe qu'avec le renouvellement de
l'épiderme; il rougit fortement la teinture de tournesol; son poids
spécifique, suivant M. Thénard, est 1,513. On n'a pu encore
l'obtenir privé d'eau: à 1,620, il retient celle qui est nécessaire
à son état. L'acide nitrique se congèle à-50°; il entre en
ébullition depuis le 35e jusqu'au 86e C°, suivant son degré de
concentration. Le gaz qui passe par la distillation de cet acide
est soluble dans l'eau en toutes proportions, il est seulement un
peu sali par un peu de gaz nitreux qui se forme. Cet acide versé
31 tout-à-coup sur les huiles de térébenthine et de girofle, les
enflamme subitement; il faut faire cette expérience avec beaucoup
de précaution, afin de ne pas se brûler.
On prépare l'eau-forte en distillant dans de grandes cornues le
nitrate de potasse (sel de nitre), avec l'acide sulfurique. Dans
cette opération cet acide s'unit à la potasse du nitrate, et forme
un sulfate, tandis que l'acide nitrique devenu libre se dégage à
l'état de gaz, et est condensé dans des récipiens. On le redistille
pour le purifier.
Pour que cet acide soit pur, il faut qu'il soit incolore et qu'il
ne précipite ni les sels de barite ni ceux d'argent. On le
reconnaît à son odeur de rouille et à la propriété qu'il a,
lorsqu'on en verse une goutte sur un morceau de cuivre, de
bouillonner, et d'y former aussitôt une écume verte qui est due à
l'oxidation du cuivre. Composition:
Oxigène... 100 En volume.... 2,5
Azote.... 35,40 1
Cet acide est très employé dans les arts, tels que la teinture, la
chapellerie, pour dissoudre les métaux, etc.; en médecine, à l'état
de concentration, pour ronger les verrues et les callosités; étendu
d'eau, il est antiseptique, rafraîchissant. Nous devons ajouter que
l'eau-forte et les acides minéraux concentrés sont de violens
poisons.
Le mélange des acides nitrique et hydrodorique, à diverses
proportions, constitue cet acide qui était connu sous le nom d'_eau
régale_, parce qu'il était employé à la dissolution de l'or; on le
nomme maintenant _acide hydrochloronitrique_.
_Acide sulfurique (huile de vitriol, esprit de soufre.)_
32 Nous avons dit que le soufre, en s'unissant à l'oxigène, pouvait
former quatre acides: nous ne traiterons ici que de celui qu'on
trouve dans le commerce.
L'acide sulfurique pur est incolore, inodore, très acide et très
caustique, d'une consistance oléagineuse; il se mêle à l'eau en
toutes proportions, mais avec un phénomène remarquable: c'est de
répandre beaucoup de calorique; ainsi, le mélange de parties égales
d'eau et de cet acide concentré élève la température à 105° C; si
l'on prend de la glace au lieu d'eau, elle ne se porte qu'à +50°;
et si l'on prend une partie d'acide sur quatre de glace, elle
descend à-20°. L'acide sulfurique désorganise la plupart des
substances animales et végétales; très affaibli, il se congèle
difficilement; concentré, il prend une forme cristalline à 10° ou
12°. Lorsqu'il est très concentré, il bout à 320°; affaibli, il
bout bien au-dessous de ce terme; soumis à la pile, il se
décompose, son oxigène passe au pôle positif et le soufre au pôle
négatif. Son poids spécifique est de 1,85, ce qui équivaut au 66°
de l'aréomètre de Baumé.
On le prépare en grand en brûlant dans de grandes chambres de plomb
un mélange de dix parties de soufre sur une de nitrate de potasse.
On n'emploie qu'un demi-kilogramme de soufre pour chaque cent pieds
cubes de l'air qui remplit la chambre. Pour les détails de cette
fabrication, _voyez_ ma _Chimie médicale_.
Pour être pur, cet acide doit être incolore et dépouillé d'acides
sulfureux et hydrochlorique. Privé d'eau il est composé de:
Soufre.................. 100
Oxigène................ 146,43
Très employé dans les arts, pour la fabrication des soudes
factices, la teinture, la préparation de plusieurs acides, le
tannage, etc. En médecine, et très étendu d'eau, comme
antiseptique, astringent, rafraîchissant, etc.
33
Il a pour caractère spécifique de précipiter abondamment les sels
de barite.
_Acide tartrique (acide tartareux, acide artarique)._
Découvert par Schéèle. On l'obtient en faisant bouillir dix parties
de crème de tartre dans cent d'eau, et saturant son acide
surabondant par le carbonate calcaire en poudre; on y ajoute
ensuite de l'hydrochlorate calcaire qui précipite la crème de
tartre ou tartrate de potasse, à l'état de tartrate de chaux; on
lave le précipité et on le fait chauffer avec soixante centièmes
d'acide sulfurique étendu d'eau; on filtre et l'on fait
cristalliser l'acide. Les cristaux obtenus sont ou en prismes ou en
lames comme lancéolées. Cet acide rougit fortement le tournesol;
quand il est pur il est incolore; il est inaltérable à l'air; il se
fond et bout à 120°; par le rafraîchissement il forme une masse
blanchâtre qui attire l'humidité de l'air; il est très soluble dans
l'eau; l'acide nitrique le convertit en acide oxalique. Il est
composé de:
Oxigène.............. 69,321
Carbonne............ 24,500
Hydrogène............ 6,629
Il est employé dans les arts pour la teinture; on en fait une
limonade sèche en l'incorporant avec le sucre.