En faisant choix des recrues pour le service dans les contrées
tropicales, on devrait, dit M. C.-E. Woodruff, chirurgien militaire de
l'armée des Etats-Unis, éliminer tous les blonds et ne conserver que les
bruns. De même, les colons bruns sont préférables aux blonds. Les bruns
ont une pigmentation qui les protège contre les rayons actiniques,
lesquels sont les plus dangereux des rayons solaires. Aussi, voit-on,
dans les tropiques, que les blonds réussissent beaucoup moins bien que
les bruns. Ils sont plus vite atteints par la maladie. Et les races
méridionales, plus brunes, réussissent mieux, dans la colonisation, que
les septentrionales, plus blondes. En réalité, dit M. Woodruff, l'homme
est un organisme plus généralement adapté à vivre dans la demi-lumière
qu'en plein soleil. On a tort, de façon générale, de rechercher la
lumière et de s'y exposer. Nos ancêtres la craignaient et s'en
trouvaient bien, dit-il. Ceci est très discutable, car les bienfaits de
la lumière pour la richesse du sang ne peuvent être mis en doute. Mais
on peut très bien considérer que les peuples méridionaux, plus foncés de
peau, sont plus préparés à vivre au grand soleil des tropiques que les
septentrionaux, blonds, qui n'ont pas le pigment leur permettant de
résister aux rayons chimiques.