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partie des eaux de l'arène Blavier, sur l'arène voisine et
inférieure de Falloise et Borret, afin "de démerger et
_conquérir_ en vertu de l'Édit de 1582, les mines des treize
exploitations voisines et différentes"; deux mineurs experts,
dont le rapport a été enregistré au greffe des échevins de
Liége, le 3 Septembre de la même année, constatèrent que les
13 bures de ces exploitations, dont deux étaient à une demi
lieue du canal de l'arène Blavier, avaient le même niveau que
cette arène et qu'en conséquence leur mer d'eau était
supérieure de 8 toises, (56 pieds) à la mer d'eau de l'arène
Falloise et Borret.
On voit donc que le niveau ou mer d'eau était alors un moyen
physique de constater le cours et le district d'une arène. Je
dis alors, il le serait encore aujourd'hui si les anciens bures
n'étaient comblés.
L'arènier ne peut donc acquérir la connaissance de l'étendue
de la mer d'eau de son arène que par les propres faits des
exploitans. Tout ce que peuvent aujourd'hui les arèniers pour
justifier leurs droits, et c'est aussi, ce semble tout ce qu'ils
doivent, c'est de s'étayer sur les Coutumes et usages
consacrés par l'ancienne législation; c'est de prouver par
leurs registres que dans tel district houiller ils ont reçu le
cens d'arène; que telle exploitation nouvelle est dans
l'enceinte ou à proximité de celles qui ont payé le cens, et
qu'enfin, si, par suite d'un abattement légal ou clandestin de
leur arène, les eaux ont cessé de jaillir à son oeil, il ne
s'ensuit nullement que le bénéfice de l'arène ait cessé, ni
que le cens ne soit dû.
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§ V