Il a pour inscription «La Suisse secourant les douleurs de Strasbourg.»

Il représente la ville de Strasbourg blessée au cœur, tenant par la main

un enfant en guenilles, que la Suisse protège en le couvrant de son

bouclier.

[6] Ce manuscrit fait partie des collections de M. Guitton de la

Villeberge, d’Avranches.

[7] Expression correspondante à notre expression française, avoir un

coup sous le bonnet.

[8] Extrait du _Petit Journal_.

[9] Nous dirions aujourd’hui: au Transvaal, en Arménie, en Egypte.

[10] Hélas! ces beaux jours sont passés; la maréchale Booth est morte

depuis et ce fut un évènement. On lut à cette époque dans les journaux:

Une dépêche de Londres nous annonce la mort de Madame Booth, femme du

«général» chef de l’Armée du salut.

C’est en 1865 que le révérend William Booth, père de la maréchale, né à

Nottingham le 10 avril 1829, eut l’idée de fonder, en prenant modèle sur

l’organisation militaire, l’association chrétienne qui, grâce à

l’énergie de son fondateur, obtint une si rapide extension.

Madame Booth, avec beaucoup d’enthousiasme, seconda puissamment les

efforts de son père. Elle publia plusieurs brochures qui furent

répandues dans tous les pays.

Madame Booth, accompagnée de son mari dans ses «campagnes» réchauffait

le zèle des prosélytes «officiers et soldats.»

On fait de grands préparatifs en vue de ses funérailles:

La veille un service divin sera célébré à Olympia, où l’on a placé

vingt-quatre mille chaises. Tous les soldats de l’armée du salut

présents porteront un brassard en signe de deuil.

Le cercueil sera surmonté de la croix de l’Armée du salut et portera

cette inscription: «Catherine Booth, mère de l’armée du salut. Née le 17

janvier 1829, morte le 4 octobre 1890. Plus que victorieuse!»

Pauvre femme! Son orgueil de prêtresse nouvelle confinait à la folie.

Elle officiait solennellement, mariait et baptisait ses disciples. Elle

n’était plus une simple prédicante, elle s’était instituée le

grand-prêtre, le pontife suprême de son église.

Que Dieu ait pitié de son âme.

[11] Depuis l’époque où ce journal a été écrit (1885), Londres s’est

fort agrandi en population et en étendue. On se moque parfois de la

statistique, on a tort, elle rend service. Appuyée sur les chiffres et

les faits, elle maintient la vérité et donne une juste idée des choses.

A l’heure actuelle, voici les renseignements que _Le Cosmos_ donne sur

la ville de Londres.

La surface de Londres est de 441.559 acres anglaises, représentant une

étendue de 176.623 hectares 60 ares. Plus grande que celles de Paris,

New-York et Berlin réunies!

Tous les habitants d’Edimbourg pourraient s’asseoir dans les théâtres et

cafés-concerts de Londres et il y aurait encore 20.000 sièges de libres.

La population de Londres est aujourd’hui de 5 millions et demi

d’habitants, elle augmente de 105 000 âmes par an, et l’on a calculé que

dans 45 ans elle serait de 10 à 12 millions, en progressant chaque année

dans les mêmes proportions.

Il y a 700 abreuvoirs pour les animaux.

Les restaurants servent 950.000 déjeûners par jour.

Il y a 1.000 bureaux de poste, 600 hôtels, 7.600 cabarets qui placés

côte à côte, iraient de Londres à Portsmouth, 12.000 bateaux de

plaisance sur la Tamise, dont la population flottante s’élève à elle

seule, à 300.000 personnes.

La longueur des lignes de trammway atteint 226 kilomètres (et on ne

trouve des tramways que dans les quartiers excentriques de la ville);

celle des rues mises bout à bout donne le joli chiffre de 11.250

kilomètres.

Les rues sont éclairées par plus d’un million de réverbères.

Il passe devant Mansion House, la résidence du lord-maire, 300 omnibus

par heure, et dans Cheapside, la rue principale de la Cité, au bout de

laquelle se trouve Mansion House, il défile 23.000 chevaux en 12 heures.

En voulez-vous encore, des chiffres? Voici: 60.000 femmes gratte-papier,

12.000 employés de théâtre, 34 à 35 mille médecins environ, 5.000

dentistes. Hein! 40.000 familles vivant des maladies des autres, sans

compter les pharmaciens. C’est assez joli.

Il naît 400 enfants par 24 heures; il y a 100.000 ouvriers de nuit,

200.000 domestiques; chaque jour il est fumé plus d’un million de

cigarettes, et plus de 200.000 cigares. On fabrique 90.000 pianos par

an.

La quantité d’eau bue journellement formerait un lac de 570 mètres de

long, de 182 mètres de large et d’une profondeur uniforme de 1m,82.

On a calculé (comment, les savants vous l’expliqueront), que le vaste

nuage de fumée en suspension sur Londres pèse 304.500 kilog. dont 50.750

kil. de poussière de charbon et 253.750 kil. d’hydrocarbure.

2.200 trains quittent les gares de Londres toute les 24 heures. Entre 10

heures du matin et 11 heures du soir, 1600 trains partent chaque jour,

pour les divers terminus de l’intérieur de la ville, ce qui représente

plus de 120 trains à l’heure ou 2 trains à la minute, non compris les

trains du _Métropolitain_ et du _Métropolitain District_.

En chiffres exacts, la capitale de l’Angletere, compte 5.635.332

habitants; plus que le Portugal, autant que la Suède, presque autant que

la Belgique.

Londres a deux fois plus d’habitants que le Canada, qui est grand comme

l’Europe entière, et un million d’habitants de plus que l’Australie.

[12] On cite comme venant après ce service, celui du palais impérial de

Saint-Pétersbourg, et le service à dessert de Sèvres, de Lord

Oxenbridge, qu’on estime 250.000 francs.

[13] Dernièrement, le grand juge d’Angleterre (_Lord Chief Justice_),

lord Russell de Killowen, qui est Irlandais et catholique, est entré

dans la salle d’audience, portant une magnifique touffe de trèfle sur sa

robe rouge fourrée d’hermine.

Voyages loin de ma chambre t.1 · 第 161 / 161 题