(1618-1673)
Petite-fille de l'amiral de Coligny, elle épousa Thomas Hamilton, comte
de Hadington. Devenue veuve, se remaria à Gaspard de Champagne, comte
de la Suze; ne fut pas heureuse en ménage: le comte de la Suze, fort
jaloux, l'emmena dans ses terres. Ne pouvant souffrir ni son mari ni la
solitude, elle se sépara du comte, et de protestante se fit catholique,
«afin, dit Christine de Suède, de ne rencontrer son mari ni dans ce
monde ni dans l'autre».
Mme de la Suze était d'une grande beauté et possédait une physionomie
charmante.
Ses poésies sont presque toutes rimées par Pellisson. Elles sont
d'une douceur que l'on pourrait appeler fade; le monde littéraire qui
constituait sa petite cour les admirait aveuglément.