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Son courage redouble, un feu divin l'embrase.
Ce n'est plus cet objet dont le charme vainqueur
Du farouche Holopherne avoit séduit le cœur,
Sa démarche et ses traits n'ont rien d'une mortelle.
Une sombre fureur en ses yeux étincelle,
Ses cheveux sur son front semblent se hérisser,
Un pouvoir inconnu la force d'avancer.
Elle voit sur le lit la redoutable épée
Qui dans le sang hébreu devoit être trempée;
Elle hâte ses pas et prend entre ses mains
Le fer victorieux, la terreur des humains,
Observe avec horreur ce conquérant du monde,
S'applaudit en voyant son ivresse profonde,
Puis soulève le fer, l'arrache du fourreau,
Et, le cœur enflammé par un transport nouveau,
Croit entendre la voix du Ciel qui l'encourage:
«Tu le veux, Dieu puissant, achève ton ouvrage!»
Elle dit, et d'un bras par Dieu même affermi
Frappe d'un fer tranchant son superbe ennemi.
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