Le havresac se trouva contenir des chemises, des souliers, des

chaussettes et des pantalons de toile de rechange, un petit nécessaire

de toilette, un morceau de savon dans l'un des souliers, deux volumes

de la Collection Jannet intitulés Poésies de Charles d'Orléans, une

carte géographique et un cahier de traductions contenant diverses notes

en prose et les remarquables rondeaux anglais qui jusqu'ici n'ont pas

encore été publiés. Le Commissaire de Châtillon est la seule personne

vivante qui ait jeté un regard sur ces bagatelles artistiques. Il

retourna de façon blessante l'assortiment du bout du doigt; à voir la

manière dont il touchait ces choses, il était évident qu'il considérait

l'Aréthuse et tout ce qui lui appartenait, comme le temple même de

l'infection. Il n'y avait cependant rien de suspect dans la carte, rien

de réellement criminel que les rondeaux; quant à Charles d'Orléans,

pour l'esprit ignorant du prisonnier, il semblait valoir un certificat,

et il était à croire que la farce allait finir.

L'inquisiteur reprit son siège.

_Le Commissaire (après une pause)._--Eh bien! Je vais vous dire ce que

vous êtes. Vous êtes Allemand et vous venez chanter à la foire.

_L'Aréthuse._--Vous plairait-il de m'entendre chanter? Je pense que je

pourrai vous convaincre du contraire.

_Le Commissaire._--Pas de plaisanterie, monsieur.

_L'Aréthuse._--Eh bien! Monsieur, faites-moi au moins le plaisir de

regarder ce livre. Ici; je l'ouvre les yeux fermés. Lisez l'un de ces

chants; celui-ci, par exemple; et dites-moi, vous qui êtes un homme

intelligent, s'il serait possible de chanter cela dans une foire.

_Le Commissaire (d'un air entendu)._--Mais oui; très bien.

_L'Aréthuse._--Comment! Monsieur, vous ne remarquez pas que c'est en

vieux langage? C'est difficile à comprendre, même pour vous et pour

moi; mais pour un auditoire de foire, ce serait incompréhensible.

_Le Commissaire (prenant une plume)._--Enfin, il faut en finir. Votre

nom?

_L'Aréthuse (parlant rapidement et mangeant ses mots à la façon des

Anglais)._--Robert Louis Stev'ns'n.

_Le Commissaire (ayant bataillé à plusieurs reprises avec sa

plume)._--Eh bien! il faut se passer du nom. Ça ne s'écrit pas.

Ce qui précède est un résumé sommaire de cette importante

conversation, dans lequel je me suis surtout préoccupé de conserver

la fleur des paroles du Commissaire. Mais du reste de la scène,

l'Aréthuse, par suite peut-être de sa colère croissante, n'a gardé dans

sa mémoire qu'un souvenir assez vague. Le Commissaire n'avait pas, je

pense, la pratique des lettres; à peine du moins, eut-il pris la plume

en main et se fut-il embarqué dans la composition du procès-verbal,

qu'il devint manifestement plus impoli et commença à montrer de la

prédilection pour la plus simple de toutes les formes de répartie:

«Vous mentez.» Plusieurs fois l'Aréthuse passa là-dessus; puis soudain,

il s'enflamma, refusa d'accepter plus d'insultes ou de répondre à

d'autres questions, défia le Commissaire de lui faire tout le mal qu'il

pourrait, et lui promit que, s'il le faisait, il s'en repentirait

amèrement. Peut-être, s'il avait eu cet air hautain dès le début, au

lieu de prendre les choses d'abord sur un ton badin et de continuer

par des arguments, l'affaire aurait-elle pu tourner autrement? Car si

loin que les choses fussent allées[10], en ce moment, le Commissaire

était visiblement hésitant. Mais il était trop tard; il avait été mis

au défi; le procès-verbal était commencé; et carrant les coudes sur la

table, il se reprit à écrire, et l'Aréthuse fut conduit en prison.

[10] Le texte dit: _car même à cette onzième heure, le Commissaire_:

allusion biblique à la parabole du bon pasteur dans laquelle les

ouvriers engagés à la onzième heure reçurent la même rémunération que

ceux engagés dès le commencement de la journée.

A quelques pas en descendant la route brûlante se trouvait la

gendarmerie. C'est là que notre infortuné fut conduit et qu'il reçut

l'ordre de vider ses poches. Un mouchoir, une plume, un crayon, une

pipe et du tabac, des allumettes et une dizaine de francs de monnaie,

voilà tout. Pas une lettre, pas un chiffre, pas le moindre écrit, soit

pour établir son identité, soit pour le condamner. Le gendarme lui-même

était épouvanté devant un tel dénûment.

«Je regrette, dit-il, de vous avoir arrêté, car je vois que vous n'êtes

pas un voyou.» Et il lui promit d'être aussi indulgent que possible.

L'Aréthuse ainsi encouragé demanda sa pipe. Cela, lui dit-on, était

impossible; mais s'il chiquait, il pourrait avoir du tabac. Il ne

chiqua pas cependant, et demanda à avoir son mouchoir à la place.

«Non, dit le gendarme. Nous avons eu des histoires de gens qui se sont

pendus.»

Quoi! s'écria l'Aréthuse. C'est pour cela que vous me refusez mon

mouchoir. Mais voyez donc combien il me serait plus facile de me pendre

avec mon pantalon.

L'homme fut frappé par la nouveauté de l'idée; mais il ne voulut pas

démordre de ses prétextes et se borna à réitérer de vagues offres de

service.

Au moins, dit l'Aréthuse, ne manquez pas d'arrêter mon camarade; il me

suivra sans tarder sur la même route, et vous pourrez le reconnaître au

sac qu'il portera sur les épaules.

Ceci promis, le prisonnier fut emmené dans l'arrière-cour du bâtiment;

une porte de cave fut ouverte, on lui fit signe de descendre

l'escalier; puis les verrous grincèrent et les chaînes retentirent

derrière lui pendant sa descente.

L'esprit philosophique et plus encore l'esprit d'imagination est apte

à se supposer en état de faire face à tout terrible accident. La

prison, entre autres maux, était un de ceux qu'avait souvent affrontés

l'intrépide Aréthuse. Au moment même où il descendait l'escalier, il se

disait que c'était là une fameuse occasion de composer un rondeau et

que, comme les linottes emprisonnées du mélodieux cavalier, il rendrait

lui aussi sa prison harmonieuse. Je vais dire la vérité tout de suite:

le rondeau ne fut jamais écrit; sans quoi, il serait imprimé ici, pour

faire naître un sourire. Deux raisons intervinrent: la première morale,

la seconde physique.

Une des curiosités de la nature humaine c'est que, bien que tous les

hommes soient menteurs, aucun d'eux ne souffre qu'on lui applique

cette qualification. La recevoir et l'accepter d'une âme égale est un

effort plus que stoïque, et l'Aréthuse qui n'avait pu avaler cette

insulte sentait bouillonner dans son cœur la lave incandescente de

sa colère étouffée. Mais la raison physique eut aussi son rôle. La

cave dans laquelle il était enfermé se trouvait à quelques pieds sous

terre; elle n'était éclairée que par une étroite ouverture sans vitre,

pratiquée au haut du mur et masquée par les feuilles d'une vigne verte.

Les murs étaient de maçonnerie nue; pour plancher, rien que le sol;

en fait de meubles, un bassin en terre cuite, une cruche à eau et une

couchette en bois avec, pour couverture, un manteau gris-bleu. D'être

arraché à l'air chaud d'une après-midi d'été, à la réverbération

de la route, et au mouvement d'une marche rapide, pour être plongé

dans l'obscurité et l'humidité de ce réceptacle à vagabonds, cela

glaça instantanément le sang de l'Aréthuse. Et vous allez voir comme

il faut peu de chose pour constituer une souffrance: le sol était

excessivement raboteux sous les pieds; il gardait encore jusqu'aux

marques laissées, je suppose, par les coups de bêche des ouvriers qui

creusèrent les fondations de la caserne; et tant à cause du peu de

clarté que de la surface inégale, il était impossible de marcher.

L'auteur coffré résista un bon moment, mais le froid glacial de la

place le pénétrait de plus en plus; et à la longue, avec toute la

répugnance que vous pouvez imaginer, il en fut réduit à grimper sur

le lit et à s'envelopper dans la couverture publique. Le voilà donc

couché, presque grelottant, plongé dans une demi-obscurité, enroulé

dans un vêtement dont il redoutait le contact comme la peste, et (dans

un état d'esprit fort éloigné de la résignation) passant en revue la

kyrielle d'insultes qu'il venait de recevoir. Ce ne sont point là

circonstances favorables à la muse.

Pendant ce temps (pour en revenir au dehors, où le soleil brillait

toujours et où les coups de feu des chasseurs retentissaient encore

par toute la plaine semée de bouquets d'arbres,) la Cigarette

s'approchait marchant de son pas plus philosophique. En ces jours de

liberté et de santé, il fut le compagnon fidèle de l'Aréthuse et il

eut de fréquentes occasions de partager la défaveur de celui-ci auprès

de la police. Que de coupes amères il a vidées avec ce désastreux

camarade! Il était, lui, né pour flotter aisément à travers la vie, la

noblesse de ses traits et l'élégance de ses manières prévenant tout le

monde en sa faveur. Il n'y avait qu'une seule chose suspecte qu'il ne

pouvait éloigner: la présence de son compagnon. Il n'oubliera pas de

sitôt le Commissaire de ce qu'on appelle ironiquement la ville libre de

Francfort-sur-le-Mein, ni la frontière franco-belge, ni l'hôtel à la

Fère; enfin (et ce n'aura pas été sa moindre mésaventure) il est à peu

près certain qu'il se souviendra de Châtillon-sur-Loire.

A l'entrée de la ville, le gendarme le cueillit comme une fleur

des chemins; et un moment après, deux personnes, au comble de la

surprise, étaient confrontées dans le bureau du Commissaire. Car si la

Cigarette fut surpris d'être arrêté, le Commissaire ne fut pas moins

renversé par l'aspect et la mise de son prisonnier. Celui-ci était

un homme au sujet duquel il ne pouvait y avoir aucune méprise, un

homme d'une distinction incontestable et inattaquable, tiré à quatre

épingles, vêtu non seulement avec propreté mais avec élégance, prêt

à exhiber son passe-port au premier mot et bien pourvu d'argent; un

homme que le Commissaire aurait salué d'un grand coup de chapeau,

si par hasard il l'avait rencontré sur la grand'route; et ce beau

cavalier réclamait sans vergogne l'Aréthuse comme étant son camarade.

La conclusion de l'entrevue était décidée d'avance. Parmi les choses

humoristiques qui s'y dirent, il n'en est qu'une dont je me souvienne:

«Baronnet?» demanda le magistrat, relevant les yeux de dessus le

passe-port. «Alors, monsieur, vous êtes le fils d'un baron?» Et quand

la Cigarette eut nié (sa seule faute pendant toute l'entrevue) cette

douce accusation, «Alors», reprit le Commissaire, «ce n'est pas votre

passe-port?» Mais c'étaient là des coups de foudre sans effet; il

n'avait jamais songé à mettre la main sur la Cigarette; bientôt, il

tomba dans un état d'admiration sans bornes, dévorant des yeux le

contenu du havresac, faisant l'éloge du tailleur de notre ami. Ah!

quel hôte honorable le Commissaire recevait en ce moment! Comme ses

vêtements étaient bien appropriés à la chaleur de la saison! Quelles

superbes cartes, quel attrayant ouvrage d'histoire, il portait dans son

havresac! Il n'y avait plus à présent, vous le comprenez, qu'un seul

point, sur lequel ils ne fussent pas d'accord: Qu'allait-on faire de

l'Aréthuse? la Cigarette demandant sa mise en liberté, le Commissaire

le réclamant toujours comme la propriété du cachot. Or, il se trouvait

que la Cigarette avait passé quelques années de sa vie en Egypte,

où il avait fait connaissance avec deux choses très mauvaises: le

choléra morbus et les pachas; et dans l'œil du Commissaire en train de

feuilleter le volume de Michelet, il semblait à notre voyageur qu'il

y avait quelque chose de Turc. Je passe légèrement sur ceci; il est

très possible qu'il y eût quelque malentendu; très possible, que le

Commissaire (charmé de son visiteur) supposât l'attraction réciproque,

et prît pour un acte d'amitié croissante ce que la Cigarette de son

côté regardait comme un moyen de corruption. Quoiqu'il en soit,

y eut-il jamais moyen de corruption plus singulier qu'un volume

dépareillé de l'histoire de Michelet? L'ouvrage lui fut promis pour

le lendemain, avant notre départ; et bientôt après, soit que son

désir fût satisfait, soit qu'il ne voulût pas demeurer en reste de

procédés amicaux: «Eh bien! dit-il, je suppose qu'il faut lâcher votre

camarade». Et il mit en pièces ce régal d'humour, le procès-verbal

inachevé. Ah! s'il avait seulement déchiré à la place les rondeaux

de l'Aréthuse! Beaucoup d'ouvrages furent brûlés à Alexandrie,

beaucoup sont conservés précieusement au British Museum que, certes,

je donnerais volontiers pour le procès-verbal de Châtillon. Pauvre

Commissaire au visage couvert de pustules! Je commence à regretter

qu'il n'ait jamais eu son Michelet; car j'aperçois en lui de beaux

traits d'humanité, une forte dose de stupidité, du zèle dans ses

fonctions de magistrat, un certain goût pour les lettres, une prompte

admiration pour ce qui est admirable. Et s'il n'admira pas l'Aréthuse,

il ne fut pas le seul.

Soudain un bruit de verrous et de chaînes arriva aux oreilles du

prisonnier, grelottant sous la couverture publique. Il sauta vivement

à terre, prêt à accueillir avec joie un compagnon d'infortune; mais

au lieu de cela, la porte vivement s'ouvrit toute grande, le gendarme

ami apparut au haut de l'escalier, dans l'éblouissante clarté du

jour, et avec un geste magnifique, (c'était sans doute un amateur

de drame)--«Vous êtes libre!» dit-il. Ce n'était pas trop tôt pour

l'Aréthuse. Je ne sais si son emprisonnement avait duré une demi-heure;

mais à la montre de l'esprit, (et l'Aréthuse n'en portait pas d'autre)

le temps lui avait paru huit fois plus long. Et escaladant les marches

de l'escalier, il passa avec ravissement de la fraîcheur de la cave à

la chaleur réconfortante du soleil de l'après-midi; et l'haleine de la

terre lui arriva aussi douce que celle d'une vache; et de nouveau, il

entendit, suave volupté, l'accord des bruits délicats que nous appelons

le bourdonnement de la vie.

On pourrait croire que mon histoire finit ici; mais pas du tout. Ceci

n'était qu'un arrêt de la pièce et non pas le baisser du rideau.

Sur la scène qui suivit, en face de la gendarmerie, je me fais

scrupule de m'étendre, puisqu'il y a une dame en cause. La femme du

maréchal-des-logis était une belle personne; et cependant, l'Aréthuse

ne fut pas fâché de quitter sa société. En sa mémoire traîne encore un

vague souvenir des traits de cette femme, fraîche comme une pêche, par

cette après-midi torride; mais il se rappelle mieux sa conversation:

«Vous avez là un très beau salon», dit l'infortuné.--«Ah!» dit madame

la maréchale (des logis), «vous êtes bien familiarisé avec de pareils

salons!» Et il vous aurait fallu voir de quel œil dur et méprisant

elle toisait le vagabond debout devant elle! Je ne pense pas qu'il

ait jamais haï le Commissaire; mais avant que cette entrevue touchât

à sa fin, il haïssait Madame la Maréchale. Sa colère, si j'en crois

quelqu'un qui était présent, se trahissait par le feu de ses regards,

la pâleur de son visage, le tremblement de sa voix. Madame, pendant ce

temps, goûtait les joies du matador, le piquant de mots acérés, et lui

faisant baisser les yeux sous son regard froid.

Grande, certes, fut sa joie de ne plus être avec cette dame; plus

grande encore celle qu'il éprouva à s'attabler devant un excellent

dîner, à l'auberge. Ici aussi, les voyageurs méprisés réussirent à lier

connaissance avec leur plus proche voisin, un monsieur de l'endroit de

retour de la chasse et qui eut le bon goût de prendre plaisir à leur

société. Le dîner terminé, le monsieur proposa de faire plus ample

connaissance au café.

Le café était bondé de chasseurs qui expliquaient bruyamment à tout le

monde le peu de volume de leurs carniers. Vers le centre de la salle la

Cigarette et l'Aréthuse étaient assis avec leur nouvelle connaissance;

trio très satisfait; car les voyageurs, après leur récente expérience,

étaient avides de considération et leur chasseur fier d'avoir une paire

de patients auditeurs. Soudain la porte vitrée s'ouvrit avec fracas;

dans l'encadrement, le maréchal des logis apparut, magnifique sous son

ceinturon et ses aiguillettes, traversa la salle à grands pas, avec un

bruit d'éperons et d'armes, et disparut par une porte à l'autre bout.

Sur ses talons venait le gendarme à qui l'Aréthuse avait eu affaire

dans l'après-midi, imitant avec une nuance marquée le port impérial de

son supérieur. Seulement en passant, il frappa légèrement du plat de

la main sur l'épaule de son ex-prisonnier, et de ce ton retentissant,

dramatique, dont il avait le secret: «Suivez», dit-il.

L'arrestation des membres du Parlement, le serment du jeu de paume,

la signature de la déclaration d'indépendance, le discours de Marc

Antoine, toutes les nobles scènes de l'histoire, je les conçois comme

assez semblables à cette soirée du café de Châtillon. La terreur

planait sur l'assemblée. Un moment après, quand l'Aréthuse eut suivi à

l'autre bout de la maison ceux qui de nouveau le faisaient prisonnier,

la Cigarette se trouva seul devant son café au milieu d'un cercle de

chaises et de tables vides; tous les exubérants chasseurs se pressaient

dans les coins; leurs voix tumultueuses à présent réduites à des

chuchotements, et leurs yeux lui lançant des regards furtifs comme à un

lépreux.

Et l'Aréthuse? Il avait, lui, une entrevue longue et parfois pénible

dans l'arrière-cuisine. Le maréchal des logis, un très bel homme,

intelligent et honnête tout à la fois, à mon avis n'avait pas d'opinion

claire sur l'affaire. Il pensait que le commissaire avait eu tort; mais

il ne voulait pas attirer des désagréments à ses subordonnés; et il fit

une proposition, puis une autre, puis une autre encore; et à toutes

l'Aréthuse (qui sentait sa position devenir meilleure) faisait des

objections.

«Bref, suggéra l'Aréthuse, vous désirez vous laver les mains de toute

autre responsabilité? Eh bien! Alors laissez-moi aller à Paris.»

Le maréchal des logis tira sa montre.

«Vous pouvez, dit-il, prendre le train pour Paris à dix heures».

Et le lendemain, à midi, les voyageurs racontaient leur mésaventure

dans la salle à manger chez Siron.

ROBERT LOUIS STEVENSON.

_Traduit de l'Anglais par Lucien LEMAIRE._

TABLE DES MATIÈRES

Pages.

Préface à la traduction. 5

Préface de l'auteur. 11

Dédicace. 15

D'Anvers à Boom. 21

Sur le canal de Willebroeck. 30

A Bruxelles: Le Royal sport nautique. 41

A Maubeuge. 53

Sur la Sambre canalisée. En route pour Quartes. 63

Pont-sur-Sambre. Nous sommes des marchands. 77

Pont-sur-Sambre. Le marchand ambulant. 91

Sur la Sambre canalisée. En route pour Landrecies. 101

A Landrecies. 114

Le canal de la Sambre à l'Oise: Péniches. 124

La crue de l'Oise. 134

Origny Sainte-Benoîte: Un jour de repos. 151

Origny Sainte-Benoîte: Nos compagnons de table. 164

Au fil de l'Oise: En route pour Moy. 178

La Fère de maudite mémoire. 188

Au fil de l'Oise: à travers la vallée dorée. 200

La cathédrale de Noyon. 204

Au fil de l'Oise: En route pour Compiègne. 216

A Compiègne. 222

Autres temps. 234

Au fil de l'Oise: Intérieurs d'églises. 246

Précy et les Marionnettes. 259

De retour au monde. 279

Epilogue--Pris pour espion. 283

TABLE DES GRAVURES

Pages.

Portrait de Robert Louis Stevenson. 2

Frontispice à l'eau-forte de Walter Crane. 19

La rivière comme un miroir qui s'allongerait. 67

S'élevait au centre du village une grande tour

maigre. 81

Lorsque nous longions la forêt de Mormal. 103

Ils ne montaient pas plus haut que les genoux de

la cathédrale. 205

Ce qui me charma le plus à Compiègne fut l'hôtel

de Ville. 227

* * * * *

Liste des modifications:

Page 5: «Stevensen» remplacé par «Stevenson» (de Robert Louis

Stevensen)

Page 38: «trépanner» par «trépaner» (On aurait pu trépaner la tête)

Page 62: «finalelement» par «finalement» (Il prit finalement la

décision)

Page 108: «enseinement» par «enseignement» (n'est-il pas en lui-même

un enseignement)

Page 211: «marmoter» par «marmotter» (Ses lèvres ne cessaient de

marmotter des prières)

Page 213: «j'aurai» par «j'aurais» (Mais j'aurais voulu voir ailleurs)

Page 214: «prêres» par «prêtres» (le visage des prêtres)

Page 223: «d'idée» par «d'idées» (les futiles associations d'idées)

Page 241: «et et» par «et» (et qu'il fallait arracher)

Page 254: «exactitnde» par «exactitude» (pour son exactitude)

Page 268: «parassait» par «paraissait» (Elle paraissait plus)

Page 279: «blanchisseusses» par «blanchisseuses» (Les blanchisseuses

nous saluaient)

Page 301: «verroux» par «verrous» (les verrous grincèrent)

Page 314: «église» par «églises» (intérieurs d'églises)

Page 315: «Cranc» par «Crane» (Walter Crane)

A la pagaïe · 第 11 / 11 段