à Ansongo assurent sur le Niger, il est bien probable que les
transports pour Zinder par le Sahara sont un peu moins coûteux que
par le Sénégal. Pour l’Aïr et Agadez, l’économie n’est
pas douteuse et la voie est plus rapide.
Ces expériences ont d’ailleurs été continuées, et dans le
but de chercher à renouer les anciennes relations commerciales
avec le Soudan, des facilités avaient été consenties à quelques
indigènes du Tidikelt. Les premiers d’entre eux sont rentrés à
In Salah en août 1908, très satisfaits de leur voyage.
Tous les caravaniers interrogés à Zinder ou à Agadez, aussi bien
qu’au Tidikelt, les commerçants indigènes de R’adamés comme
ceux du Sud tunisien et les Européens, déjà assez nombreux,
qui connaissent le pays sont d’accord sur un point important :
seuls les méharistes français peuvent actuellement assurer au
Sahara et aux voies caravanières une sécurité satisfaisante ;
tous les nomades préfèrent circuler, avec leurs marchandises,
en territoires français. Les Tadjakant de Taoudenni ont déjà
demandé que l’action de nos colonnes soit plus énergique dans
le Sahara occidental.
Cette unanimité s’est déjà traduite par des faits ;
depuis quelque temps, il est arrivé chaque mois à Gabès pour
30000 ou 40000 francs de marchandises soudanaises, consistant
surtout en peaux de filali, fort prisées en Afrique mineure,
et en plumes d’autruches et ivoire qui intéressent le commerce
européen. C’est là un symptôme de bon augure pour l’avenir de
Gabès : les marchandises qui transitent par l’Aïr représentent
annuellement 5 ou 6 millions, chiffre négligeable peut-être pour
l’ensemble du commerce de la Tunisie, mais à coup sûr intéressant
pour le port du sud de la Régence.
Il y a malheureusement encore un point noir ; les caravaniers ont
trouvé à Gabès à peu près tous les produits européens dont
ils avaient besoin et le plus souvent de marques françaises ; ils
ont été moins heureux comme vendeurs. Ils ont eu quelque peine
à écouler les produits du Soudan ; il ne semble pas que cette
difficulté soit insoluble et l’on peut espérer que quelques
Tunisiens, colons ou indigènes, au besoin même, quelques Français
de la métropole, feront preuve d’une initiative égale à celle
des nomades sahariens.
Il semble bien que la chose en vaille la peine ; les négociants
anglais de Tripoli ont jugé ce commerce assez important pour
organiser des transports maritimes directs de Tripoli à Lagos ;
des entraves douanières cherchaient en même temps à restreindre
les transports par le Sahara, au profit des cargo-boats.
Malgré tout, l’avenir du commerce saharien est extrêmement
grêle ; dès maintenant on peut affirmer que les caravanes entre la
Méditerranée et le bassin du Niger sont mortes ; l’achèvement
de la ligne de Thiès à Kayes, en assurant en toutes saisons les
transports entre l’Europe et le grand fleuve du Soudan, rendra
toute tentative de résurrection impossible. Taoudenni n’a plus
que quelques années à vivre, et les villages commerciaux qui,
comme Araouan ou Bou Djebiha, ne sont que des relais sur la route de
Tombouctou aux salines, subiront le même sort. Un projet de voie
ferrée, d’Algérie au Niger, ne mérite même plus d’être
discuté.
Les seules voies caravanières qui aient quelque chance de durée,
et peut-être même d’accroissement, sont celles qui aboutissent
aux régions de Zinder et du Tchad. Elles font actuellement environ
5 ou 6 millions d’affaires ; ce n’est pas un chiffre colossal,
et il ne semble pas que son accroissement puisse jamais devenir bien
considérable ; les chemins de fer qui, du fond du golfe de Guinée,
pénètrent de plus en plus dans les États haoussas leur feront
une concurrence sévère.
Du Niger vers le Tchad, les transports se font à dos de chameaux
ou à dos de bœufs ; déjà cependant, jusqu’à Matankari, on
a pu employer des voitures et malgré le poids trop considérable
des modèles officiels, ce mode de transport s’est montré moins
coûteux. La traversée de l’Adr’ar’ de Tahoua arrête les
charrettes ; il y aurait quelques travaux, assez sérieux, à faire
pour permettre à des voitures de franchir les falaises des dallols ;
mais depuis Guidambado jusqu’au Tchad et jusqu’au Kanem, sur plus
de 800 kilomètres, la plaine est carrossable. Les animaux de trait
ne manquent pas ; si les chevaux sont peu nombreux encore et un peu
faibles, les chameaux et les bœufs abondent et l’expérience a
montré qu’il était facile de les atteler.
Il semble donc que la concurrence des chemins de fer venant du sud,
celle des charrois venant du Niger restreindront de plus eu plus le
domaine, déjà limité, qui reste aux caravanes. L’Aïr avec 20000
habitants, Bilma avec 3000, l’Ahaggar avec 6000, échapperont
longtemps encore aux autres modes de transport, mais cela est
misérable. Quant au reste du Sahara, il est vide et sans avenir.
Quant à un chemin de fer transsaharien aboutissant aux États
haoussas ou bornouans, son utilité économique paraît bien douteuse,
à moins, peut-être, que l’on n’y voit qu’un premier tronçon
d’un transafricain, entrant en lutte avec la voie du Cap au
Caire qui est probablement un peu trop excentrique. Un projet aussi
gigantesque pourra être intéressant dans un avenir lointain.
[Note 200 : L’extraction de l’or est plus active dans l’Afrique
occidentale française que ne l’indiquent les statistiques ;
une partie de ce produit, facile à dissimuler, sort en contrebande.]
[Note 201 : Flye Sainte-Marie, _Bull. Soc. Géogr. d’Oran_,
XXIV, 1904. — Ct Gadel, Notes sur l’Aïr, in _Bull. de la
Soc. de Géog. de l’A. O. F._, p. 28-52, Dakar, 1907. — Cne
Dinaux, Rapport de tournée. _Renseignements coloniaux et documents
publiés par le Comité de l’Afrique française_, XVII, p. 65-69,
1907. — Cne Métois, Aïn-Salah et ses dépendances, in _Annales
de Géographie_, 15 juillet 1907.]
[Note 202 : Flye Sainte-Marie, _Bull. Afrique française,
Renseignements coloniaux et documents_, XV, 1905, p. 381-406. —
Laperrine, _id._, XVII, p. 77-90. — Cortier, _La Géographie_,
XIV, 15 déc. 1906. — Nieger, _La Géographie_, XVI, déc. 1907.]
[Note 203 : Ce rezzou, qui s’est heurté à un fort parti de
Reguibat à 23 jours à l’ouest de Tombouctou, est un bel exemple,
malgré sa fin malheureuse, de ce que peut donner une troupe de
méharistes professionnels. On en trouvera le détail dans Dinaux
[_Renseignements publiés par le Comité de l’Afrique française_,
avril 1908, p. 108] et Cortier [_D’une rive..._, 1908, p. 112].]
[Note 204 : Mangin, _La Géographie_, XV, 1907 ; — _La Dépêche
Coloniale_, 8 avril 1907.]
[Note 205 : Les engagements importants qui ont eu lieu ces derniers
mois à l’Ouadaï, permettent d’espérer que cette irritante
question sera bientôt liquidée (_Bull. du Comité de l’Afrique
française_, nov. 1908, p. 380).]
[Note 206 : Rabot, _La Géographie_, XVI, 1908, p. 407.]
[Note 207 : La charge est de 150 kg. environ.]
[Note 208 : Ayasse, _Revue des troupes coloniales_, juin 1907,
p. 553.]
[Note 209 : Cauvin, _Bull. Soc. Géogr. Comm._, XXX, 1908, p. 567.]
[Note 210 : Les cotonnades européennes sont connues au Sahara sous
le nom de _malti_.]
[Note 211 : Ce nombre de charges est un minimum ; quelques-unes vont
directement à Tahoua ; quelques autres, peut-être assez nombreuses,
passent en contrebande.]
[Note 212 : Le filali est une peau de mouton teinte en rouge Bordeaux
par les fruits d’_Acacia arabica_ ; l’industrie européenne
n’arrive pas encore à produire cet article.]
[Note 213 : Cauvin, _Journal officiel du Haut-Sénégal et Niger_,
1er mai 1907, _Bull. Soc. Géogr. Com._, XXX, sept., 1908,p. 555.]
[Note 214 : Pichon, qui a visité Araouan et Bou Djebeha dès 1900,
signale l’abondance des pâturages à Bou Djebeha qui aurait été
fondé il y a cinquante ans. Quant à Araouan, ce n’est qu’un
relai de caravanes ; ses nombreux puits (une centaine) donnent une
eau très médiocre ; les pâturages manquent autour du ksar qui,
d’après Pichon, n’aurait que deux siècles d’existence.]
APPENDICES
APPENDICE I
LA CARTOGRAPHIE DU SAHARA
Les cartes que l’on peut établir du Sahara ont encore un caractère
provisoire. Les observations astronomiques sont encore clairsemées,
surtout dans le Sahara soudanais : du nord au sud, elles forment trois
bandes principales. Du Tidikelt et du Touat au Niger, on possède
de bonnes séries de position dues à Villate [_La Géographie_,
XII, 1905, p. 229, et XIII, 1906, p. 446], E.-F. Gautier [cf. t. I,
p. 339], Cortier [_D’une rive à l’autre du Sahara_, p. 399]
et Nieger [_La Géographie_, XVI, 1907, p. 364]. La route de la
Méditerranée vers Zinder, par l’Aïr, a été repérée avec
soin par Foureau [_Doc. Sc._, p. 45, 65]. Entre le Tchad, Bilma et la
Tripolitaine, nous avons les observations de Monteil [_De Saint-Louis
à Tripoli par le Tchad_]. De l’ouest à l’est, le cours du Niger
a été relevé méthodiquement par diverses missions hydrographiques
(Hourst, Mazeran, Le Blévec).
Entre le Niger et le Tchad, plusieurs commissions de délimitation
[Moll, Tilho ; _La Géographie_, XIII, 1906, p. 214] ont fixé la
position des principaux points.
Il subsiste cependant quelques divergences inadmissibles ; la
longitude de Gao est 2°,5′ W. d’après Hourst et 2°,27′,33″
d’après Cortier : une erreur matérielle peut seule expliquer
une semblable divergence.
Malgré ces quelques incertitudes, on peut considérer que, dans
l’ensemble, assez de points sont déterminés avec précision pour
que les itinéraires qui viennent s’y appuyer soient valables. Le
réseau de ces itinéraires est à mailles encore larges, mais qui
se resserrent rapidement.
L’hypsométrie est encore bien indécise. Elle repose sur des
observations d’anéroïdes, plus rarement d’hypsomètres.
Les observations de Foureau [_l. c._, p. 157], dont le calcul a
été fait par Angot, laissent une incertitude de ± 30 mètres
[p. 97]. Les itinéraires de Voinot contiennent de nombreuses
indications d’altitude qui peuvent inspirer une certaine confiance.
Dans l’esquisse hypsométrique, les courbes de 500 mètres et de
1000 mètres sont probablement à peu près exactes ; celle de 200
mètres est beaucoup plus douteuse.
La très grande activité déployée en ces dernières années
par les officiers du Soudan et par ceux des Oasis est la cause des
divergences, parfois notables, qui existent entre les deux cartes
que l’on trouvera à la fin de ce volume.
L’esquisse hypsométrique a été établie à la fin de 1907 ;
l’esquisse géologique à la fin de 1908. Dans l’intervalle, de
nombreux itinéraires ont été levés ou sont parvenus en Europe. Ces
données nouvelles ont permis à Cortier de dresser au 1000000e
une carte du Sahara méridional. Cette carte est encore inédite ;
on en trouvera une réduction dans l’_Année Cartographique_ [18me
année, 1908] au 5000000e. Grâce à l’obligeance de Cortier et du
Service Géographique du Ministère des Colonies, j’ai pu profiter
largement de ce travail pour le dessin de l’esquisse géologique
qui, j’espère, donnera, au point de vue hydrographique surtout,
des renseignements exacts : entre Gao et l’Aïr surtout, il a
fallu modifier profondément le tracé des cours d’eau.
Pour placer les teintes géologiques, j’ai dû recourir à des
indications de valeur très inégale. Les itinéraires de Gautier
et les miens m’ont naturellement servi de base ; les profils
géologiques de la planche hors texte indiqueront suffisamment quelles
routes nous avons suivies. J’ai puisé de nombreux renseignements
dans Foureau [_Doc. Sc._, p. 576-696 et Pl. XI] qui, de Tir’ammar
à Zinder, a saisi en gros le 6° Long. E. et de Zinder au Tchad,
le 14° de Lat. N. — Mussel [_Rens. Col. publiés par le Comité
Afr. Fr._, juin 1907] a fait le tour du tanezrouft d’Ouallen (In
Zize, Guernen, Sounfat, Achourat, Taoudenni, Tin Haïa, Touat). Son
travail m’a été d’autant plus utile que j’avais eu le plaisir
de l’avoir pour compagnon de route dans l’Ahnet et que nous
avions ainsi des points de comparaison communs.
Pour la région du Tchad, je dois beaucoup à Freydenberg et à
Courtet qui, outre les renseignements que j’ai puisés dans leurs
ouvrages, m’ont fourni de nombreuses indications verbales. J’ai
emprunté à Hubert les tracés de l’Atacora et du plateau du
Gourma.
A ces différents renseignements, qui ont permis de tracer un
réseau à très larges mailles, sont venus s’ajouter ceux que
l’on peut déduire des échantillons parvenus en Europe. Thévenin
[_Les fossiles de l’Afrique Centrale_, _Revue Coloniale_, 1905,
p. 655-667] et Lacroix [_Résultats minéralogiques_, etc., _id._,
p. 129-139 et 205-223] ont résumé ce qui était connu il y a trois
ans ; depuis les envois ont continué et j’ai pu, je crois, avoir
connaissance de tout ce qui est arrivé du Soudan à l’École des
Mines, au Muséum ou à la Sorbonne. J’en ai donné le détail dans
le texte et les gîtes fossilifères ont été indiqués sur la carte.
Il aurait évidemment été prudent de ne mettre de couleur que
le long des itinéraires et aux points d’où provenaient les
fossiles. J’ai pensé toutefois que les rapports d’itinéraires,
parfois même les renseignements indigènes, pouvaient permettre
d’étendre les teintes de façon à donner une carte plus parlante
et mettant mieux en évidence certains ensembles qui paraissent
vraiment homogènes. Il sera facile, d’après ce qui vient d’être
dit, de faire la part des faits positifs et des indications douteuses.
La question de l’orthographe des noms géographiques est partout
difficile ; au Sahara et au Soudan, elle semble insoluble. Les
Touaregs ont bien une écriture, mais la langue est mal fixée
et chacun écrit à sa fantaisie [Motylinski, _Dictionnaire_,
p. 7]. Pour les langues du Soudan, il faut se fier à l’oreille et
l’on sait quelles erreurs on commet ainsi. Quelques Haoussas et
quelques Bornouans se servent de l’alphabet arabe, mais ils sont
peu nombreux et ont de plus modifié la valeur de certaines lettres.
J’ai essayé, dans le texte, d’écrire toujours de la même façon
les mêmes noms, en adoptant autant que possible l’orthographe
de Motylinski, ou celle de Cortier, qui a pu être guidé par de
Foucauld dans cette tâche difficile. On trouvera quelques divergences
entre le texte et les cartes ; aucune d’entre elles n’est assez
marquée pour rendre le nom méconnaissable.
APPENDICE II
NOTES COMPLÉMENTAIRES SE RAPPORTANT AU TOME II, « SAHARA
SOUDANAIS »
I
P. 213. — D’après R. Arnaud [_Précis de politique musulmane_,
Alger, 1906, p. 88], en Mauritanie, le pouvoir serait détenu chez les
hassanes (guerriers) par un cheick héréditaire, assisté d’une
djmaa (conseil des notables) ; une des plus nobles familles a la
garde héréditaire du tambour de guerre. Les notes inédites de Paul
Blanchet et de A. Dereims montrent que ceci n’est pas général :
chez certaines tribus, dans tout l’Adr’ar’ Tmar, tout au moins,
le chef est, comme chez les Touaregs, élu par les notables qui
doivent seulement le choisir dans une famille déterminée.
II
P. 228. — Voici, copiés sur le carnet de Dereims, les
renseignements relatifs à ces ruines, renseignements donnés par
Amar, vieux serviteur de Bou El Mogdad,
« A une distance de Oualata égale à celle de Jaïrinié[215]
à Amzeggag (?), il y a deux villes en ruines ; elles sont bâties
en pierres blanches, avec sculptures de grande taille. Autour de ces
villes, il y a des tumuli que les fils d’Adam viennent visiter. —
Il y aurait en cet endroit du sable blanc, du sable noir et du sable
rouge que l’on tirerait de puits différents. »
[Note 215 : Jaïrinié est sur le littoral de Mauritanie, vers
17°,40′ Lat. N. Amzeggag n’est porté sur aucune carte, mais,
d’après les indications complémentaires de A. Dereims, il s’agit
d’une très courte distance.]
APPENDICE III
NOUVELLES NOTES COMPLÉMENTAIRES SE RAPPORTANT AU TOME I, « SAHARA
ALGÉRIEN ».
I
P. 160. — A propos du « Sultan noir » qui aurait pris Béchar au
XIIe s., M. Basset me communique une intéressante rectification :
« Le Sultan noir est un héros légendaire qu’on personnifie
tantôt dans un Almohade, tantôt dans un Mérinide, tantôt dans
un Chérif. Ici ce serait Mouley ed Dehebi, qui n’a pu prendre
Béchar au XIIe siècle puisqu’il vivait à la fin du XVIe. »
Pour plus de détails voir : R. Basset, _Nédromah et les Traras_,
1901, appendice IV.
Nous saisissons sur le fait, une fois de plus, l’extrême
incertitude des souvenirs indigènes.
II
P. 163. — A propos du mot _ar’rem_, M. Basset me fait observer
qu’il est d’un usage courant dans le M’zab et à Ouargla,
avec le sens de _ksar_. Il n’y a même qu’un synonyme, le mot
_taourirt_, qui correspond d’ailleurs à une nuance peu différente
de sens (_Kalaa_, ksar juché sur une éminence).
III
P. 164. — Au sujet de Sidi Beyazid el Bistami (alias de la ville de
Bezdama), M. Basset, professeur d’arabe à l’école des Lettres
d’Alger, me communique les observations suivantes :
Sur Beyazid el Bistami, on trouvera des renseignements détaillés
dans :
_Tadhkirat u’l Awliyá_ (commémoration des Saints), texte persan
publié par Nicholson. T. I, Londres, 1905, in-8o, p. 134-179 ;
_Djami, Nefahat el Ous_ (notice par de Sacy, Notices et Extraits des
manuscrits de la Bibliothèque du Roi, t. XII, Paris, 1831, p. 404) ;
_Nicholson, an historical inquiry concerning the origine and
developments of Sufism_ (Journal of the Royal Asiatic Society, 1906,
2e trimestre).
Beyazid a vécu au IIIe siècle de l’hégire en Orient ; il
n’est jamais venu au Maghreb. Il faut noter, d’autre part,
que Ibn Khaldoun ne prononce pas son nom à propos des Beni Goumi,
dont il parle longuement.
Il est donc évident que les Beni Goumi, se plaçant sous
l’invocation de ce saint, ont voulu se rattacher à lui par une
légende inventée de toutes pièces. Et il est probable que les
origines de cette légende remontent aux environs du XVIe siècle,
à l’époque des prédications maraboutiques.
E. F. G.
IV
P. 262-264. — Fr. Coello [Conocimientos que se tenian del Sahara
occidental antes de la expedicion (de Cervera et de Quiroga),
_Rev. de Geografia comercial_, 15 déc. 1886, p. 70] a indiqué
que l’influence des Maures chassés d’Espagne s’était fait
sentir jusqu’à Chinguetti, où les études littéraires étaient
encore en grand honneur. Les traditions recueillies en 1900 par
Paul Blanchet et A. Dereims pendant leur séjour à Atar confirment
pleinement l’indication de Coello. Beaucoup d’habitants de
Chinguetti conservent encore la clef de la maison que leurs ancêtres
possédaient à Grenade ; ils sont en état de fournir des détails
sur les principaux monuments et la topographie de la ville qu’ils
ont perdue.
Blanchet, qui savait bien l’arabe, avait été frappé de la pureté
de la langue qu’emploient les Maures des bonnes familles d’Atar.
R. CHUDEAU.
INDEX DES TOMES I ET II
* * * * *
Les chiffres romains renvoient au tome (I : _Sahara algérien_ ;
II : _Sahara soudanais_).
A
Abalessa, I, 73 ; — II, 6, 32, 38, 40, 42, 44.
Abankor, I, 16, 310.
Abedj (bracelet de pierre), I, 133.
Aberaghetgan, II, 32, 38.
Aberras (djebel), I, 25, 283, 342.
Abouila, II, 167.
Abrik, II, 63.
Acacia, II, 184.
Açedjerad, I, 3, 25, 289, 293, 297, 319, 321.
Achaouadden, II, 80, 113.
Acheb, I, 200 ; — II, 151, 163.
Achegrad (Cf. Açedjerad), I, 350.
Achourat, II, 22, 27.
Adafar, II, 5.
Adaptations, II, 163.
Ad’ar’ (Adr’ar’), II, 47.
Adax, II, 201.
Adéras, II, 183.
Adesnou, II, 58.
Adjar, II, 181.
Adjellela, II, 32, 262.
Adjennar (oued), II, 261.
Adjerazraz, I, 292
Adjouz, II, 48, 85, 92.
Admar, II, 34.
Adoukrouz, I, 291, 314, 326.
Adoux, II, 184.
Adr’ar’, II, 34.
Adr’ar’ Ahnet, I, 10, 291, 310, 319, 321, 325, Pl. XLIX, L, LI ;
— II, 258.
Adr’ar’ Doutchi (Tahoua), II, 107.
Adr’ar’ des Ifor’as, II, 19, 21, 132.
Adr’ar’ Haggar’en, II, 261.
Adr’ar’ Nahlet, II, 259.
Adr’ar’ Ouan R’elachem, II, 261.
Adrem (oued), I, 47, 326.
Aérolithe, I, 253.
Aetheria, II, 196.
Agahlélé, II, 36.
Afernane, II, 190.
Affassez, II, 25.
Aflissès, I, 28 ; — II, 6.
Afoud Dag Rali, I, 286, 312.
Aftoutt, II, 249.
Agadez, II, 59, 64, 69, 81, 128, 178, 221.
Agalac, II, 59, 68.
Agames, II, 197.
Agdal, I, 213.
Aggatane, II, 59.
Aglagal (oued), I, 27, 277, Pl. XLIII.
Agorgott, II, 279.
Agoua, II, 190.
Agram, II, 39, 119.
Aguadem, II, 265.
Aguellal, II, 23, 57, 66.
Aguelman (r’dir, guelta), I, 311.
Aguelman Tamana, I, 106.
Aguelman Taguerguera, I, Pl. VI.
Ahaggar, II, 19, 129, 145, 157, 212, 293.
Ahl Azzi, I, 307.
Ahnet, I, 3, 293, 321, 322 ; — II, 4.
Aïn, I, 13.
Aïn Chebbi, I, 282.
Aïn Cheikh, I, 227, 229, 280, 281, 282, 301.
Aïn Dhob, I, 198.
Aïn Kahla, I, 285, 301.
Aïn Memnouna, I, 98.
Aïn Sefra, I, 62, 121.
Aïn Tadjemout, I, 313, 320.
Aïn Tarlift, I, 279, 280.
Aïn Tezzaï, I, 341.
Aïr, I, 115 ; — II, 20, 21, 56, 81, 133, 263.
Aït el Kha, I, 292, 312, 314, 326, 342.
Aïtoklan, II, 29, 40.
Akabli, I, 25, 304, 330.
Akara, II, 263.
Akelamellen, II, 59.
Akkra, II, 14.
Alakhos, II, 81, 90, 116, 149.
Alar’sess, II, 65, 76, 81, 87, 178.
Alberkaram, II, 90, 110, 266.
Alcool, II, 149.
Aleg, II, 224.
Alenda, II, 160.
Alios, II, 273.
Alpes sahariennes, II, 56.
Aluminium, II, 278.
Alun d’Aïn Chebbi, I, 329.
Alunifères (schistes), I, 283.
Amadr’or, II, 34, 257, 297.
Amanga, II, 234.
Ambadj, II, 148.
Amdja (oued), I, 326 ; — II, 5, 21.
Ammès, I, 30.
Amenokal, II, 212.
Amguid, II, 35.
Amonkay Ouroua, II, 110.
Amr’ar, II, 213.
Anabasis aretioides, I, 155, 200.
Anahef, II, 5, 28, 34.
Âne, I, 317 ; — II, 204.
Anémophiles, II, 169.
Angola, II, 89, 102.
Ansongo, II, 12, 75, 98, 226, 229.
Antar, I, 146, Pl. XX.
Antilope, I, 95.
Antilope adax, I, 6. Pl. XXXIV.
Antilope mohor, I, 317.
Aouari (Haci el), I, 62.
Aoudéras, II, 56, 57, 58, 59, 62, 65, 263.
Aouguerout, I, 227, 245, 246 ; — II, 87.
Aoulef, I, 279, 302, 306.
Aourarène, II, 59.
Apus, II, 195.
Ara, II, 283.
Arak, I, Pl. XLV.
Araouan, II, 23, 135, 246, 298.
Ararebba, II, 53.
Ardjem (pluriel de redjem), I, 61.
Ar’érem, II, 39.
Argent monnayé, I, 274.
Argiles gypseuses, I, 232.
Arib, I, 35.
Arigan, II, 32.
Arouellé, II, 239.
Asabai, II, 157.
Asabay, II, 189.
Asben, II, 56.
Asclépiadées, II, 188.
Assaouas, II, 62, 76, 221, 264, 277.
Asséchement graduel du pays, I, 40.
Asselar’, II, 85.
Assiou, II, 8.
Assodé, II, 56, 66.
Atacora, II, 14.
Atakor, II, 29.
Atar, II, 10.
Atchan (erg), I, 30, 45, 51, 183, 198.
Atil, II, 181.
Aussert, II, 268.
Autruche, II, 65, 199, 292, 296.
Az’ aoua, II, 187.
Azaoua, II, 109.
Azaouad, I 328 ; — II, 109, 224, 225.
Azaouak, II, 63, 64, 68, 73, 97, 109, 221.
Azas (Dazas), II, 218.
Azdjer, II, 28, 212.
Azelmati, I, 26 ; — II, 21, 22, 36.
Azenazen, II, 22.
Azigui, II, 92.
Azzaz (djebel), I, 301, 319.
B
Baba Ahmed, I, 279, 288.
Badjouda, I, 307.
Bagarua. Cf. Acacia.
Baghazam, II, 59, 62, 67, 221.
Baharia, II, 286.
Bahr El Ghazal, II, 233, 237.
Bai, II, 52.
Bakoy, II, 13.
Balanites, I, 315 ; — II, 183.
Balsamodendron, II, 183.
Bambara, I, 259, 260.
Bammako, II, 101.
Bandiagara, II, 15, 101, 232.
Baobab, II, 182.
Barbeau, I, 40, 250, 319.
Barkanes, II, 247.
Barmata, I, 36, 38, 256, 260, 264.
Baro, II, 233.
Barques de Tamentit, I, 39.
Barrebi, I, 94, 344.
Bassila, II, 13.
Baten ou Kreb, I, 9, Pl. II.
Baten Ahnet (Adr’ar’ Ahnet), I, 295, 314, 321, Pl. XLIV.
Batha, II, 233.
Bauhinia, II, 185.
Bauxite, II, 270.
Bazina, I, 61, 71.
Bdellium. Cf. Mounas.
Béchar, I, 147, Pl. XXI, XXII, XXIII.
Béchar (ksar), I, 160.
Béchar (oasis), I, 159.
Béchar (palmeraies), I, 160.
Bechna, II, 171, 180.
Béduaram, II, 265.
Bekati El Bess, II, 8.
Belbel, I, 314.
Bélédougou, II, 101.
Belia, II, 12.
Bélier ou bouc, coiffé d’un sphéroïde, I, 89.
Bellah, II, 71.
Bel Rezaïm, I, 286.
Bemba, II, 85, 92, 97, 249.
Ben Ghazi, II, 292.
Beni Abbès, I, 29, 33, 184, 186, 194, 201, 208, 210, 342.
Beni Goumi, I, 161, 248.
Beni Goumi (carte), I, 165.
Beni Hassen, I, 202, 212.
Beni Ikhlef, I, 181, 200, 212.
Beni Ounif, I, 62, 149, 150, 176.
Bénoué, II, 240.
Ben Zireg, I, 62.
Beraber, I, 205, 246, 273.
Berbères, I, 63, 246, 248, 323 ; — II, 215.
Béréré, II, 88.
Béri-Béri, II, 116.
Beurkot, II, 25.
Bezazil Kelba, I, Pl. XXIV.
Bidei, II, 4.
Bilakora, II, 115.
Bilat, II, 59.
Bilma, II, 9, 24, 73, 75, 81, 87, 91, 118, 233, 282, 294, 297.
Bir, I, 13.
Bir Deheb, I, 37.
Bitis, II, 198.
Bizerte, II, 123.
Blé, II, 118, 175, 178.
Bled el Mass, I, 25, 258, 283. Pl. XLIX.
Bodelé, II, 233, 244.
Bœuf, II, 26, 44, 51, 72, 106, 203, 204.
Bœuf porteur, I, 136.
Bœuf zébus, I, 108, 318.
Boguent, II, 250.
Bois silicifiés, I, 233, 278 ; — II, 97.
Borkou, II, 234, 238, 240.
Bornou, II, 237, 294.
Bornouans, II, 116.
Bornoyazu, II, 82.
Bossia, II, 101, 182.
Bosso, II, 63, 85, 222, 231.
Bota (oued), I, 25, 47, 309 ; — II, 21, 247.
Bouar, II, 17.