L’Imitation de Jésus-Christ.
L’Introduction à la vie dévote, de saint François de Sales.
Le Combat spirituel.
Les Méditations de Bossuet.
Méditations de Médaille.
Lettres spirituelles de Bossuet.
Heures de Fénelon.
Journée du chrétien.
Les Sages entretiens.
L’Ame élevée à Dieu.
L’Ame embrasée de l’amour divin.
Le Mois de Marie.
La Vie des Saints.
Entretiens d’un missionnaire et d’un berger.
Le Dogme générateur de la piété chrétienne, par M. Gerbet.
Le Froment des élus.
Élévations sur les mystères de Bossuet.
Le Guide du jeune âge, de M. Lamennais; livre que je relis souvent.
* * * * *
Ne vaudrait-il pas mieux ne s’attacher à rien que d’avoir ensuite la
douleur de perdre ce qu’on aime? C’est ma tourterelle qui vient de
mourir qui m’inspire cette pensée; mais je ne laisserai pas d’en aimer
une autre, au risque de la perdre encore, car le cœur aime mieux
souffrir que d’être insensible, a dit Fénelon[41].
[41] Écrit dans son cahier d’Extraits, après cette pensée:
«Le sentiment, quand un cœur lui est fermé, s’en approche aussi près
que possible, de même que lorsqu’on l’en exile, il prend le plus
long chemin pour en sortir.
«Je ne sais qui a dit cela.»
* * * * *
J’ai renoncé à la poésie, parce que j’ai connu que Dieu ne demandait pas
cela de moi; mais le sacrifice m’a d’autant plus coûté qu’en abandonnant
la poésie, la poésie ne m’a pas abandonnée; au contraire, je n’eus
jamais tant d’inspirations qu’à présent qu’il me faut les étouffer. A
présent je chanterais à ma _fantaisie_, ce me semble. J’ai trouvé le ton
que je cherchais. J’en aurais des transports de joie qui me tueraient,
s’il m’était permis de m’y livrer. Éteignons, éteignons ce feu qui me
consumerait pour rien. Ma vie est pour Dieu et pour le prochain; et
mieux vaut pour mon salut un mot de catéchisme enseigné aux petits
enfants qu’un volume de poésie.
--Ceci est vrai, mais plus haut il y a quelques petits mensonges
poétiques[42].
[42] On voit à l’écriture que la dernière phrase a été ajoutée plus
tard.