M. Alfred Dubout

l’auteur de _Frédégonde_, ne se fatigue pas:

Paris, 16 août 1897.

Indiscret... vous ne le serez jamais, mon cher concitoyen.

Vous me demandez si je travaille ou si je m’amuse?

Je travaille, donc je m’amuse. A quoi?--A une pièce. Pour qui?--Pour...

la Critique.

Ce que je dis de sa sévérité à l’égard de _Frédégonde_?--Qu’elle m’a

fait beaucoup d’amis.

Si je pense que le vers libre doit entrer bientôt au théâtre?--Quand

Mme Sarah Bernhardt le voudra.

Et si je crois, enfin, que la création de nouvelles scènes s’impose

pour le drame historique ou le drame en vers?

Ici, je m’arrête, obligé de confesser mon incompétence, et je laisse à

de plus autorisés le soin d’apprécier le goût et les besoins du public.

Ce que je sais seulement, c’est que depuis un quart de siècle environ

on réclame la création d’une seconde scène à la _Comédie-Française_,

afin d’y pouvoir jouer simultanément le drame et la comédie, et que,

comme _sœur Anne_, on ne voit rien venir!

Bien cordialement à vous,

Alf. DUBOUT.

Loges et coulisses · 第 112 / 162 题