Salut et respect.»

Le 15, au soir, la suppression du lazaret de Boulak et son évacuation

sur la ferme d'Ibrahim-bey furent ordonnées pour le lendemain.

Je fus obligé à diverses reprises d'écrire aux autorités militaires et

administratives relativement à l'insouciance des économes, à la mauvaise

tenue et aux besoins essentiels des hôpitaux et des lazarets.

Le 30, j'écrivis au général en chef la lettre suivante (nº 683 de ma

correspondance).

«GÉNÉRAL,

L'état des choses est avantageusement changé relativement à la

salubrité du Kaire depuis que j'ai eu l'honneur de vous écrire en

date du 15, sous le nº 668.

L'épidémie, sans avoir cessé, frappe moins rapidement ceux qui en

sont atteints; les entrants dans nos établissements sont de 21 à

24; les morts de 12 à 15 par jour.

Le lazaret de l'île de Boulak ne subsiste plus depuis environ 15

jours; il est remplacé par deux autres établissements dont j'ai

déjà eu l'honneur de vous entretenir: l'un d'eux, à la citadelle,

sert à la fois et pour le traitement et pour l'observation;

l'autre, à la ferme d'Ibrahim-bey, reçoit des convalescents et

les gros malades de Gizeh.

Nous avons environ 150 malades au lazaret extérieur de la

citadelle, et environ 125 dans l'établissement de la ferme.

L'hôpital de la citadelle est bien tenu et espacé; la maladie

contagieuse ne s'y est point encore montrée.

La mortalité a diminué parmi les habitants du Kaire depuis le 15;

dans ce moment elle est un peu au-dessous de 100 individus par

jour.

Je compte sous trois jours vous adresser le relevé de mortalité

de germinal, qui arrivera, à quelques hommes près, à 3000

habitants: il y a lieu d'espérer que ce fléau s'apaisera.

Histoire Médicale de l'Armée d'Orient. Volume 1 · 第 57 / 73 题