Dans l'intérieur de la ville, 2100

La branche qui porte les eaux du

fort Sulkouski à la place Ezbekiéh, 1200

----

TOTAL 4250 toises.

====

Ce dessèchement, fait avec mille à douze cents journées d'ouvriers, n'a

guère coûté plus de vingt-un mille medins, ou sept cents cinquante

livres de notre monnaie.

J'omets ici une foule de détails d'exécution dans mon service, parce que

leurs résultats seuls peuvent intéresser.

Nous perdîmes en fructidor et jours complémentaires quatre-vingt-douze

malades, ci................... 92 morts.

_Morts dans le dernier trimestre de l'an 7._

Messidor 80

Thermidor 83

Fructidor, et jours complém. 92

----

TOTAL 255 morts.

====

_Ordre du jour du 6 vendémiaire an 8._

«Kléber, général en chef, ordonne:

Les administrations sanitaires, supprimées par l'arrêté du 5e

jour complémentaire de l'an 7, sont réorganisées ainsi qu'il

suit:

Il y aura au Kaire, intérieur du lazaret;

Un conservateur de 1re classe, à 400 f. p. mois.

Un conservateur de 3e classe, à 250

Un secrétaire-archiviste, à 150

Un préposé de santé, à 100

Deux surveillants, à 80 f. par mois, 160

Six gardes de santé, à 50 f. p. m., 300

À Alexandrie, pour le service du port;

Un conservateur de 2e classe, à 300

Un secrétaire-archiviste, à 150

Quatre gardes de santé, à 50 f. p. m., 200

À Lesbéh, pour le service du bogahz de Damiette;

Un conservateur de 3e classe, à 250

Un secrétaire-archiviste, à 150

Quatre gardes de santé, à 50 f. p. m., 200

Les employés préposés par le citoyen Blanc seront conservés.

Les conservateurs d'Alexandrie et de Lesbéh correspondront avec

le conservateur de première classe au Kaire, et celui-ci avec

l'ordonnateur en chef et la commission extraordinaire de

salubrité publique, établie ci-après.

Les fonds destinés au service des administrations sanitaires

seront mis à la disposition de l'ordonnateur en chef.

Tous les employés ci-dessus seront brevetés par l'ordonnateur en

chef, et le brevet sera visé par le chef de

l'état-major-général.»

_Signé_ KLÉBER.

Le général en chef, sur les divers rapports de la commission formée par

arrêté du 24 fructidor dernier, ordonne:

Il sera formé au Kaire une commission permanente, sous le nom de

_Commission extraordinaire de salubrité publique_, qui aura la

surveillance générale du service des lazarets, et dont les ordres

seront provisoirement exécutés sans délai, sauf recours au

général en chef.

Cette commission sera composée du commissaire-ordonnateur en

chef, du général commandant le génie, du médecin, du chirurgien,

et du pharmacien en chef de l'armée.

Il y aura trois autres commissions subordonnées à la première, à

Alexandrie, à Rosette, et à Lesbéh; elles porteront simplement le

nom de Commission de salubrité publique: chacune d'elles sera

composée du commandant de la place, d'un commissaire des guerres,

d'un médecin ordinaire, d'un chirurgien, et d'un pharmacien de

première classe.

Le bureau de santé, créé pour la ville du Kaire par l'ordre du

jour du 9 vendémiaire an 7, est supprimé, de même que tous ceux

qui auraient pu être établis en d'autres lieux; les fonctions qui

leur avaient été attribuées sont confiées par des lois et des

règlements aux officiers de santé en chef de l'armée et des

hôpitaux militaires.

Les règlements sanitaires adoptés l'an 6 et l'an 7, et qui ne

sont point modifiés par le présent ordre, continueront d'être en

vigueur.

Le général commandant le génie donnera promptement des ordres

pour les constructions et réparations indispensables aux quatre

lazarets pour le service de l'an 8, et il sera mis pour cet effet

à sa disposition la somme de trente mille livres, que porte le

devis joint à son rapport du 29 fructidor an 7.

Les officiers de santé en chef de l'armée sont chargés d'assurer

et de surveiller le service de santé des lazarets; le

commissaire-ordonnateur en chef délivrera des brevets, sur leur

rapport, à ceux des officiers de santé qu'ils jugeront convenable

de conserver, employer, ou requérir.

Il y aura en outre dans chaque lazaret deux ou quatre chirurgiens

turcs, au besoin, qui rempliront les fonctions d'aides, et seront

à la solde de soixante-quinze livres par mois.

_Signé_ KLÉBER.

Le général de division, chef de l'état-major général.

_Signé_ DAMAS.

En exécution de l'arrêté ci-dessus, les officiers de santé en chef de

l'armée nommèrent, le 7, les officiers de santé suivants pour faire

temporairement partie des commissions de salubrité publique:

À Alexandrie,

Le citoyen Salze, médecin ordinaire.

Le citoyen Mauban, chirurgien de 1re classe.

Le citoyen Flamand, pharmacien de 1re classe.

À Rosette,

Le citoyen Sotira, médecin ordinaire.

Le citoyen Villepreux, chirurgien de 1re classe.

Le citoyen Désir, pharmacien de 1re classe.

À Lesbéh,

Le citoyen Barbès, médecin ordinaire.

Le citoyen Rozelle, chirurgien de 1re classe.

Le citoyen Lemaire, pharmacien de 1re classe.

Le 15, tous les travaux relatifs aux invalides étant terminés, et les

états définitivement arrêtés, les officiers de santé en chef écrivirent

aux inspecteurs-généraux du service de santé des armées, à Paris, la

lettre suivante (nº 309 de ma correspondance):

«CITOYENS, nous vous envoyons ci-joint l'état des militaires

jugés dans le cas d'invalidité absolue, et qui retournent en

conséquence en France.

Nous les faisons accompagner par les citoyens Casabianca,

chirurgien de première classe, Bosio et Demay, chirurgiens de

troisième classe, qui quittent ce climat pour raison de santé.

Nous avons déposé les doubles des certificats entre les mains de

l'ordonnateur en chef.»

_Extrait de l'ordre du jour du 17 vendémiaire an 8._

«La commission extraordinaire de salubrité publique, dont la

formation a été ordonnée par l'ordre du jour du 6 vendémiaire,

s'assemblera les 1er et 5 de chaque décade, à trois heures après

midi, chez le commissaire-ordonnateur en chef.

Il est accordé à cette commission un secrétaire, qui aura par

mois cent cinquante livres qu'il touchera sur un état signé de

lui, et arrêté par le commissaire ordonnateur en chef, dont il

devra être breveté.

Le commandant de la place du Kaire enverra à la commission les

rapports qui étaient adressés à l'ordonnateur des lazarets.

Il est recommandé aux commissions formées dans les autres places

de correspondre régulièrement avec celle du Kaire, et de

l'informer exactement de tout ce qui sera relatif à ce service.»

_Signé_ KLÉBER.

Le même jour, j'adressai aux citoyens Calvi, au Kaire, et Gisleni, à

Alexandrie, une commission de médecin ordinaire de l'armée, expédiée

conformément à l'arrêté du 6 du courant par l'ordonnateur en chef, et je

les chargeai spécialement du service des lazarets de ces deux places (nº

310 et 311 de ma correspondance).

Le 21, la commission extraordinaire de salubrité publique proposa au

général en chef de prendre l'arrêté suivant, qui fut inséré à l'ordre du

jour.

Au quartier-général du Kaire, le 24 vendémiaire an 8.

Le général en chef, sur le rapport de la commission

extraordinaire de salubrité publique, ordonne:

ART. Ier. Les effets des hôpitaux ou des lazarets qui ont servi,

l'an passé, à des malades attaqués de fièvres contagieuses,

seront, dans le plus court délai, lavés soigneusement, ou brûlés,

selon qu'il sera jugé convenable.

II. L'exécution de cet ordre est confiée à la commission

extraordinaire, et aux commissions de salubrité publique

d'Alexandrie, Rosette, et Lesbéh; ces dernières rendront compte

de cette opération à la commission extraordinaire, ainsi que de

toutes celles que les localités pourront leur dicter.

III. Tous les agents de l'administration sanitaire sont aux

ordres immédiats des dites commissions.

_Signé_ KLÉBER.

Les lettres du citoyen Pugnet, datées de Girgéh, m'apprenaient que dans

la haute Égypte il n'y avait guère en vendémiaire que des dysenteries.

Dans la basse Égypte, beaucoup plus humide, et particulièrement à

Lesbéh, il régnait des fièvres catarrhales et bilieuses, et depuis que

les chaleurs, qui n'avaient duré qu'environ un mois et demi, étaient

disparues, les fièvres pestilentielles commençaient à reparaître

(Extrait de la correspondance du citoyen Barbès).

À Alexandrie, on comptait neuf personnes attaquées de ces fièvres, dont

trois mortes; les autres maladies étaient des diarrhées, des

dysenteries, et quelques cas de scorbut.

À Rosette, il y avait très peu de malades; le mouvement de l'hôpital

était communément de vingt-cinq fiévreux.

Au Kaire, on surveillait avec la plus grande vigilance la santé des

troupes, sans négliger celle des habitants, et j'étais journellement

occupé à provoquer ou à faire exécuter des mesures de salubrité; je ne

cessais également, dans les mêmes vues, de presser par des circulaires

la rédaction des topographies médicales (nº 318, 319 et 320 de ma

correspondance).

Voici quelques observations du citoyen Savaresi sur les maladies

régnantes dans cette place en vendémiaire.

DYSENTERIES. Les dysenteries invétérées sont incurables; elles sont

accompagnées de coliques très fortes, qui sont produites par

l'inflammation locale des intestins, et se terminent par la gangrène.

Les dysenteries récentes, quoiqu'opiniâtres, se guérissent avec moins

d'obstacles: quelquefois elles sont vermineuses; on les voit rarement

accompagnées de fièvres intermittentes.

Dans ces maladies l'administration de l'opium produit de bons effets;

les stimulants sont très utiles dans certains cas.

AFFECTIONS DU FOIE. Il y a eu beaucoup d'obstructions du foie et de la

rate; je crois que c'est la constitution automnale: les rhumes

accompagnent ces obstructions.

Les alcalins ont été employés avec utilité.

MALADIES DIVERSES. Il y a eu des jaunisses, qui ont disparu à la suite

de l'action du tartrate de potasse antimoine, et de la rhubarbe en

poudre en petites doses réitérées.

Les fièvres intermittentes n'ont pas été nombreuses; elles résistent

quelque temps, parce que le quinquina est médiocre; je le mêle avec

l'alun pour lui donner plus de stypticité.

Les ophtalmies se guérissent très facilement.

Ceux qui avaient eu des douleurs rhumatismales l'année passée dans cette

saison, et qui les avaient vues s'apaiser dans les chaleurs, en sont

atteints de nouveau.

Nous avons perdu en vendémiaire soixante-sept hommes, ci............. 67

morts.

La commission extraordinaire de salubrité publique prit, le 1er

brumaire, plusieurs délibérations:

1º Elle proposa et détermina l'organisation de l'administration de

Rosette;

2º Elle rejeta, comme dispendieuse et inutile, la proposition de donner

des adjoints aux conservateurs de santé;

3º Elle provoqua des mesures qui furent adoptées, et mises à l'ordre du

jour ainsi qu'il suit:

Au quartier-général du Kaire, le 4 brumaire an VIII.

Kléber, général en chef, sur le rapport de la commission

extraordinaire de salubrité publique, ordonne:

ART. Ier. Les commissions de salubrité publique établies à

Alexandrie, Rosette, et Lesbéh, qui sont en activité, doivent

correspondre le plus fréquemment possible avec la commission

extraordinaire séante au Kaire.

II. À la réception du présent ordre du jour, et à la diligence

des susdites commissions, la quarantaine sera établie ainsi qu'il

suit:

III. À Alexandrie, on se conformera, pour les relations

extérieures, au règlement observé l'an VII, et approuvé par le

général en chef Bonaparte.

IV. À Rosette, on suivra le même règlement pour ce qui arriverait

directement par mer en remontant le Nil; ce qui vient

d'Alexandrie sera provisoirement sujet à quinze jours de

quarantaine.

V. À Lesbéh, on observera, de même qu'à Alexandrie et à Rosette,

ce qui est prescrit par le règlement pour les relations de

l'extérieur, c'est-à-dire de la mer en remontant directement le

Nil: dès à présent, tout ce qui vient de Damiette fera à Lesbéh

quinze jours de quarantaine d'observation, et la commission de

salubrité de cette place fera ce qu'elle jugera convenable sur la

prolongation de la quarantaine, dans le cas où la situation de

Damiette l'exigerait.

VI. Au Kaire, on soumettra, à partir de ce jour, tous les objets

venant d'Alexandrie, Rosette, Lesbéh, et Damiette, à quinze jours

d'observation, et les personnes seulement à dix jours.

VII. Les conservateurs prendront des mesures pour aérer et

sanifier les marchandises et autres objets.

VIII. Les lettres venant d'Alexandrie, Rosette, Damiette, et

Lesbéh, seront passées au vinaigre, et l'administration des

postes est responsable de l'exécution de cet article.

_Signé_ KLÉBER.

La commission délibéra, le 6, d'appeler dans son sein l'ordonnateur de

la marine Leroy, dont l'expérience et les lumières sont aussi connues

que son ardent amour du bien public: le général en chef approuva cette

nomination.

La même commission prit, dans sa séance du 10, les délibérations

suivantes, qui furent mises à l'ordre du jour.

_Ordre du jour du 17 brumaire an 8._

Le général en chef, sur le rapport de la commission

extraordinaire de salubrité publique, ordonne:

ART. I. Il y aura une djerme armée en station à la pointe du

Delta.

II. Le commandant de la djerme fera arrêter tous les bâtiments

venant de Rosette et Damiette, et les fera escorter jusqu'au

lazaret de Boulak.

III. Il délivrera à chaque reys une note signée par lui, portant

le nom du reys, l'endroit d'où il vient, et le nombre de

personnes qu'il a sur son bord.

IV. Il recommandera au patron commandant le bateau d'escorte

d'empêcher toute communication des personnes qui se trouveront

sur la djerme en quarantaine jusqu'à leur arrivée au lazaret.

V. Quant aux djermes venant de tout autre lieu que ceux mis en

quarantaine, on les laissera monter à Boulak sans escorte, en

recommandant aux reys de ne communiquer avec personne avant

d'avoir pris l'entrée du bureau de santé vis-à-vis de Boulak.

VI. Il sera établi à la Koubéh un poste sanitaire d'observation,

composé d'un des conservateurs de troisième classe du Kaire, et

de deux gardes de santé.

_Signé_ KLÉBER.

_Extrait des délibérations de la commission extraordinaire de salubrité

publique, du 10 brumaire an 8._

La commission délibère d'appeler, au nom du bien public, le

concours des lumières et de la surveillance de tous ceux qui

peuvent lui communiquer des renseignements utiles; elle recevra

avec reconnaissance tous les avis et toutes les observations;

elle invite en même temps tous ceux qui auraient connaissance de

l'existence de quelques fièvres contagieuses à en informer les

conservateurs de santé, pour qu'il soit fait une visite régulière

par qui de droit, et que l'on puisse prendre de suite les mesures

nécessaires pour la sûreté générale.

La commission s'assemble régulièrement tous les décadi et

quintidi, et toutes les fois que les circonstances l'exigent,

maison de l'ordonnateur en chef.

Le président de la commission.

_Signé_ R. DESGENETTES.

Le secrétaire de la commission.

_Signé_ ZINK.

Le général en chef approuve la présente délibération, et ordonne

l'exécution des dispositions qu'elle renferme.

_Signé_ KLÉBER.

L'ordre du jour du 18, qui déterminait le service des ports

d'Alexandrie, renfermait la disposition suivante:

«Lorsque les commissions de salubrité publique des ports

d'Alexandrie, Rosette, et Lesbéh, auront à délibérer sur quelque

chose relative à la santé des marins et à la salubrité des

bâtiments, elles appelleront l'administrateur en chef de la

marine, et le chef de l'état-major maritime.»

Le 21, sur la proposition du général en chef, la correspondance des

commissions de salubrité publique, et les déclarations du conservateur

de première classe, la commission extraordinaire délibéra que la

quarantaine d'observation serait réduite à cinq jours, à compter de

l'entrée au lazaret.

Un rapport mal motivé excita des réclamations sur la délibération du 21;

mais elle fut maintenue d'après la connaissance positive que je pris des

faits le 24.

Le 30, il fut déterminé entre l'ordonnateur et les officiers de santé en

chef qu'un corps d'armée se portant sur les frontières de l'Égypte, du

côté de la Syrie, l'hôpital de Belbéis serait l'établissement

principal.

Je passe sous silence une foule de détails d'exécution.

Il y eut peu de malades en brumaire, et un très petit nombre d'exemples

de fièvres pestilentielles mortelles; nous perdîmes pendant ce mois

soixante-treize hommes, ci..... 73 morts.

La commission extraordinaire approuva, le premier frimaire, la mise en

quarantaine de la frégate _la Léoben_, ordonnée par la commission de

salubrité publique d'Alexandrie, à cause d'un accident de fièvre

pestilentielle qui s'était manifestée à son bord, et elle la chargea de

faire descendre l'équipage à terre, et de l'isoler pendant que l'on

s'occuperait de sanifier le bâtiment.

Quelques circonstances forcèrent la commission extraordinaire à réclamer

près du général en chef la prérogative indispensable de communiquer avec

lui sans intermédiaire, et l'exécution sévère des règlements sans

acception des personnes.

Je fis cesser les préférences usurpées par les vénériens sur les

fiévreux de tout genre, en rappelant encore l'exécution de nos

règlements, qui ont si sagement et depuis si longtemps déterminé le

classement le plus avantageux des malades.

Le 11, la commission extraordinaire adressa à la commission de salubrité

publique d'Alexandrie la délibération suivante, prise dans la séance de

la veille (nº 366 de ma correspondance).

«La commission de salubrité publique d'Alexandrie donnera les

ordres nécessaires pour faire visiter les marins tous les matins,

et faire séparer ceux qui auraient pu tomber malades pendant la

nuit; faire consigner les équipages; séparer les distributions,

pour éviter les inconvénients du défaut d'exercice. Elle invitera

le chef de l'état-major maritime à laisser descendre à terre, à

des jours et heures différentes, les équipages, qui, séparément,

pourront se promener sur le rivage entre la batterie des

mortiers, l'île Pharos, et le moulin: les états-majors maritimes

et les officiers mariniers seront responsables de toute

transgression aux lois sanitaires.»

Le 21, la commission extraordinaire eut l'honneur de prévenir le général

en chef qu'un bâtiment grec, commandé par le capitaine Caravachisy,

était arrivé le 10 du courant (frimaire) devant Aboukir, et que, sans

aucunes mesures de précaution, il lui avait été permis de vendre sa

cargaison; ce qui pouvait compromettre la santé publique: elle le pria

en conséquence d'ordonner qu'aucun bâtiment ne pût prendre communication

que dans les lieux où il existe des lazarets.

Chaque séance de la commission extraordinaire fut marquée par des

délibérations confirmatives des mesures prises par les commissions de

salubrité publique, ou destinées à maintenir l'ordre de police et

l'économie.

Le général en chef accorda aux médecins ordinaires de l'armée une

gratification, comme un témoignage de satisfaction pour leurs services.

Nous perdîmes en frimaire, par des maladies du foie, des diarrhées, des

dysenteries chroniques, et un petit nombre de fièvres pestilentielles,

soixante-dix hommes, ci... 70 morts.

On transféra, sur la demande des officiers de santé en chef de l'armée,

le corps des invalides, de la ferme d'Ibrahim bey qu'il encombrait, dans

un local commode et spacieux, à la citadelle du Kaire.

L'ordre du jour du 14 annonçait que le général en chef venait de

recevoir du commodore anglais, sir Sidney Smith, un passeport qui

garantissait le libre passage et le retour de nos invalides en France,

et il contenait un arrêté relatif aux mesures qu'exigeait cette

translation.

L'ordre du jour du 18, qui pouvait être regardé comme une ampliation de

celui du 14, ordonnait que les invalides partiraient du Kaire le 25, et

se rendraient à Rosette, au lieu d'Alexandrie, rendez-vous d'abord

désigné.

Le quartier-général partit pour Ssalehhyéh le 19.

_Extrait des délibérations de la commission extraordinaire de salubrité

publique, du 25 nivôse an 8._

La commission, d'après les ordres du jour du 14 et du 18 du

courant, relatifs à l'évacuation des invalides en France, et

après avoir eu communication du départ des membres de la

commission des sciences et arts, a délibéré:

1º Aussitôt que les conditions du cartel pour les navires

destinés à porter les invalides et la commission des sciences et

arts seront arrêtées, et que ces navires, ayant leurs équipages à

bord, seront prêts à faire leur route, ils entreront en

quarantaine.

2º Il sera formé un comité de surveillance de salubrité à bord du

commandant, un comité particulier à bord de chaque bâtiment

correspondant avec le comité central; et il sera nommé près du

comité central un conservateur de santé de troisième classe, qui

aura sous ses ordres le nombre suffisant de gardes de santé pour

qu'il y en ait un à bord de chaque bâtiment.

3º Le comité central sera composé du citoyen Tallien, commissaire

civil, du commissaire de la marine, du commissaire des guerres

Duprat, de l'officier de santé de première classe de l'armée de

terre, et de celui du bord le plus avancé en grade. Chaque comité

particulier sera composé de l'officier de marine chef de route,

du faisant fonctions d'aide-commissaire de marine, et de

l'officier de santé. Le conservateur de troisième classe sera

désigné par le citoyen Guirard, conservateur de première, qui

désignera également les gardes de santé, qui seront pris de

préférence parmi les invalides de la marine ou les anciens gardes

en exercice dans l'an VII, et qui n'ont pas été conservés dans la

réorganisation de l'an VIII. Ces employés sanitaires suivront

l'expédition jusque dans les ports, et ils seront chargés des

mesures de précaution, dans le cas qu'il survînt quelques

accidents de peste dans le courant de la traversée.

4º Il sera destiné plusieurs djermes pour le transport des

effets, provisions, et personnes, qui doivent être embarqués sur

lesdits navires au lieu de l'embarquement; les djermes resteront

en quarantaine jusqu'après le départ des navires auxquels elles

auront été affectées: elles seront surveillées par des gardes de

santé, pour qu'elles ne communiquent avec la terre ailleurs que

sur l'île de la quarantaine de Rosette.

5º Toutes les provisions seront portées du Kaire à bord des

navires, au lieu de l'embarquement; les djermes qui les

descendront à Rosette s'y arrêteront à l'île de la quarantaine,

et attendront que les djermes de la marine, indiquées dans

l'article 4, puissent se charger; elles ne seront portées à

bord des navires que quand le conservateur chargé de la

quarantaine l'autorisera.

6º Les personnes qui doivent faire partie de l'expédition, et

s'embarquer sur les susdits navires autres que les équipages, se

rendront à Rosette, sur l'île de la quarantaine.

7º Les personnes qui sont à Alexandrie pour y subir la

quarantaine, faire sereiner leurs hardes, laver celles qui sont

susceptibles de l'être, obtiendront un certificat du conservateur

de santé du lazaret, visé par la commission de salubrité publique

de cette place.

8º Les personnes qui partiront du Kaire pour Rosette n'y

communiqueront pas avec la ville; elles attendront, ainsi que

celles venues d'Alexandrie, que le conservateur de santé chargé

de la sanification des navires et équipages, avise qu'on peut se

rendre à bord des navires.

9º Les contrevenants aux articles 6, 7, et 8, ne pourront

s'embarquer, et faire partie de l'expédition.

Le président de la commission.

_Signé_ R. DESGENETTES.

Le secrétaire de la commission.

_Signé_ ZINK.

Par autorisation et dans l'absence du général en chef, le général

de division commandant des ville et province du Kaire approuve

la présente délibération, et ordonne l'exécution des mesures

qu'elle renferme.

_Signé_ C. F. J. DUGUA.

La commission délibéra dans la même séance;

1º Que les personnes et marchandises venant de Rosette seraient soumises

à la quarantaine d'observation jusqu'à nouvel ordre;

2º Que les personnes feraient quinze jours de quarantaine, et les

marchandises selon l'exigence;

3º Que tout bâtiment ou bateau arrivant à Rosette par le boghaz devait

être compris dans le rapport de l'administration sanitaire, ainsi que

toutes les barques portant des troupes, chevaux, effets, vivres de la

république, de quelque endroit qu'elles viennent.

Je remis, le 30, au général Dugua le résultat d'une visite de salubrité

faite dans les établissements militaires du grand et du vieux Kaire, de

Gizeh, et de Boulak.

Nous perdîmes en nivôse cinquante-sept malades, ci.............. 57

morts.

Pluviôse, fertile en évènements politiques, de même que les mois qui le

suivirent, offrit peu de faits relatifs à l'histoire médicale.

La commission extraordinaire délibéra que les courriers venant de

Damiette au Kaire se rendraient directement au lazaret.

Je remis, le 4, à l'ordonnateur de la marine une note, par laquelle, en

approuvant l'approvisionnement des bâtiments en buffles, lard, et

poisson salé, je recommandais les farineux (nº 401 de ma

correspondance).

La commission extraordinaire délibéra, le 5, que la quarantaine

d'observation, établie pour les personnes venant de Rosette, serait

réduite à cinq jours.

La convention d'êl-A'rich fut ratifiée par le général en chef au camp de

Ssalehhyéh, le 8, et l'ordre du même jour la transmit à l'armée,

accompagnée d'une proclamation qui en expliquait les motifs.

Très peu de jours après, l'on apprit par un papier public anglais (_the

Sun_, nº 2233) les évènements très détaillés du 18 brumaire[16].

[Note 16: Voyez le Courier d'Égypte nº 61, 62, 63, 64, 65.]

Nous n'avions cependant pas ignoré toutes les grandes nouvelles de

l'Europe; mais les ennemis, qui nous les avaient toujours données, ne

nous avaient laissé connaître que les succès rapides et effrayants des

puissances coalisées; on avait rembruni avec art et pour nous le tableau

déjà trop désolant des maux intérieurs de notre patrie; et, croyant

ajouter à la position la plus inquiétante, on osa nous transmettre

jusqu'à ce voeu dicté par le délire d'une haine homicide à un ministre

britannique au milieu du parlement: «_Que l'armée d'Orient serve

d'exemple; l'intérêt du genre humain demande sa destruction: espérons

que, harcelée sur tous les points, luttant contre les maladies et

l'influence du climat, elle ne retournera point tranquille sur le rivage

où elle s'embarqua._»

Le reste du mois fut employé aux préparatifs de l'évacuation convenue.

Il y eut dans pluviôse des fièvres pestilentielles sur presque tous les

points de l'armée, notamment à Alexandrie, Lesbéh, Rosette, et même au

Kaire; nous ne perdîmes pourtant par les maladies que trente-huit

hommes, ci... 38 morts.

Nos établissements se reployaient régulièrement sur le centre de

l'armée, en suivant le mouvement des troupes.

Les provocations de quelques Osmanlis dans la journée du 12 avaient été

punies de mort par l'ordre de leurs chefs, et n'avaient point altéré

notre tranquillité.

Le chef de brigade Latour-Maubourg apporta le 14 au Kaire avec la

constitution des nouvelles qui influèrent prodigieusement sur le moral

de l'armée.

Une proclamation du 20 annonça que l'exécution de la convention

éprouvait des difficultés.

Enfin, le 27, Kléber publia dans l'ordre du jour la célèbre lettre du

lord Keith, à laquelle il répondit le 30 par son immortelle victoire

d'Héliopolis.

Pendant que le général en chef dispersait devant lui les ottomans

fugitifs, son palais, abandonné à la garde d'une centaine d'hommes, fut

attaqué avec fureur par Nassif pacha, qui avait pénétré dans le Kaire à

la tête d'un corps de troupes considérable. Je reçus dans cette

circonstance un coup de feu à la tête.

Le citoyen Calvi, médecin de l'armée fut massacré dans le quartier des

Francs.

Resserrés bientôt par des forces toujours croissantes, nous mîmes le feu

à nos propres maisons en les abandonnant. Les matériaux nombreux qui ont

servi à ce travail étaient perdus s'ils n'eussent été arrachés au

pillage et dérobés aux flammes par le zèle et le courage d'un excellent

ami[17].

[Note 17: Le citoyen Thévenin, qui, après avoir rendu, en

qualité de chef de différentes administrations, les plus

grands services, a généreusement aidé l'armée de sa bourse et

de son crédit dans des circonstances difficiles, et qui,

voulant le premier faire jouir la France des avantages

commerciaux que promettait la possession de l'Égypte, a

expédié dans l'an IX douze bâtiments qui sont tous tombés aux

mains des ennemis.]

Les renseignements que j'ai pu recueillir ont porté à quarante-cinq le

nombre des malades que nous avons perdus en ventôse, ci... 45 morts.

_État des morts dans le premier semestre de l'an VIII._

Vendémiaire 67

Brumaire 73

Frimaire 70

Nivôse 57

Pluviôse 38

Ventôse 45

---

TOTAL 350 morts.

===

Germinal appartient tout entier à l'histoire militaire et politique; il

est marqué par le siège et la capitulation du Kaire révolté, et le

traité d'alliance avec Mourat-bey.

La correspondance du citoyen Pugnet, qui suivit les troupes qui

reprirent Damiette le 9, nous a appris que le ciel étant devenu très

brumeux le 15 et le 16, et que des pluies abondantes ayant tombé les 17,

18, 19, 20 et 21, il y eut dans cette ville onze personnes attaquées à

la fois de fièvres pestilentielles.

Nous perdîmes dans les hôpitaux, d'après les mouvements que j'ai pu me

procurer, cent vingt-un hommes, presque tous au Kaire, et presque tous

blessés. Je pris sur les causes de cette mortalité des renseignements

qui à la vérité ne furent point officiels, parce que les médecins ne

furent point appelés en consultation, mais très suffisants pour me

prouver que la complication qui se mêlait aux blessures, d'ailleurs la

plupart très graves, était une vraie fièvre d'hôpital, produite par

l'entassement des hommes et la pénurie des circonstances, ci............

121 morts.

Le service fut réorganisé en floréal comme l'exigeait la conservation de

l'Égypte.

Le grand nombre de blessés qui avait afflué à la ferme d'Ibrahim-bey

m'engagea à faire transférer cent cinquante fiévreux à la citadelle.

Les Osmanlis malades et blessés furent reçus et traités d'après les

ordres du général en chef avec les mêmes soins que nos propres

concitoyens dans cette même mosquée de Nensbek, qui leur avait servi de

quartier-général pendant le siège, et du haut du minaret de laquelle le

fanatisme avait appelé au nom du ciel sur nos têtes reprouvées la

vengeance et la mort.

Le chef de bataillon Lamarque, commandant de la sixième section du

Kaire, m'ayant envoyé comme objet de salubrité, le 28, une demande qui

lui avait été adressée, je lui répondis le même jour (nº 455 de ma

correspondance).

«Le médecin en chef de l'armée ne voit aucun inconvénient à

permettre à madame Caffe de recueillir les ossements de son fils

assassiné dans le Calish, pour leur rendre les honneurs religieux

d'une sépulture plus décente.»

La correspondance de ce mois nous a offert dans les hôpitaux des fièvres

intermittentes et nerveuses, des inflammations du foie, des jaunisses,

des hydropisies du bas-ventre, et toujours des dysenteries. Les lazarets

ont continué sur tous les points à recevoir des malades. La mortalité a,

de même qu'en germinal, porté presque entièrement sur les blessés; et

comme il a été impossible d'obtenir des mouvements distincts par genre

de maladie, je porte ici cent soixante-six hommes, ci............. 166

morts.

L'ordre s'établit toujours très difficilement, et les hôpitaux

manquaient encore, au commencement de prairial, de beaucoup d'objets

essentiels (voyez les nº 453, 456, et 464 de ma correspondance).

L'augmentation rapide des croisières anglaises et turques ayant paru à

la même époque menacer d'un débarquement sur les côtes d'Alexandrie, le

quartier-général se porta à Rahmanyéh.

La commission extraordinaire renvoya dans la séance du 15 au conseil de

guerre de la division Lanusse une accusation de vols commis par des

employés du lazaret de Rosette.

Le 21, je sollicitai et obtins du général-commandant du Kaire que les

officiers, sous-officiers, et matelots anglais formant l'équipage du

_Cormoran_, échoué dans la nuit du 30 floréal au 1er prairial sur la

côte d'Aboukir, et détenus à la citadelle, fussent moins étroitement

logés, et pussent se promener quelques heures chaque jour sur la place

d'armes.

Les premiers étaient très affectés de leur situation; les autres ne

montraient point d'inquiétudes: heureuse insouciance, qui, dans les

rangs moins élevés, compense assez volontiers les faveurs de la fortune!

ils se livraient à toutes sortes d'exercices et de jeux; ils se

consolaient, loin de leur pays, en dessinant partout ces vaisseaux qui

en font l'orgueil et la gloire; et, dans les lieux les plus apparents

comme dans les recoins de leur habitation, ils tracèrent en grands

caractères cette devise patriotique et chère à leurs coeurs: _Old

England for ever!_ (La vieille Angleterre à jamais!)

Les maladies qui régnaient le mois précédent se montrèrent encore dans

celui-ci; la mortalité qui eut les mêmes causes fut moins grande.

L'époque du 27 est trop célèbre par la fin tragique du général en chef,

qui périt sans défense sous les coups d'un assassin fanatique et

furieux.

L'armée d'Orient a pleuré Kléber; la patrie a dit, en lui élevant des

statues, et l'histoire répétera ce qu'il fut comme guerrier.

Si l'homme privé peut rencontrer un Plutarque, il sera aussi chéri

qu'admiré par la postérité. Quoique j'aie lu journellement dans sa vie,

il ne m'est permis de rappeler ici que la sollicitude avec laquelle il

s'occupait de tous les détails du service dont une partie m'était

confiée. La veille de sa mort il me disait encore: _On sait dans l'armée

combien j'ai pour vous d'amitié... C'est une lettre de crédit dont il

faut vous servir pour faire du bien... Tirez sur moi hardiment, je ferai

honneur à mon papier._

Nous perdîmes en prairial quatre-vingt-seize hommes, ci............. 96

morts.

Le général Menou prit le commandement de l'armée.

Il ordonna le 7 messidor la formation d'une commission, composée de

l'ordonnateur en chef de l'armée, du médecin, du chirurgien, et du

pharmacien en chef, du directeur de la pharmacie de l'armée, du

général-commandant du génie, et de l'ordonnateur de la marine, chargée

de proposer sur-le-champ des mesures pour améliorer l'administration des

hôpitaux et des lazarets.

L'ordre du jour du 9, qui était entièrement consacré à la police des

hôpitaux, à la répression et punition d'abus et de négligences dans la

partie administrative de ce service, finissait ainsi qu'il suit:

«Le général en chef recommande à tous les commandants de

provinces et de places, à tous les chefs militaires quelconques,

à tous les commissaires des guerres de surveiller avec la plus

grande attention tout ce qui a rapport aux hôpitaux. Les

officiers de jour devront, dans toutes les villes où il existe

des hôpitaux, en faire la visite avec la plus grande exactitude

et la plus grande sévérité. Les commandants de provinces rendront

un compte direct de cet objet si essentiel au général en chef en

lui envoyant le rapport des hôpitaux toutes les décades.»

Malgré ce que l'on vient de lire, je fus obligé d'adresser le 18 à

l'ordonnateur chargé de la police supérieure des hôpitaux des plaintes

sur la mauvaise tenue et le désordre qui régnaient dans ceux du Kaire

(nº 483 de ma correspondance.)

J'appris officiellement le même jour la mort du citoyen Cérésole,

médecin de l'armée employé à Alexandrie: il avait contracté dans sa

maison, et d'un domestique, une fièvre pestilentielle; son épouse lui

rendit les soins les plus affectueux sans en être atteinte. Ce jeune

médecin aurait un jour réalisé les grandes espérances qu'il donnait,

s'il eût pu concentrer son esprit, qui embrassait trop d'objets dans

l'étude déjà si étendue de la médecine.

J'adressai, le 19, au comité administratif, et sur sa demande du même

jour, l'état désignatif;

1º Des substances médicamenteuses, simples ou composées, dont

l'introduction en Égypte pouvait mériter une prime d'encouragement;

2º De celles qui méritent une exemption de droits d'entrée;

3º De celles qui doivent payer des droits comme provenant de France;

4º De celles qui doivent payer des droits comme provenant de l'étranger

(nº 485 de ma correspondance).

L'ordre du jour du 20 portait:

«Le général en chef voulant prendre tous les moyens qui pourront

préserver les soldats de plusieurs maladies, et notamment de

l'ophtalmie, qui provient en grande partie de la fraîcheur et de

l'humidité de l'air pendant la nuit, ainsi que de la mauvaise

habitude qu'ont la plupart des soldats de dormir sans avoir la

tête couverte, ordonne:

D'ici au 15 vendémiaire prochain tous les individus composant

l'armée seront pourvus d'une capote, faite avec l'étoffe de laine

brune dont se servent ordinairement les Arabes. Tous les corps de

l'armée seront chargés de l'achat des étoffes et de la confection

des capotes.»

J'avais fait différentes réclamations sur la position d'une portion des

prisonniers anglais détenus à la citadelle, et m'y étant rendu le 21 dès

neuf heures du matin pour terminer dans le jour cette affaire, j'écrivis

au général en chef la lettre suivante (nº 488 de ma correspondance).

À la citadelle du Kaire, le 21 messidor an VIII,

à 3 heures 1/2 après midi.

«GÉNÉRAL,

Je me suis transporté ce matin, d'après vos ordres, à la

citadelle, où je me suis concerté avec le chef de brigade

commandant Dupas pour la translation indispensable d'une partie

des prisonniers anglais dans un local plus salubre. On s'occupe

avec activité de leur préparer pour ce soir l'un des étages de la

tour des Janissaires.

Histoire Médicale de l'Armée d'Orient. Volume 1 · 第 43 / 73 题