Une marche de 3 heures 3/4 nous amène à Kouïnīn par Ourmās. Je croyais
d’abord ne faire que la sieste à Kouïnīn, mais une fièvre violente me
prend ; vomissements, courbature générale ; douleurs de poitrine et de
reins, faiblesse. Je prends de l’ipécacuanha qui agit ; de la quinine
deux fois, que je rends. Eau sucrée et éther.
Tribus de Kouïnīn :
Djebirāt }
}
Oulad Mansoūr } Toroūd.
}
El-Gouāïd }
El-Beldiya (Soufiya) — ’Adouān.
On me raconte ici que les ancêtres de la population actuelle lui ont
raconté qu’autrefois, lorsqu’ils montaient sur leurs palmiers, ils
dominaient une rivière d’eau courante, qui commençait à Chegga (nord du
Souf) et finissait à ’Amīch (Ras el Ouad)[205]. Cette rivière était
comme celle de Nefta. Encore aujourd’hui, les Souafas en creusant un
nouveau jardin trouvent des chaudrons de fer et d’autres objets
appartenant à la population passée, dans des endroits inhabités
aujourd’hui.