Hier au soir, nous sommes partis à 9 heures et demie ; nous avons voyagé
toute la nuit par le vent et le froid, et ce matin je suis arrivé avant
El Arbi que je laisse à Sidi’Okba. Je déjeune avec le colonel, qui donne
par le télégraphe la nouvelle de mon arrivée à Constantine.
[Note 134 : Le _Cardium edule fossile_ se trouve représenté dans les
chotts tunisiens par deux formes principales : la forme actuelle
méditerranéenne, et la forme saumâtre des étangs de la Barre, de
Lavalduc, de la Caspienne, etc. (Dru, in _Rapport Roudaire sur la dern.
expéd. des chotts_, p. 55).]
[Note 135 : Le chott El-Rharsa.]
[Note 136 : Il y a donc peut-être quelque exagération à dire avec Tissot
que Duveyrier « représente ces ruines comme celles d’une _grande_
ville ». (Ouv. cité, II, p. 682.)]
[Note 137 : C’est la chaîne occidentale de Gafsa ou Djebel Blidji, qui
renferme une partie des gisements de phosphate découverts en 1885 par M.
Ph. Thomas.]
[Note 138 : L’oued Alenda, ou oued Tamerza.]
[Note 139 : Voir la coupe N.-S. de M. Thomas de Midas au Rharsa : il y a
là deux anticlinaux démantelés du crétacé supérieur, flanqués l’un et
l’autre des deux côtés par les couches redressées de l’éocène
inférieur.]
[Note 140 : Sur le plus septentrional des deux anticlinaux précités.]
[Note 141 : C’est la bordure sud du plateau des Nemencha, plus connue
sous le nom de Djebel Ong. (Cf. Blayac, _Le pays des Nememcha_, _Annales
de Géographie_ 1899, p. 149 et suiv.)]
[Note 142 : Le coucher du soleil.]
[Note 143 : _Ad Majores_, Cf. Baudot, _Rec. des notices et mémoires de
la Soc. archéol. de Constantine_, 1876, p. 124 et suiv. ; Masqueray,
_Revue Africaine_, 1879, p. 65 et suiv. ; Tissot, II, p. 530, etc.]
[Note 144 : Djebel Majour (Blayac, art. cité).]
[Note 145 : Masqueray l’attribue à la fin du IVe siècle.]
[Note 146 : Cf. la lecture légèrement différente de Baudot reproduite,
dans Tissot, II, p. 533 et _C. I. L._, VIII, 2480.]
[Note 147 : Cf. Tissot, II, p. 531, et Masqueray, p. 75-76.]
[Note 148 : Ce dessin n’a pas été retrouvé. Duveyrier le porte déjà
manquant dans une table manuscrite de 1869.]
[Note 149 : Voir la lecture plus complète dans Tissot, II, p. 531.]
[Note 150 : Cf. les textes de Tissot, II, p. 534 et de Masqueray.]
[Note 151 : Il ne faut pas oublier toutefois que les _castella_, qui
permettaient aux colons du Sud de communiquer avec le Nord par les
gorges de l’oued Hallaïl, sont perchés comme les villages indigènes
(Blayac, art. cité, p. 158).]
[Note 152 : Négrīn était ainsi considérée comme la dernière oasis du
Djérid, Ferkān comme la première du Zab.]
[Note 153 : Oued Kesrane, la rivière de Négrīn.]
[Note 154 : Plaine de Mdila et Djebel Sidi-Abîd.]
[Note 155 : Nom plus connu au singulier : El Faïdh.]
[Note 156 : Veut dire sans doute qu’elles ne sont pas salées.]
[Note 157 : On a supprimé ici une phrase incompréhensible. Duveyrier
était évidemment sous le coup de sa récente indisposition, et cette
partie de son journal s’en ressent.]
[Note 158 : D’après la coutume, Liana a droit à deux tiers du volume
d’eau de l’oued el Arab. Le tiers restant doit être réparti entre les
oasis d’El Ksar, Badès, El Djadi et Zéribet Ahmed. (Féliu, _Le régime
des eaux dans le Sahara de Constantine_. Blida, 1896, p. 90-92.)]
[Note 159 : « Gens de Négrīn. »]
[Note 160 : Appelé aussi El Arbi Mamelouk. C’était un maréchal des logis
d’origine piémontaise, qui, élevé en musulman, était entré au titre
indigène au 3e spahis. Il rendit à Zéribet de bons services, fut nommé
lieutenant, puis caïd des Beni-Salah, dont il empêcha la révolte en
1871, ce qui le désigna au général de Lacroix pour le caïdat du Souf,
lorsque ce groupe d’oasis fut distrait du caïdat de Tougourt. Il fut
assassiné en 1873, peut-être à l’instigation du marabout de Temacine,
Si-Maammar, celui même que Duveyrier soupçonna toujours d’avoir
encouragé le meurtre de Dournaux-Dupéré. Duveyrier, dans ses lettres,
parla toujours d’El Arbi avec la plus grande estime. « Sa mort,
écrivait-il en 1873, est un malheur pour la paix du Sahara. »]