Paris, 22 avril au soir, 1852.
Votre lettre m'a fait grand bien. Je suis en ce moment nerveux comme
on l'est après avoir cédé à un premier mouvement; vous savez qu'ils
sont presque toujours honnêtes. C'est le moment où tous les sentiments
bas reviennent. On me menace d'un procès pour mépris de la justice
et attaque contre la chose jugée. Cela me paraît fort, mais tout est
possible, _y siempre lo peor es Cierto._ D'un autre côté, l'Ãcole des
chartes aiguise ses griffes pour me déchirer. Il va falloir subir
peut-être des interrogatoires et faire une polémique enragée. J'espère
qu'au moment de la bataille je retrouverai mon énergie. à présent, je
suis tout déconfit et ennuyé. Je vous remercie de ce que vous me dites;
j'y suis très-sensible. Tâchez de vous porter de mieux en mieux pour
venir me voir en prison, le cas échéant.