Londres, samedi 22 juillet 1851.
Je suis bien triste de ce que vous me dites de votre départ; je
comptais vous retrouver à Paris et je ne puis m'accoutumer à l'idée de
votre éloignement. Je n'ai pas même la consolation de vous gronder;
tâchez d'être de retour dans les premiers jours d'août. Je ne vous
ferai pas de reproches, parce que je suis sûr que vous ferez tous
vos efforts pour me dire adieu. Pensez qu'il est bien dur de passer
plusieurs mois sans vous voir. Enfin, vous savez tout le bonheur que
j'aurai, et, si la chose est possible, elle se fera.
Le Palais de Cristal est une grande arche de Noé, merveilleux pour la
singularité des objets qui s'y trouvent, très-médiocre d'ailleurs au
point de vue de l'art; en résumé, on y passe une journée très-amusante.
Je suis si contrarié de votre lettre, que je n'ai pas le courage
d'écrire. Adieu.