Tous les terrains bas situés le long de la mer sont en général bordés le
long de la plage par une dune de sable dont la hauteur atteint de 4 à 5
m. Cette dune arrête les eaux pluviales et celles des petits cours
d’eau. Les rivières et cours d’eau un peu importants peuvent seuls
lutter contre la barre et écouler leurs eaux librement dans la mer.
Le desséchement proprement dit des terrains marécageux situés à
proximité de la mer consisterait à creuser des canaux réunissant entre
eux tous les bas-fonds envahis par les eaux pour les faire déboucher
dans les cours d’eau les plus voisins à proximité de leur embouchure.
Pour compléter ces travaux on devrait en outre endiguer les cours d’eau
qui tendent à déborder et à envahir les bas fonds de la plaine. Il
conviendrait également de détourner au moyen de canaux les eaux
pluviales qui se réunissent au pied des coteaux voisins ainsi que celles
des petits ruisseaux, pour rejeter toutes ces eaux dans les cours d’eau
principaux les plus voisins. Ces travaux en général faciles et peu
dispendieux ne dépasseraient pas en moyenne 10 L. T. par hectare de
terrain desséché.
Les marais que l’on peut ainsi dessécher sont:
deunums.
1. Marais de Tarsous et Adana 600,000
2. » de Sis, Payas, Alexandrette 495,000
3. » de Mersine à Selefkié 165,000
4. » du golfe d’Adalia 660,000
5. » des côtes des vilayets d’Aïdin et de Brousse 770,000
6. » de Samsoun, du Yéchil et du Kizil Irmak 550,000
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3,300,000
Soit à 4 piastres par deunum L. T. 132,000.