Les industries secondaires à Brousse sont la fabrication des étoffes en
soie pour robes, mouchoirs, tentures, coussins.
Vient ensuite la fabrication des tissus de coton pour peignoirs,
essuie-mains, fabrication imitée maintenant en Angleterre, qui expédie à
Constantinople des serviettes dites de Brousse à meilleur compte que les
produits indigènes, mais en revanche moins bien travaillés et moins
solides.
On compte aussi quelques tanneries, mais de peu d’importance.
Quant aux divers corps de métiers, les ouvrages qu’ils produisent ne
présentent absolument rien de remarquable. Tous sont d’une exécution
sommaire et médiocre et seulement appropriés à l’usage de la population
indigène.
Dans l’intérieur du vilayet quelques industries d’importance secondaire
existent également.
Biledjik confectionne des étoffes semi-velours et soie, aux brillants
reflets, qui sont principalement utilisées dans le pays pour tentures,
coussins, rideaux.
Les feutres de Kara-Hissar sont des plus renommés.
Les cotonnades de Ghedis sont des tissus d’une grande solidité, mais ne
pouvant être convenablement utilisés que par les indigènes de
l’intérieur.
Kutahia était jadis renommée pour ses faïences et ses poteries. Cette
industrie est aujourd’hui bien tombée. Cependant pour les usages locaux
on utilise encore ces poteries. Sans être d’un fini irréprochable elles
ont en effet le mérite d’une réelle solidité. Ce sont pour la plupart
des objets très matériels, d’une simplicité de forme très rustique.
Les tissus en soie, dits sirmali, mélangés de fils d’or et d’argent,
sont une spécialité de quelques cazas. Ces produits très appréciés sont
peu connus au dehors.
Les tanneries d’Ouchak et de Kutahia fournissent d’assez beaux produits
en peaux de chèvres et de moutons, aux couleurs variées. Cette
marchandise ne sort guère du vilayet et est employée presque
exclusivement à la fabrication des chaussures indigènes.