Les communes de Djebel-Atik et Atranas renferment des mines de chrome.
Quelques-unes exploitées par concession fournissent le chrome brut
exporté en Europe, principalement en Angleterre.
Le caza d’Erdek produit le marbre. Diverses carrières sont en
exploitation; le marbre que l’on en retire est transporté à
Constantinople.
Le même caza d’Erdek et celui de Panderma possèdent des carrières de
marbre rouge et de plusieurs autres couleurs; ce marbre est transporté à
Brousse et à Constantinople.
La commune d’Eschiklar, dépendant du caza de Bohaditz, possède des
carrières de pierre blanche que l’on emploie pour les constructions de
luxe, telles que palais, mosquées, etc.
La commune de Tirhilé, dépendant du caza de Somma, renferme des mines de
houille dont le produit est consommé dans les fabriques de coton
établies dans les cazas de Kirk-Agatche, Bourhou et Somma.
Le sandjak de Kutahia possède également des mines de houille et de
cristaux, mais peu ou point exploitées.
Dans ces dix dernières années, 250 permis de recherches ont été délivrés
pour des mines d’or, d’argent, de chrome, de plomb, de houille, etc.
etc., se trouvant dans le vilayet de Hudavendighiar.
En dehors de ce vilayet, les richesses minières des diverses provinces
de la Turquie d’Asie sont nombreuses et les explorations en révèlent
chaque jour encore de nouvelles.
Si les provinces de la Turquie d’Europe sont riches en gîtes
métallifères, celles d’Asie ne le sont pas moins. Dix de ces mines sont
exploitées par le gouvernement. M. Tchihatcheff constate que parmi ces
mines, celles d’argent pourraient rendre annuellement 569,000 ocques,
celles de plomb 175,000 ocques, celles de cuivre 965,520 ocques.
Tous ces éléments de richesse restent malheureusement abandonnés. Les
mines ne seront l’objet de travaux importants que lorsque la Turquie
donnera aux concessionnaires et à leurs capitaux la sécurité et les
facilités qui leur font encore défaut dans ces contrées.